L'affaire
des meurtriers condamnés à mort pour leurs crimes atroces se
poursuit, avec deux duels impressionnants au programme !
Tout
d'abord, Nagumo va s'occuper en solo de Minimalist, qui menace
directement la supérette Sakamoto en pensant s'en prendre à la
femme de l'ancien assassin. L'occasion de découvrir le style de
combat très particulier, et particulièrement flippant, de Nagumo
qui jusqu'ici restait si tranquille. Comme quoi, les apparences sont
bien souvent trompeuses, encore plus quand il s'agit d'un métamorphe
aux nombreuses aptitudes !
Taro
Sakamoto de son côté affronte Apart, le dernier des meurtriers, au
sommet de la Tour de Tokyo dans un combat où tous les coups sont
permis. La tour elle-même manque à plusieurs reprises de chuter ou
de s’effondrer sous la puissance des coups échangés, mais fort
heureusement M'sieur Sakamoto commence à se faire à la force que
dégage son corps retapé un chouia par sa chiropraticienne préférée
du temps où il était encore en fonction.
Mais
vaincre n'est pas le seul objectif, il ne reste que ce condamné en
jeu et si on veut pouvoir obtenir des informations fiables sur le
plan de Slur, il faut le prendre vivant et le pousser à parler !
Sakamoto n'a pas son pareil pour fédérer les gens qu'il rencontre
autour de lui et de sa fine équipe, ce qui amène presque
naturellement Apart à coopérer à son réveil, plus surpris que
réellement en danger.
Ainsi,
on découvre que Slur projette d'attaquer le cœur administratif de
la FJA dans le bâtiment du Kanto, pendant que ses adeptes sèment le
chaos partout ailleurs pour occuper les membres de l'Ordre. Que
cherche-t-il exactement et pour quelles raisons fait-il cela, on
l'ignore encore totalement, mais Sakamoto entend bien s'opposer à
Slur dès que possible ! Et apparemment, les deux hommes se
connaissent plutôt bien en réalité, ayant sans doute partagé un
passé commun...
Tandis
que l'assaut bat son plein dans le bâtiment de la FJA et que les
employés sont massacrés à tour de bras, Slur et Sakamoto se font
enfin face dans les étages, et le doyen de l'Ordre fait son
apparition pour remettre les choses au clair une bonne fois pour
toutes ! Les combats qui s'annoncent vont être intenses, plus
que jamais, et Shin semble déjà hors-circuit !
---
Comment
l'auteur fait-il pour trouver toute cette inspiration pour les scènes
de combat ?? Ca me dépasse, visuellement c'est quelque chose
d'assez exceptionnel et ardu à réaliser.
Entendons-nous
bien : il faut parvenir à faire en sorte que des personnages
parfaitement vraisemblables et normaux physiquement puissent se
battre dans des conditions intenables et avec des mouvements et des
coups portés que l'on s'attend davantage à voir dans des mangas
comme Dragon
Ball ou
One
Piece
pour ne citer que les étalons du genre.
Ici pas -ou plus- de transformation physique, sans doute
pour éviter la comparaison trop facile avec les super-guerriers de
l'espace ou les pirates du Chapeau de Paille. Et on doit ressentir
que les personnages que l'on voit se battre sont toujours mortels,
malgré leurs capacités extraordinaires dignes d'un comics de
super-héros !
D'où mon impression de prouesse quand je lis ces pages
et que je réalise, en refermant ce sixième tome, que la série n'en
est encore qu'à ses débuts et qu'elle en garde certainement pas mal
sous le pied pour la suite. Jusqu'où iront-ils dans cette folie
furieuse ?
Le tour de force est de réussir à nous faire croire
aux combats physiques exceptionnels auxquels on assiste, tout en les
plaçant dans un cadre tout à fait normal, presque de tous les jours
si je puis dire, exactement en somme comme dans les comics. Je pense,
à mon humble niveau de lecteur amateur, qu'il s'agit probablement de
l'une des sources d'inspiration les plus évidentes pour ce titre,
mais je peux tout à fait me tromper. Ça vaudrait le coup de se
renseigner un peu sur les habitudes de lecture de l'auteur...
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Tout
va pour le mieux dans la merveilleuse ville d'Halloween ! Le
prince de la peur, le grand Roi des Citrouilles, Jack Skellington en
personne, vient enfin de prendre pour épouse la belle poupée de
chiffon, Sally, qui l'aime depuis le premier regard. Retenue durant
de trop nombreuses années prisonnière de l'observatoire du Dr.
Finkelstein, la pauvre Sally ne pouvait qu'espérer des jours
meilleurs en la compagnie de son âme-sœur, une réalité qui est
désormais la sienne à présent que les événements liés à la
découverte de la fête de Noël sont derrière eux.
Mais
comme Sally va trop rapidement le découvrir, être la Reine des
Citrouilles n'est pas de tout repos. Même si la lune de miel s'est
on ne peut mieux déroulée, dans la ville de l'Amour remplie de
cœurs et de Cupidons espiègles, de retour à Halloween le quotidien
reprend vite le dessus. Jack est aussitôt accaparé par la
préparation de la prochaine fête de l'horreur, qui doit avoir lieu
dans seulement quinze jours, tandis que les sorcières et le Prince
des vampires s'emparent de la jeune mariée pour la conformer de
force à la vision qu'ils ont de ce que doit être une reine. Comment
sauraient-ils de quoi ils parlent, eux qui n'ont jamais eu de reine
jusqu'à présent ?!
Désespérée
par toute cette pression sur ses épaules, ces injonctions constantes
à se conformer à une vision de sa vie qui n'est même pas la
sienne, et devant l'inaction de Jack toujours trop occupé à
organiser la fête avec le Maire et le comité spécial, Sally décide
de tout quitter quelques temps, de tenter de revenir dans
l'atmosphère si doucereuse et agréable de sa lune de miel, juste
quelques heures encore, le temps de ressentir tous les effets
positifs de ces souvenirs qu'elle chérie plus que tout.
Mais
dans la forêt, la clairière des arbres des Fêtes n'est pas la
seule étrangeté que l'on peut visiter. Entraînée plus
profondément dans les bois par sa curiosité, la poupée de chiffon
va mettre au jour un arbre oublié de toutes et tous, frappé d'une
porte en croissant de lune. En l'ouvrant, irrésistiblement attirée
par ce mystère, Sally libère involontairement une nouvelle et
terrible menace sur tout le royaume d'Halloween !
Aussitôt
après s'être évanouie, Sally revient à elle pour découvrir que
tout le monde dans la ville de la peur est désormais plongé dans un
profond sommeil dont rien ne semble pouvoir les tirer. Toutes et tous
sont recouverts d'une étrange matière, une sorte de sable blanc
très fin, répandu partout alentours. Et le pire reste à venir :
une créature monstrueuse, flottant dans les airs à la manière d'un
revenant fantomatique, traque la seule personne encore éveillée
dans la cité, Sally elle-même, sans doute pour l'endormir elle
aussi !
A
bout de forces, la Reine des Citrouilles parvient à rejoindre la
clairière et pénètre dans les autres Fêtes, pour demander de
l'aide et chercher du secours... mais partout, tout autour d'elle,
dans chaque monde, chaque ville, tous les citoyens étranges qu'elle
croise ne sont que corps lourds et assoupis sans possibilité de
réveil, toujours recouverts de ce sable qui la poursuit où qu'elle
aille. Alors, en désespoir de cause, Sally retourne devant l'arbre
au croissant de lune et franchit cette porte maudite pour atterrir
dans le royaume des Rêves, un antique domaine oublié depuis bien
longtemps et dont les habitants sont, eux, bel et bien réveillés et
actifs ! Miracle !
Sally
découvrira au fil de ses recherches qu'elle a libéré le Marchand
de Sable, l'ancien roi de ce monde onirique, et qu'il est allé
endormir tous les êtres vivants ou non de tous les autres mondes, y
compris celui des humains pourtant gigantesque, afin de leur dérober
leurs rêves pour son propre usage. Ce qui signifie que toutes les
personnes endormies ne rêvent même plus, piégées dans un abîme
ténébreux sans la moindre issue. Un sort terrible... par la faute
de Sally !
Au
fil de ses découvertes et de ses tentatives pour trouver une
solution à cet épineux problème, la poupée de chiffon indécise
va vite se rendre compte qu'elle doit avant tout devenir plus forte,
plus sûre d'elle-même, et affronter l'adversité et les
conséquences de ses actes sans avoir la certitude de s'en sortir et
de sauver tous ses amis. Mais surtout, Sally va découvrir un grand
secret résidant quelque part dans les tréfonds de sa mémoire, un
passé qui ressurgit soudain pour lui apprendre une dure leçon qui
lui sera très utile pour la suite des événements...
---
Ce
roman de Shea Ernshaw est l'adaptation de ce qui était prévu pour
une éventuelle suite au long-métrage d'animation de Tim Burton,
L'Étrange Noël de Monsieur Jack,
qu'il n'est plus besoin de présenter je pense tant les générations
passées et actuelles s'en sont emparées comme symbole véritable du
transgressisme et des valeurs partagées à travers les fêtes et les
âges. Estampillé Disney, le film avait pourtant su conserver sa
propre patte graphique et son ambiance mortifère, délicieusement
gothique et romantique à la fois, en faisant le succès que l'on
connaît tant.
Est-ce
que le roman suit cette voie ? Pas vraiment. Le roman sur les
aventures de Sally désormais mariée à Jack et libre de ses
mouvements passe, à mon sens, à côté de tout ce qui faisait le
sel et la beauté du film d'animation pour n'être qu'un ersatz sauce
Disney, approuvé par les ayants droits mais certainement maintes
fois modifié et surtout édulcoré, comme en témoignent peut-être
les nombreux remerciements destinés aux éditeurs et agents à la
fin.
Ça
n'en fait pas pour autant une histoire mièvre et désagréable à
suivre, et ce n'est pas non plus une trahison de l'esprit Tim Burton
des débuts, simplement on aurait pu aller plus loin, creuser
davantage et sans doute affirmer le caractère de Sally, en faire
même -qui sait ?- une icône féministe à suivre et à admirer pour
les jeunes qui viennent à lire ce livre.
Personnellement,
j'ai un problème surtout avec le final, qui pour moi ne résout pas
vraiment les choses, au contraire. Sally fait preuve de beaucoup de
force dans toute cette histoire, elle endure et traverse des affres
et tourments toujours seule, va de déception en désillusion, et
elle reste pourtant là à poursuivre sa quête de rédemption, ce
qui est très bien évidemment. Mais à la fin, est-elle devenue
meilleure qu'au début pour autant ? Pas selon moi.
Je
ne vais pas vous dévoiler la résolution de ce roman, simplement
vous dire que ça m'a un peu déçu dans mes attentes qui étaient
certainement un peu trop élevées je pense et ne prenaient pas en
compte le public-cible auquel s'adresse normalement un ouvrage de
cette sorte. J'aurai voulu y voir les prémices d'une émancipation,
d'un renforcement positif du personnage de Sally sur tous les aspects
de sa nouvelle vie, et peut-être l'apparition d'une facette plus
sombre de son passé oublié comme de sa personnalité adulte, une
fin douce-amère qui m'aurait pleinement satisfait. Là, on reste
dans une continuité qui est déjà bien établie et ne doit surtout
pas changer d'un iota, Disney oblige. Du coup c'est un peu décevant
vous en conviendrez.
Si
vous avez lu ce roman, n'hésitez pas à commenter cet article en
exposant votre propre point de vue sur tout ça, je serai heureux de
débattre et d'échanger car ce goût d'inachevé me reste en travers
de la gorge et me pousse à me demander si je suis bien le seul à
avoir eu ces visions, ces attentes, ou si d'autres lectrices et
lecteurs sont dans le même cas !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Destinée,
une mutante capable de prédire l'avenir, a consigné ses différentes
visions dès ses treize ans dans une série de journaux, carnets
regroupant à la fois des messages codés et des croquis de ce que la
jeune femme tentait de comprendre, jusqu'à finir aveugle
prématurément. Pendant de longues années, c'est une autre mutante,
Mystique, qui s'est chargée de s'occuper de Destinée et de tenter
de regrouper ses carnets pour empêcher les futurs apocalyptiques de
se produire. Mais tout ne s'est soldé que par de sanglants échecs.
A
présent, c'est à Charles Xavier que reviennent les sept carnets qui
étaient en possession de Mystique, avec la responsabilité de tout
faire pour que ces avenirs horribles n'adviennent jamais. Mais la
connaissance du futur est un pouvoir qui peut corrompre même les
cœurs les plus nobles, et certains membres des X-Men ont encore en
mémoire les dramatiques répercussions de l'événement Onslaught
dans leur vie. Pour éviter que Xavier que se retrouve avec un
surplus de pouvoir, Tornade décide de fonder sa propre équipe
parallèle de X-Men, avec comme but avoué de s'emparer de tous les
Carnets de Destinée pour les mettre en sécurité et les étudier
posément. Ce qui ne sera pas du goût de tout le monde, mais la
déesse Africaine n'en a cure et préfère risquer de perdre quelques
amitiés plutôt que de se retrouver avec une situation
catastrophique de plus sur les bras.
Bishop,
Gambit, Malicia, Thunderbird, Psylocke et Sage rejoignent Ororo dans
sa quête, et à eux tous ils forment alors les X-Treme X-Men, des
anti-héros luttant pour une juste égalité des pouvoirs dans un
monde qui ne veut d'aucun d'eux. A périls extrêmes, héros
extrêmes ! Mais aussi adversaires extrêmes, comme ils
l'apprendront très rapidement en étant confrontés au terrible
Vargas qui recherche lui aussi les carnets pour son propre intérêt.
Lors de leur premier véritable affrontement, Psylocke se sacrifiera
pour empêcher Vargas de tuer Malicia... cette perte immense et
brutale, dès le début de l'aventure, va souder l'équipe autour
d'un désir de revanche et posera les bases de leurs futures
opérations sur le terrain !
Malheureusement,
les Carnets de Destinée ne sont pas leur seule préoccupation.
Partout où ils passent, des situations intenables surviennent et
doivent immédiatement être gérées avant de dégénérer. Coup sur
coup, leur traque et arrestation par les forces de sécurité
intérieure d'Espagne, puis le retour du Roi d'Ombres, suivi de rien
moins qu'une invasion extra-dimensionnelle en plein Madripoor avec
une guerre latente sur les bras, pour finir par l'infestation
proprement démoniaque de l'Institut Xavier confié à Emma Frost
mettant alors les jeunes élèves en danger mortel !
Et
comme si cela ne suffisait pas, il faut également faire avec les
décisions prises au plus haut niveau par Xavier lui-même concernant
l'avenir de la mutanité. Quand le leader des X-Men décide de
révéler ses pouvoirs et sa condition au reste du monde, il trace
une cible très nette sur toutes les personnes qui ont un jour ou
l'autre collaboré avec lui. Une crise de confiance qui sera
heureusement en grande partie désamorcée par le sauvetage de
Madripoor par les X-Treme durant l'invasion de Khan le conquérant,
ce qui aura pour effet immédiat de redorer le blason de l'équipe et
de renforcer les liens qui unissent les défenseurs des mutants
partout dans le monde.
Tandis
que d'autres événements majeurs prédits par Destinée se
produisent, comme l'holocauste de Genosha où plus de seize millions
de mutants trouvent la mort, l'équipe de Tornade tente de se
recentrer et de resserrer les rangs avec les autres factions des
X-Men, pratiquement en vain cependant tant les divergences d'opinions
sont nombreuses. Le racisme anti-mutants est toujours bien présent
chez beaucoup d'homo sapiens, et même si certains résultats sont
plutôt encourageants pour l'avenir proche, dans l'immédiat il faut
empêcher tout le monde de se sauter à la gorge à la première
provocation !
Rassemblés
pour un avenir meilleur mais affrontant bien trop souvent le pire de
ce que le monde a à leur offrir, les membres des X-Treme X-Men vont
devoir faire face à l'adversité la plus sombre à de nombreuses
reprises, sans toutefois jamais remettre en question les décisions
de leur meneuse qui encaisse tous les coups plus souvent qu'à son
tour pour protéger ses équipiers. Certains quitteront l'équipe en
cours de route, de nouveaux membres feront leur apparition au gré
des aventures autour du monde, mais dans l'ensemble cette petite
formation restera bien soudée et se chargera non pas du sale boulot
mais surtout de faire le nécessaire pour que d'autres n'aient pas à
s'impliquer davantage.
---
Je
vais être très honnête avec vous, au tout début j'ai eu un peu de
mal à me sentir concerné et investi par cette série, énième
retour de Chris Claremont sur un scénario reprenant énormément de
ses anciennes intrigues des années '80-'90 restées en suspend après
son départ retentissant. En plus, Claremont est certes un scénariste
génial et prolifique, mais il ne sait tout simplement toujours pas
raconter une histoire en s'adaptant aux méthodes de l'époque, qui
ne cessent d'évoluer. On se retrouve donc avec un style visuel
flamboyant et magnifique de la part du dessinateur Salvador Larroca,
qui donne vraiment le meilleur de lui-même dans cet omnibus, mais en
contrepartie des dialogues interminables au cœur-même de l'action
et une narration qui ne tourne même pas en rond, c'est pire, elle
s'égare complètement !
Mais
passés ces quelques détails et inconforts, je dois bien reconnaître
que j'ai adoré cette lecture, beaucoup plus dense qu'il n'y paraît,
et ce pour des raisons assez précises d'ailleurs. De un, l'histoire
est quand même sacrément bien ficelée malgré ses trop nombreux
détours quant à la quête principale qui devient très vite
archi-secondaire, et les relations entre les personnages sont
creusées et mises en scène de la meilleure façon possible je
pense, avec énormément de réalisme et de détails de la part du
duo créatif à l’œuvre. Ensuite, justement en s'intéressant un
peu plus aux personnages, on découvre une dynamique de groupe
inédite jusque-là il me semble, avec des caractères bien trempés
qui feraient rougir Wolverine s'il était partie prenante de
l'aventure !
Comme
le rappelle l'introduction de cet album, la grande force de Claremont
ce sont ses personnages féminins, qui dès les années '80 étaient
déjà considérés comme l'avant-garde de la lutte féministe ou de
la représentation égalitaire des sexes. Tornade la première fait
preuve ici d'un leadership qu'on lui connaissait déjà depuis une
vingtaine d'années mais qui est poussé à l'extrême avec une
équipe réduite dont elle doit s'occuper et sur qui elle veille
constamment, ainsi que sur l'avenir du monde tout entier.
Rejointe
par des soutiens de poids comme Psylocke -même si temporairement- et
Sage ainsi que Malicia, les véritables fortes têtes du groupe sont
bien les femmes, qui ne se laissent absolument pas faire et
parviennent à se dépêtrer de situations explosives et intenables
bien mieux que ces messieurs il faut bien l'avouer, et avec panache
en plus ! Même si le style de Larroca est vraiment dans la
droite ligne de l'héritage musculeux et anatomiquement inatteignable
des années '90, force est de constater qu'il y a dans X-Treme
X-Men à boire et à manger pour
tout le monde, hommes et femmes de tous bords, et ce malgré le
nombre réduit de personnages principaux à suivre.
Ma
palme personnelle revient je pense à Heather Cameron, véritable
stéréotype sur jambes fuselées des canons esthétiques et
fantasmés de l'époque, mais qui réussit sans le moindre mal à
dépasser cette première condition pour apparaître bien plus
profonde de caractère et de complexes personnels à surmonter. Son
pouvoir fait d'elle une sauveteuse idéale dans toutes les
situations, mais ses propres origines la mettent au ban de
pratiquement tous les groupes auxquels elle tente d'appartenir, et
même son propre frère finit par la rejeter en bloc quand elle
révèle une nouvelle facette de sa personnalité, trop différente
justement de l'image que tout le monde se fait d'elle. Dur de trouver
sa place dans ces conditions, mais Heather n'est pas une simple
secouriste au cœur tendre, elle sait se montrer dure et intraitable
quand il le faut et ne recule jamais devant le danger, au contraire
de certains qui feraient bien mieux de s'inspirer d'elle plutôt que
de simplement la reluquer.
Et
le méchant dans tout ça me direz-vous ? Passable, sans plus.
Franchement, ne vous préoccupez même pas de lui durant votre
découverte et votre lecture, il n'est pour l'instant du moins dans
ce premier omnibus qu'un prétexte pour souder davantage l'équipe au
début de sa formation, et pas grand chose de plus. Tombant un peu
comme un cheveu sur la soupe, Vargas ne me fait pas forte impression
et ne restera pas longtemps dans ma mémoire, au contraire de Khan
par exemple qui lui fait vraiment figure d'égal face à Ororo, les
deux se complétant aussi bien qu'ils s'opposent.
Petite
conclusion quant à la qualité de cet omnibus... j'ai vu mieux. Là
encore je vais être dramatiquement honnête, la copie est presque à
revoir pour Panini. Cet album est truffé d'erreurs de typographie,
de saisie, des bulles de dialogue inversées entre certains
personnages rendant ainsi l'histoire encore plus ardue à comprendre
et à suivre, quand ce n'est pas carrément un caractère manquant ou
mal tapé qui saute à l’œil. Faut-il être incompétent pour ne
pas savoir comment faire un E majuscule avec un accent dessus ?
Oui, j'ai bien vu ce que j'ai vu, un chiffre 2 remplaçant ce
caractère spécial en plein dans une bulle toute en majuscules, une
faute de frappe qui aurait du être virée immédiatement s'il y
avait eu une relecture sérieuse avant parution. Ce qui, apparemment
et d'après mon expérience personnelle déjà conséquente, n'arrive
jamais je crois, tant chez Panini que chez ses concurrents
d'ailleurs. Vu le prix, on aurait le droit de s'attendre à quelque
chose de bien fignolé et de vérifié dans les moindres détails
non ? Les Marvel Omnibus sont une collection de luxe, de
prestige, pas un simple fourre-tout dans lequel on rentre le plus de
pages possibles sans se soucier de la qualité du texte ! Si
vous m'entendez chez Panini, sérieux, faites attention ça devient
carrément gênant là.
Mais
comme je refuse de vous quitter sur une mauvaise impression, plus
accidentelle que volontaire en plus, je vais vous parler pour finir
de la version collector de cet album, que je me suis procurée. La
couverture que vous voyez actuellement à l'écran est celle de l'un
des derniers numéros présents dans ce premier omnibus, représentant
Emma Frost et sa dualité morale toujours bien présente. Panini a
sorti le grand jeu en nous livrant cette couverture avec un effet
métallisé juste parfait, à ceci près que l'on n'a pas le logo de
la série sur la première de couverture du coup... mais bon, on ne
peut pas tout avoir et les collectors sont justement là pour sortir
du lot graphiquement parlant, il faut bien faire quelques petits
sacrifices.
Est-ce
que j'attends le second (et normalement dernier) omnibus avec
impatience ? Pas vraiment, dans mes souvenirs la fin de la série
ne vaut pas ce que je viens de lire et Claremont ne fait que s'égarer
dans ses délires là où il aurait vraiment du recentrer l'intrigue
sur son point de départ. J'ai surtout hâte de voir comment les
événements de la fin du run de Grant Morrison sur New
X-Men vont impacter les X-Treme,
leur série étant obligée de faire avec ce qui se passe dans la
principale production de l'époque. D'ici à ce que Panini fasse
paraître la suite en format omnibus, espérons simplement que la
qualité générale du service fourni sera revue et corrigée !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
L'heure
de la confrontation finale est enfin venue ! Marie-Antoinette,
Reine de France, face à l'homme dont on dit qu'il se trouve au
sommet de cette pyramide vengeresse qui s'acharne sur la famille
royale et les nobles déchus depuis le début de cette atroce
Révolution. Maximilien de Robespierre fait son entrée, et le moins
que l'on puisse dire c'est qu'il sait comment tenir ses hommes !
Les
soldats qui mettent Maria en joue sont coincés, pris dans l'étau de
la Terreur qu'inspire et distille insidieusement Robespierre dans
leurs esprits autant que dans les corps. Le pire, c'est que le fourbe
n'a même pas l'intention de se salir les mains : il envisage de
laisser une foule de sujets en colère se faire justice elle-même en
réalisant ce que la guillotine devait accomplir précédemment,
mettre fin définitivement à la lignée royale !
Mais
ce que le génie tactique de Robespierre ne peut prévoir, c'est
l'engouement suscité par le muscle et sa philosophie de vie !
Là où lui ne règne que par la Terreur et les menaces,
Marie-Antoinette n'est qu'amour et compassion, un modèle d'empathie
et de protection pour les faibles et d'encouragements pour les forts,
une vision bien différente du maître de la Révolution.
Alors
que l'on pensait les jeux pliés, voici que surgissent dans la foule
vindicative les fidèles agents de la reine, D'Éon et Fersen,
accompagnés par nul autre que le Dauphin en personne, Louis XVII,
dont la beauté et la grâce toute musclée, sculptée par dix années
de vie bien occupées et entraînées, vont agir sur la masse
populaire comme une sorte d'éclat de raison pure.
Bien
vite les esprits s'échauffent de nouveau après ce spectacle
hallucinant, mais plus contre la reine : cette fois la cible
n'est autre que Robespierre lui-même, dont les talents d'orateur ne
peuvent plus lui servir désormais. Il va devoir affronter pour de
bon Maria en combat singulier pour prouver que sa vision de la France
est la meilleure et mérite d'être mise en application. Mais devant
la pureté des intentions de la veuve Capet, et même après avoir eu
recours à une dernière fourberie, Robespierre doit bien s'avouer
vaincu au bout du compte. La noblesse d'âme triomphe toujours de
l'infamie, et le muscle de la parole sournoise !
C'est
maintenant une toute nouvelle monarchie qui est restaurée, un règne
de paix et de prospérité sous l'égide des musculatures parfaites
et entretenues, de l'esthétisme et de l'utile, l'art et la
technique, le tout dans une atmosphère résolument apaisée. Le
peuple renouvelle sa confiance en la famille royale, Louis XVII monte
sur le trône et Marie-Antoinette supervise d'un œil attentif mais
également admiratif les progrès de l'ancien Dauphin de France.
Vive
le Roi ! Vive le muscle ! Vive la France !
---
Eh
bien voilà, c'est terminé la petite série de chez Doki Doki
consacrée à cette uchronie musculeuse de la Révolution Française
de 1789 touche à sa fin, avec étonnamment pas mal de finesse et de
bon goût, même si les délires visuels sont toujours bien présents
jusqu'à la dernière page.
Je
passe rapidement sur mes impressions concernant l'antagoniste
principal de la série, c'est juste la pire version de Robespierre
que j'ai pu lire en fiction et pourtant j'en ai écumé pas mal dans
le genre ! Aucun intérêt, aucune prestance aucune stature,
bref beaucoup de bruit pour pas grand chose face à la magnificence
de la Reine de France, mais c'était l'effet voulu je pense.
Du
début jusqu'à cette conclusion peut-être un rien trop naïve mais
vraiment agréable, la série aura su conserver cet esprit décalé
et suivre ses propres codes, à cheval entre les références
historiques déformées et le réalisme saisissant des lieux
illustrés. Mention toute particulière aux jardins du château de
Versailles, magnifiquement reproduits, ultime vision d'un homme
défait aux portes du salut.
Je
garderai un souvenir plutôt positif dans l'ensemble de cette
trilogie, même si évidemment ce n'est pas du tout du même niveau
ni de la même qualité que d'autres productions sur la même période
de notre chère Histoire comme Innocent
ou
bien sûr Lady
Oscar.
L'une de ces deux références passera un beau jour sous ma loupe,
soyez au rendez-vous !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre avis et je vous souhaite une
bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel
article !
Excalibur :
Le corps de Betsy Braddock est revenu d'entre les dimensions, mais
apparemment pas son esprit, pas totalement du moins. Il lui manque
encore quelque chose, ou plutôt elle n'est pas totalement elle-même
et ce manque se fait cruellement ressentir dans l'Outremonde, où la
Majestrix omniverselle Opal Luna Saturnyne refuse d'accorder la
moindre audience aux membres du Captain Britain Corps restauré de
peur de devoir faire face à nouveau à la personne qu'elle déteste
plus que tout au monde. De leur côté, les mutants d'Excalibur sont
soudain en proie à la panique quand Betsy disparaît à nouveau,
provoquant quelques catastrophes sur son passage et menaçant même
de tuer certains membres-clés de l'équipe. Il faudra l'intervention
inopinée de l'assassin Kwannon pour empêcher un meurtre et traquer
ensuite cet esprit rebelle où qu'il décide de se cacher au sein de
l'Outremonde. Pendant ce temps, le roi Jamie dévoie malgré lui
quelques petits secrets de l'ancien laboratoire d'Apocalypse en
Avalon, et il semblerait que la crise actuelle avec sa sœur Betsy
soit un peu de sa faute... à trop tenter le diable, il finit par se
montrer ! Malice est relâchée sur Krakoa, libre de s'emparer
de n'importe qui... mais Excalibur au grand complet la chasse sur ses
terres !
S.W.O.R.D. :
La Terre fait maintenant face à l'invasion massive de l'armée de
dragons-symbiotes de l'espace menée par le dieu du néant, Knull en
personne. Et la Terre, ça veut aussi dire Krakoa bien entendu, où
les mutants font tout leur possible pour résister et apporter une
aide efficace aux autres héros massés quant à eux à l'épicentre
qu'est New York. Pour l'heure, la station spatiale du S.W.O.R.D.
demeure intacte mais c'est surtout faute d'une réelle volonté de
l'ennemi de s'en prendre à ce satellite inoffensif. Pendant que la
directrice Brand répartit ses troupes sur le sol krakoan, d'autres
sont envoyés en missions spéciales pour recueillir des
informations, espionner, et surtout mettre en sécurité les éléments
les plus sensibles de la société mutante, dans l'hypothèse de plus
en plus probable où la Terre serait condamnée à brève échéance.
Mais quand Knull, par l'intermédiaire de Nate, pose un pied sur
Krakoa, ce qu'il voit devant lui le réjouit au plus haut point :
une réserve immense de pouvoirs et d'aptitudes à mélanger à ses
symbiotes ! La partie ne fait que commencer, et déjà tout
semble perdu...
King
in Black – Marauders :
L'équipage du Maraudeur fait route vers New York, épicentre de
l'invasion des dragons symbiotes de Knull, le dieu du Néant primal.
Leur mission : récupérer Tornade et Cyclope, qui ont été
pris dans les combats et sont maintenant possédés par des symbiotes
aux ordres de l'ennemi. Mais en chemin, le navire mutant capte un
signal de détresse humain et sur ordre de son capitaine se détourne
de sa trajectoire pour venir en aide à ces marins perdus au milieu
d'une mer déchaînée. Cependant, loin d'être de simples
transporteurs d'huile d'olive comme ils l'affirment, ces humains sont
en réalité des trafiquants de personnes, qu'ils comptaient couler
avec leur navire en profitant de l'attaque des dragons. Après avoir
sauvé tout le monde, Kate ordonne que les trafiquants soient
conduits à une destination plus appropriée à leur condition,
tandis que les pauvres otages trouvent refuge sur l'île M, le
sanctuaire personnel de Magneto. Une seule condition est demandée
par le Maître du Magnétisme pour fouler le sol de son domaine :
que les rescapés communiquent autour d'eux au sujet de la compassion
dont fait preuve la nation-mutante de Krakoa. Pour le reste de la
mission, il faudra compter un délai le temps de rejoindre de nouveau
New York, mais les ordres officieux de Bishop sont un peu plus
directs : employer tous les moyens nécessaires pour libérer
les deux mutants prisonniers des symbiotes, d'une façon... ou d'une
autre.
---
L'intrigue
de la série Excalibur
est
de plus en plus intéressante et permet cette fois-ci au lectorat peu
habitué encore à la séparation de corps entre Kwannon et Betsy de
faire le point sur cette situation, ainsi qu'aux deux mutantes
télépathes d'avoir un échange certes tendu mais nécessaire autour
de leur condition et du lien si spécial qui les unit. Un lien forgé
entièrement... par deux scénaristes qui dans les années '90 ne
s'étaient absolument pas concertés pour croiser leurs sources et
travaux, donnant ainsi un imbroglio dont il a fallu trente ans pour
se sortir ! Mais c'est enfin chose faite, et nous pouvons depuis
quelques temps déjà faire vraiment la connaissance de Kwannon, un
réel plaisir pour ma part.
Quant
au reste de l'album, vous l'avez bien vu il est majoritairement
impacté par les événements du maxi-event King
in Black de
Marvel autour des symbiotes et du tristement célèbre Eddie Brock,
alias Venom. Je vous en parlerai plus en détail lors des prochains
articles qui seront consacrés aux autres séries Marvel concernées
que je possède, dont un omnibus massif en V.O. qui je l'espère vous
intéressera grandement ! Pour le reste, contentons-nous de dire
que Krakoa survivra certainement à la tourmente et que l'on
retrouvera les mutants comme neufs après cette nouvelle épreuve...
du moins espérons-le !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
La
France peut s’enorgueillir de posséder une belle collection de
parcs d'attractions, avec des thèmes divers et variés mais tournant
généralement autour soit de la culture populaire soit des mondes de
l'enfance... mais il en est un qui attire tout particulièrement
l'attention de certaines parties de la population, ces gens qui
aiment avoir la trouille, qui aiment être en danger -tout relatif-
et un peu secoués... pour ces gens-là, il n'y a qu'une seule vraie
solution : Zombillénium !
Situé
dans le Nord de la France, sur un territoire plutôt rural et assez
pauvre il faut bien le reconnaître, le parc fétiche des fanas de
zombies et autres morts-vivants ne connaît cependant pas un si grand
succès que ça. Sur le plan national, il est même carrément à la
traîne. La mode des monstres ça ne dure qu'un temps, en tout cas
quand on ne renouvelle pas le bestiaire régulièrement. Seul
problème : pour recruter chez Zombillénium, il faut, comment
dire... piocher dans les morts. Les vrais. Les décédés.
Gretchen,
une jeune sorcière plutôt bien dotée par la vie mais aussi blasée
par cette même vie, est stagiaire au sein du parc d'attractions
monstrueux, en tout cas pour la partie officielle de sa présence sur
le site. Officieusement, elle sert surtout de rabatteuse pour ramener
des recrues potentielles, même si évidemment elle ne fait pas tout
le boulot toute seule ! Quand un candidat sérieux a le malheur
de se, euh, présenter, le DRH lycanthrope ou le directeur vampire en
font un employé à temps complet, avec contrat et tout ! Bon,
c'est un contrat à durée totalement indéterminée, qui peut
littéralement vous réduire en cendres et vous damner pour
l'éternité si vous avez une minute de retard sur l'horaire de vos
prestations.
Mais
que voulez-vous, l'entreprise est tenue à bout de bras par un diable
très sérieux qui entend bien réaliser des bénéfices au bout du
compte ! La collecte des âmes ne paie plus autant qu'avant, là
aussi les modes passent, et il faut sans cesse se renouveler. Le
secteur du divertissement est des plus lucratifs, quand il est bien
géré en tout cas. Pour que Zombillénium décolle vraiment, il
suffirait d'un personnage plus attrayant que les autres, une recrue
vraiment exceptionnelle qui fasse presque péter la baraque...
Et
justement, voilà qu'entre en scène Aurélien, mari trompé au bord
du désespoir et fraîchement décédé, donc recruté au parc en
tant que vendeur de barbe-à-papa. Cependant, Aurélien n'est pas un
monstre comme les autres, il a un petit quelque chose en lui de,
disons, carrément démoniaque qui n'attend que de faire surface dans
les moments les plus propices. Et ça, ça arrange carrément les
affaires de la maison ! Avec un démon véritable au sein du
parc, les entrées vont s'arracher à prix d'or ! Encore
faudrait-il que l'intéressé puisse contrôler ses transformations,
et surtout son mauvais caractère qui prend lui aussi clairement le
dessus. Personne n'est parfait !
Pour
le meilleur et surtout le pire, soyez les bienvenus à Zombillénium !
Laissez tomber le gore et le sensationnel et venez vous faire une
bonne vieille frousse à l'ancienne avec des monstres sympas tout
plein et des attractions bon marché, dans une ambiance festive
malgré le ciel d'un gris morne perpétuel. Que vous soyez branchés
plutôt vampires, loups-garous, zombies, squelettes, fantômes, ou
même sorcellerie, vous trouverez forcément chaussure à votre pied
et les frissons sont presque toujours garantis !
---
Je
connaissais Arthur de Pins plutôt grâce à ses bandes-dessinées
sur le monde merveilleux du sexe et de ses multiples secrets coquins
à ne pas laisser traîner n'importe où... et puis on m'a fait
découvrir le film d'animation Zombillénium,
tiré de cette bande-dessinée à succès publiée chez Dupuis et à
côté de laquelle j'étais mais alors complètement passé lors de
sa parution.
Le
film était vraiment chouette, très sympa, très bien fait avec une
animation au poil et un savoir-faire épatant, et un casting vocal
béton lui aussi. Bref, j'ai mis du temps mais me voici maintenant
dévorant le premier tome de la série sur papier, qui se passe
chronologiquement après les événements du film du coup même si on
peut totalement connaître l'un sans l'autre et vice versa.
Que
dire à part que j'ai adoré ? L'atmosphère, l'ambiance, les
personnages, les graphismes, même si tout ça sent bon la retouche
et l'art digital, eh bien pourquoi pas ? Après tout il y a des
tas de nouveaux talents très prometteurs qui émergent grâce aux
nouveaux médias et nouveaux matériels que l'on ne cesse de créer,
une bd ne me paraît donc pas totalement incongrue à ce niveau.
On
reprochera peut-être un petit côté un rien trop lisse, mais on ne
peut cependant pas nier qu'il y a une vraie patte graphique dans tout
ça, une réelle identité qui se détache particulièrement au sein
de la production franco-belge de ces dernières années. Je dis ça
mais je ne suis pas franchement le mieux placé pour juger sur pièce,
n'ayant que de très maigres connaissances en ce domaine.
Je
sais en revanche reconnaître le talent où je le trouve, et Arthur
de Pins en est bourré, ainsi que doté d'un imaginaire macabre tout
à fait désopilant. L'humour noir le disputera au grotesque ici et
là, le cynisme d'un monde d'affaires et de chiffres se mêlant à
cette fatalité gothique bien connue qui empeste le sang et le
soufre, pour un divertissement de qualité et à prix très
abordable !
Vous
l'aurez compris j'ai été totalement séduit, et je ne demande qu'à
lire la suite rapidement pour vous la proposer sur le blog au fur et
à mesure des semaines qui passeront. Ça me change agréablement de
mes lectures habituelles, et j'espère que vous apprécierez vous
aussi et surtout que je vous donnerai envie de jeter un œil si
jamais vous ne connaissiez pas déjà. Comme je prends le train en
retard, il y a peu de chance que ce titre vous ait échappé, mais
sait-on jamais ceux du fond qui dorment à moitié ? Rendez-vous
tout bientôt pour un max de frissons et de révélations !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Ce
qui était tant redouté par les garants de l'ordre au sein des Isles
se produit finalement : le royaume est en crise, menacé par une
guerre civile imminente entre deux grandes factions qui se disputent
la couronne, après le décès brutal du roi Gregory. D'un côté le
prince Oliver, qui vient des duchés de l'Est et fédère autour de
lui tous les mécontents et les ambitieux ; de l'autre, le
prince Edward de Krondor, qui s'est toujours refusé à faire valoir
ses droits ancestraux. Il lui faudra pourtant incarner tout ce que la
nation brisée peut encore avoir à défendre, et au plus vite
rassembler les ducs indécis comme les plus fidèles à la lignée
ConDoin, dans le fol espoir que cette guerre puisse être stoppée
avant même de démarrer et que les pourparlers entre les membres du
Congrès des Seigneurs puissent reprendre comme le veut la tradition.
Mais
Oliver est un arriviste doublé d'un fanatique, dévoreur de
richesses comme de pouvoirs, et il ne compte pas abandonner ses
prétentions au trône face au prince de Krondor et ses alliés.
Déterminé à saigner le royaume tout entier s'il le faut, il
déclenchera lui-même les hostilités par l'intermédiaire de ses
propres associés dans ce conflit, prenant la cité royale de
Rillanon en otage, traquant les moindres émissaires de l'ancienne
lignée, poussant enfin le prince Edward à agir lui aussi de son
côté. Le prince de Krondor rassemble ses armées au cœur des
terres, attendant patiemment qu'Oliver vienne jusqu'à lui pour le
défier.
Les
renseignements fournis par Jim Dasher Jamison et le duc James sont
formels, le conflit armé à ce stade ne peut plus être évité et
la guerre civile va éclater, ce n'est plus qu'une question de temps
avant que l'un ou l'autre des seigneurs inféodés ne provoque une
série d'événements catastrophiques dont la nation toute entière
pourrait bien ne jamais parvenir à se relever. Pour la seconde fois
dans l'histoire du Royaume des Isles, une querelle interne pourrait
venir à bout de l'idéal de paix et de sécurité incarné depuis de
longs siècles par les descendants ConDoin dont les forces
s'amenuisent. S'amenuisent, mais ne disparaissent pas pour autant !
Les
jeunes Hal, Martin et Brendan sont les derniers descendants de la
plus noble lignée des Isles, et c'est en eux que réside réellement
la clé de la victoire pour le clan d'Edward. Si le prince veut
mettre toutes les chances de son côté et vaincre Oliver lors de la
dernière bataille au cœur d'un royaume déchiré, il lui faut
convaincre les trois fils du duc de Crydee de jouer un rôle capital
chacun à sa manière dans cette guerre dont personne n'a voulu.
De
l'autre côté du spectre existentiel, les cinq magiciens les plus
puissants de tout Midkemia se rassemblent autour du souvenir de
Macros le Noir, ramené à la vie temporairement par les forces
divines pour leur inculquer une dernière leçon avant de les envoyer
affronter la Fin de tout. En E'bar, la cité des Elfes des Étoiles,
les Maîtres de la Terreur et leurs légions épouvantables se
massent sous un dôme érigé à la hâte par les défenseurs de la
cité pour les y emprisonner, mais cette mesure de contention ne
durera pas éternellement et chacun en est dramatiquement conscient.
Le temps manque cruellement, ainsi que le nombre qui décroît
rapidement, et les derniers espoirs résident dans une alliance
improbable entre tous les peuples elfiques de ce monde à l'agonie.
Sur
ordre du Conclave et de ses derniers représentants, des magiciens
expérimentés comme apprentis se rendent spontanément sur le
terrain pour prêter main forte aux Elfes, des pratiquants de toutes
les magies venant de tous les horizons de Midkemia, quelles que
soient leurs allégeances. La cause défendue à E'bar est la plus
grande de toutes, la plus absolue, et rien ne saurait se placer
au-dessus, pas même la guerre civile qui secoue les Isles et menace
ensuite les autres nations par ricochet.
Une
nouvelle armée voit alors le jour, une armée faite de mages, de
démonistes, de tisseurs de sorts et de chamans, une armée telle que
le monde n'en a jamais connu depuis les grandes Guerres du Chaos il y
a bien des millénaires de cela. L'Ennemi ultime fait son apparition
sur ce petit monde mortel, et il entend bien en consumer toute la
vitalité jusqu'au dernier atome avant de s'attaquer au reste de
l'univers et des différents plans d'existences. Pug, Miranda, Magnus
et Nakor vont devoir assimiler au plus vite des leçons divines sur
le tissu-même de l'existence, de toute réalité cosmique ou
mortelle, avant d'enfin pouvoir aborder le problème final
directement sur son propre terrain, au cœur du Néant le plus
absolu.
Et
tandis que les armées des princes rivaux se font face, c'est toute
la magie d'un monde qui se ligue pour sa propre survie, dans les Tour
Grises, alors qu'ailleurs loin à l'Ouest les deux derniers Seigneurs
Dragons de l'univers se font également face pour un duel à mort
dont aucun ne ressortira entier. Les dragons, ces créatures
ancestrales et majestueuses entre toutes, détiennent la clé du
pouvoir qui permettra peut-être de faire pencher la balance en la
faveur de la Vie et de la magie, mais il leur faut un nouveau
Seigneur pour les mener à la bataille. Leur chant funèbre s'élance
dans les cieux à mesure que le combat prend de l'ampleur...
Tous
les pouvoirs combinés devront, enfin, s'unir une toute dernière
fois pour affronter le Néant et la chose qui y réside, ce
non-esprit apocalyptique qui ne désire rien moins que la fin de tous
les univers. Au bout du compte, les amis de jadis se réuniront pour
un dernier baroud au cœur de la fureur, Pug et Tomas jouant chacun
un rôle que personne ne leur envie. S'il reste encore un monde à
reconstruire, après ce déchaînement de puissance brute, ce sera
par miracle autant que par la volonté des hommes. Deux guerres, deux
causes qui ensemble ne font qu'une, deux faces d'une même réalité
qui se courbe et convulse, attendant le signe de sa survie ou de son
trépas. Sans doute pour la toute première fois de leur longue
existence, les dieux eux-mêmes prient pour une issue favorable, et
le futur reste encore à écrire !
---
J'ai
un rapport assez particulier avec les écrits de Raymond Elias Feist.
Il y a tout juste vingt ans de cela, durant l'Été 2004, je
découvrais pour la première fois les aventures de Pug l'Apprenti,
en format de poche, et j'entamais alors une longue quête personnelle
pour obtenir l'ensemble des tomes de cette immense saga en grand
format cette fois afin de constituer le début d'une belle
bibliothèque très orientée vers la fantasy.
Aujourd'hui,
presque vingt ans plus tard, cette longue quête s'achève avec la
500ème et dernière page de ce troisième et dernier tome de ce
neuvième et dernier cycle d'une saga-fleuve qui m'aura tenu en
haleine de bout en bout. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas,
des romans inégaux les uns par rapport aux autres, peut-être
quelques déconvenues et déceptions au passage, des erreurs
éditoriales aussi parce que oui même chez Bragelonne ça arrive,
mais au final... quel plaisir intense j'en ai retiré !
La
fin est... comment dire... prévisible. Tous les indices les plus
importants étaient déjà présents depuis bien longtemps, et tout
tendait vers cette résolution bien précise à la fois sur le plan
des mortels comme des pratiquants des arts magiques, en cela cette
conclusion n'est pas réellement une surprise et le lectorat a été
je pense soit conforté soit déçu par ce manque de prise de risque.
A
côté de ça, le développement des personnages reste la grande
force majeure de cet auteur et de ses romans, des plus insignifiants
humains ou gobelins jusqu'aux plus mystérieux des dieux du vaste
cosmos, en passant par tellement de lignées, d'espèces et de
dimensions que c'en est presque démentiel.
Comme
toute bonne partie de Jeu-de-Rôle sur plateau, à l'ancienne,
celle-ci se conclue en rappelant le chemin parcouru, les amis tombés
au combat, ceux gagnés dans l'adversité, et avec une aventure
épatante que tous les membres pourront se raconter encore et encore
à chaque retrouvaille future. De l'émotion en pagaille, de
l'action, mais aussi de très solides pistes de réflexions et
raisonnements philosophiques personnels à adopter ou non, c'est au
lecteur de décider après tout. Tout cela et bien plus encore fait
partie de l'ADN des romans de Feist depuis le tout début, et malgré
la prévisibilité de la conclusion ça n'en reste pas moins une
excellente façon de faire ses adieux à Midkemia et à ses peuples
aussi attachants que déroutants parfois.
Je
referme cette vingtaine d'années écoulée avec émotion, tout en
sachant que de nombreuses autres sagas m'attendent pour les finir
elles aussi ! Brooks, Goodkind, Pratchett pour ne citer que
ceux-là, mais tant d'autres aussi de nos jours... je suis tellement
heureux de cet achèvement personnel, et je remercie Mr. Feist de
tout cœur pour ces longues soirées et nuits accumulées à dévorer
ces gros bouquins jusqu'à des heures indécentes. Lui et tous les
autres ont grandement contribué au développement de mon propre
imaginaire et de ma personnalité, et pour cela aussi, un grand
merci.
Les
Chroniques de Krondor, c'est
terminé, mais l'auteur n'en a pas fini quant à lui avec son genre
de prédilection : en effet, une nouvelle trilogie a vu le jour
ces dernières années, toujours éditée chez nous par Bragelonne,
et j'ai vraiment hâte de me jeter dessus maintenant que la voie est
libre ! Et vous, amies lectrices et amis lecteurs, qu'avez-vous
pensé de La Fin du Magicien ?
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Les
affrontements entre l'empire de Kesh la Grande et le royaume des
Isles se poursuivent, chaque camp obéissant à des ordres donnés en
hauts lieux mais ne semblant plus avoir la moindre logique pour les
pauvres exécutants cramponnés à leurs armes. A Roldem, des
intrigues de palais se meuvent et deviennent menaces sur le continent
tout entier !
Les
uns après les autres, des agents chevronnés retournent leur veste
et passent à l'ennemi ou bien disparaissent purement et simplement.
Les réseaux d'espionnages et de renseignements de trois nations sont
soudain pratiquement réduits à néant en dehors de leurs
frontières, ce sans que la moindre explication puisse être avancée
par les rares observateurs encore en vie.
Du
côté des magiciens du Conclave des Ombres, la situation est
également tendue : après la découverte d'une île loin au Sud
de Kesh peuplée de Panthatians, Pug et Magnus se rendent sur place
pour juger de la menace représentée par ce nid et découvrent à la
place un peuple intelligent et pacifique, veillant depuis des
milliers d'années sur des créatures de pure lumière semblant
attendre indéfiniment, existant tout simplement.
Au
cœur des Enfers, Enfant et Belog parviennent à échapper aux
tourments de leur dimension d'origine et arrivent dans celle des
mortels, où ils s'incarnent sous de nouvelles formes et avec de
nouveaux souvenirs provenant de consciences qui n'étaient pas les
leurs. Ainsi, Miranda et Nakor reprennent place en quelque sorte sur
le grand échiquier, par la volonté d'un dieu filou dont aucune
explication ne fuitera avant qu'il n'en soit besoin.
Pour
ces nouveaux arrivants, le but est clair : trouver Pug et son
fils et leur prêter assistance de leur mieux dans la tâche qui est
la leur, à savoir percer les secrets des êtres de lumière et
parvenir à faire sauter le verrou spirituel qui empêche toute
interaction avec eux de la part des mortels, aussi vieux et puissants
soient-ils. Les retrouvailles ne se feront pas sans heurts, mais des
magiciens aussi puissants et redoutables peuvent comprendre en partie
les volontés des dieux et faire contre mauvaise fortune bon cœur,
le temps que les choses se décantent d'elles-mêmes.
La
guerre entre Kesh et les Isles s'arrête aussi soudainement qu'elle a
commencé, et le roi de Roldem offre son hospitalité à ses
homologues en conflit pour qu'ils puissent discuter de la paix entre
égaux, un sommet historique et unique au monde ! Pour
l'occasion, trois nations vont se retrouver au même endroit au même
moment, leurs leaders parlementant tandis que dans les coulisses de
nouvelles alliances se forgeront.
Mais
voilà qu'au cœur des négociations surgissent des envoyés du Chaos
le plus destructeur, qui tentent de massacrer tout être vivant dans
les environs ! Les danseurs de la mort ne seront vaincus que par
l'arrivée d'un magicien et la bravoure de deux jeunes hommes que le
destin semble avoir placé sur une route menant vers les plus hauts
sommets. Le roi des Isles, cependant, est mort, et un successeur doit
lui être trouvé.
Le
royaume est peut-être en paix avec son voisin du Sud désormais,
mais c'est pour que ses nobles les plus avides de pouvoir se ruent
sur la capitale à l'annonce de la mort du roi pour s'emparer de la
couronne au plus vite, armées déployées et dans l'attente d'un
ordre qui ferait tout basculer ! De mémoire d'homme, jamais la
vie politique des Isles n'a été à ce point dangereuse et menaçant
à tout instant d'éclater en véritable guerre civile, les nations
voisines ne pouvant qu'y assister impuissantes car trop occupées à
réparer les dégâts dans leurs propres cercles d'influence.
Et
soudain, la quête de Pug, Magnus, Miranda et Nakor prend fin. Une
explosion d'une ampleur cosmique fait disparaître toute vie sur
l'île des Panthatians, alors que le verrou ultime vient d'être
ouvert et que la conscience des êtres de lumière s'offre aux
magiciens. Tout lien est brusquement coupé entre les alliés de
naguère, et un cri retentit dans les cieux alors qu'un terrible
fanal se déploie au-dessus de la cité des Elfes des Étoiles. Les
dragons de tout Midkémia reprennent leur forme d'origine et
s'envolent, répondant à ce cri par les leurs, ajoutant leurs
pouvoirs au déferlement du cosmos. Les choses sont sur le point de
changer à tout jamais, alors que Cieux et Enfers se font face au
cœur du Néant absolu, et le Chaos qui en résultera se délecte
déjà...
---
J'ai
mis plus d'un an et demi à finir ce livre, car je suis passé par
divers états durant ma lecture. Tantôt très intéressé, surtout
dans la première moitié, j'ai subitement tout laissé en plan, n'y
trouvant plus la moindre attirance jusqu'à tout récemment où j'ai
repris là où je m'étais arrêté. De fait, ce résumé sera sans
doute un peu cryptique et ne concernera vraiment que mes souvenirs
les plus récents, donc la seconde moitié du livre, mais c'est
l'essentiel de ce qu'il y a à en tirer il me semble.
On
sent que c'est, encore une fois, un tome de transition entre le début
et la fin d'un cycle, et quel cycle : le dernier de tous, la
toute dernière trilogie de ces longues Chroniques de Krondor
de Raymond E. Feist ! Transition oblige donc, certaines
informations capitales ne seront tout simplement pas dévoilées et
certaines situations ne seront absolument pas résolues, loin de là
même, à la dernière page de ce tome 2 de La Guerre du
Chaos. Il faudra pour cela
attendre le troisième et ultime tome, véritable point final de cet
univers de fantasy aussi vaste que passionnant !
Que
penser de ce tome-ci plus précisément ? Que retenir
d'essentiel dans tout ça ? Probablement pas grand chose pour le
moment, et c'est à la lecture de la fin de cette dernière trilogie
que nous aurons toutes les réponses, ou peut-être seulement les
plus pressantes. On parle ici de volontés divines qui ne
s'expliquent pas ou peu, et il faudra peut-être se contenter de
demi-vérités ou d'un nouveau statu-quo qui n'apportera que peu de
stabilité à l'ensemble.
En
revanche on peut retenir l'éternelle caractérisation très poussée
et travaillées de tous les personnages, les plus anciens comme les
plus récents, et dans l'idéal il faut parvenir à ne jamais perdre
de vue aucun d'entre eux car on ignore jusqu'à la toute fin lesquels
seront vraiment importants et desquels viendront les réponses tant
attendues. Point fort entre tous, les personnages féminins sont loin
d'être clichés et rendent totalement justice aux figures aussi
romanesques que légendaires de nos cultures médiévales
fantastiques habituelles.
Je
croise les doigts dorénavant pour que la prochaine lecture se passe
mieux que celle-ci, plus rapidement et surtout plus posément si je
puis dire, sans longue interruption qui viendrait brouiller davantage
les cartes. Toutes les transitions ne sont pas toujours réussies,
celle-ci également, mais ça ne veut pas dire qu'elle était inutile
ou qu'elle ne mène nulle part précisément. J'ai hâte de lire tout
ce que l'auteur voudra bien nous dévoiler et nous révéler lors du
grand final ultime, et de voir si tout cela a un sens ou bien si ce
n'était... qu'une vaste plaisanterie cosmique.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Le
défi lancé par Wutang aux membres de la supérette Sakamoto est de
rassembler le plus de jetons possible dans une suite de paris au
casino. Et si Wutang lui-même semblait nettement avantagé au début,
très vite il se fait rattraper par ses adversaires qui ont tous une
façon bien particulière de pratiquer ces jeux d'argent. Au final,
c'est lors d'une ultime partie de Pouilleux que tout se jouera, avec
en prime une petite mutinerie mafieuse à gérer à la dernière
minute !
Une
fois cette histoire mise de côté proprement, Lù peut
officiellement rester employée de la supérette et mener la vie
qu'elle voudra, Wutang ne s'y opposera plus. Et comme promis
initialement, en cas de défaite il s'engage à délivrer quelques
informations de premier ordre sur les plans du mystérieux Slur,
l'assassin d'assassins tant redouté et recherché par la FJA.
Slur
aurait maquillé récemment d'atroces exécutions de prisonniers
Chinois condamnés à mort pour leurs meurtres en série absolument
horribles, afin de les faire sortir de Chine et de les ramener au
Japon, où on leur remet alors une liste de cibles à abattre de la
façon qui les amusera le plus. Sakamoto va alors décider de
s'entraîner davantage afin d'être prêt à toute éventualité,
sachant très bien qu'il est sans doute l'une des cibles principales
de ces quatre tueurs chevronnés autant que dérangés.
Shin
et Lù quant à eux vont devoir faire face d'emblée à l'un de ces
tueurs, qui s'est bien renseigné sur eux afin de les massacrer sans
plus de pitié. Plus facile à dire qu'à faire cependant, car même
à un niveau bien moindre que leur patron les deux employés ne sont
pas à prendre à la légère, ainsi d'ailleurs que leur
détermination pour vaincre l'ennemi avant de lui laisser la moindre
chance de toucher à la famille de M'sieur Sakamoto.
Ce
n'est pas encore une guerre ouverte entre les forces de Slur et les
assassins officiels, mais ça y ressemble bel et bien quand des
membres de l'Ordre sont à leur tour pris pour cibles par les
meurtriers psychotiques. La belle mais mortelle Osaragi aura tôt
fait d'éliminer sa rivale du moment après un duel épique dans un
temple, mais il reste toujours les deux plus sérieux tueurs en série
recrutés par Slur dans la nature et libres d'agir quand bon leur
semble...
---
Voilà
qui résume je pense assez bien les événements de ce cinquième
tome de Sakamoto Days. Déjà
le cinquième ?! Je ne me suis même pas rendu compte que le
temps passait si vite en lisant ce début de série survolté !
On
commence à sentir doucement que les choses sérieuses démarrent
vraiment, les petits enjeux mignons et tordants des tous premiers
chapitres sont maintenant remplacés par de vrais combats à mort où
tous les coups sont permis. Et encore, on n'a pas vu Taro Sakamoto
lui-même se jeter dans la mêlée pour l'instant, sans doute dans le
prochain tome que j'ai vraiment hâte de dévorer à son tour !
Mais
n'allez pas croire pour autant que la série devient plus sérieuse,
l'humour est toujours omniprésent et assez loufoque dans son genre,
tout en servant admirablement des scènes d'action impressionnantes
sur le papier, alors imaginez un peu en animation si jamais un jour
ça devait arriver ! Croisons les doigts.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Wolverine :
Logan et Maverick vont avoir fort à faire pour s'enfuir de la vente
aux enchères privée où ils étaient les lots les plus prisés par
les collectionneurs venus du monde entier. Fort heureusement,
ensemble ils forment un duo avec pas mal de ressources, suffisamment
en tout cas pour fausser compagnie à l'escouade d'élite de la CIA
envoyée sur place. Ce qui se passe à Madripoor reste à Madripoor,
et c'est vrai autant pour les affaires de l'agence que pour Krakoa.
Mais Maverick refuse de considérer l'option de rejoindre à son tour
l'île-nation mutante, et préfère pour sa part tenter une approche
plus civilisée avec le gouvernement Américain. Avoir un espion de
nature mutante par les temps qui courent, c'est toujours utile !
Excalibur :
Réveillée dans un autre corps que le sien, ou plutôt dans le corps
d'une autre version d'elle-même, Betsy Braddock cherche maintenant à
regagner sa dimension d'origine et pour cela elle va bénéficier de
l'aide de la meilleure assassin mutante connue : Kwannon, alias
Psylocke elle aussi. Mais les choses sont loin d'être simples entre
les deux femmes, quelle que soit la dimension où elles coexistent...
Pendant ce temps, sur la Terre-616, les membres d'Excalibur font face
à un siège mené par les sorciers qu'ils avaient déjà combattu
précédemment, au pied du Phare, le repère multiversel. Sans
Apocalypse dans leur équipe pour les épauler, les mutants sont
rapidement dépassés par les pouvoirs magiques déchaînés contre
eux, mais voici soudain que l'âme et le corps de Betsy reviennent
enfin dans leur dimension propre ! Cela signifie que
l'Angleterre vient de retrouver sa Captain Britain, qu'elle lui
plaise ou non.
X-Factor :
Cela fait déjà quelques semaines que Cyrène a été retrouvée
morte, apparemment d'une chute de haute altitude, sur le territoire
de Krakoa. Ressuscitée par les Cinq, la mutante est repartie vivre
sa vie... jusqu'à sa seconde mort récente, quelque part sur une
plage en Angleterre. C'est vraiment à cet instant que l'équipe de
Facteur-X commence à penser que quelque chose de vraiment louche se
trame autour de leur ancienne amie, qui une fois de plus ramenée à
la vie ne semble toujours pas disposée à leur dire la vérité.
Lorna cependant pense pouvoir l'amener à parler en privé, entre
elles, vu le lien qui les unissait autrefois. Mais Cyrène révèle
alors une nouvelle facette de son pouvoir, assez terrifiante, et fait
désormais de Lorna son agent-double au sein de Facteur-X. Si
d'aventure elle venait à mourir pour la troisième fois, Lorna a
pour consigne de saboter toute tentative de remonter jusqu'à
l'origine de ce décès. Toute l'équipe est parfaitement consciente
que Cyrène a menti et ment encore, mais aucun moyen tangible de le
prouver... Pourquoi une mutante aussi douée qu'elle se donnerait par
deux fois la mort en si peu de temps ?
Cable :
Alors qu'il enquête toujours sur la secte humaine de fanatiques de
mutants, ceux-là même qui enlèvent des bébés, le jeune Nate fait
équipe avec Domino pour bénéficier de son facteur chance, ce qui
lui permet presque par miracle de retrouver la piste du leader de
cette fameuse secte, ou plutôt... d'un clone, de lui-même
précisément, façon Stryfe. Treize Nate se font alors face dans le
sous-sols d'un restaurant au Japon, tandis que Domino peaufine sa
connaissance de la gastronomie locale. Et quand au final les deux
héros se retrouvent à pourchasser le dernier clone vivant, celui
qui pourrait leur apprendre toute la vérité sur cette affaire,
celui-ci meurt de façon très étrange, une chance sur un million
que ça se produise ! Dans le futur, le vieux Cable continue sa
quête et pénètre dans une citadelle apparemment déserte, dont il
risque fort de ne pas ressortir de sitôt...
Children
of the Atom :
Un nouveau groupe de jeunes héros fait son apparition à New York :
les Enfants de l'Atome semblent en tous points identiques aux X-Men
plus vieux quand ils étaient eux-mêmes jeunes, mais avec quelques
différences subtiles toutefois. La plus intéressante... c'est
qu'ils n'ont pas l'air d'être des mutants, en tout cas pas selon les
portails de Krakoa qui ne leur permettent pas encore d'accéder à
l'île-nation mutante. Peut-être sont-ils d'une autre espèce,
encore plus évoluée et considérée par l'île comme une
potentielle menace ? Quoi qu'il en soit, ces cinq jeunes ne
trouvent pas tout à fait leur place en ce monde, que ce soit au
Lycée comme chez les héros. Ne pouvant prétendre à l'utopie
mutante comme leurs idoles, ils ont décidé de rendre la justice à
leur façon, en guise d'hommage, jusqu'au jour où ils seront
peut-être enfin considérés comme dignes de Krakoa...
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La
série Excalibur
redevient
intéressante ça y est ! Après les derniers chapitres de X of Swords,
j'avais peur que tout le sel de la série n'ait disparu en même
temps que Betsy, mais la revoilà qui pointe le bout de son nez dans
sa dimension d'origine, ce qui veut donc dire qu'Apocalypse mis à
part, l'équipe est enfin au complet ! Hâte de voir ce qu'ils
nous réservent maintenant...
La
vraie grosse surprise de ce quatrième numéro de la revue Reign
of X
c'est évidemment le tout premier chapitre de la nouvelle série
presque mutante, Children
of the Atom,
qui nous promet pas mal de surprises même si je ne vais pas vous le
cacher j'ai ressenti un léger trouble en parcourant ces premières
pages, tout simplement peut-être parce que l'histoire ne fait que
démarrer et que beaucoup de petits éléments restent à régler et
à mettre en place correctement pour que la sauce ne prenne. Patience
donc, en tout cas je sens du potentiel, merci à Vita Ayala pour
cela !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !