mardi 22 juin 2021

Avengers tome 2 - Tour du monde (Panini Comics - Octobre 2020)


La nouvelle formation des Avengers a triomphé de la menace cosmique de la Dernière Armée, et les Célestes les en ont gracieusement remercié en leur offrant un tout nouveau QG à partir du corps de leur défunt ancêtre. Désormais, la nouvelle tour des Avengers se dresse au sommet du monde, et les plus grands héros de la Terre et de toute l'histoire de cette grande équipe s'y réunissent pour se préparer à affronter les nouvelles menaces à venir.


Et il va y avoir du boulot : Namor fait son grand retour lui aussi et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est véritablement fou furieux après l'incursion de la Dernière Armée et les dégâts causés à Atlantis. Refusant tout net d'entendre raison, le souverain des mers a décidé que toutes les créatures non-aquatiques qui usent et abusent des faveurs des océans seront dorénavant chassées et massacrées sans vergogne. La guerre est pratiquement déclarée entre les mondes de la surface et des fonds marins, et ce n'est pas l'intervention musclée des nouveaux héros de la Russie qui risque d'arranger les choses. Pour toutes les grandes puissances, Atlantis est maintenant une menace à prendre très au sérieux et qui doit être jugulée, par tous les moyens si besoin. Les États-Unis, ayant perdu la confiance historique qu'ils avaient en les Avengers, ont eux aussi trouvé une nouvelle super-équipe pour les représenter. Et l'Escadron Suprême ne fait pas dans la dentelle...


Comme si cela ne suffisait pas, il faut aussi traiter les rumeurs obscures du monde des ténèbres et de la nuit : un soulèvement gronde chez les vampires de Transylvanie, une nouvelle faction émerge et tente petit à petit de saper le pouvoir de Dracula et de ses hordes. Rien de tel pour combattre des vampires rebelles que d'enrôler Morbius, le vampire-vivant, et Blade le vampire chasseur de vampires ! On ignore encore quelles seront les conséquences de ces nouvelles arrivées au sein des Avengers de réserve, mais il risque bien d'y avoir de l'action à revendre !


Et bien sûr, il y a toujours l'autre face du cosmos à surveiller de près... les manigances de Loki pour pousser les Avengers à se reformer n'étaient pas entièrement du bluff, quelque chose de vraiment terrible se prépare dans les tréfonds de l'espace infini, un danger comme on n'en a encore jamais vu sur Terre ou ailleurs.


Terminons en ajoutant le dernier élément un peu difficile à avaler pour les différentes puissances mondiales : les Avengers ont nommé T'Challa, le roi du Wakanda, Black Panther en personne, comme président de leur assemblée ! La paranoïa internationale ne fait que croître après cette annonce, les nations voyant tout de suite d'un mauvais œil que le souverain du Wakanda ait la main mise sur un groupe aussi puissant que ces Avengers-ci. Même si T'Challa fait de son mieux pour séparer les intérêts de son royaume de ceux du reste du monde et agir en toute transparence pour servir au mieux ces derniers, c'est encore loin d'être évident et sa présence attise les méfiances... d'où la nécessité de former un corps de réserve secret, constitué d'agents opérants dans l'ombre et dans toutes les zones nécessaires afin de recueillir de précieux renseignements pour ensuite monter les opérations officielles des Avengers.


---

 

Ah oui et comme si ça ne suffisait pas, Miss Hulk et Thor sortent ensemble ! Jason Aaron nous aura décidément tout fait chez Marvel ces dernières années, et même si j'approuve complètement son choix d'éléments pour cette nouvelle mouture des Avengers, je ne peux m'empêcher de trouver des défauts assez conséquents dans son écriture.


Premièrement : Thor. Il est... débile, très loin de la prestance qu'il avait il y a encore dix ans. On dirait vraiment que le dieu du tonnerre a perdu pas mal de neurones depuis qu'il a perdu son bras gauche et son marteau, il se comporte comme une brute épaisse qui tente de comprendre le monde qui l'entoure et fait preuve d'une certaine lourdeur que je trouve juste insupportable la plupart du temps.


Deuxièmement : Namor. C'est depuis des décennies un personnage assez bas du front, du moins dans la plupart des histoires que j'ai pu lire avec lui que ce soit chez les X-Men ou chez les New Avengers. Il n'a à cœur que ses propres intérêts et ceux de son Atlantis idéalisée, mais ici il se fait vraiment sauter les derniers fusibles de raison qui lui restaient et déclare ni plus ni moins que la guerre totale à la surface. Ses motivations sont nobles bien sûr, empêcher le monde moderne de détruire les océans ça me parle complètement, mais il s'y prend très très mal. C'est le symbole d'une mauvaise décalque d'Aquaman, par un auteur qui trouvait sans doute ça très spectaculaire et impressionnant.


Troisièmement : il faut maintenant qu'on parle vraiment de ce qui me dérange le plus dans ces nouvelles séries... c'est très, très difficile de ne pas perdre du temps à tenter de lire et relire plusieurs fois les textes en didascalies. Les couleurs choisies pour remplir ces petits cadres de texte sont assez sombres, dans le bleu et le vert ici il me semble, et comme le texte lui-même est évidemment en noir, je vous laisse imaginer le résultat. A mon avis ça n'aurait pas été très grave si Panini avait simplement choisi d'éclaircir un peu les teintes de ces zones précises des pages et cases concernées. Ou tout simplement passer le texte en blanc, au moins comme ça ça se voit nettement et de loin.


Je pourrais vous parler d'autres défauts du même genre encore un moment, mais ça serait gâcher le plaisir de la lecture. L'histoire n'est pas mauvaise, comprenez-moi bien, franchement j'accroche et j'ai envie de lire la suite et de m'investir dans ces multiples récits entremêlés ! Mais je ne peux malheureusement pas faire abstraction de toutes ces complications inutiles qui rendent cette séance de lecture particulièrement désagréable au bout du compte. Ah oui, et la présence d'une galerie des couvertures en bonus de fin c'est toujours sympa bien sûr... sauf quand ces illustrations font moins d'un quart de page, histoire de gagner de la place et d'en mettre davantage. A ce moment-là Panini, sélectionnez peut-être moins de couvertures à intégrer dans cette galerie mais mettez-les nous en pleine page que diantre ! Urban le fait très bien donc c'est possible !


Voilà, je ne sais pas quoi vous dire d'autre, je n'ai pas non plus envie de vous décourager de lire la série, j'attends moi-même peut-être beaucoup trop de ce titre parce que la composition de l'équipe me plaît et que les enjeux ont l'air d'être vraiment énormes ce coup-ci. Finalement tous ces défauts sont assez mineurs pris un par un, mais ensemble ils deviennent un vrai frein et j'ai du mal je dois bien l'avouer. Comme pour la série Amazing Spider-Man de Nick Spencer pour d'autres raisons, mais on en reparlera. Tout ça pour dire que cet énième relaunch des titres Marvel promet beaucoup c'est vrai, mais qu'il faudra voir sur la durée ce qu'il adviendra et si ça en valait la peine. Je vous invite comme toujours à tester par vous-mêmes.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 21 juin 2021

Batman - Curse of the White Knight (Urban Comics - Octobre 2020)


Jack Napier a disparu de nouveau, sous les traits déformés du Joker. Enfermé à Arkham dans une cellule de haute sécurité, le Clown Prince du Crime savoure son triomphe récent... et prépare déjà celui à venir.


Dans les souterrains d'Arkham, au plus profond de la vieille forteresse, réside un lourd secret connu de quelques rares initiés à travers l'Histoire. Le Joker en fait partie, et il compte bien aujourd'hui faire éclater ce secret au grand jour, à la face de Gotham et surtout de son meilleur adversaire, Batman.


Parvenant à nouveau à s'évader de l'asile, le Joker entre en contact avec un certain Jean-Paul Valley, vétéran militaire très pieux et souffrant d'un cancer incurable, et lui offre une voie de salut et de rédemption. Il lui donne tous les atouts pour mettre fin à l'ère de Batman et conquérir la ville de Gotham City en s'attaquant à ses plus hautes et nobles institutions. Mais sa victime préférée n'est autre que Bruce Wayne, que celui qui se fait à présent appeler Azraël va s'acharner à détruire méthodiquement.


Avec la complicité des élites cachées de Gotham, Azraël va organiser une véritable terreur et faire main basse sur la ville, traquant Batman dans tous ses repaires et mettant en danger tout ce que défend la famille Wayne depuis des générations. A l'origine de ce sinistre conflit, un très vieux secret de famille enterré sous la ville, et une révélation qui pourrait bien tout changer à jamais pour Batman et ses proches ! Mais le Chevalier Noir n'a pas dit son dernier mot, et il compte vaincre en utilisant sa meilleure arme : Jack Napier. Encore faut-il arracher cette personnalité aux griffes du Joker...


---

 

Sean Murphy nous présente ici la suite et possible fin de son univers du White Knight, avec la collaboration de Klaus Janson et Matt Hollingsworth. Si le lien entre les deux tomes de cette saga est toujours le personnage trouble de Jack Napier, dissimulé profondément sous les traits du Joker, cette histoire-ci met en lumière la terrible malédiction qui plane sur Gotham et ses protecteurs de toujours, les Wayne.


Un récit qui ne sera pas sans rappeler les tentatives et travaux de Scott Snyder pour donner à la ville gothique un passé tumultueux et très documenté, où tout peut avoir une signification et un rôle à jouer pour plus tard. Curse of the White Knight est un bel hommage à tout ce qui aurait pu être, tout ce qu'est Batman et tout ce qu'il sera jamais. Le dessin est aussi brutal que le scénario, et malgré la présence de ce Chevalier Blanc c'est bien l'obscurité qui règne pour toujours dans ces pages.


L'album est plus épais que son grand frère, peut-être parce qu'il y avait davantage à raconter ou que l'inspiration ne se contente plus de rendre hommage aux classiques mais au contraire en invente de nouveaux pour les prochaines générations. Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup apprécié cette lecture évidemment, et elle est conseillée même pour celles et ceux qui ne connaissent pratiquement rien de la saga Knightfall des années '90 à laquelle cette histoire fait de nombreuses références. Vous n'avez besoin que de vos propres connaissances sur l'univers de Batman, et bien entendu d'avoir lu au moins le White Knight précédemment. Tout le reste est autosuffisant en un seul bel album massif, dont une version collector limitée existe également.


En bonus, Urban nous offre la traditionnelle galerie des couvertures les plus travaillées et significatives, mais aussi des croquis des personnages principaux passés et présents de ce récit, et surtout des pages entières en crayonnés, un cadeau du plus bel effet pour tous les passionnés d'art contemporain.


Ne me reste qu'à vous recommander chaudement cette lecture, qui vous occupera durant un petit moment et vous fera réfléchir à de nombreux sujets considérés comme tabous ou secondaires dans l'univers habituel de Batman mais qui ici prennent tout leur sens. Peut-être qu'il y aura un troisième volet un jour, la fin reste en tout cas assez ouverte pour l'imaginer et l'espérer.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 19 juin 2021

Ultimate Spider-Man tome 1 - Pouvoirs et responsabilités (Panini Comics - Juin 2021)


On connaît tous l'histoire de Peter Parker. Aujourd'hui, le personnage n'a pratiquement plus aucun secret pour un grand nombre de lecteurs et de spectateurs dans le monde entier. Des années '60 jusqu'aux parutions actuelles et films récents, l'incroyable Spider-Man fait pour ainsi dire partie de la vie de tous les jours.


D'où le problème tenace de le rendre toujours plus cool et adapté à chaque époque qu'il traverse. En 2000, Marvel tente le tout pour le tout et confie les clés d'une nouvelle série du Tisseur à un Brian Michael Bendis venant tout juste de faire ses preuves. Cette série sera le point de départ d'un nouvel univers éditorial pour Marvel, l'univers Ultimate ! Destiné à de jeunes lecteurs comme aux passionnés de toujours, cet univers-ci reprend du début toute la continuité de nos héros favoris de la Maison des Idées. Et donc, qui de mieux pour ouvrir le bal que le populaire et tant aimé Spider-Man ?


Peter Parker est un lycéen de 15 ans à qui la vie ne sourit pas franchement. Il vit avec son oncle et sa tante, Ben et May Parker, car ses parents sont décédés dans le crash d'un avion alors qu'il était encore tout jeune. Peter a un goût prononcé pour les sciences et les études, ce qui le met très souvent en porte-à-faux vis à vis des autres élèves plus sportifs ou simplement plus ''cools'' que lui.


Lorsqu'un jour, pendant une excursion scolaire aux industries Oscorp, Peter est soudainement mordu par une araignée mutée échappée de son labo, il se met à développer d'étonnantes capacités surhumaines. Il adhère aux surfaces lisses, il est plus fort, plus rapide et plus souple que n'importe qui, et il dispose en plus d'une sorte de sixième sens boosté qui le prévient des dangers qui le menacent directement.


Que va -t-il faire de ses nouveaux pouvoirs ? Devenir catcheur, dans un premier temps, car ça rapporte et ses parents adoptifs ont besoin d'argent pour la vie de tous les jours. Cependant, lorsque sa célébrité lui monte à la tête et que Peter n'intervient pas pour empêcher un voleur de s'enfuir, le karma va le rattraper et oncle Ben faire les frais de cette leçon de morale et de vie. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, et cette maxime de l'oncle défunt restera gravée en Peter pour toujours, faisant désormais de lui un homme nouveau et amorçant le début d'une belle carrière de super-héros.


Mais tout ne va pas démarrer facilement. Norman Osborn, la tête pensante derrière Oscorp Industries et concepteur du fluide Oz qui a fait muter la petite araignée, découvre très vite et très facilement que Peter et le nouveau venu Spider-Man ne font qu'un. Voulant à tout prix reproduire l'expérience en milieu contrôlé, Norman s'inocule la même substance mais devient un monstre fou à lier détruisant tout sur son passage et faisant de nombreuses victimes, dont sa propre femme. L'affrontement avec Spider-Man se soldera par une défaite de la créature, qui disparaîtra un temps.


Temps durant lequel d'autres adversaires apparaîtront bien vite pour l'Homme-Araignée. Du médiocre Shocker jusqu'à l'intouchable Caïd du crime, Peter va rencontrer beaucoup de mauvaises personnes et risquer sa vie à de multiples reprises, jusqu'à apprendre la prudence et à réfléchir davantage pour préparer ses interventions héroïques. Petit à petit, l'araignée apprend le fil du métier de super-héros.


Mais rien n'aurait pu le préparer à l'arrivée du Docteur Octopus, un scientifique de génie dont la folie de Norman Osborn a modifié la vie à jamais. Désormais vivant avec des bras mécaniques soudés au corps et à la peau, Otto Octavius entend bien se venger de toutes les personnes qui selon lui sont responsables de son triste état, même si cela signifie que d'innocentes victimes risquent d'y passer avant. Heureusement Spider-Man est toujours là au bon moment pour tenter d'arrêter le Doc, même si sa propre réputation n'est pas au mieux non plus. Merci au Daily Bugle pour ça d'ailleurs !


Peter a aussi trouvé le temps d'avoir un petit emploi dans les locaux du fameux quotidien, en tant que webmaster. Doué en informatique, c'est un jeu d'enfant pour lui et cette position lui permet surtout de faire des recherches sur tout ce dont il pourrait avoir besoin grâce aux bases de données à sa disposition. Pas simple cependant de cumuler toutes ces vies en une seule d'adolescent, et Peter sera à plusieurs reprises obligé de mentir à Tante May pour se couvrir, quitte à être puni quand elle le grille.


Sur le plan personnel, Peter a aussi du mal avec sa relation très fusionnelle avec Mary Jane Watson, une amie de toujours qui craque pour lui et qui, surtout, est au courant de son secret. Il peut presque tout partager avec elle, et malheureusement cela inclus aussi le danger puisqu'elle se retrouve prise pour cible par le Bouffon quand Osborn fait son grand retour ! Dans le même temps, une nouvelle étudiante arrive au Lycée, Gwen Stacy, et elle fait aussitôt parler d'elle en prenant la défense de Peter face aux brutes qui l'agressent encore. Apparemment, elle aussi aurait un petit crush pour lui, du moins selon Mary, qui n'apprécie pas trop cette concurrence et le fait bien savoir.


Finalement, en un rien de temps Peter a du faire face à des situations potentiellement mortelles, catastrophiques la plupart du temps. Cela a fait mûrir bien plus vite que prévu l'adolescent de 15 ans qui voit aujourd'hui la vie différemment, et qui est presque quotidiennement obligé de faire des choix douloureux pour maintenir son identité secrète. Quand Nick Fury en personne entre en contact avec lui pour lui signifier qu'il est plus ou moins sous la surveillance du S.H.I.E.L.D., c'est un coup de pression dont Peter se serait bien passé.


---

 

Ce premier tome réédite donc la grande et belle épopée de Spider-Man dans l'univers Ultimate tout neuf à l'époque chez Marvel, une gamme créée et pensée pour accrocher de nouveaux fans et re-raconter plus simplement et surtout de façon plus moderne et un poil plus sombre les origines d'un super-héros iconique depuis près de 40 ans alors.


Et c'est franchement une réussite, je ne vais pas vous l'apprendre vous devez déjà le savoir via les nombreuses autres vidéos et articles qui en parlent : ventes records, réimpression express pour fin-Juillet, omnibus déjà en rupture... bref, la success-story comme on les aime tant.


Avec cet omnibus Panini nous offre aussi une belle galerie de bonus, des couvertures et des études crayonnées de certains personnages majeurs, ainsi qu'une ébauche de ce qu'aurait pu être la nouvelle vie de ce Peter Parker des années 2000. Un historique presque complet de la genèse du projet Ultimate complétera ce tome déjà bien massif d'environ mille pages, que j'ai dévoré en une nuit sans m'arrêter.


Je ne peux que vous conseiller vivement de vous plonger dans l'écriture saisissante et très vive (bien qu'aujourd'hui un peu dépassée forcément) de Brian M. Bendis et surtout dans le dessin bourré d'énergie et de sensations de Mark Bagley, colorisé par Art Thibert. Je ne tiens presque plus en place en attendant la prochaine et possible annonce de Panini concernant la sortie du tome 2, qui sera lui aussi à n'en pas douter un vrai régal. Le succès est bel et bien au rendez-vous de toute façon et on se prend alors à imaginer et à rêver de rééditions similaires pour les Ultimate X-Men de Millar et Kubert, qui ont aussi posé les bases de ce nouvel univers.


D'ailleurs, puisqu'on parle des mutants, la question sociale et raciale, voire spéciste, de l'existence des mutants dans cet univers Ultimate est très marquée et souvent répétée par les personnages et autorités en la matière. Être doté de pouvoirs sans être homologué fait de vous un mutant presque à chaque fois et il ne fait vraiment pas bon être qualifié de mutos ici plus que partout ailleurs chez Marvel. Les deux séries sont à lire en parallèle, tout comme l'arrivée des Ultimates un peu plus tard.


De vifs remerciements s'imposent pour Panini qui a eu le cran de sortir cet omnibus et qui nous en promet tacitement d'autres du même tonneau, que l'on attend avec ferveur en ces premiers mois de grandes chaleurs. Tous les ingrédients sont réunis pour une lecture passionnante de bout en bout et qui, je l'espère, saura encore une fois plaire à tous les âges et à tous les fans même vingt ans plus tard. Quel bonheur de parcourir un vrai bel omnibus de cette taille en France !!


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

jeudi 17 juin 2021

Saotome - Love & Boxing tome 1 (Doki Doki - Juin 2021)


Yae Saotome est une lycéenne de 17 ans qui, à tous points de vue, sort de la norme. Élève modèle et studieuse, c'est surtout une athlète accomplie et qui pratique la boxe de façon assidue, avec un niveau rarement atteint à son âge. C'est bien simple, tout le monde n'a d'yeux que pour elle, entre les autres élèves qui l'admirent et les responsables de l'établissement et de la ville qui font peser de lourds espoirs sur chacune de ses victoires.


Mais là où Yae est totalement novice, c'est dans le relationnel. Particulièrement avec les garçons, particulièrement avec celui qui lui plaît : Satoru, un autre membre du club de boxe, plutôt du genre gringalet et maladroit mais avec des connaissances aiguisées en matière de renforcement et d'entraînement. Alors, le jour où Yae déclare sa flamme à Satoru, c'est une petite douche froide. Aucun des deux n'est vraiment prêt à franchir le pas, aucun des deux ne sait comment s'y prendre, et surtout il y a une telle pression autour de Saotome qu'une relation officielle avec un garçon serait une véritable catastrophe pour son début de carrière !


C'est donc en cachette et avec l'accord secret de leur coach que Yae et Satoru vont commencer à se fréquenter en dehors du club de boxe du Lycée, avec plus ou moins de succès suivant les situations. Yae craque complètement pour Satoru, mais Satoru a très à cœur le succès de Yae et se voit de toute façon comme n'étant pas du tout à la hauteur. Pourtant, c'est lui qui deviendra son entraîneur attitré en vue de ses prochains combats, ce qui leur permettra de passer davantage de temps ensemble sans éveiller les soupçons.


Petit à petit, au fil des jours et des moments partagés, les deux amoureux vont finir par se rapprocher un petit peu et assumer plus facilement leurs sentiments respectifs. Ce ne sera pas toujours évident, il y aura des phases un peu plus complexes que d'autres, mais dans l'ensemble tout se passera bien et la beauté de glace va peu à peu commencer à fondre pour s'accepter elle-même. Cependant, le danger menace : quelqu'un semble déjà au courant de la relation entre la championne et son entraîneur...


---

 

Euh... comment vous dire...


Ce manga m'a attiré l’œil assez vite pour ne pas dire immédiatement. Moi et mon fichu fétiche des athlètes féminines... je n'ai pas été surpris de découvrir que l'auteur semble avoir le même, selon les angles des représentations de Saotome et le regard que Satoru porte sur elle. Je ne m'attendais pas, toutefois, à un personnage-titre aussi inexpressif et binaire.


Comprenez par-là que cette pauvre Saotome ne sait vraiment pas comment s'y prendre pour faire de la place à une vie d'adolescente, avec tous les débordements sentimentaux qu'il peut y avoir à cette période. Alors le plus souvent, voire tout le temps en fait, elle arbore un visage fermé et un regard noir qui sont plus décourageants qu'autre chose. Pas étonnant que le pauvre Satoru soit si intimidé !


Et, en tant que personnage-titre, Yae n'a pourtant pas beaucoup de lignes de texte dans tout ce premier tome, elle s'exprime surtout par des phrases très courtes et des réponses concises aux questions qu'on peut lui poser. Évidemment elle est très concentrée sur sa carrière de boxeuse et ses matchs, mais on aurait pu espérer un peu plus de caractère. J'espère vraiment que ce point sera amélioré et développé au fur et à mesure des dix tomes que compte la série, déjà terminée par ailleurs en V.O..


Autrement, c'est sympa tout plein à lire, il n'y a que de bonnes vibrations dans ce manga et même si on aurait pu attendre un peu plus de détails sur l'univers de la boxe ça reste assez intéressant pour illustrer le quotidien des futurs champions de ce domaine sportif de haut niveau. C'est bien sûr l'aspect romance maladroite qui prime, les chapitres sont très courts ou du moins le paraissent car ils passent à toute vitesse avec assez peu de vrais dialogues au final.


Je donne sa chance à Saotome – Love & Boxing pour un second tome qui je l'espère sincèrement sera un peu plus poussé. Le dessin est qualitatif, il y a un réel intérêt pour le sujet traité et il y a surtout du potentiel à exploiter, alors passons vite à l'étape supérieure !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis

mercredi 16 juin 2021

Marvel Portfolio - Stanley ''Artgerm'' Lau (Marvel - Juin 2020)


Bien le bonjour à vous toutes et tous, nouvelle dizaine d'articles et donc comme un mercredi sur deux, nouvel artbook à vous présenter !


Je vous ai déjà parlé d'Artgerm ? Oui je sais je commence à vous saturer avec toutes les illustrations magnifiques qu'il peut produire, mais c'est pour la bonne cause. Aujourd'hui nous allons nous concentrer sur le sublime portfolio édité par Marvel l'an-dernier consacré à certaines des plus belles couvertures signées Artgerm !


Une Gwen Stacy rayonnante !

 

Comme d'habitude, je vous ai fait une petite sélection que vous retrouverez dans cet article. Je ne sais pas vraiment quoi vous dire de plus par rapport à d'habitude, vous connaissez ma passion pour l'artiste il n'a vraiment plus besoin de faire ses preuves désormais, ses travaux sont tous stupéfiants de douceur et de beauté et son travail des couleurs n'a aucun vrai défaut.


Mary-Jane Watson-Parker, radieuse !

 

Je peux en revanche vous faire un rapide topo sur le portfolio en lui-même. C'est le second que je me suis procuré dans cette nouvelle collection de Marvel Pop Art, et comme pour celui de Joe Quesada il se présente sous la forme d'un vrai portfolio d'artiste, une fois n'est pas coutume. Une pochette cartonnée épaisse qui s'ouvre sur une galerie de douze illustrations, des prints pleine page, reprenant douze couvertures déjà mythiques de Stanley Lau sur du papier cartonné assez épais et avec un grain tout particulier qui rend l'image plus tangible encore, si tant est que cela ait du sens.


Jean Grey dans un look très classique

 

Comme à chaque fois il n'y a presque que de belles super-héroïnes ou personnages féminins de la Maison des Idées mais j'ai tout de même opté pour vous présenter un beau Carnage comme on en voit trop rarement sauf généralement sous le crayon numérique de Clayton Crain, le meilleur selon moi pour dessiner les symbiotes. Celui d'Artgerm n'est pas loin en tout cas de cette perfection que l'on recherche !


Carnage, vraiment redoutable !

 

Bien entendu comme à l'accoutumée je vous invite à aller chercher et visiter par vous-mêmes la galerie complète des couvertures signées Artgerm sur son propre site d'artiste, vous devriez aisément trouver votre bonheur quel que soit l'éditeur. Ma petite déception personnelle sur ce portfolio : l'absence de la variant cover de Fantastic Four représentant She-Hulk, une pure merveille de force et d'assurance. Et comme Stanley Lau ne fait pas commerce de ses dessins au format de prints, j'en suis à attendre désespérément une prochaine édition de son travail chez Marvel, ce qui je pense ne devrait pas trop poser de problème pour lui tant il est demandé et apprécié.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 15 juin 2021

Fantastic Four tome 4 - La Chose vs. l'Immortel Hulk (Panini Comics - Octobre 2020)


C'est enfin le grand moment pour Ben Grimm et sa femme Alicia Masters : ils partent en voyage de noces après leur mariage finalement très réussi ! La destination : une île paradisiaque sous les tropiques. Deux semaines de vacances loin de toute incursion extraterrestre ou d'une expérience scientifique qui tourne mal. Le petit plus : ces congés tombent exactement au moment où la transmutation annuelle de Ben va se produire et lui permettre de redevenir totalement humain pendant quelques jours. L'occasion est trop belle et ce sera le moment et l'endroit rêvés pour tenter de fonder une nouvelle famille !


Si seulement... alors que tout s'annonçait sous les meilleurs auspices, voilà que Hulk en personne débarque en furie sur l'île et ravage tout sur son passage, à la recherche de la Chose pour le provoquer dans un duel mortel de combattants surhumains. Il ne reste que peu de temps avant la transmutation et Ben est préoccupé par le sort d'Alicia et des autres touristes, pris dans les dégâts générés par l'affrontement titanesque. Hulk semble bel et bien déterminé à tuer la Chose sur place !


Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment de Hulk, bien entendu. En réalité, c'est le Maître des Maléfices qui opère derrière l'esprit du Colosse de Jade, grâce à une nouvelle marionnette en glaise irradiée aimablement fournie par Fatalis. Comme cadeau de mariage, on aura vu mieux ! Ben s'efforce de faire en sorte que Hulk reprenne ses esprits mais rien à faire, l'emprise mentale de l'affreux beau-père est trop forte. Seule solution : donner le tout pour le tout et y aller à fond, comme jamais, en espérant que le coup final portera. Quand Hulk se réveillera, il aura peut-être un peu mal à la tête, mais il aura surtout un méchant compte à régler avec le Maître des Maléfices...


Sitôt ces événements derrière eux, le couple revient à New York où Ben est rapidement soigné par la technologie de Reed. Pour s'occuper il va prendre personnellement en chasse un jeune du quartier ayant tagué le mauvais mur. Mais ce qui devait être une simple leçon de morale prend une toute autre mesure quand la Chose apprend que les habitants du quartier de Yancy Street sont mécontents de la présence des Quatre Fantastiques auprès d'eux, car les promoteurs ont fait grimper les loyers en flèche et ont engagé des vilains de seconde zone pour forcer les personnes à faibles revenus à quitter leurs foyers. Révolté par cette injustice, Ben n'en imaginera pas moins une solution convenable pour tout le monde au bout du compte, non sans avoir remis les pendules à l'heure avec les propriétaires.


Enfin, une mission d'exploration dans la Zone Négative tourne mal quand Reed reçoit un signal d'une ancienne balise laissée dans cette dimension hostile, une balise avec un contenu microbiologique qui devait évoluer tranquillement... et qui a été fortement perturbé par Annihilus. Désormais dotée de conscience, la bactérie a développé une technologie de pointe et un esprit de ruche, et compte bien utiliser les données du vaisseau des Fantastiques pour arriver sur Terre et conquérir un nouveau monde ! Heureusement plus de peur que de mal là encore, nos héros en seront quittes pour une bonne séance d'exercice et un dilemme moral de plus à résoudre pour Reed.


Pour terminer sur une note positive, les Fantastix eux aussi auront droit à leur aventure ! Après avoir finalisé le rachat du Baxter Building, ces héros d'un nouveau genre cherchent quoi faire de leur bonne fortune et finissent par aider les gens normaux qui leur demande un coup de main pour de petites tâches ici et là. Mais quand débarque soudain une nouvelle version du Super-Skrull, le moment est venu de choisir ce qu'ils laisseront dans les mémoires : l'image d'un groupe sympa, ou celle de vrais héros prêts à se battre pour défendre les faibles ?


---

 

Quatrième tome de la nouvelle série des Quatre Fantastiques signée Dan Slott, un volume centré à nouveau essentiellement autour du personnage de Ben Grimm et de sa femme Alicia, avec de belles scènes touchantes et des dialogues très bien dosés au milieu de bastons titanesques et de moments héroïques que, décidément, on rêverait de voir un jour au cinéma.


Pas grand chose d'autre à en dire, le plan redoutable que l'on attendait de la part de Fatalis n'est au final qu'une méchante blague aux dépends de la Chose, c'est un peu dommage quand on voit le parallèle presque évident qui était fait avec la concurrence éditoriale et le personnage de Lex Luthor déclarant son ''Année du Crime'' en donnant un coup de pouce à tous les vilains dans le besoin. Mais bon, au fond je crois que je préfère qu'il n'y ait guère plus de ressemblance entre les deux récits, et connaissant le bon Docteur Fatalis il fera de nouveau parler de lui dès que possible je n'ai aucune inquiétude à ce sujet.


C'est donc une bonne lecture dans l'ensemble, pas de vraie fausse note et même le passage que je redoutais un peu, à savoir celui sur les Fantastix, valait au moins le coup d’œil. Un bon tome de transition entre des intrigues un peu plus développées et complexes qui devraient voir le jour très prochainement, et puis n'oublions pas que les Quatre Fantastiques sont avant tout une famille il est donc normal d'avoir des moments plus calmes entre les différentes tensions, moments servants à savourer les relations nouées entre chacun des membres de cette famille extraordinaire.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 11 juin 2021

La V.O. du vendredi n°180 : Elektra by Peter Milligan, Larry Hama & Mike Deodato Jr. - The complete collection (Marvel - Mars 2017)


Ramenée d'entre les morts, Elektra Natchios est de retour à New York après une longue absence. Malgré sa vie dissolue et son occupation de justicière, elle a su s'entourer sinon d'amis, au moins de personnes de confiance sur sa route, comme Wolverine ou encore les enseignants du dojo qu'elle possède et protège. Difficile toutefois de joindre les deux bouts sans posséder une existence administrative réelle, il est donc grand temps de reprendre sa vie en mains et de tenter de revenir dans la lumière.


Malheureusement le moment est mal choisi : en effet, la ville est en proie à une vague de violence comme elle en a rarement connu ! Des assassins et super-vilains solitaires de tous horizons se massent à New York dans le but de s'affronter au cours d'un tournoi sordide où les perdants repartent les pieds devant après d'impitoyables duels. L'organisateur de cette compétition : une entité très ancienne nommée l'Architecte, qui prévoit rien moins que d'offrir au vainqueur, à celui qui aura su s'en montrer digne, l'honneur de pouvoir l'assassiner en personne et mettre fin à sa trop longue existence.


Bien sûr, l'Architecte a un plan bien précis en tête en organisant ces affrontements et sélections. Celui qui aura gagné le titre de plus grand assassin au monde ne fera pas que le tuer, il permettra surtout à son âme éternelle de quitter un vaisseau usé pour pénétrer dans un corps neuf et capable de l'abriter et le servir pour les siècles à venir. L'entité a un choix bien arrêté en tête, il veut que ce soit Elektra qui lui porte le coup fatal. Mais elle refuse obstinément et s'interpose dans tous les duels qu'elle découvre, même si cela la met en contact direct avec son propre assassin, le terrible Bullseye, qui entend bien finir le travail pour de bon et qui ne reculera pas devant de nouvelles victimes innocentes au passage.


En parallèle, Elektra tente de mener une vie relativement normale en s'inscrivant au sein d'une troupe de théâtre sur Broadway, pour participer à un spectacle de danse sur le thème de la Grèce Antique et de ses légendes. Immédiatement remarquée par son metteur en scène grâce à ses qualités et capacités physiques dignes de sa vision épique et esthétique de la danse, Elektra devient la star du show dont la grande première est pour bientôt. C'est évidemment le moment que choisira l'Architecte pour mettre son plan à exécution et forcer Elektra à faire partie de son histoire qu'elle le veuille ou non. Heureusement, grâce à l'aide du Docteur Strange lui-même, l'âme de l'Architecte est piégée dans un autre réceptacle et tout se termine dans la douleur certes mais sans autres victimes.


Par la suite, Elektra occupe son temps entre son activité de justicière la nuit, le début d'une nouvelle relation amoureuse avec un bon ami sincère le jour, et surtout veiller sur sa jeune apprentie, Nina, une adolescente dont le père a été tué par Bullseye lors de leur dernier affrontement. Elektra a juré aux grands-parents de Nina qu'elle la garderait à l’œil et qu'elle veillerait sur elle de toutes ses forces. Mais la grande fille est dotée d'un caractère assez tumultueux qui la pousse à vouloir partager la vie secrète de sa mentor, inconsciente de tous les dangers qu'elle risque d'y trouver.


Alors que les choses prenaient enfin une bonne tournure, voici que la Main revient dans la vie d'Elektra pour tout détruire ! Traquée où qu'elle aille par des mercenaires et combattants aguerris à la solde de l'organisation mystique criminelle, notre anti-héroïne a bien du mal à préserver les personnes qui lui sont chères. Malgré cela, elle sort une nouvelle fois triomphante de ces combats mortels, mais ce n'est évidemment pas encore terminé...


Une nouvelle affaire autour d'un étrange samouraï Américain sévissant dans le milieu du crime comme justicier extrême, à New York même, pousse Elektra à revoir Matt Murdock et à refaire équipe avec Daredevil ! S'ils sont tous les deux heureux de se retrouver, ils constatent bien vite que beaucoup de choses ont changé depuis leur dernière entrevue, et d'autres pas tant que ça au final. Les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre sont toujours là, quelque part, mais aucun des deux n'ose y céder de peur d'entraîner l'autre. De plus, les méthodes radicales d'Elektra ne sont pas vraiment au goût de Daredevil, qui en sera quitte pour une belle désillusion une fois de plus.


Enfin, la Main décide de frapper fort et envoie son meilleur assassin affronter Elektra chez elle, faisant un maximum de dégâts et poussant la belle ninja dans ses retranchements pour tenter de sauver Nina, malheureuse victime dans un conflit qui la dépasse totalement. Forcée à regarder son bourreau massacrer sa protégée, Elektra sort traumatisée de cette expérience, mais avec la vengeance dans le cœur et le vœu d'éradiquer la Main une bonne fois pour toutes.


Faisant appel à Wolverine, elle débarque dans l'une des caches de la Main à New York pour y perpétrer un véritable massacre général et libérateur. Les informations qu'elle obtient de sa dernière proie vont ensuite l'envoyer jusqu'au cœur du Japon mystique, où la sombre forteresse de la Main l'y attend avec, peut-être, la réponse à toutes ses prières et les clés de ses secrets. Mais là encore, le destin se jouera d'Elektra de cruelle manière. Tandis que son voyage la conduit à Hong Kong à la rencontre du Caïd, les journaux parlent d'une meurtrière en tous points similaire à elle qui sévit à New York, et la responsabilité de ses nombreux crimes incombe déjà dans l'opinion des forces de sécurité à Elektra, sans le moindre doute.


Cette fois-ci, Elektra ne prendra pas de gants et rentrera le plus vite possible à New York pour y confronter son double avant que la situation ne devienne totalement ingérable. Mais la surprise sera amère et de taille quand on découvre soudain que cette mystérieuse ninja n'est autre que Nina, ramenée d'entre les morts par les arcanes de la Main et amenée à partager leur vision tordue du monde et leur haine profonde pour leur ancienne membre ! Malgré tous ses efforts, Elektra ne parviendra toujours pas à vaincre le tueur impitoyable de la Main, mais elle réussira en revanche à convaincre Nina de renoncer au Mal qui couve en elle et finira même par la conduire jusqu'aux portes des Chastes, la citadelle de montagnes où elle-même fut formée en tout premier lieu par le même mentor que Matt Murdock. Nina y est acceptée après avoir fait preuve de ténacité et de courage, mais Elektra n'obtient pas le droit de fouler ce sol sacré en raison de sa corruption et de la haine qui bouillonne encore dans son cœur.


Rejetée par ses anciens maîtres, elle entame un dernier voyage jusqu'en Grèce, sa terre natale, pour retrouver ses racines et le courage de reprendre sa vie en mains. Mais, sitôt de retour dans les ruines de son appartement New-yorkais, Elektra a la visite d'un des derniers membres des Chastes encore en vie, à peine, qui vient lui annoncer que Nina a trahi et que la Main a détruit la citadelle et massacré tous les adeptes qui s'y trouvaient. Désormais ultime héritière de la longue tradition des Chastes, Elektra a le devoir de ramener le culte de l'Ordre face à la menace toujours grandissante des partisans du Chaos total. Et c'est le cœur lourd, considérée à présent comme une dangereuse criminelle, que la ninja de rouge vêtue disparaît dans la nuit, jurant de mener à bien sa mission et d'obtenir sa juste revanche.


---

 

C'est ainsi que se termine la tout première série sur le personnage d'Elektra chez Marvel, des années après son retour tant attendu dans les pages de Elektra Lives Again par son créateur Frank Miller. Ici c'est donc sous une volonté de rendre à Elektra un semblant de vie normale que les scénaristes Peter Milligan et Larry Hama offrent aux lecteurs cette vingtaine de chapitres et ces nombreuses intrigues et sous-intrigues qui les parcourent. Et c'est un formidable cadeau !


Évidemment je ne suis pas totalement objectif car d'une le personnage d'Elektra me fascine depuis les runs de Frank Miller sur Daredevil, et de deux surtout le dessin est ici entièrement assuré par le jeune Mike Deodato Jr., un prodige dont le style reconnaissable tout de suite est bourré d'énergie et de vie. Ses personnages masculins sont massifs mais harmonieux, ses personnages féminins sont athlétiques et partagent cette même harmonie des courbes et des énergies si chères aux années '90. Mike Deodato Jr., pour ceux qui dorment au fond, c'est un dessinateur bourré de talent qui parvient presque à rendre tangibles les histoires qu'on lui fait illustrer, comme en témoigne son passage sur les séries Spider-Man au cœur des années 2000, où son style a déjà bien évolué encore une fois ! Chaque décennie voit un Mike renouvelé aux crayons et toujours adulé par le lectorat, mais sachant rester maître de lui et de sa cadence de travail.


Si vous vous souvenez bien j'ai traité il n'y a pas si longtemps d'une autre réalisation graphique de Deodato Jr., dans Thor – La machine aux côtés de Warren Ellis. C'était déjà une histoire tirée des années '90, et j'ai retrouvé dans ces chapitres d'Elektra tout le peps et le sexy que j'avais adoré alors, en plus grande quantité et encore plus maîtrisés.


La série de Milligan et Hama n'est pas renommée que pour son graphisme bien entendu. Le scénario assez féministe et moderne nous plonge véritablement dans l'infernale existence d'Elektra Natchios, son combat perpétuel pour survivre et protéger les rares personnes qui lui sont proches, et aussi et surtout ses échecs. Mais la série aura aussi su traiter de thèmes novateurs pour l'époque tels que le phénomène transgenres à travers un personnage très touchant, ou bien encore dans l'affaire du samuraï Américain la détresse dans laquelle se retrouvent d'anciens combattants oubliés dans un monde sordide et individualiste. Au final, il y aura vraiment eu matière à réflexion tout au long de cette vingtaine de numéros, et je suis vraiment ravi du format dans lequel Marvel a décidé il y a quelques années maintenant de rééditer ce run, le premier du genre sur un personnage féminin central si violent.


J'ignore totalement ce qu'il faut lire ensuite pour avoir la suite et fin de cette histoire tragique avec Nina et la Main, j'embrayerai sur le run de Greg Rucka qui date lui du début des années 2000 donc il y aura sûrement un trou quelque part, que je vous invite à rattraper si ça vous intéresse. Il y a encore beaucoup à dire sur Elektra !

lundi 7 juin 2021

Wolverine - Le retour de Wolverine (Panini Comics - Août 2020)


Logan se réveille soudainement dans un complexe souterrain, en cage, au milieu d'animaux sauvages issus de temps révolus. Il a plusieurs questions à l'esprit, mais la première c'est : qui est-il ? Grâce à l'aide du dernier scientifique encore en vie dans le laboratoire, Logan apprend qu'un massacre a eu lieu ici et que tout remonte à la société Soteira, appartenant à une certaine Perséphone.


Après un court affrontement avec des tueurs de Soteira venus faire le ménage dans le complexe, Logan poursuit les survivants jusqu'à un camp retranché où se trouvent des scientifiques et leurs familles, prisonniers. Soteira semble posséder plusieurs endroits similaires à celui-ci un peu partout sur le territoire, mais dans quel but ? Les souvenirs remontent peu à peu à la surface dans l'esprit de Logan, à mesure qu'il fait face à ses différentes incarnations mentales et à la personne qu'il était auparavant, juste avant sa prétendue mort.


Toujours à la poursuite des tueurs de Soteira pour atteindre leur QG, Logan fait également face à d'anciens ennemis apparemment eux aussi revenus d'entre les morts, comme Omega Red ou encore son propre fils, Daken. Un nouveau pouvoir apparaît alors, la capacité de chauffer le métal de ses griffes à blanc pour infliger davantage de dégâts. Comment ce pouvoir est-il apparu, et pour quelle raison ?


Toute l'affaire se conclura sur l'île de Soteira, un gigantesque laboratoire à échelle naturelle, où Logan affrontera cette fois-ci une équipe de X-Men venue le retrouver et le sauver. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu, et Perséphone manipulera les parties en présence pour forcer Logan à se retourner contre ses anciens alliés, qui doivent prendre la fuite avant que d'autres mutants ne soient menacés par Soteira dans le reste du monde en guise de représailles pour leur infiltration sur l'île. Logan est finalement maîtrisé et emmené jusqu'à une navette qui le conduit dans une station spatiale dernier-cri, où sont retranchés tous les cerveaux de Soteira et leur projet final d'instauration d'un nouvel ordre mondial.


Enfin redevenu lui-même, Wolverine parvient à échapper aux tentatives de le tuer de Perséphone et convainc assez facilement les scientifiques présents dans la station de saboter l'opération, même si cela signifie leur propre mort. L'ultime face à face avec Perséphone se fera près du cœur du réacteur de la station, que Logan explosera sans remords malgré la menace de Perséphone de ne jamais la voir venir quand elle décidera de prendre sa revanche sur lui et les siens.


Au bout du compte, Logan survivra à cette expérience et à la chute de la station sur Terre, et il rejoindra finalement l'Institut Xavier à New York pour reprendre sa place légitime au sein des X-Men et expliquer la situation à ses compagnons désormais méfiants. Wolverine est bel et bien de retour !


---

 

Bon alors mettons les choses à plat tout de suite, je n'ai pas lu le récit A la recherche de Wolverine qui prend place un peu avant celui-ci, mais l'essentiel en est résumé au tout début de cet album, je pense donc n'avoir rien manqué de vraiment crucial. Pourtant, à la sortie de cette lecture, il y a presque davantage de questions sans réponses qu'au début. A savoir, comment Wolverine est-il revenu d'entre les morts, pourquoi est-il privé de la plupart de ses souvenirs, pourquoi peut-il désormais chauffer ses griffes à blanc ? Et d'autres petites du même genre.


Je ne suis pas un grand fan de Charles Soule en général, surtout depuis La mort de Wolverine justement, qui m'avait assez déçu à l'époque. Je n'ai donc, sans surprise, pas vraiment accroché à ce retour du personnage de Logan parmi les vivants, même si le format ''Marvel Deluxe'' était pour une fois approprié malgré un contenu de seulement cinq chapitres. Le meilleur avantage de cet album c'est sa galerie des couvertures alternatives, présentes sur des pleines pages à la fin, ainsi que quelques croquis et études de certains personnages et looks présentés durant l'histoire. Et c'est à peu près tout selon moi.


Je suis donc assez mitigé. Je ne pense pas avoir envie de lire les récits des autres titres Wolverine entre sa mort et son retour, soit une période de quatre ans tout de même. De plus, les interrogations soulevées ici ne sont pas résolues et cela me frustre énormément, même en sachant que Logan n'est pas du genre à s'embarrasser de la pulsion de résoudre des mystères. C'est donc un demi-échec ici au niveau de mon appréciation, le récit reste à l'état d'une ébauche qui ne trouvera son intérêt que dans ses suites à venir pour répondre à toutes ces questions. Les dessins sont bons dans l'ensemble, c'est déjà ça.


Alors si vous voulez un conseil, ne perdez pas forcément votre temps sur cette lecture pas vraiment indispensable puisque ce sera dans les suites que vous trouverez toutes les réponses, du moins je l'espère. Logan mérite mieux !


Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et je vous laisse vous faire votre propre avis, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 juin 2021

More than Mortal tome 2 (Éditions Réflexions - Mai 2021)


Derdre fait voiles vers une île mystérieuse où son destin devra s'accomplir. En tant que nouvelle Protectrice de l'Irlande, elle doit réclamer pour elle et pour son pays la lance de Brigid afin de combattre les hordes du Ténébreux, le puissant seigneur du royaume des ombres. Celui-ci s'apprête à se libérer de ses entraves, et à fouler le sol mortel pour la première fois depuis plus d'un millénaire.


Pour empêcher le Ténébreux de placer l'Irlande sous sa coupe, Derdre va devoir accepter sa véritable nature tout comme celle de ses compagnons d'aventure, à commencer par l'inquisiteur Morand dont le sombre passé va ressurgir au pire moment. Arrivée seule sur l'île intemporelle des Tuatha de Danann, Derdre devra convaincre ce peuple étrange de lui confier la lance sacrée de l'ancienne Protectrice, mais elle fera face à l'incompréhension et à la méfiance tandis qu'on la provoque en duel pour cette même lance.


En effet, il apparaît bien vite à Derdre que Brigid n'a pas été totalement transparente et honnête avec elle, et qu'une bonne partie des événements du passé lui est encore dissimulée. Au plus bas et se sentant plus isolée que jamais, Derdre va néanmoins tenter de relever le défi qu'on lui a lancé et faire de son mieux pour mériter le titre de Protectrice et la lance qui va de pair. Il faut faire vite, car au loin dans le monde mortel le Ténébreux est désormais libre à nouveau et il va reformer sa terrible armée. Si Derdre ne trouve pas le moyen de le vaincre, c'en sera fini de l'Irlande et de ses légendes...


---

 

C'est le second tome de cette belle série prenant place dans la mythologie celtique Irlandaise. Rien n'est vraiment résolu au final et il y a possiblement un troisième tome à attendre après cette lecture, mais l'histoire suit son cours malgré tout, à son rythme, sans trop nous prendre par la main mais sans nous perdre non plus. L'équilibre est délicat mais il fonctionne.


Le dessin est toujours aussi bon que dans le tome précédent, on a droit cette fois à une couverture signée David Finch de toute beauté et on enchaînera les différentes étapes-clés du récit sans trop de peine à s'y retrouver. Le seul vrai défaut viendra peut-être des dialogues un peu trop généreux, qui ralentissent le rythme et ne servent souvent qu'à réexpliquer des éléments déjà exposés.


En somme c'est une bonne lecture et une très bonne découverte, qui donne surtout envie d'en apprendre davantage sur toutes ces légendes oubliées d'un monde qui n'est plus. Est-ce que l'on verra d'autres tomes chez les Éditions Réflexions dans un avenir plus ou moins proche, seul le Temps nous le dira ! Les amateurs, eux, seront au rendez-vous quoi qu'il arrive.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

jeudi 3 juin 2021

Family Compo tome 6 (Panini Manga - Janvier 2020)


Le père de Sora n'acceptera le mariage de sa seconde fille qu'à la condition de pouvoir adopter l'un des enfants Wakanae... Masahiko, de préférence ! Il compte bien faire en sorte que le jeune homme épouse un jour sa cousine Shion, ainsi le nom de sa famille ne disparaîtra pas après sa génération. Mais malheureusement pour grand-père, ses petits-enfants ne comptent pas en rester là et décident d'un commun accord de s'allier pour le faire tourner en bourrique et le prendre à son propre jeu ! Le mariage aura finalement bien lieu, et grand-père Kikuchi en sera quitte pour quelques illusions brisées mais une belle leçon de courage.


De retour à Tokyo après un petit voyage mouvementé, Masahiko doit faire face de nouveau aux tentatives désespérées des membres du club de cinéma étudiant d'inviter des filles à les rejoindre, par tous les moyens et surtout en usant de l'image de Shion et de Masami ! Mais un séjour dans des bains mixtes avec les assistantes de Sora, que Shion a invité en tant que gardes du corps, ne sera pas de tout repos pour les pauvres cinéastes amateurs...


Par la suite, c'est Masahiko qui se retrouve soudainement en plein milieu d'affreuses rumeurs sur le campus ! Il paraîtrait qu'il s'amuse à séduire de jeunes femmes voir des lycéennes et à leur extorquer tout leur argent avant de les laisser sur le carreau, le cœur brisé. Évidemment c'est on ne peut plus faux, mais il semble bien qu'un autre étudiant appelé Masahiko sévisse dans le secteur. Il faut l'arrêter au plus vite avant que la réputation de notre Masahiko ne soit ternie à jamais, même si pour cela il lui faudra redevenir Masami quelques temps pour piéger le serial-séducteur.


Celui-ci fait finalement son apparition et entraîne Masami à sa suite, persuadé d'avoir affaire à une fille. Aussi, quand la vérité éclatera au bout du compte, ce sera un énorme choc, d'autant que le second Masahiko s'appelle en réalité Kaoru et est... une fille travestie en garçon !! Comme si cela ne suffisait pas, Kaoru s'avère être la fille de M. Tatsumi, le chef yakuza fou amoureux de Masami... qui fait ainsi son grand retour dans l'intrigue !


Kaoru n'a qu'une idée en tête, c'est faire de la vie de son père une angoisse perpétuelle. Pour cela, elle ne va pas hésiter à s'incruster de force chez Masahiko et à faire croire à son géniteur qu'elle y est retenue en otage, ce qui provoquera une sacrée bagarre avant que les deux pères ne se fassent finalement face pour un ultime règlement de compte ! Au milieu de tout ça, Shion s'amuse comme une petite folle et, ayant très bien cerné le caractère et les faiblesses de Kaoru, elle en profite un maximum pour retourner son petit jeu contre elle afin de lui donner une bonne leçon. Le temps nous dira si cette tactique s'avère profitable, car c'est avec la bénédiction de M. Tatsumi que Kaoru peut désormais rester comme pensionnaire chez les Wakanae, au grand dam de Masahiko qui n'en mène pas large ! Coincé entre sa cousine et Kaoru, comment fera-t-il pour survivre ?


---

 

Sixième tome, on en est à présent à la moitié de la série et le moins que je puisse dire c'est que le scénario ne s'arrête pas du tout calmement pour faire une petite pause, non au contraire c'est encore plus barré, encore plus drôle et encore plus poussé que d'habitude ! Cette série vraiment excellente recèle encore bien des secrets et un potentiel tout bonnement énorme pour des heures de fou-rires en perspective.


Tsukasa Hojo est vraiment un maître dans l'art du quiproquo et des rapprochements inopinés de ses personnages, il manie son scénario et sa série avec brio et multiplie les rebondissements sans la moindre fausse note, parvenant toujours à nous surprendre et à enfoncer toujours plus le pauvre Masahiko dans une galère sans nom dont il aura cette fois-ci encore plus de mal à se tirer. C'est une lecture vivifiante et très drôle depuis le tout début, ça ne fait que s'améliorer avec le temps et si vous pensez que c'est un peu homophobe ou transphobe sur les bords, c'est que vous êtes passés à côté de quelques détails de l'histoire car en réalité c'est bon enfant et tout le monde en prend pour son grade !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 2 juin 2021

Black Cat tome 2 - Marions-nous ! (Panini Comics - Septembre 2020)


La Chatte Noire est désormais en guerre ouverte avec la Guilde des Voleurs de New York ! Après un numéro très remarqué auprès de la maggia où Félicia et Spider-Man ont réussi à déjouer la sécurité de l'organisation et à lui subtiliser une somme assez conséquente, retour au plan initial à savoir réussir à s'introduire dans le coffre de la Guilde, gardé très secrètement dans une autre dimension, rien que ça !


Pour ce faire, les éléments que Félicia a déjà volé à Reed Richards et au Docteur Strange devront encore être associés à d'autres objets recelant des propriétés mystiques, notamment un tableau très recherché qui l'amènera à Madripoor où elle fera la rencontre de Wolverine avec qui elle formera un tandem pour récupérer ledit tableau d'entre les mains d'un sale gosse très énervé.


---

 

Voilà c'est honnêtement tout ce que j'ai à dire sur ce second tome de la série Black Cat, et très sincèrement c'est déjà pas mal. Il n'y a pas grand chose d'intéressant à se mettre sous la dent, la série devient un ersatz pseudo-super-héroïque de film de cambriole comme on en a déjà vu des centaines au cinéma ou à la télé... ou même dans les comics justement.


C'est vraiment une déception en ce qui me concerne, parce que je tiens beaucoup au personnage de la Chatte Noire et je pensais vraiment qu'une série rien que sur elle, avec tout le potentiel qu'elle possède, ça ne pouvait que déménager ! Eh bien non, ça reste très simpliste et surtout superficiel en tout cas pour ce qui est de ce tome-ci, dont le titre vient d'ailleurs du seul premier chapitre, sur six. Dommage donc.


Niveau dessin... c'est pas vraiment mon délire, le style des différents artistes oscille entre le simpliste et le normal, pas de quoi fouetter un chat. Il n'y a même pas la petite dose d'harmonie qui m'amènerait à me souvenir de certaines scènes, non c'est un gâchis pur et simple du début à la fin. Félicia Hardy méritait bien mieux. Un troisième tome sera peut-être programmé dans un futur proche étant donné que l'intrigue principale n'est toujours pas résolue à l'issue de celui-ci, mais franchement ce sera peut-être sans moi si ça continue sur cette voie. Ce ne sont pas les quelques couvertures signées J. Scott Campbell qui me convaincront de poursuivre une lecture qui devient désagréable à la longue.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 1 juin 2021

Venom - Venomisés (Panini Comics - Décembre 2018)


Venom et son équipe parviennent finalement à regagner leur univers et la Terre, mais trop tard : les Poisons sont déjà là et ont commencé leur récolte ! De nombreux surhumains sont désormais équipés d'un symbiote et les Poisons n'attendent qu'une occasion de leur mettre la main dessus pour fusionner totalement et devenir invincibles !


Grâce à l'aide des laboratoires Alchemax, on en découvre un peu plus sur le lien qui unit les Poisons et les symbiotes : ces derniers sont leurs captifs et sont utilisés comme marqueurs pour infecter des cibles de choix avant la fusion finale. La bataille fait rage dans toute la ville de New York, les combats sont intenses mais les Poisons poursuivent sur leur lancée et prennent facilement l'avantage malgré une faible résistance.


Le lien psychique entre les jeunes Scott Summers et Jean Grey leur permet de communiquer malgré la présence des Poisons et la jeune télépathe livre aux héros la position exacte du vaisseau amiral des Poisons, en vue de l'affrontement final. Mais il s'agit peut-être d'une manœuvre de l'ennemi pour piéger les résistants à l'intérieur du vaisseau, à la merci de la horde...


Comme si cela ne suffisait pas, voilà que les Poisons parviennent à localiser les trois cibles qu'ils considèrent comme des anomalies et qu'ils désirent plus que tout : Carnage, Kid Kaiju et l'Anti-Venom ! Carnage tombe rapidement entre leurs mains et redevient un véritable instrument de mort que rien ne semble pouvoir arrêter, tandis que les deux autres sont heureusement placés sous la protection des héros ou disposent d'un pouvoir suffisant pour leur permettre de ne pas être infectés. Anti-Venom parvient même à détruire les Poisons, mais à quel prix ? A son contact, il ne reste plus rien de l'hôte ni du symbiote... il faut donc à tout prix éviter de tuer l'ennemi, sauf en situation désespérée.


Et c'est au cœur du vaisseau amiral que les choses vont se régler une bonne fois pour toutes, dans un combat de la dernière chance face à la Ruche, l'entité qui génère et contrôle tous les Poisons. Si des pertes sont à déplorer dans le camp des héros, ce ne sera pas non plus l'anéantissement total des Poisons malgré le déchaînement des pouvoirs de Jean contre la Ruche. Certains existent encore quelque part et se cachent, attendant leur heure. Pour les autres, les symbiotes sont sauvés de leur union forcée et ramenés sur leur planète d'origine. Tout est bien qui finit bien... pour le moment.


---

 

Bon bah je ne vais pas vous cacher que très honnêtement, cette lecture ne m'a pas beaucoup plu. J'ai nettement préféré Venomverse même si je l'ai lu en V.O. (cf. les V.O. du vendredi), car cette suite toujours signée Cullen Bunn n'est clairement pas à la hauteur. Venom est victime du trop plein de personnages et devient un secondaire dans une histoire qui porte pourtant son nom, c'est dire !


Les dessins sont bons mais pas sensationnels non plus, disons que l'on n'assiste pas à un miracle mais que c'est loin d'être fouillis. Merci donc à Iban Coello et Kevin Libranda d'avoir rendu cette lecture un peu moins désagréable au fond, même si ça reste une expérience très en-dessous de ce que les runs récents de Venom ont pu nous offrir.


D'ailleurs à ce sujet, je ne vois absolument pas comment cette histoire avec les Poisons peut se dérouler dans le même univers que le run de Donny Cates avec Venom, parce que ces deux récits sont totalement contradictoires sur plusieurs points essentiels, à commencer par la vraie nature des symbiotes telle qu'imaginée par Cates. Et que je préfère !


Venomisés ne restera donc pas vraiment dans les mémoires, malgré un faux souffle épique en voyant presque tous les héros concernés par l'invasion des Poisons. C'est une histoire de remplissage, utile pour vous occuper un moment si vous n'avez rien d'autre à faire, mais que vous n'aurez certainement pas envie de relire plusieurs fois. Dommage.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !