Batman
est une fois de plus appelé en renfort par les forces de police de
Gotham City, pour enquêter sur un double-meurtre sordide à plus
d'un titre. En effet, le coupable a poussé le vice et le soucis du
détail jusqu'à faire ressembler traits pour traits ses victimes au
couple Wayne, assassiné le même jour il y a tant d'années déjà.
Et une chose est déjà certaine pour le Chevalier Noir :
l'assassin ne va pas s'arrêter là.
Tour
à tour, les alliés et mentors d'autrefois du Batman sont attaqués
par une créature ignoble, gorgée de terreur et de noire puissance,
un véritable monstre issu des profondeurs d'un esprit malade et
torturé. Les victimes s'accumulent, et notre grand détective
piétine sur un chemin semé d’embûches. Le ou la responsable de
toute cette sombre affaire semble toujours avoir un coup d'avance,
connaître à la perfection la psychologie de la Chauve-souris et
savoir où et quand frapper pour un impact maximal et dévastateur.
Mais
toute danse, même mortelle, a toujours une fin, et celle-ci arrive
bientôt à son terme. Il faudra à Batman toutes les forces dont il
dispose pour mettre un terme à cette histoire avant qu'il ne sombre
à son tour dans la folie, avant qu'il ne dépose les armes face à
la fatalité... car, quoi qu'il advienne, Gotham a toujours besoin
d'un Batman.
---
J'avoue
que j'avais décidé de faire l'impasse sur la seconde série du
Chevalier Noir, Detective Comics,
car pour ma part je trouvais que Batman Rebirth,
la série principale, était déjà assez complexe et ardue à suivre
sans y rajouter d'autres intrigues issues d'un autre scénariste.
Mais récemment il ne vous a pas échappé deux choses :
premièrement, le cycle de Tom King sur Batman Rebirth
s'est achevé, et deuxièmement surtout Urban nous a proposé il y a
quelques jours à peine une superbe opération commerciale, les deux
premiers tomes d'une série estampillée Batman pour le prix d'un
seul ! J'ai donc décidé cette fois de sauter sur l'occasion et
de prendre le train en marche, optant pour la version
de Peter Tomasi qui compte à ce jour seulement quatre tomes.
Que
vous en dire ? Ce premier arc est bien mené, explore à fond la
mythologie de Batman et de son univers, et le pousse dans ses
retranchements jusqu'à un point de rupture inévitable. J'ai
l'impression que Tomasi a voulu nous montrer quel était le plus
grand adversaire possible à la mesure du Batman de sa conception, et
je dois dire que c'est réussi, au moins dans l'intention. Le dessin
de Doug Mahnke est très bon, efficace, détaillé et très
dynamique, une force tranquille et bien dosée au service d'un
scénario lui aussi assez poussé. Je regrette juste qu'au final ce
ne soit pas véritablement une enquête de détective, comme on
aurait pu s'y attendre avec le point de départ. Mais difficile de
ramener une figure comme Batman à un concept d'enquêteur plus
terre-à-terre, l'aura du super-héros dépassera toujours du cadre.
La
fin de l'album présente quelques pages du n°1000 de la série
Detective Comics consacrée à
l'apparition d'un nouvel ennemi qui risque de beaucoup faire parler
de lui dès le prochain tome, que vous retrouverez ici très
bientôt !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Bonjour à toutes et à
tous et soyez les bienvenus pour une nouvelle vidéo unboxing sur
Radiophogeek, avec un personnage majeur de l'ère des bad-girls à
l'honneur cette fois : Lady Death en personne nous fait
l'honneur de sa venue !
Sculptée avec talent par
Quarantine Studio, distribuée par Sideshow que l'on ne présente
plus dans le milieu des collectionneurs, cette magnifique statuette
limitée à 870 exemplaires seulement fera des envieux et des heureux
un peu partout dans le monde je l'espère ! Je vous laisse
regarder la vidéo et n'oubliez pas que vous pouvez toujours
commenter et réagir à l'envie.
David
Haller n'est pas un mutant comme les autres. Déclaré autiste, il
souffre depuis l'enfance d'une sévère dissociation d'identité,
ayant généré chez lui trois personnalités distinctes avec des
pouvoirs séparés et d'une puissance déjà remarquable. Depuis
quelques temps, David est dans le coma, mais son esprit est
régulièrement visité par celui de la défunte mutante Destinée,
dont il a lui-même causé la mort.
C'est
en tâchant d'arrêter Mystique, venue jusqu'en Israël pour tuer
David et venger le décès de Destinée, que l'équipe de Facteur-X
va assister au réveil de celui que l'on nommait autrefois Légion,
celui qui est plusieurs. Mais cette fois, et probablement pour la
première occasion de son existence, David a l'esprit étrangement
clair et lucide, il ne fait désormais plus qu'un avec lui-même et
ses pouvoirs s'en trouvent augmentés de façon exponentielle.
David
n'est pas n'importe quel mutant. C'est le fils du célèbre
Professeur Charles Francis Xavier, mentor des X-Men, un homme dont le
rêve de cohabitation pacifique entre humains et mutants a guidé
toute sa vie. Un rêve qui n'a jamais pu réellement voir le jour,
malheureusement, car de nombreux obstacles s'y sont opposés. Le plus
important d'entre eux, selon la nouvelle conscience de David, n'est
autre que Magneto. Dès lors, une solution radicale mais
incroyablement simple germe dans l'esprit de Légion : revenir
dans le passé, à une époque où Charles et Erik étaient présents
en Israël durant leur jeunesse, bons amis, et tuer Erik Magnus
Lensherr avant qu'il n'ait l'occasion de maîtriser ses pouvoirs et
de devenir Magneto.
Bien
décidé à mener son projet jusqu'au terme sans être dérangé,
Légion s'isole dans un gigantesque cocon en plein désert pour
rassembler autour de lui assez d'énergie chronale afin de pouvoir
voyager dans le temps, vingt ans en arrière. Mais c'est sans compter
sur les X-Men, qui viennent aussitôt en aide à l'armée Israélienne
aux prises avec les défenses psioniques de David. Les combats
s'intensifient, et pourtant on ne peut pas dire que David y mette
toute sa force, au contraire. Tenant absolument à prouver la
validité de son action, il embarque avec lui les courageux héros
venus le combattre, pour un voyage dont on ne revient pas.
Et
tandis que dans le présent les forces conjointes de Xavier et des
derniers X-Men tentent le tout pour le tout afin de ramener leurs
amis, dans le passé ceux-ci n'ont pratiquement aucun souvenir de
leur vie réelle, à part la présence de leurs pouvoirs. Légion
lui-même n'est plus que l'ombre de ce qu'il était, perdu dans ses
propres ténèbres. Mais il retrouvera bien vite la mémoire et son
objectif lui apparaîtra plus clair que jamais. Au terme d'une
bataille sans merci entre lui et le jeune Magnus, David va commettre
l'irréparable et tuer la mauvaise personne, un acte qui aura des
conséquences terribles sur le présent et sur le futur...
Aux
confins de l'univers, au sein de l'immense empire Shi'ar, le gardien
du nexus des réalités tremble de terreur. Le cristal M'kraan est
sur le point d'exploser et de projeter une vague d'altération
inarrêtable sur l'ensemble de l'univers, alors qu'une nouvelle ère
est sur le point de voir le jour. Tout s'arrête soudain pour
recommencer à partir d'un point précis du Temps, dans une direction
pratiquement opposée à ce que l'on a pu connaître depuis. Et dans
les ténèbres, un tyran millénaire sourit en songeant que son heure
est enfin venue...
---
A
l'approche de la date de sortie officielle de la nouvelle édition du
Marvel Omnibus L’Ère d'Apocalypse,
chez Panini et en version française bien entendu, j'ai cru bon de
revenir un instant sur ce Prélude paru pour moi en 2014 et qui
rassemble les différents chapitres de La Quête de Légion,
un cross-over hautement dramatique qui débouchera donc sur un autre
cross-over encore plus sombre et plus abouti. D'autres rééditions
de cette histoire tragique sont venues avec le temps, dont la plus
récente dans les pages de l'intégrale Marvel Classic X-Men
1994-1995 que je vous
chroniquerai un jour également.
Pour
le moment, penchons-nous sur cet album et ce récit très
particulier, ambitieux à plus d'un titre, qui préfigure un
changement radical pour l'ensemble des séries mutantes de Marvel en
ce milieu des années '90. Au scénario nous retrouvons des auteurs
confirmés de l'époque tels que Fabian Nicieza, Scott Lobdell, Mark
Waid et Jeph Loeb, auxquels on ajoute Todd DeZago et John Francis
Moore. Les dessins quant à eux sont signés Andy Kubert, Terry
Dodson, Ron Garney, Steve Epting, Roger Cruz, Jan Duursema et Ian
Churchill, dans un style général très dynamique qui fait la part
belle à l'action et qui paraît déjà très moderne pour son
temps !
Que
dire sur cet album si ce n'est qu'il est crucial, voir indispensable,
pour bien comprendre la portée de L’Ère d'Apocalypse ?
Certainement toujours trouvable dans toutes vos boutiques
spécialisées, cette histoire grandiose d'un fils voulant aider son
père à créer un monde idéal tourne à la tragédie et au drame,
des genres auxquels sont malheureusement habitués nos X-Men depuis
bien longtemps et qui leur réussissent toujours aussi bien ! A
mon sens il n'est même pas nécessaire de bien connaître
l'évolution récente des X-Men à ce moment précis de leur
carrière, tout ce dont vous avez besoin est contenu dans ces
quelques chapitres et vous aidera grandement à affronter la nouvelle
réalité qui s'imposera juste après. En ce sens, les artistes ont
vraiment bien pensé et préparé leur coup, c'est réussi et
maintenant je n'ai qu'une hâte c'est de pouvoir relire entièrement
L’Ère d'Apocalypse pour
me replonger dans cette dystopie faisant apparemment partie des
meilleures du genre chez les super-héros Marvel. Rendez-vous très
prochainement dans un autre monde !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Kara
Zor'El est de retour sur Terre après un voyage de près d'un an dans
l'espace lointain. Mais à son arrivée, rien ne se passe comme
prévu : sa maison a été détruite, ses parents adoptifs sont
portés disparus, les différentes agences gouvernementales pour
lesquelles ils travaillaient également suite à l'attaque d'une
mystérieuse organisation baptisée Leviathan. Comme si cela ne
suffisait pas, les rares preuves que Kara parvient à rassembler la
mènent à la conclusion que ses parents sont aujourd'hui décédés,
ou pire...
Mais
pas le temps de réfléchir au problème Leviathan pour le moment,
car alors qu'elle vient tout juste de sortir d'un affrontement avec
des sbires armés de lames en kryptonite, les alarmes de la
Forteresse de Solitude se mettent à sonner dans tous les sens.
Quelqu'un s'est introduit dans le laboratoire sous le complexe, et ce
quelqu'un n'est autre que Brainiac-1, un vieil ennemi qui tente
aujourd'hui de muer vers une forme supérieure en s'emparant des
savoirs de Krypton stockés dans la Forteresse.
A
peine arrivée sur place, Kara est prise à partie dans une bataille
déchirante entre Batman et Superman face à d'autres héros,
infectés par le Metal N du Batman Qui Rit. Sauvant son cousin d'un
sort peu enviable, c'est finalement Supergirl qui sera contaminée à
son tour par la substance nocive d'un autre univers, et elle
deviendra alors la pire version d'elle-même, une créature vouée à
la haine et à la souffrance. Du moins est-ce le plan d'origine, mais
Kara n'était pas la cible prioritaire et les choses prennent une
tournure plus tragique encore quand il s'avère qu'elle reste
convaincue d'être l'héroïne dont le monde a besoin et que pour le
sauver elle doit employer tous les moyens, y compris les plus
terribles.
Alors
qu'elle s'apprête à relâcher l'infection sur les habitants de
Smallville pour en faire les premiers humains à s'élever jusqu'au
Multivers Noir, Supergirl est stoppée par Wonder Woman mais
également par une escouade d'armures LexCorp alimentées par de la
kryptonite et envoyées par l'armée pour la neutraliser ! Les
combats s'intensifient et alors qu'elle s'enfonce de plus en plus
dans la folie, Kara réalise qu'il est plus important pour elle de
sauver les innocents plutôt que de leur prouver sa valeur sans
cesse. Aidée par Diana, notre infectée parvient à remplir son rôle
mais disparaît peu après, ayant besoin de se retrouver seule.
Lors
de son retour sur Terre, elle est redevenue elle-même mais garde des
séquelles de l'infection par le Batman Qui Rit, notamment des
hallucinations qui la ramènent au temps de la destruction de sa
planète natale, Krypton, et qui réveillent en elle la culpabilité
et la colère enfouies depuis longtemps. Traquée jusqu'au cœur d'un
ouragan par la Générale Banes en armure anti-Supermen, Kara
parviendra après un dur combat à convaincre son adversaire qu'elle
est ici pour aider et non dominer par la force. Mais les vieilles
peurs humaines ont la peau dure, et la méfiance est toujours de mise
même après le sauvetage de plusieurs habitants malchanceux durant
la tempête. Supergirl pourra-t-elle un jour regagner la confiance du
public et des autorités ?
---
C'est
le troisième tome de la nouvelle série Supergirl
entamée avec l'arrivée de Brian M. Bendis sur les titres de l'Homme
d'Acier, et ici le récit est principalement centré sur deux events
majeurs de l'éditeur DC, à savoir Leviathan
d'une part et surtout Dark Nights Metal
qui aura de grosses répercussions sur l'ensemble de l'univers et des
personnages affiliés. Les dessinateurs sont tous très bons, l'album
est cohérent visuellement et assez épais en plus avec toutes ces
intrigues qui se chevauchent, et le scénario partagé entre Mark
Andreyko et Jody Houser se tient lui aussi sans problème. Bref, que
du bon au niveau de la conception de cette histoire et de ce
troisième album !
Seul
bémol, nous n'aurons pas ici la fin de la période ''infectée'' de
Kara, je suppose que ce sera plutôt contenu dans les tomes consacrés
directement au combat face au Batman Qui Rit et ses hérauts maudits.
Du coup, je lirai tout ça en Version Française chez Urban en temps
voulus. Concernant l'évolution du personnage de Supergirl, elle
passe par plusieurs étapes violentes en peu de temps, certaines
vraiment désagréables et dérangeantes pour elle et sa morale,
remettant en question les fondements mêmes de son combat pour la
Justice et la Vérité. Quelques questions philosophiques ou
sociétales sont également abordées de façon métaphorique à
travers ce récit, comme par exemple comment se sentir intégré au
sein d'un peuple qui n'est pas le sien, ou bien encore la pertinence
du jusqu’au-boutisme absolutiste quand il s'agit de défendre une
cause noble au départ. Je ne m'y attendais pas vraiment, et c'est
plutôt plaisant à voir !
Maintenant,
seul l'avenir et certains auteurs triés sur le volet pourront nous
dire ce que deviendront les aventures et les bonnes intentions de
Supergirl dans les mois suivants, mais j'espère déjà vraiment que
ce format individuel de la tomaison sera conservé car il correspond
plutôt bien dans l'ensemble à ce que l'on peut avoir envie de lire
sans devoir compléter toute une continuité précédente. Avant ça,
rendez-vous dans les articles normaux dans quelques semaines pour
découvrir la conclusion de l'Année du Mal !
La
nouvelle vie de famille de Masahiko se poursuit ici ! Les
Wakanae décident tout d'abord d'emmener toute la petite famille
profiter des sources chaudes en montagne durant quelques jours, et
profiter de l'occasion pour resserrer les liens. Évidemment,
Masahiko est partant dès le début mais quand Shion lui fait
remarquer innocemment que ce sera aussi l'occasion de voir nus son
oncle et sa tante dans des bains mixtes... la motivation n'est plus
aussi présente. Même l'idée de pouvoir enfin voir Shion nue ne
fait pas effet immédiatement, et pourtant l'excitation est bien là !
Finalement tout se passera bien après quelques péripéties en
route, mais il y aura toujours un moment délicat à passer pour
notre jeune homme dans la fleur de l'âge !
Ensuite,
une ancienne camarade de Masahiko s'incruste avec ferveur dans
l'atelier de Sora pour devenir son assistante, sans se douter un seul
instant de la véritable nature de son maître mangaka adoré !
Elle avoue même à Masahiko trouver en Sora son idéal masculin...
et n'hésite pas à très clairement manipuler les sentiments de
Masahiko pour elle afin d'obtenir sa place dans cette maison.
Heureusement, le hasard fait bien les choses et Yoko découvrira la
vérité bien assez vite. Sa réaction sera cependant assez
surprenante, et il apparaît déjà à Shion que l'étudiante semble
éprouver de sincères sentiments amicaux pour son cousin. Shion,
quant à elle, s'amuse comme une folle !
Mais
justement, peu après ce sont les agissements et le comportement de
Shion qui se mettent à changer et à inquiéter ses parents :
la jeune fille rentre de plus en plus tard ou fait le mur durant la
nuit, sans explication, et Masahiko la surprend même à se maquiller
et à accentuer ses atouts féminins... se pourrait-il qu'elle se
soit mise à la prostitution ?! En tout cas, l'idée affole
grandement Yukari qui demande à Masahiko de bien surveiller Shion à
l'avenir et de l'accompagner lors de ses sorties afin de la dissuader
de faire une bêtise. Mais ce que le cousin jaloux va découvrir
risque de le surprendre grandement : en effet, Shion joue en
réalité dans un film amateur d'un club de cinéma de la fac, un
polar mettant en scène une femme fatale régleuse de comptes la
nuit. Tout est bien qui finit bien... sauf que c'est encore Masahiko
qui trinque lorsque les membres du club de cinéma tentent de filmer
Shion nue sous la douche pour une scène ''cruciale'' de leur film !
Désormais
obligé de faire partie du club ciné lui aussi pour réparer ses
bavures, Masahiko apprend de ses amis que son propre comportement se
féminise de plus en plus ces derniers temps, ce qui le plonge dans
un trouble très profond... surtout quand le réalisateur se met en
tête de faire de lui la vedette de son prochain film, vedette
féminine bien sûr ! Notre fier Masahiko n'en mène pas large
et va devoir s'initier à la dure à la vie de travesti, avec les
conseils avisés de sa tante et surtout une formation accélérée de
la part de Shion, qui ne dissimule aucunement son amusement face à
cette situation et aux émois de son cousin.
Mais
quand Yoko finit par découvrir le secret de celui qu'elle venait peu
à peu de considérer comme son potentiel petit-ami, elle a une
réaction de rejet très brutale qui blesse énormément Masahiko et
le pousse à surjouer de sa masculinité en toutes occasions pour
compenser. A ce rythme, le film est fichu si son ''héroïne''
principale refuse de se comporter plus décemment, mais c'est surtout
la relation naissante entre Yoko et Masahiko qui prend sérieusement
du plomb dans l'aile. Toutefois, il se pourrait qu'avec l'aide de
Shion, une fois n'est pas coutume, la situation puisse s'arranger en
faveur du malheureux cousin... à condition que le principal
intéressé ne commette pas d'autre gaffe qui entraînerait un
quiproquo malavisé ! Plus facile à dire qu'à faire, surtout
quand le mauvais sort et le hasard s'acharnent...
---
Second
tome de cette série incroyable de Tsukasa Hojo que je ne connaissais
pas du tout et dont je découvre chaque mois la saveur toute
particulière d'un humour bien dosé, assez gras il est vrai mais
terriblement entraînant ! L'auteur parvient toujours à créer
des situations très complexes pour y fourrer son personnage central
et le lectorat prend un malin plaisir à le voir déraper avant
d'être sauvé de justesse par la malicieuse et mystérieuse cousine
Shion.
Il
y a aussi des passages beaucoup plus sérieux, notamment à partir du
moment où Masahiko se questionne véritablement sur son attitude et
sur la façon dont il considère les membres de sa nouvelle famille.
Tante Yukari aura également droit à un beau moment très
philosophique en allant retrouver d'anciennes camarades de classe et
en découvrant l'atroce réalité d'une vie de femme battue et
malheureuse en amour... même Sora, l'incorrigible gaffeur
rentre-dedans, se montrera sous un nouveau jour assez mélancolique
quand on apprendra que Shion grandit décidément très vite et
devient une véritable femme. L'amour d'un père pour sa fille...
Mais
bon, rassurez-vous l'essentiel du tome est quand même sacrément
drôle, je ne me suis jamais autant amusé et esclaffé en lisant un
manga je crois bien, le tout avec une atmosphère vraiment bon enfant
qui fait passer sans aucun problème les éventuels moments gênants
ou trop sérieux. Ne manquez pas le mois prochain la lecture du
troisième tome, on arrivera alors au quart de la série et vue la
façon dont les choses évoluent à toute vitesse pour les
personnages, on a encore de belles surprises devant nous !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Bonjour
à toutes et à tous, nouvelle dizaine d'articles écoulée et donc
nouveau recueil d'illustrations à vous présenter ! Aujourd'hui
nous allons revenir encore du côté du prolifique et hyper
talentueux Stanley ''Artgerm'' Lau avec son troisième sketchbook
auto-édité, toujours sous le titre Superbelle.
C'est parti !
Supergirl, absolument divine
Déjà,
poursuivons avec ce que nous observions la dernière fois : la
douceur incroyable que l'artiste parvient à inscrire sur les traits
de ses personnages, jouant sur l'éclairage, les teintes, les
textures, pour créer cette impression de beauté presque pure qui
nous assaille dès que l'on pose les yeux sur une de ses créations.
Magik, la petite soeur de Colossus
A
savoir aussi que dans ce troisième sketchbook, presque toutes les
illustrations sont réalisées au marqueur coloré, avec une certaine
pâleur des couleurs qui sera corrigée et retouchée ensuite quand
l'art deviendra plus numérique, comme pour des couvertures de comics
par exemple.
Mais
il convient aussi de noter la présence d'images réalisées
entièrement au charbon de bois, dans un style crayonné du plus bel
effet et qui serait pratiquement du photo-réalisme comme employé
pour certains story-boards au cinéma. Admirez par exemple
l'impressionnante précision de ce portrait de Gal Gadot en Wonder
Woman, à la fois sexy, envoûtante et toujours aussi pure.
Gal Gadot, sublime !
La
dernière fois je vous ai montré une illustration de Tifa, de Final
Fantasy VII, et il est temps à
présent de vous présenter l'autre figure féminine importante de
cette œuvre : Aerith. Ma préférence va clairement à la
première, mais je ne pouvais pas faire autrement que de vous
partager cette représentation très active de ce personnage si doux
(encore une fois) et calme la plupart du temps. On sent une force
certaine émaner d'elle !
Aerith <3
De
même, Artgerm excelle aussi pour reprendre les principales
caractéristiques du style d'autres dessinateurs et se l'approprier
pour l'adoucir et le rendre pratiquement divin, somptueux, faisant de
dessins parfois assez bruts de vraies beautés, comme ici avec le duo
Wonder Woman / Batman tiré de la saga du Dark Knight
de Frank Miller. Vous conviendrez je pense que l'amélioration
générale est très visible !
Wonder Woman et Batman par Miller
Je
regrette simplement une chose au final : l'impossibilité de
trouver sur le site officiel de l'artiste l'image à l'aquarelle
représentant Poison Ivy, vraiment de toute beauté du genre à
couper le souffle, avec une pureté indéniable se dégageant du
regard et encore et toujours cette douceur incroyable émanant de
l'ensemble grâce notamment aux couleurs choisies. Je vous invite
donc à la chercher par vous-mêmes, tandis que je vous laisse avec
ce visuel de Silk, un autre personnage très secondaire de l'univers
de Spider-Man que j'apprécie particulièrement et qui n'avait pas
encore eu droit à sa propre scène par Artgerm. On en prend plein
les yeux !
Silk
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Luke
Ellis est un jeune garçon de douze ans, extrêmement intelligent
pour son âge, qui se prépare activement pour ses études
supérieures dans deux des plus prestigieuses académies des
États-Unis. Mais en dépit de son intellect, de son savoir et de ses
intuitions, Luke n'était pas préparé à ce qui allait suivre :
enlevé en pleine nuit par un commando secret, ses parents
assassinés, sa vie détruite.
Se
réveillant dans une chambre pratiquement identique à la sienne,
quelque part dans un coin reculé du monde, Luke découvre qu'il est
désormais pensionnaire d'un étrange institut privé, comme d'autres
enfants, et que tous possèdent également certains dons
particuliers. Des dons pour lesquels ils subiront des tests et
examens atroces, des expériences à la limite de la barbarie, et qui
ultimement feront leur perte.
Qui
dirige cet institut ? Qui cautionne ces agissements ? Nul
ne le sait. Mais ce qui est certain, en revanche, c'est qu'aucun
enfant n'en est jamais ressorti vivant. Alors, la peur au ventre mais
l'esprit solidement déterminé, Luke planifie son évasion dans le
but d'échapper à l'Enfer, mais surtout de pouvoir revenir avec de
l'aide et faire libérer ses nouveaux amis.
Alors
que le monde s'effondre pour ces enfants, une lueur d'espoir subsiste
malgré tout et les guidera vers le salut, tandis que Luke jouera le
tout pour le tout et sera prêt à tous les sacrifices pour se sauver
et alerter le reste du monde. Mais parfois, même en tombant sur des
gens de bonnes volontés, il arrive que certaines vérités doivent
rester dissimulées le plus longtemps possible, pour le bien commun.
Dès lors, comment survivre à l'horreur d'une vie d'enfant brisée
et de sévices abominables dans un but encore plus innommable ?
---
Petit
dernier du toujours aussi prolifique et captivant Stephen King, que
l'on ne présente plus aujourd'hui du moins je l'espère, L'Institut
est un roman angoissant et
stressant surtout, qui aborde des thèmes très actuels mais datant
également d'une autre époque, d'un autre temps, où tous les
sacrifices étaient bons pour forger un monde nouveau. Assister aux
expériences que subissent les enfants piégés dans cet endroit, à
l'apparition de solides syndromes de stress post-traumatique chez des
personnes si jeunes, et savoir que, comme toujours avec King,
certaines informations de base sont tout ce qu'il y a de
véridiques... ça fait réfléchir, et très activement, sur la
nature de notre monde et de notre civilisation moderne.
Albin
Michel, dans sa présentation en quatrième de couverture, évoque
''une puissance d'évocation égale à Ça'',
ce que je n'ai pas vraiment retrouvé je dois bien l'avouer, mais je
rapprocherai plutôt ce que l'on ressent à la sortie de ce roman de
ce que l'on a pu éprouver après La ligne verte,
un chamboulement profond de son être intérieur et un questionnement
moral assez douloureux. Je ne peux que déconseiller aux personnes
particulièrement sensibles à certains sujets de lire cette
histoire, sauf après une petite préparation. Autrement, c'est un
roman très bien mené d'un bout à l'autre, avec beaucoup de
références actuelles et de pistes de réflexion, des personnages
charismatiques et des situations repoussantes à surmonter pour
devenir plus fort ensemble.
Pour
finir, je tiens à évoquer un certain Russ Dorr, assistant médical
de son état, collaborateur et proche ami de Stephen King, décédé
en 2018. Ce roman lui est en grande partie dédié, comme ultime
hommage pour une amitié d'une force exceptionnelle et pour une
confiance presque jamais égalée envers un autre être humain. King
avoue volontiers qu'il n'aurait pas pu écrire certains de ses plus
grands chefs-d’œuvre sans l'appui et les renseignements que Russ
Dorr lui procuraient sans faille. Il faut espérer à présent que
cette force n'a pas disparu à la mort de cet ami de longue date, et
que l'auteur saura y puiser pour ses prochaines séances d'écriture,
que nous attendons tous avec impatience. Merci à M. Dorr donc,
d'avoir su aider un talent incontestable à briller encore plus fort
pendant toutes ces années.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Le
terrible Batman du Multivers Noir n'en a pas encore fini avec le
nôtre ! Même du fin fond de sa cellule spécialement aménagée
pour lui, il poursuit ses sombres manigances et ses plans déments,
prêt à toutes les bassesses pour emporter l'âme de l'humanité. Et
cette fois-ci, il risque bien d'y parvenir...
Pour
le contrer, il ne faudra pas moins que l'union des plus grandes
forces de notre monde, Batman et Superman travaillant ensemble pour
résoudre une affaire de disparition qui devient vite un véritable
cauchemar. Il s'avère rapidement que le Batman Qui Rit n'avait pas
infecté que le commissaire James Gordon avec sa toxine mêlée de
Métal N, mais aussi cinq autres héros devenus ses cavaliers d'une
Apocalypse très personnelle.
Poussés
dans leurs retranchements au cours d'une enquête de longue haleine
qui les met face à leurs contradictions et à leurs secrets, Batman
et Superman vont devoir accepter que la victoire ne puisse être leur
sans quelques sacrifices nécessaires... une fois de plus, c'est
notre univers tout entier qui est menacé de destruction, via
l'intrusion du Multivers Noir dans notre réalité. Une fois de plus,
il va falloir combattre comme jamais auparavant, et se résoudre à
des actes jamais envisagés jusque là.
Pour
le meilleur et surtout le pire, notre duo va faire l'amère
expérience d'une défaite cuisante avant de pouvoir s'en relever
encore meilleur, et prêts à aller jusqu'au bout cette fois-ci !
Mais est-ce que ce sera suffisant ? Alors que la poussière des
combats retombe et que chacun panse ses plaies, un seul personnage
peut encore rire de toute cette histoire...
---
Second
tome consacré à l'intrigue en cours sur le terrible Batman Qui Rit,
ce coup-ci c'est Joshua Williamson qui prend la relève de Scott
Snyder et qui a toutes les cartes en mains pour nous offrir un récit
bluffant et poussant deux des meilleurs super-héros au monde jusque
dans leurs retranchements les plus douloureux. L'histoire principale
est entrecoupée par de petits interludes consacrés chacun à l'un
des infectés de la toxine, sans doute histoire de mieux nous faire
comprendre les enjeux qu'ils représentent et la façon dont le
Batman Qui Rit a pu les corrompre. C'est assez prenant je ne vous le
cache pas, surtout si comme pour moi certains de ces personnages
secondaires font partie de vos petits chouchous chez DC. Les voir
dans cet état n'est un plaisir pour personne !
Les
différents scénarios sont signés Sina Grace, Paul Jenkins, Dennis
Hopeless Hallum, Zoë Quinn et Robert Venditti. Quant aux
dessinateurs mobilisés pour l'occasion : David Marquez pour
l'arc central, et Joe Bennett, Inaki Miranda, Jack Herbert, Freddie
E. Williams II, Brent Peeples et Laura Braga, rien que ça ! Si
les noms ne vous disent peut-être pas grand chose en eux-mêmes,
vous avez déjà sûrement croisé leur travail si vous lisez
régulièrement des comics des deux majors. Et je ne vous parle même
pas de la galerie de couvertures par des artistes encore plus
renommés comme Clayton Crain, Francesco Mattina ou John Romita Jr.
et Olivier Coipel !
Alors
que penser au final de cette histoire ? C'est une très bonne
suite, dans la droite ligne de ce que Scott Snyder échafaude depuis
Batman Metal, et qui va nous
conduire tout droit aux événements de Justice League –
Doomwar alors qu'il faut
absolument lire également en parallèle les arcs développés dans
New Justice. Ça fait
un sacré paquet de héros et d'intrigues à suivre, mais Urban a
bien fait les choses et tout est sorti dans un ordre logique et sans
trop de rush, il n'y a donc pas trop de mal à se repérer dans tout
ça. Et puis voir enfin un Superman qui se lâche presque totalement
dans un combat, c'est rare et ça se savoure !
Je
ne sais pas vous, mais moi plus ça va et plus j'ai vraiment hâte
que cette longue histoire se termine et que le Batman Qui Rit
rencontre enfin son destin fatidique... mais avec Scott Snyder, pas
impossible que de nombreuses surprises soient encore au rendez-vous
et que ce saligaud s'en sorte de belle manière ! J'espère
simplement que le grand final, s'il doit avoir lieu un jour, saura se
montrer à la hauteur de toutes les attentes générées ici et
depuis quelques années maintenant, car on sait que Snyder a
malheureusement quelques lacunes quand il s'agit de clôturer ses
intrigues. J'aime à penser que l'expérience de son run sur la série
Batman des New52
l'aura endurcit à ce niveau et que son écriture s'en ressentira,
car Batman Metal
n'était encore qu'une longue introduction de ce qui arrive
actuellement ! Donnons-nous tous rendez-vous pour assister à la
longue descente aux Enfers de la Ligue de Justice, et à leur
inévitable remontée en flèche... du moins on l'espère.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Les
événements s'enchaînent à toute vitesse pour le jeune Mark
Grayson : après la révélation de la véritable nature de son
père et la disparition de ce-dernier dans l'espace, c'est un
véritable coup dur à encaisser pour tout le monde. D'autant plus
que la nouvelle fait le tour de tous les médias, après une fuite
malheureuse du côté des services gouvernementaux. Désormais, tout
le monde sait que le puissant Omni-Man est un traître et que son
propre fils, Invincible, l'a rejeté pour continuer à défendre la
Terre, son monde natal. Mais fort heureusement, personne ne fait le
lien entre Invincible et Mark, et les gens pensent simplement que le
jeune homme vient de perdre son père dans un accident tragique.
A
présent qu'il reprend le flambeau, Mark se doit d'être à
disposition des agents du Gouvernement tout le temps, pour toute
urgence qui nécessiterait son intervention héroïque. Cela va des
combats classiques face à des super-vilains, jusqu'à contrer une
invasion extraterrestre mondiale, en passant par des tractations avec
un royaume sous-marin et même un aller-retour sur Mars avec une
mission spéciale de la NASA ! Invincible est sur tous les
fronts ou presque, qu'on se le dise !
Si
seulement sa vie sentimentale était aussi réussie et
intéressante... Amber, sa petite-amie, le soupçonne carrément
d'être un dealer de drogue, ce qui expliquerait selon elle ses
nombreuses absences et blessures. La propre mère de Mark est aussi à
plaindre dans l'histoire, elle qui a perdu l'homme de sa vie d'une
horrible façon, se sentant trahie jusqu'au plus profond de son être,
elle sombre dans l'alcool mais peut également compter sur des
épaules solides et des oreilles attentives pour l'aider à s'en
sortir. Petit à petit, elle va reprendre du poil de la bête et sa
vie en mains. Espérons, tout comme Mark, que cela durera.
Quant
à notre jeune super-héros, il en vient finalement à révéler son
secret à sa petite-amie, au cours d'un chapitre émouvant qui
récapitule l'ensemble des événements du premier tome pour notre
plus grand plaisir ! Une relation de confiance mutuelle
s'établit dès lors entre les deux adolescents venant tout juste
d'entrer à la fac et cherchant encore leurs marques dans cette
future vie d'adultes.
N'oublions
pas non plus un autre personnage très important qui aura lui aussi
droit à sa propre histoire développée sur tout un chapitre :
Allen l'Alien est de retour sur son monde et fait son rapport aux
plus hautes autorités concernant la défection du Viltrumite qui
vivait sur Terre. Les beaux jours semblent enfin à portée de main,
mais le malheur finit toujours par trouver un moyen de vous frapper
quand vous vous y attendez le moins...
Attendez,
ne partez pas déjà, il y a encore des tas de choses à lire et à
raconter ! Les nouveaux Gardiens du Globe se forment, Robot et
Monster Girl se rapprochent doucement, Atom Eve prend son envol et la
fac de Mark se trouve être le repaire d'un dangereux savant-fou en
devenir ! Et pour couronner le tout, un tout nouvel ennemi fait
son apparition explosive et risque de semer pas mal de troubles dans
les tomes à venir !
---
Robert
Kirkman réussit le tour de force incroyable de rendre sa série déjà
excellente encore plus intéressante à chaque nouveau chapitre,
déployant des efforts inédits pour développer des intrigues et des
sous-intrigues partant dans plusieurs directions à la fois et
fournissant déjà un travail impressionnant qui ne cesse de grandir
et de prendre en maturité. C'est bien simple, je ne peux pas lâcher
l'album pourtant assez épais avant de l'avoir totalement parcouru, y
compris la très respectable galerie d'illustrations en bonus de fin
avec ses commentaires savoureux. Mais tout le génie de cette série
ne revient pas exclusivement à son scénariste, le dessinateur est
lui-aussi à saluer grandement pour son travail et ses efforts, merci
donc à Ryan Ottley, toujours aidé par son talent et par les
conseils avisés de Cory Walker, lui aussi toujours présent malgré
ses autres activités.
Invincible,
c'est le condensé parfait de ce qui se fait de mieux en matière de
super-héros dans les comics Américains. Vous êtes découragés par
les aventures un rien répétitives de Spider-Man, Batman, Superman,
ou autres Avengers ? Eh bien ici, pas de continuité à
rallonge, pas -encore- d'univers parallèles, juste une histoire avec
un début et tout un tas de ramifications que vous pouvez choisir de
suivre en simultané ou bien d'ignorer un temps pour certaines
jusqu'à ce qu'elles vous reviennent en pleine figure. Rien n'est
laissé au hasard, chaque détail à un sens et un usage précis,
bref c'est vraiment l'idéal pour lire et réfléchir en même temps
tout en se détendant.
Pour
les quelques personnes qui auraient vraiment du mal avec le format
épais de ces grosses intégrales parfaites de chez Delcourt, sachez
que l'adaptation en série-animée devrait normalement se faire sous
peu sur Prime Video, quelques extraits étant déjà disponibles en
guise de démos. Franchement, ça laisse rêveur !
Que
dire de plus ? Je voulais profiter des quelques lignes qu'il me
reste afin de saluer haut et fort le travail remarquable sur le
traitement des personnages féminins et leur écriture. Qu'il
s'agisse d'Atom Eve, de Monster Girl, de la mère de Mark ou bien de
la copine de ce brave Allen, elles sont toutes extra et pensées
comme des filles et femmes modernes, de toutes cultures et de toutes
origines, y compris les personnages les plus secondaires servant de
soutien ou de boussole aux principaux. Comment ne pas tomber en
admiration devant Eve et ses ambitions, ou avoir de la peine pour
Monster Girl comme ce cher Robot, ou bien être tiraillé par le
désir émanant de Telia ? Bon, j'avoue que pour ma part cette
pauvre Amber me laisse un brin indifférent, je la trouve un rien
trop stéréotypée à mon goût. Mais je ne doute pas que son
personnage prendra de l'importance avec le temps maintenant qu'elle
connaît le secret de Mark !
Pour
finir, un grand merci toujours aux équipes de chez Delcourt, qui
nous fournissent une lecture de haute qualité pour un prix
raisonnable, le tout dans un recueil de très bonne facture !
Merci également à Image et à Skybound pour la V.O. des origines,
sans qui rien de tout ceci n'aurait été possible. A-priori il
devrait sortir deux intégrales par an chez nos amis de Delcourt,
donc d'ici 5 à 6 ans si tout va bien on devrait avoir l'ensemble de
la série dans ce beau format que je ne saurai trop vous conseiller !
Coup de cœur du mois de Janvier 2021, très clairement !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Eddie
Brock, alias Venom, est en plein combat contre le tristement célèbre
Jack O'Lantern quand il est soudain aspiré par une faille entre les
dimensions, pour atterrir dans une version apocalyptique de la Terre
que nous connaissons. Une version où d'étranges petites créatures
blanches tentent par tous les moyens de s'emparer des symbiotes
qu'elles croisent, afin de fusionner avec eux et de devenir le
prédateur ultime !
Notre
Venom découvre bien vite qu'il a été appelé en ce monde par le
Docteur Strange-Venom, qui a besoin de toutes les versions possibles
du symbiote noir pour maintenir une certaine résistance face aux
créatures, appelées Poisons. Si jamais un Venom vient à fusionner
avec un Poison, il devient plus fort que jamais mais perd son
identité propre et surtout son hôte premier, qui finit consumé.
Et
ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg, car après
plusieurs batailles et quelques trahisons tragiques, nos anti-héros
interdimensionnels apprennent l'horrible vérité : les Poisons
n'en ont pas qu'après les différentes versions de Venom, mais
désirent bel et bien s'emparer de l'ensemble des univers connus !
Leur plan est de fusionner avec tous les Venom possibles, puis de
tuer et détruire tous ceux qui resteront afin d'assurer leur
domination totale. Être au sommet de la chaîne alimentaire en
somme, pour toujours, partout. Et grâce aux pouvoirs du Docteur
Strange-Venom, ils pourront bientôt avoir accès à l'ensemble des
univers parallèles qu'il leur reste à conquérir. De quoi ouvrir
sérieusement leur appétit !
Sans
leurs leaders et désormais moins nombreux qu'au début, les
différents Venom décident de tenter le tout pour le tout sur une
idée d'Eddie et d'invoquer un Carnage d'une autre dimension pour
qu'il vienne les renforcer. Il s'avère bien vite que s'il est assez
incontrôlable, Carnage est pour autant très efficace face aux
Poisons qui ne connaissent pas du tout ce type de symbiote et se font
massacrer dès qu'ils vont au combat face à lui. Ce petit avantage
donnera à nos héros tout le temps nécessaire pour fabriquer une
bombe anti-Poisons et l'armer dans le QG ennemi, avant que Strange ne
cède face aux pressions des Poisons pour fusionner avec lui et ne
devienne leur nouvelle arme.
---
C'est
un récit assez simple en définitive, qui s'inspire évidemment des
récentes aventures cosmiques de Venom ainsi que du succès de
Spiderverse précédemment
pour offrir à notre symbiote préféré sa propre bataille entre les
dimensions. Enfin, presque, vu qu'ici toute l'action se déroule sur
un seul monde, mais la fin s'ouvre sur de nombreuses possibilités de
suite !
Au
scénario on retrouve un habitué des symbiotes, Cullen Bunn, aidé
par Nnedi Okorafor, Magdalene Visaggio et Aaron Covington pour les
récits parallèles. D'ailleurs, petite observation personnelle, mais
au final il n'était absolument pas nécessaire de posséder l'album
Edge of Venomverse
puisque la moitié des récits complémentaires qu'il contient est
présente ici en ouverture. Marvel aurait quand même pu éviter un
doublon dans ses éditions, mais bon...
Aux
dessins, Iban Coello, Annapaola Martello, Declan Shalvey, Alex
Arizmendi, Tana Ford et Khary Randolph, pour un style global assez
performant et tout en continuité ce qui fait plaisir à voir et à
lire pour une fois ! On remarquera aussi la galerie des
couvertures en fin d'album, certaines étant vraiment magistrales
comme par exemple celle en cinq parties signée Clayton Crain, dont
la partie centrale sert ici de couverture principale à l'album
lui-même. Avoir toute la fresque doit certainement être génial !
Ce
n'est pas la fin des aventures de Venom bien sûr, nous le
retrouverons très bientôt dans sa nouvelle série solo, mais pour
l'heure une courte pause s'impose et nous filerons dès la prochaine
fois vers un tout autre univers. Soyez au rendez-vous !
Yamada
est en fuite avec plusieurs unités de police à ses trousses, tandis
que FARM lui dévoile sa mission : elle doit récupérer une
arme mise de côté pour elle et intercepter un véhicule
transportant à son bord un condamné à mort que FARM veut à tout
prix voir disparaître. Ce-dernier, surnommé Channel 3, est en
réalité un ancien membre de l'organisation et dispose
d'informations très sensibles sur les identités, les finances et le
but réel qu'elle poursuit en secret. S'il les révèle, ce pourrait
bien être la fin de FARM ! Il doit donc mourir, et de la main
de la véritable Ice Pig de préférence afin de faire d'elle une
véritable criminelle et de se débarrasser de deux ennemis d'un seul
coup.
Mais
c'est mal connaître notre jeune hackeuse, qui parvient en un rien de
temps à renverser la situation et à prendre l'avantage grâce à de
nouveaux alliés bien placés sur son chemin. Pendant que Vespa fait
tout son possible pour empêcher que la fille d'un haut fonctionnaire
soit tuée durant la prise d'otages, Yamada fait enfin la rencontre
de Channel 3, qui accepte sans surprise de coopérer avec elle dès
que toute cette histoire sera réglée.
Il
faut faire vite, car dans les coulisses c'est toujours FARM qui a
l'avantage, du moins tant que la prise d'otages se poursuit et que
les policiers de toute la ville sont à la recherche d'Ice Pig. On
découvre alors que la véritable commanditaire de cette opération
n'est autre que l'ancienne maîtresse de Yamada, la femme qui l'avait
acheté et réduit en esclavage avant de tuer sa mère pour la punir
de sa fuite ! Ice Pig a donc de sérieuses affaires à régler
et il se pourrait bien qu'en définitive elle ne devienne une
véritable criminelle pour venger ou protéger ses proches...
Parallèlement,
Channel 3 révèle qu'il dispose lui aussi d'agents doubles dans les
rangs de FARM, prêts à intervenir pour saboter l'opération avant
qu'il ne soit trop tard. L'inévitable confrontation se solde par une
mort tragique qui aurait pu être évitée, et nos héros retrouvent
la sécurité d'un nouveau QG. L'heure des ultimes révélations est
plus que proche à présent, et chacun doit peser en son âme et
conscience les conséquences d'une dernière bataille contre FARM.
Les enjeux sont très élevés, et il est plus que probable que
certains ne reviennent jamais. Mais quoi qu'il arrive, Ice Pig est
plus que jamais déterminée à rendre la justice et à faire tomber
l'organisation criminelle avant qu'elle ne mette en branle son plan
dément de conquête du pouvoir...
---
Et
c'est avec ce quatrième tome que j'ai été particulièrement séduit
par cette série, je peux bien l'avouer maintenant. Rien que la
couverture m'a tout de suite accroché, il faut dire qu'il y a un
très sérieux effort de fourni pour rendre une illustration aussi
''belle'' et envoûtante alors que les trois précédentes
couvertures étaient plutôt dans la norme de ce qui se fait pour un
seinen du genre.
Bien
sûr à l'intérieur du tome rien ne change au niveau des visuels et
du graphisme, mais l'histoire de Yukai Asada s'accélère et on passe
très vite l'inévitable point de non-retour où il faudra tout
donner pour le cinquième et dernier tome, personnages comme auteur !
Le récit prend de l'ampleur, les derniers secrets vont bientôt être
révélés et ce sera ensuite le moment de la tant attendue
confrontation finale avec les véritables têtes pensantes derrière
FARM. Qui l'emportera ? Ce manga classé ''Borderline'' par
l'éditeur n'a je pense pas encore révélé tout son jeu, un peu de
patience !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Il
y a un million d'années, et plus encore, un Céleste est venu sur la
Terre. Que cherchait-il ? Nul ne le sait. Peut-être était-il
malade, peut-être voulait-il simplement un endroit calme pour
mourir... quoi qu'il en soit, il fut combattu par les plus grandes
puissances de l'époque, Odin en tête, et la plupart des forces
cosmiques de l'univers concentrées sur cette planète à la vie
encore jeune. Terrassé, le Céleste solitaire fut enterré sous le
continent Africain, laissé pour mort.
De
nos jours, la Terre entière tremble face à une menace d'un niveau
encore jamais égalé. Loki a fait ce qu'il sait faire de mieux, à
savoir semer le chaos et la désolation, même lorsqu'il tentait il
n'y a encore pas si longtemps de se racheter. Le Céleste solitaire
est réveillé et sorti de sa prison de roche, et il a fait venir à
lui ses frères d'au-delà des étoiles. La dernière armée, une
puissance sans commune mesure, débarque sur notre planète pour la
réduire à néant.
Mais
face à elle, se dressent les plus grands héros de notre monde :
les Avengers ! Une fois encore ils répondent présents pour
affronter le danger le plus périlleux qui soit, l'extinction pure et
simple de toute vie sur Terre, et une fois de plus le cri de
rassemblement est porté jusqu'aux cieux. Captain America, Iron Man,
Thor, mais aussi le Docteur Strange, la Panthère Noire, Captain
Marvel, Ghost Rider et enfin Miss Hulk, tous s'unissent malgré leurs
différences et leurs différents, tous acceptent de lutter jusqu'au
dernier souffle là où beaucoup d'autres auraient renoncé.
Dans
les ruines de l'ancienne Asgard, Odin observe les exploits des
protecteurs de Midgard et, s'il se félicite de les avoir guidé dans
la bonne direction, il redoute en secret le jour où ils apprendront
le plus noir de ses secrets.
---
Une
nouvelle équipe d'Avengers est montée en urgence par le scénariste
Jason Aaron, avec pratiquement que des personnages sur lesquels il a
déjà travaillé par le passé et dont il connaît bien l'évolution
de cette dernière décennie, comme Thor ou Ghost Rider et le Docteur
Strange par exemple. Je ne suis pas vraiment fan du travail d'Aaron
en général, j'ai honteusement ignoré ses runs sur les séries des
héros susnommés, et je maintiens que son écriture est assez
simpliste, voir trop par moments. Mais forcément, après un génie
comme Jonathan Hickman, c'est dur de retrouver une verve et une
portée aussi flamboyantes sans y aller fort, peut-être trop fort
justement.
On
sent que Jason Aaron est en terrain conquis et qu'il écrit avec la
bénédiction des pontes de Marvel, auréolé par ses séries
précédentes et les changements parfois drastiques qu'il a apporté
à certains personnages des plus emblématiques de la Maison des
Idées. Grand bien lui fasse, mais je ne suis pas vraiment conquis à
l'issue de cette lecture, pour les raisons que j'ai déjà évoqué
mais aussi et surtout parce qu'il y a trop d'exagérations, trop
d'échelles différentes de puissances en jeu, trop de ce que
j'appellerai également de ''petites gamineries'' aussi, comme une
abondance d'onomatopées à la limite du borborygme qui frisent le
ridicule en plein milieu d'un dialogue arrivant déjà avec peine à
se rendre intéressant.
C'est
dommage parce que je me faisais toute une joie de suivre les
aventures de cette énième version de l'équipe-phare de Marvel,
surtout en grand fan de Miss Hulk je voulais absolument savoir quel
serait son rôle dans tout cela et quelle serait son utilité au sein
d'une équipe aussi puissante. Je suis assez déçu, je ne vous le
cache pas, et je n'ai trouvé que deux ou trois moments sympathiques
à me mettre sous la dent mais pour autant je ne désespère pas et
je poursuivrai avec la lecture des tomes suivants bien entendu, en
bon pigeon que je suis.
En
ce qui concerne les dessinateurs... Sara Pichelli est toujours aussi
merveilleuse et relève le niveau général, quand Ed McGuinness et
Paco Medina s'obstinent à nous envoyer dans les mirettes des visuels
et des proportions que l'on avait pas revu depuis le début des
années 2000, pas forcément dans le meilleur des sens. En somme, un
scénario un peu trop rentre-dedans et un niveau général de design
pas forcément au top de ce à quoi on aurait pu s'attendre sur un
titre Avengers, bref...
petite déception donc. Peut-être que Jason Aaron en a encore sous
le pied et qu'il prépare quelque chose de vraiment extra pour la
suite, j'ai envie d'y croire du moins, mais je pense qu'il était
peut-être encore un peu trop tôt en 2018 pour lui confier les clés
de la série la plus importante de Marvel alors qu'il venait à peine
véritablement de faire ses preuves sur des séries solos.
Patientons
un peu et attendons de voir ce que l'avenir nous réserve, j'ai tout
de même de l'espoir car certains membres de cette nouvelle formation
peuvent vraiment apporter une belle surprise s'ils sont bien
exploités et surtout bien compris et écris. Autrement, pas mon
titre fétiche de ce ''Fresh Start'' qu'on nous a tant vanté,
j'espère sincèrement que d'autres séries comme le Spider-Man
de Nick Spencer sauront relever
le niveau, j'en attends d'ailleurs beaucoup et vous en entendrez
parler ici-même dans les prochaines semaines !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !