L'heure
est venue de faire le point pour le jeune Robbie Reyes, le Ghost
Rider de l'ère actuelle. Sa voiture possédée n'en fait qu'à sa
tête et menace l'intégrité physique et spirituelle de son petit
frère, Robbie doit donc prendre les choses en mains une bonne fois
pour toutes et essayer de se débarasser de la malédiction avant que
ça ne le dévore totalement. Plus facile à dire qu'à faire
cependant, comme il s'en rendra bien vite compte par lui-même.
A
la montagne des Avengers, une séance d'exorcisme menée par le fils
de Satan en personne tourne mal et Robbie se retrouve projeté en
Enfer, juste sous le nez de l'actuel roi de ces lieux maudits, nul
autre que l'ancien Ghost Rider Johnny Blaze ! Ce-dernier propose
alors un pacte à Robbie : disputer une course infernale
jusqu'au trône. Le vainqueur s'empare du pouvoir du vaincu. Une
façon comme une autre pour Blaze de prendre ce qui fait la force de
son jeune successeur, mais Robbie ne l'entend pas de cette oreille et
compte bien tout faire pour gagner, car il sait qu'autrement la vie
de son frère sera mise en jeu ainsi que sa damnation éternelle,
comme pour le reste de leur famille !
Pendant
la course, dans le monde physique les Avengers s'unissent une fois de
plus pour repousser un terrible démon ayant pris possession du corps
du Céleste mort qui est devenu leur montagne. Après divers
affrontements terrifiants, c'est l'heure de la révélation : il
s'agit non pas d'un démon, mais d'un Ghost Rider cosmique, un Frank
Castle du futur avec le pouvoir d'un héraut de Galactus, envoyé par
Blaze pour tuer tous les alliés de Robbie ! Mais après une
bonne série de claques de la part de Thor, Miss Hulk, Captain
America, Black Panther, Captain Marvel et Blade, Castle réfléchit
et décide de les accompagner en Enfer pour tenter de récupérer
Robbie et de lui faire gagner cette satanée course, évidemment
truquée comme il se doit.
Arrivés
là, nos héros conçoivent un véhicule pratiquement imbattable à
partir de toutes les technologies qu'ils ont à disposition, et en
offrent les commandes à Robbie qui vient tout juste de se sortir
d'un combat contre son tueur en série d'oncle, l'esprit qui
possédait jusque là sa voiture. La course s'achève sur une
victoire de Robbie sur Blaze à l'arrachée, et le Roi de l'Enfer
doit alors honorer sa parole. Robbie ne sera plus jamais ennuyé par
les esprits mauvais qui le hantaient, quant à Blaze il promet de ne
plus chercher à s'en prendre à lui à l'avenir. Mais peut-on
vraiment faire confiance à celui qui veut devenir le Diable à la
place du Diable ?
Pendant
toutes ces péripéties, Tony Stark explore une grotte découverte en
Turquie peu après la Guerre des Royaumes, et ce qu'il y découvre
lui glace aussitôt les sangs : un casque d'Iron Man fossilisé,
probablement là depuis un million d'années au mieux... avec son
propre crâne à l'intérieur ! Quel est donc ce mystère autour
de la disparition de Stark dans le passé lointain de notre monde, et
en quoi cela est-il lié aux manœuvres de Mephisto ? Car c'est
bien lui qui semble à l'origine de tous les problèmes récents, lui
et un plan proprement malfaisant pour s'emparer de la Création dans
son intégralité. Tony va-t-il l'y aider malgré lui ?
---
Jason
Aaron nous offre ici sa vision du personnage de Ghost Rider à
travers son incarnation Robbie Reyes versus Johnny Blaze. Chaque tome
de la série Avengers de 2018
rend ainsi hommage à un personnage de l'équipe, et ce coup-ci c'est
donc au benjamin du groupe que l'on s'intéresse.
Et
ma foi, c'était justement plutôt bien mené et très intéressant à
lire, on sent le mystère de la grande intrigue principale qui
s'étoffe et commence tout doucement à se présenter à nous, tandis
que les personnages suivent une nouvelle aventure captivante qui
repousse les limites de ce que l'on pensait possible chez Marvel.
Pour une fois je dois bien l'admettre, j'ai bien aimé cette lecture,
et en plus Thor et Miss Hulk apparaissent beaucoup moins débiles que
depuis le premier tome, c'est donc un bon point !
Stefano
Caselli aux dessins nous permet de constater l'étendue de son talent
quand il s'agit de décliner plusieurs versions d'un même personnage
de la Maison des Idées, et sa représentation assez classique de
l'Enfer Marvel est convaincante sans trop en faire non plus, pas
originale mais efficace, on sait où l'on met les pieds.
En
revanche, il faut aussi se rendre compte que ce cinquième tome est
encore et toujours sur le mode de la transition, on n'a toujours pas
atteint la vraie grande intrigue et le temps commence à se faire
long, on a l'impression que l'auteur cherche à occuper de son mieux
le temps de ses héros avant de pouvoir vraiment en disposer à
volonté, c'est assez embêtant à la longue. J'espère que la suite
nous donnera un peu plus d'éléments à creuser !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Nous
avions laissé Mera dans un état second après la défaite de Black
Manta, un peu au large d'Amnesty Bay. La reine de l'Atlantide est
tombée dans le coma, et son état de grossesse rend tout retard dans
sa prise en charge médicale des plus risqués. Heureusement, toutes
les forces en présence se mobilisent pour l'emmener jusqu'à
l'hôpital le plus indiqué pour sa physiologie, en Atlantide
justement, où en parallèle une étrange maladie se répand parmi la
population défavorisée depuis un moment.
Dans
l'état d'urgence actuel, tout le personnel est réquisitionné pour
apporter les soins nécessaires à la reine, et permettre à son
enfant de naître, avec beaucoup d'avance. Mais loin d'être une
prématurée comme les autres, la princesse Andrina est dotée de
beaucoup de force vive, surmontant sans mal les premières épreuves
de sa toute jeune vie. Dix mois passent ainsi, dix mois durant
lesquels la petite est élevée par son père à Amnesty Bay et par
les dieux oubliés de la mer, pendant qu'Arthur prend bien soin de
venir au chevet de Mera chaque soir qui s'annonce, immanquablement,
pour lui raconter les journées et les frasques de leur fille.
Durant
ces dix mois, quelqu'un d'autre a beaucoup fait parler de lui. Orm,
l'Ocean Master, souverain de la cité de Dagon, est revenu en grâce
auprès de la majorité des peuples des profondeurs en apportant un
traitement et des vivres contre la grande maladie et la précarité
qui touchent conjointement les autres cités, jusqu'au sol de
l'Atlantide. Les ressources de Dagon semblent illimitées, et
permettent à nombre de malades de retrouver santé et mieux être.
Pour autant, Orm ne réclame rien en retour... à part peut-être un
serment d'allégeance quand le temps sera venu.
Quand
Andrina disparaît soudain, enlevée par une mystérieuse créature,
c'est tout ce que les océans comptent de créatures vivantes qui se
lancent à sa recherche, poussées par les appels d'Arthur et par un
esprit commun d'entraide. Quand la princesse sera retrouvée et
remise à son père, la paix tant attendue pourrait bien revenir
enfin parmi les peuples des sept royaumes, si tant est que quelqu'un
ou quelque chose ne parvienne à les unir suffisamment longtemps. Et
justement, Mera, qui vient de sortir du coma grâce à l'appel de son
mari et au retour de sa fille, a une idée très ferme de comment
procéder : son mariage est organisé en grande pompe avec
Vulko, le régent !
Évidemment
tout cela n'est qu'un prétexte pour réunir tous les souverains des
océans au même endroit, au cœur de l'Atlantide, afin de leur
délivrer une annonce cruciale pour un avenir meilleur. Le mariage
lui-même est bidon, et presque tout le monde l'avait deviné
d'entrée de jeu, y compris Arthur qui tient à y assister pour
vérifier que personne ne tentera de profiter de l'occasion. Orm
jouera en cela parfaitement son rôle, puisque accusant la reine de
folie suite à son coma il revendiquera le trône pour lui-même,
soutenu par les peuples qui ont rejoint sa cause sans connaître ses
réels projets. Un duel de monarques s'engage alors, entre l'Ocean
Master et celui qui porte de nouveau le nom d'Aquaman, appelant à
lui toutes les créatures de Bien que les mers et les terres comptent
en leur sein.
Mais
plus que la défaite d'Ocean Master devant tout le monde, c'est
l'annonce de Mera qui fera sensation : elle décide de dissoudre
toutes les monarchies sous-marines, laissant le peuple choisir la
façon dont il souhaitera être gouverné à l'avenir ! Une
décision qui fait l'effet d'une véritable bombe, dispersant
immédiatement tous les belligérants qui ont maintenant de quoi
réfléchir pour un bon moment.
La
première conséquence de cette décision sans pareille, c'est
évidemment que Mera renonce à son titre de reine, et peut désormais
vivre une vie de mère comblée aux côtés de l'homme qu'elle aime
et père de son enfant. Tous les trois installés à Amnesty Bay,
loin de toute agitation, loin des mauvaises surprises, tandis que
l'Atlantide se réorganise et s'adapte pour un avenir meilleur.
Il
reste toutefois une dernière petite épreuve à surmonter : le
mariage surprise organisé par Arthur avec Mera, durant lequel il
compte bien lui renouveler ses vœux d'alliance éternelle et
d'amour, autour de l'ex-princesse des océans et des nombreuses
divinités et nombreux amis qui auront fait le déplacement.
---
Et
ainsi s'achève le run de Kelly Sue DeConnick sur la série Aquaman,
rendant ainsi toutes ses lettres de noblesse au personnage tout en
lui retirant son titre de noblesse véritable au passage. J'ignore
totalement de quoi l'avenir de cette partie de l'univers DC sera
fait, mais j'ai vraiment très envie de le découvrir !
Moi
qui me montrais assez frileux avec les deux premiers tomes, ce
troisième et dernier m'a donné matière à réflexion et je dois
avouer que je suis plutôt satisfait par cette conclusion, l'une des
meilleures du moment selon moi. Le personnage d'Arthur Curry
redevient enfin Aquaman véritablement, et reprend sa juste place
dans la cosmogonie DC, avec un statu-quo inédit pour l'occasion et
qui donnera certainement beaucoup de fil à retordre aux auteurs
suivants. Souhaitons-leur bon courage pour la reprise !
Je
me rends compte que je n'ai pas parlé de Jackson Hyde, le fils de
Black Manta, alors qu'il possède pourtant tout un arc narratif
centré sur lui et ses aventures à Xebel avec l'I.A. incarnant son
grand-père paternel. C'est loin d'être anecdotique attention, mais
si je ne mentionne pas cette petite histoire au milieu de la
principale, c'est surtout pour vous laisser tout le loisir et surtout
tout le plaisir de la découvrir par vous-mêmes, car ça vaut
vraiment le coup à mon sens ! C'est progressiste, plutôt bien
vu, et ça apporte même quelques éclaircissements bienvenus sur la
psychologie de cet Aqualad nouvelle mouture. Tentez votre chance,
vous ne devriez pas être déçus du voyage !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Embarqués
dans l'espace lointain pour aller combattre au sein de la grande
armada Kree/Skrull, les Fantastiques sont en compagnie des deux
enfants nés pour se battre à jamais dans une arène, rejouant les
pires passages de la guerre qui opposa leurs peuples devant des
parieurs et autres amateurs peu scrupuleux. ''Gagnés'' par les
Fantastiques, Jo-Venn le Kree et N'Kalla la Skrull sont désormais
membres de cette grande famille, mais seront certainement peu utiles
voir dangereux sur le champ de bataille tant qu'ils n'auront pas
résolu leur propre conflit.
Reed
décide donc de les envoyer, en compagnie de Valeria et Franklin, sur
Terre à la fois pour les protéger et pour les éloigner de la
guerre cosmique. Mais les choses sont malheureusement loin d'être
calmes sur la planète bleue : les Cotati ont en effet un
avant-poste constitué de moines d'un ordre extrême qui n'attendait
que la venue des enfants sacrés pour leur mettre la main dessus et
tenter de dissoudre pour de bon l'alliance encore fragile entre les
Krees et les Skrulls. Sans l'aide de Spider-Man et de Wolverine,
arrivés en urgence à Yancy Street pour épauler les enfants
Richards, la guerre toute entière aurait pu très mal tourner !
Heureusement, tout est bien qui finit bien et chacun retrouve sa
juste place, Jo-Venn et N'Kalla faisant même l'expérience d'un
sincère et profond rapprochement, signe de bon augure pour l'avenir
du nouvel empire.
Par
la suite, un repas de famille réunit autour de la table les
différents membres des Fantastiques, passés comme présents, et
Iceberg se devait d'être là pour en profiter, lui qui fut l'un des
Quatre Fantastiques à une époque où Johnny avait jeté l'équipe,
pensant se débrouiller beaucoup mieux en solo. Une histoire que ne
se priveront pas de raconter les deux belligérants, avant que le
repas ne soit servi et que tous ne se réunissent enfin autour d'un
accord commun : ensemble, c'est quand même bien meilleur !
Enfin,
un flash-back nous entraînera dans le passé, à la toute fin des
années '50, quand USA et URSS se livraient encore une Guerre Froide
sans pitié pour la course à l'espace ! Reed Richards,
scientifique au programme spatial Américain, planche sur ses calculs
jours et nuits et ne digère pas vraiment que les Russes soient
passés en première place avec le lancement de Spoutnik il y a peu.
Lâchant même sa relation avec Sue Storm, Reed s'enferme de plus en
plus dans son labo, jusqu'à ce que Ben Grimm ne vienne l'en tirer en
tentant de lui expliquer les joies d'une vie à deux avec Sue qui
l'aime toujours sincèrement. Il faudra toutefois une vraie
mésaventure avec des espions de l'autre bord pour faire prendre
conscience à Reed de la vie qu'il mène et de ce qu'il rate autour
de lui, qui pourrait lui servir pour devenir meilleur dans tous les
aspects. Une chance que d'autres n'auront pas...
---
Ce
sixième tome de la série Fantastic Four par
Dan Slott nous propose un récit ''à-côté'' complémentaire de la
saga Empyre qui se
déroule quant à elle dans le cosmos lointain. Ici les Quatre
Fantastiques sont donc incarnés non pas par les adultes dont nous
avons l'habitude, mais par les enfants devenus responsables et devant
se défendre contre un danger inattendu sur leur propre sol !
Si
cette histoire n'est pas forcément capitale en soi dans le déroulé
de l'event Empyre, il
permet toutefois d'expliquer en partie la raison pour laquelle la
nouvelle alliance Kree/Skrull est aussi forte malgré les millénaires
précédents passés à s'entre-tuer. Au travers de la relation
houleuse entre Jo-Venn et N'Kalla, c'est un peu comme si toute
l'histoire de la grande guerre incessante entre leurs deux peuples
était racontée à chaque seconde, jusqu'au moment où ils décident
de mettre cette haine mutuelle de côté pour faire apparaître un
sentiment bien plus efficace face à l'ennemi : un amour
respectueux et respectable.
Les
deux autres histoires servent surtout de compléments pour cet album,
ce sont des petits récits indépendants qui au final peuvent tout à
fait se lire à n'importe quel moment de la série, ils n'ont à ma
connaissance pas d'incidence directe sur son déroulé. Il s'agit
simplement de petits ajouts à la mythologie déjà bien fournie des
Fantastiques, agréables et sans prise de tête avec le problème
éternel de la continuité dans les comics. Les amateurs
apprécieront, les autres prendront leur mal en patience en sachant
que les chapitres suivants reviendront au cœur de l'action
présente !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
La
grande guerre contre les Viltrumites est sur le point de commencer !
La coalition des planètes a finalement réussi à récupérer et à
adapter la plupart des armes réparties dans le vaste univers et
capables de blesser un Viltrumite, d'après les récits de Nolan
laissés sur Terre. Nolan qui, de retour sur la planète bleue de
façon très temporaire, va pouvoir présenter quelques excuses bien
méritées pour son comportement passé et les mots très durs qu'il
avait pu proférer durant son premier affrontement face à son fils
aîné, Mark.
Quand
l'heure des choses sérieuses arrive enfin, le père et ses deux
enfants s'envolent dans le cosmos, direction le front sur différents
mondes où les Viltrumites essuient défaite après défaite face aux
armées de la coalition. Dans une tentative de prouver leur
supériorité, les Viltrumites décident d'attaquer la planète-mère
de la coalition pour briser le moral de cette force rebelle, mais
grâce à nos héros c'est l'inverse qui se produit. Malgré une
trahison très douloureuse, les forces de Thadeus reprennent le
contrôle de l'affrontement et chassent les Viltrumites dans
l'espace, où ils partent se retrancher sur leur propre planète.
Thadeus,
en tant que meneur et lui-même ancien Viltrumite, sait que c'est
maintenant ou jamais le moment propice pour attaquer l'ennemi et le
vaincre une bonne fois pour toutes. Organisant un débarquement
massif sur Viltrum, un monde en ruines qui n'est plus aujourd'hui
qu'un vaste cimetière cosmique à la gloire d'une civilisation
presque éteinte, la coalition est sûre de l'emporter et avec l'aide
d'autant de héros exceptionnels dans ses rangs, c'est presque plié
d'avance. Oui mais voilà, le terrible Thragg, régent de Viltrum à
la force incommensurable, ne s'avoue pas vaincu, loin de là même.
Avec seulement quelques combattants d'élite de l'empire, il retourne
la situation et oblige les forces de Thadeus à frapper si fort que
personne ne saurait prédire l'issue du conflit.
L'irréparable
est commis quand Thadeus, Nolan et Mark utilisent leurs forces à
fond pour détruire Viltrum dans son intégralité avec l'aide d'une
arme terrifiante. Enragés par ce sacrilège et cette perte terrible,
les Viltrumites se battent jusqu'au tout dernier moment, avant de
disparaître en laissant une lourde menace planer dans l'espace
désormais bien silencieux. Alors que l'esprit de tout le monde au
sein de la coalition est à la fête, une évidence se fait soudain
ressentir dans l'esprit de Mark : Thragg n'a pas abandonné le
combat, il l'a simplement déplacé là où il aurait le plus de
chances de faire du mal à ses adversaires. Les Viltrumites
survivants sont sur Terre, et Invincible n'y est pas !
Voyageant
à toute vitesse dans le cosmos, Mark et Nolan arrivent sur Terre en
s'attendant à y découvrir des scènes atroces de carnages et de
crimes de guerre indescriptibles... au lieu de quoi, ils y retrouvent
un Thragg assez serein pour leur faire une proposition de paix !
Si la coalition, et surtout la famille Grayson, acceptent de laisser
les derniers Viltrumites se mêler en toute discrétion aux peuples
de la Terre, le régent promet qu'aucun mal ne sera fait à la
planète bleue, voir même que leur présence serait profitable à
tout le monde dans l'idée de rebâtir leur civilisation à partir
des gènes humains. Si dans un premier temps Mark envisage fortement
de refuser cette offre qualifiée de généreuse, il finit par se
résigner et opte pour cette paix qui n'est jamais qu'un compromis.
Il ne fait aucun doute qu'au bout de dizaines, voir de centaines
d'années à se mélanger aux Terriens, les derniers Viltrumites purs
auront une armée capable de reprendre la guerre où elle en est
restée. Mais pour l'heure, seules comptent les milliards de vies qui
peuvent être sauvées par ce nouveau statu-quo.
De
retour sur Terre, Mark commence à comprendre certaines choses que
lui disait jadis Cecil, l'éminence grise de toutes les agences
super-héroïques de la planète. Invincible sert peut-être le Bien
en tant que super-héros, mais il lui manque encore quelque chose
pour être vraiment efficace, pour véritablement changer les choses
en profondeur. Après plusieurs semaines à y repenser sans cesse, et
plusieurs altercations avec différents vilains qui le feront
réfléchir à sa condition et à celle de son monde, Mark va finir
par prendre une grave décision qui pourrait bien signer la fin de
toute entente avec les autres héros et agences gouvernementales.
---
Voilà
donc le septième tome de cette édition intégrale double de la
série Invincible
de
Robert Kirkman et Ryan Ottley chez Delcourt, toujours un réel
plaisir de lecture à chaque fois qu'un nouveau tome paraît après
des mois d'attente fébrile !
Dans celui-ci, nous assistons donc enfin au grand
conflit entre les bons et les méchants, entre la coalition rebelle
et l'empire Viltrumite mourant, avec des moments très forts et
parfois de grosses surprises tant dans le déroulé des événements
que dans les choix de la narration de Kirkman, que je ne développerai
pas ici pour ne pas trop vous en gâcher la découverte. Sachez
simplement que certaines revanches longtemps attendues seront
honorées, et que certains personnages-clés de la série vont être
chamboulés et mis à rude épreuve comme jamais encore !
Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg,
Kirkman nous réserve une autre grosse surprise pour ce qui concerne
le retour sur Terre de Mark et de Nolan. Les pensées du héros
principal de la série nous sont accessibles au moins en ce qui
concerne sa vision de plus en plus pragmatique des choses, un
héritage de ses déjà si nombreux combats et d'une impression
tenace de ne servir qu'à panser les plaies d'une société qui ne
demande en réalité qu'à évoluer. Chacun jugera de la pertinence
de ce point de vue et surtout du choix radical que fera Invincible à
la toute fin de l'album, mais en tous les cas une chose est sûre
personne n'y restera indifférent, dans et hors de la série !
C'est encore dans toute la seconde moitié de l'album,
se passant sur Terre donc, que les changements les plus
impressionnants se produiront sous nos yeux comme Mark les découvre
en même temps que nous, après une guerre cosmique de presque dix
mois loin de son foyer ! Beaucoup de choses ont changé,
beaucoup de gens de son entourage ont évolué, et globalement la
situation sur Terre n'est plus vraiment celle qu'il avait laissé
derrière lui en s'engageant dans le conflit aux côtés de son père.
Dans un premier temps tout semble être sur la bonne voie, mais on
décèle rapidement quelques failles cruciales ici et là qui nous
laissent envisager un avenir bien différent du happy-end auquel on
se serait attendu après la guerre contre les Viltrumites.
Du
reste, Kirkman et Ottley en ont encore sous le capot puisque la série
en format intégrales comptera je vous le rappelle douze tomes, nous
venons donc seulement de franchir le cap de la moitié, beaucoup de
choses restent à raconter et à présenter au lectorat et il ne fait
aucun doute que cette seconde moitié d'Invincible
saura
nous surprendre et nous dérouter tout autant que la première nous
avait émerveillé !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Partie
à la recherche de Jennifer Walters, Lyra, la nouvelle Miss Hulk
travaillant pour l'agence de régulation des réalités alternatives,
ne s'attendait certainement pas à tomber entre les griffes de
plusieurs versions féminines de certains des plus puissants ennemis
du Hulk original ! Aberration, Morass et Axon possèdent en
effet les pouvoirs de l'Abomination, du Glob et de Zzzax et sont
envoyés expressément par Norman Osborn pour capturer Lyra et mettre
la main sur l'intelligence artificielle qui lui tient compagnie,
détentrice de nombreux secrets qui entre les mains d'Osborn
pourraient causer la perte du XXIème siècle.
Fort
heureusement il en faut davantage pour impressionner Lyra, qui
renversera l'équilibre des forces en sa faveur et parviendra à se
débarrasser de ses nouvelles ennemies au terme d'un jeu du chat et
de la souris des plus éprouvants pour elles. Mais malheureusement il
n'y a pas que Norman Osborn aux trousses de Lyra... les membres de
l'Intelligencia sont également de la partie et rêvent de compter
dans leurs rangs une authentique Miss Hulk, même venant d'une autre
époque !
Le
Sorcier fait donc, sur ordre du Leader et de MODOK, une proposition à
Lyra : rejoindre leur groupe en échange d'informations sur
Thundra, la mère de la jeune femme, et aussi la possibilité pour
elle d'enfin gagner une place de choix au sein d'un monde nouveau,
une fois que la grande offensive aura commencé. Car ce qui se
prépare en coulisses a de quoi refroidir le sang de n'importe qui :
le Leader et sa clique ont capturé Jennifer Walters et se servent de
son énergie gamma pour fabriquer leurs propres troupes irradiées,
sur le modèle du Hulk Rouge enragé.
D'ailleurs,
une nouvelle Miss Hulk fait son apparition, version rouge et
déchaînée ! Son identité est encore un mystère à cette
heure, mais elle semble profondément engagée dans la cause de
l'Intelligencia, assez pour poser quelques problèmes si jamais Lyra
venait à les trahir. Mais évidemment, la jeune femme venue du futur
n'a qu'une idée en tête en réalité, retrouver Jen au plus vite
pour la sortir de là et apporter son aide autant que possible aux
héros de ce siècle pour enrayer les machinations des vilains.
Larguées
sur Washington DC, les trois Miss Hulks vont finalement faire cause
commune en affrontant toute une armée de Hulks Rouge, et combattre
jusqu'à la toute dernière minute pour sauver ce qui reste de la
capitale Américaine avant que tout ne sombre dans le chaos. Des
actes de Lyra aujourd'hui dépendront un certain nombre d'éléments
en provenance du futur, quelques 300 ans plus tard... tandis que pour
la Miss Hulk Rouge, c'est enfin l'occasion de prendre le large et de
regagner sa liberté totale, à condition bien sûr que le trio
survive aux événements historiques qui se déroulent autour
d'elles.
---
Alors,
je vous préviens tout de suite, je n'ai pas tous les éléments
narratifs pour juger correctement de cette saga puisque je la
découvre entièrement via le prisme des aventures solo de Lyra avant
de retrouver celles de Jen et de la mystérieuse troisième arrivée
écarlate. Fall of the Hulks m'a
tout l'air d'être un très gros morceau de l'histoire des irradiés
gamma, mais je n'en connais qu'une petite partie qui semble elle-même
se dérouler loin des événements principaux, à vous de faire le
rapprochement si vous avez la possibilité de lire le grand ensemble.
Pour ma part, je m'en tiens au plan de départ et je ne relate et ne
découvre que les aventures et apparitions des Miss Hulks sur le blog
dans le cadre des V.O. du vendredi, en espérant que ça vous plaise
toujours et vous donne envie d'en savoir davantage par vous-mêmes.
Je
n'ai pas grand chose à ajouter ici à part que je préfère très
nettement le style de dessin des premiers chapitres, la traque de
Lyra contre ses trois nouvelles ennemies, des moments volés durant
les chapitres 600 à 605 de la série Hulk d'origine. Le dessin de
Michael Ryan est vraiment très bon et met considérablement en
valeur ces personnages féminins forts et, oui, bodybuildés mais
toujours sexy à leur façon. Évidemment il s'agit d'un tout avec le
coloriste et l'encrage, mais cet ensemble rend vraiment bien justice
aux femmes mises en scène ici.
Tout
le contraire du style beaucoup plus simpliste voir caricatural de
Salva Espin qui me rappelle beaucoup trop un sous-J. Scott Campbell
qui aurait légèrement bâclé le travail. Ce n'est pas moche non
plus attention, ça peut tout à fait convenir à un certain
lectorat, mais en comparaison avec les premiers chapitres de cet
album c'est totalement à côté de la plaque et plutôt basique, pas
très recherché en somme. Mais comme il s'agit d'une série-parallèle
qui n'a sans doute pas la même importance que la principale, ceci
explique cela.
Inutile
de vous préciser que j'ai nettement préféré la première partie
de l'album donc, même si elle ne concernait que Lyra dans ses
aventures solo immédiatement reprises après son apparition dans le
précédent tome dont je vous ai parlé ici-même. C'est loin d'être
mauvais, mais tout le tome n'est pas intéressant de façon égale et
régulière, dommage donc surtout pour les fans de Jennifer Walters
qui se demandent pendant un bon moment ce qu'elle devient et quand
est-ce qu'elle apparaîtra enfin ! Pas une lecture essentielle,
mais pas inutile à 100% non plus. Peut-être qu'un jour je sauterais
le pas et je me procurerais l'ensemble de la saga Fall of
the Hulks pour avoir la vue
complète qui me manque ici pour en juger correctement. J'espère que
vous ferez de même, ou que si vous en connaissez davantage que moi à
cette heure vous prendrez le temps de me le partager dans les
commentaires peut-être. Donnant-donnant !
Alors
que l'Hiver de l'an 1456 s'annonce, un jeune prince est intronisé à
la tête de la Valachie, une petite région frontalière du vaste
empire Hongrois, faisant face à l'empire Ottoman depuis de
nombreuses générations. Vlad III succède ainsi à son père, après
quelques années d'exil lors d'une précédente tentative de coup
d'état contre sa personne. Celui que l'on surnommera bientôt le
Fils du Dragon s'apprête à rendre à la Valachie toute sa gloire
passée, mais ce ne sera pas au goût de tout le monde.
Pour
ses premiers mois de règne, Vlad se rend bien vite compte que le
vrai pouvoir est aux mains des nobles, les boyards, qui exercent une
politique de privilèges et de privations à l'égard du peuple et
des commerçants, s'arrogeant tous les droits et reléguant le prince
au rang de simple marionnette destinée à signer les bons documents
et à docilement hocher de la tête durant les assemblées. Tout ceci
est sur le point de changer.
Les
premières mesures de Vlad sont assez faibles, il brosse les boyards
dans le sens du poil, n'hésite pas à s'humilier en leur rendant
hommage ou en souscrivant à leurs faveurs quand il en a besoin,
alors que son rang fait de lui théoriquement leur supérieur à
tous. Mais dans l'ombre, le prince ourdit quelques complots et
machinations dont il a le secret, et très vite les fameux boyards se
retrouvent divisés au sein de l'assemblée, ne sachant pas d'où
vient le danger. Vlad est en réalité en train de leur confisquer le
pouvoir petit à petit, morceau par morceau, sans qu'ils ne s'en
rendent compte.
Commençant
tout d'abord par les commerçants, les marchands, qu'il considère
comme les véritables garants de l'économie du pays, Vlad parvient à
les rallier à sa cause et à priver les boyards les plus influents
de leur soutien, de façon très discrète et sans rien laisser
paraître à la Cour. Nommant auprès de lui des hommes de confiance
comme proches conseillers plutôt que des gratte-papiers antiques ou
arrivistes, le prince se constitue une petite communauté de fidèles
qui seront prêts à bouger dans son sens quand le temps viendra.
Mais
pour l'heure, il lui faut honorer une dette envers un autre prince,
celui de Moldavie, chassé lui aussi de son pays par un coup-d'état
bien des années auparavant. L'amitié entre Vlad et Stefan est
manifeste, et chacun ferait tout pour l'autre. Vlad parvient, contre
l'avis de son assemblée, à rameuter des milliers de combattants en
enrôlant de force les mendiants et les loqueteux, les criminels, les
indésirables de la société. Mais il ne destine pas cette force au
combat, non, il a un autre projet pour ces gens que tout le monde
rejette, un projet dont il ne peut s'ouvrir même à ses proches
conseillers.
Le
moment décisif sera atteint quand le leader des boyards, le seigneur
Alve, s'oppose ouvertement durant un grand conseil à la décision de
Vlad d'envoyer ses troupes en Moldavie. Bien vite les autres nobles
se rallient à cette opinion et le prince semble ramené à son rôle
de pantin, mais il n'en est rien. En réalité, Vlad vient à cet
instant d'acquérir un bien précieux, une petite victoire qui
coûtera très cher à ses opposants. En quelques jours à peine, et
par un tour de force aussi rapide que sanguinaire, le prince se
constitue une véritable armée de 60 000 soldats pris aux alliés
d'Alve, qui ne décolère pas quand il l'apprend. La reconquête de
la Moldavie est assurée pour le prince Stefan, qui devra alors
revenir sur ses pas et apporter à son tour son aide à Vlad pour le
maintenir au pouvoir dans une Valachie déchirée par les conflits
entre les partisans du prince et ceux des grands boyards. L'ascension
de Vlad Draculea ne fait que commencer !
---
Je
vous avais promis un mois d'Octobre spécial sur les histoires
vampiriques, en mangas comme dans certains comics (vous verrez cela
en temps utiles), et qui de mieux pour illustrer ce genre que le
prince des vampires en personne, le grand Dracula ?
Sauf
qu'ici, dans ce seinen à vocation historique, il ne s'agit pas du
puissant et terrible vampire faisant trembler le monde à la simple
évocation de son nom. Ici, c'est le tout jeune prince de Valachie
qui est à l'honneur, celui qui donnera des siècles plus tard
l'inspiration à Bram Stoker pour le personnage emblématique de son
roman le plus célèbre. Comment un simple prince en exil a-t-il pu
en quelques années devenir l'un des souverains les plus craints et
redoutés par le puissant empire Ottoman ? Comment a-t-il réussi
à fédérer autour de lui les différents petits royaumes qui
guerroyaient entre eux et se livraient à des conflits de succession
incessants sapant leur autorité sur les territoires sauvages ?
Tout
cela vous sera raconté sur un ton remarquablement bien informé et
avec un dessin clair et précis, de la part de Akiyo Ohkubo, mangaka
que je ne connaissais absolument pas mais dont j'apprécie énormément
le travail depuis la lecture de ce tout premier tome d'une série que
je compte bien suivre jusqu'au bout, et que je vous invite à suivre
avec moi durant tout ce mois d'Octobre 2022 !
Des
petites humiliations du quotidien jusqu'aux accords secrets passés
la nuit entre deux alcôves, de la grande Histoire jusqu'aux petits
récits de vie de ceux qui y ont participé de près comme de loin,
vous découvrirez un XVème siècle en proie aux affres d'une
noblesse insolente et vaniteuse qu'un jeune seigneur s'apprête à
ramener dans le droit chemin pour défendre son peuple contre
l'envahisseur. Celui que les chroniques surnommeront Tepes,
l'Empaleur, va prendre son envol sous vos yeux et devenir un
véritable monarque avec une vision très particulière de la bonne
façon d'exercer le pouvoir.
Si
pour le moment il apparaît plutôt comme un rêveur osant se donner
les moyens de rendre son monde meilleur, j'ose croire que l'on verra
assez vite les côtés plus sombres de sa biographie guerrière,
quand sa terrible réputation prendra elle aussi son envol et
surmontera les obstacles entre les différents royaumes et empires
voisins. Je vous invite à ne pas vous spoiler outre-mesure sur le
destin de ce personnage unique en son genre, et nous suivrons pas à
pas chaque semaine son évolution avec grand plaisir !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Le
célèbre photographe-reporter Phil Sheldon poursuit ses enquêtes et
ses réflexions au sein d'un monde transformé depuis l'arrivée des
premiers super-héros de la nouvelle ère. Les Quatre Fantastiques
ont ouvert la voie, et depuis leur révélation au grand public de
nombreux autres héros les ont rejoint, formant d'autres groupes,
comme les Avengers par exemple.
Mais
Phil constate au bout de quelques années que même les êtres les
plus merveilleux peuvent dissimuler de lourds et sombres secrets,
avoir des parts d'ombre insoupçonnées, et faire de mauvais choix.
Celles et ceux que l'on adorait hier encore peuvent soudainement
passer du côté obscur et devenir des parias, à l'image de ces
mutants que tout le monde redoute de croiser sans en avoir jamais vu
un seul.
Pour
Sheldon, le mal est fait, et sa grande frustration en cette fin de
carrière est de n'avoir pas réussi à ouvrir les yeux du public sur
la condition mutante, lui qui a autrefois pris le risque d'héberger
une jeune mutante sous son toit avant qu'elle ne s'enfuit dans la
nuit. Quand son éditeur historique lui propose une avance pour
écrire un second livre, centré cette fois-ci sur les super-vilains,
un phénomène tout aussi incompréhensible que les héros mais
beaucoup plus nocif, Phil est partagé.
Mais
sa détermination sans faille pour n'écrire que la vérité et rien
que la vérité le poussera à décliner cette offre et à la
retravailler plutôt du côté des faces sombres des grands héros,
de Captain America à Iron Man en passant par le divorce des
Fantastiques ou encore aux nombreuses frasques de Spider-Man. C'est
aussi l'époque où apparaissent de nouveaux héros, des justiciers
dit-on plus volontiers, comme le Punisher ou Ghost Rider, des
personnalités tumultueuses qui n'hésitent pas à faire parler la
poudre et le sang pour rendre leur vision de la Justice dans un monde
qu'ils jugent irrémédiablement corrompu.
Ce
que Phil va découvrir, au bout d'un certain temps, c'est qu'il
souffre d'un cancer des poumons. Si la chimiothérapie l'aide dans un
premier temps à reprendre des forces et à poursuivre son grand
projet, bien vite il apparaît qu'il manquera de temps et que son
œuvre pourrait bien rester inachevée. Avec l'aide de sa femme et de
ses filles, toutefois, Sheldon réalise que rien ne lui est
impossible et qu'en définitive, toutes ces années à prendre des
photos pour immortaliser l'impensable n'auront pas été vaines. Une
page d'Histoire se tourne, un vieil homme meurt paisiblement, entouré
des siens, et une nouvelle génération émerge toute prête à
prendre la relève dans un monde en constante évolution !
---
Kurt
Busiek signe ici avec l'aide du vétéran Roger Stern la suite et fin
de la saga Marvels démarrée
dans les années '90 avec les magnifiques peintures d'Alex Ross.
L’œil de l'objectif est
dessiné par Jay Anacleto, un artiste de la scène indépendante qui
travaille beaucoup chez Zenescope mais fait quelques passages
remarqués dans les trois grandes maisons d'éditions de comics aux
USA. Son style est ici résolument tourné vers le réalisme, prenant
exemple et modèle sur les travaux passés d'Alex Ross bien
évidemment.
Le
résultat est un ensemble de six chapitres complets, donnant un point
de vue unique sur les grands événements qui secouèrent le monde de
Marvel dans les années '70-'80. Un monde que l'on voit se durcir,
s'assombrir, avant de peut-être renaître de ses cendres quand le
moment sera venu, et toujours à travers l'histoire personnelle et
professionnelle de Phil Sheldon, l'homme qui assista à la venue des
Merveilles en ce bas monde.
Dans
mon souvenir, Sheldon est plutôt dans les rangs des réactionnaires
quand apparaissent pour la première fois de vrais super-héros, mais
ici il les défend corps et âme, Spider-Man y compris et ce contre
la volonté tyrannique de Jonah Jameson pour ne citer que lui, et sa
nouvelle grande cause est de faire accepter les mutants au grand
public, d'en finir avec cette peur qui plane sur toute une partie de
la population incomprise et mise au ban de la société.
Est-ce
qu'il y arrivera ? Est-ce que les mutants parviendront un jour à
apparaître comme de vrais héros, égaux des Avengers et des
Fantastiques ? La vérité et le destin sont plus subtils que
ces quelques questions et il n'échappera pas longtemps à notre
photographe aguerri que parfois les plus grands changements viennent
de toutes petites choses, les unes après les autres.
C'était
une excellente lecture une fois encore, je regrette simplement
d'avoir attendu si longtemps pour m'y mettre et vous la présenter,
et j'espère que vous saurez vous aussi l'apprécier à sa juste
valeur en en trouvant des exemplaires ci et là au petit bonheur la
chance. Si possible, essayez de ne pas vous le procurer sur de
grandes plate-formes en ligne et privilégiez vos libraires
professionnels habituels, ils savent y faire. Voilà, c'était mon
petit message réac' du moment !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Cela
fait maintenant trois ans que le Batman sévit à Gotham City, et que
les criminels qui peuplaient la ville depuis si longtemps affrontent
chaque nouvelle nuit avec la peur au ventre. Trois ans que Bruce
Wayne combat les pires ordures que l'on peut imaginer, tout en
suivant une sorte de thérapie avec le Dr. Leslie Thompkins, au
courant de son secret, pour justifier ses actions nocturnes.
En
trois ans, beaucoup de choses ont changé. La croisade en justice du
procureur Harvey Dent a mené à la découverte de nombreuses
relations entre la pègre et certains juges de Gotham, amenant ainsi
la libération de nombreux criminels qui avaient été incarcérés
suite à des procès truqués. Autant de travail en plus dans les
rues pour le Batman, qui sort épuisé de chacune de ses veillées.
Il est aussi plus isolé que jamais, ayant perdu les soutiens de
Gordon et d'Alfred depuis un moment déjà, d'où sa tentative de se
raccrocher à la thérapie que lui impose le Dr. Thompkins.
C'est
dans ce contexte très particulier que survient soudain un incident
qui sort de l'ordinaire. Quelqu'un se fait passer pour Batman et
assassine purement et simplement les criminels sur son chemin.
Quelqu'un avec la même détermination que l'original, mais pas les
mêmes limites. L'inspectrice Blair Wong est quant à elle bien
décidée à traîner Batman en justice pour les meurtres dont il se
rend coupable selon elle, une campagne de terreur qui déstabilise
tout Gotham. Les riches s'inquiètent et sont prêts à prendre
eux-mêmes des décisions regrettables pour faire cesser cette
situation qui les perturbe. Wong doit agir et vite, trouver des
preuves, opérer des rapprochements dans les habitudes et
comportements du justicier auto-proclamé, avant qu'il ne fasse de
nouvelles victimes.
Quant
à Bruce, il expérimente un nouveau genre de relation, avec Blair
Wong elle-même ! Ce qui n'était au départ qu'un moyen d'avoir
accès aux fichiers du GCPD devient trop vite un nouveau lien qui le
retient dans le monde des vivants, et qui le pousse à s'interroger
sur ses propres motivations. Comment pourrait-il aider Gotham quand
Batman ne répand que la peur dans son sillage ? Et qui est cet
Imposteur qui ternit encore plus son image déjà bien sombre ?
La course est lancée et la guerre déclarée entre les Batmen et la
police de Gotham City, et c'est à celui qui se fera prendre le
premier ! Cette fois, impossible de faire marche arrière.
---
C'est
encore un titre intéressant issu du Black Label d'Urban Comics et de
DC en général, l'héritage de la ligne plus dure qu'occupait
Vertigo autrefois, des récits plus violents et plus secs, brutaux et
parfois psychologiquement dérangeants. Batman – Imposter coche
presque toutes les cases !
Mattson
Tomlin n'en est pas à son coup d'essai avec ce scénario, puisque
c'est aussi lui qui signe le dernier film en date sur le Chevalier
Noir, incarné cette fois dans une version plus jeune par Robert
Pattinson. En un sens, le comic-book dont je vous parle aujourd'hui
pourrait très bien être une suite programmée au cinéma dans les
années à venir, une suite très logique dans un univers très sale
et très sombre où tout semble permis.
De
son côté, Andrea Sorrentino nous livre un graphisme lui aussi
dérangeant s'immergeant dans la psyché des personnages,
particulièrement le duel que se livrent Batman et l'inspectrice
Wong, chacun cherchant à arrêter la même personne mais aussi à
s'arrêter l'un l'autre avant qu'ils ne commettent l'erreur de trop,
qu'ils ne franchissent la ligne et ne provoquent l'irréparable.
Sorrentino a pour lui un sens tout particulier du découpage et de
l'organisation du storytelling, les couleurs et les teintes sont très
grisâtres avec des touches de rouge vif qui parsèment l'album aux
moments cruciaux, un peu à la manière de ce que l'on voit récemment
chez Marvel avec des personnages comme Wolverine, Deadpool ou Elektra
par exemple.
Je
ne peux pas vous dire que j'ai pleinement apprécié tout du long
cette lecture, c'était agréable mais sans plus me concernant, ce
n'est pas vraiment ce que je recherche dans une histoire consacrée à
Batman et à ses errances nocturnes et psychologiques. Je conçois
totalement qu'un public existe pour ce genre, que des fans réclament
ces récits sur papier et au cinéma, mais je n'en fais pas vraiment
partie. Trop déroutant, trop déstabilisant, quand on a grandi avec
une figure héroïque et imperturbable quoi qu'il arrive.
Toutefois
je conseille cette lecture à toutes celles et tous ceux qui auraient
aimé le film sorti cette année, parce que c'est totalement
l'ambiance que vous y trouverez et que, comme je l'ai dis plus haut,
ça pourrait vraiment être l'une des suites déjà annoncées par
les studios suite au succès du long-métrage. Une sorte de Batman
– Année 3 si vous voulez, un
concept que l'on n'a pas encore vu il me semble. Reste à voir si
l'idée perdurera et intéressera suffisamment de gens pour rester
viable !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
L'homme
perdu que l'on appelle Andy est enfin décidé à partir à la
recherche de ses souvenirs les plus profonds. Aidé par les dieux
anciens, il s'enfonce dans les abîmes les plus sombres, jusqu'à
trouver la Mère de tous les requins, détentrice de toutes les
informations qui lui manquent. La quête s'achève, mais la
connaissance a un prix.
Désormais
redevenu Arthur Curry, mais pas encore Aquaman, l'ancien héros
décide de quitter l'île oubliée et de mettre le cap sur Amnesty
Bay, son ancienne résidence du temps où il vivait parmi les simples
mortels. Emmenant avec lui les dieux anciens, sous leurs apparences
humaines, Arthur s'apprête à retrouver le chemin de la Vie, mais il
n'est pas encore assez serein pour regagner l'Atlantide et faire face
à son épouse.
Mera,
en effet, a manqué de le tuer la toute dernière fois qu'ils se sont
vus, après les événements de la Terre Noyée. Elle venait de lui
apprendre qu'elle était enceinte... et la réaction d'Arthur fut
identique à celle de sa propre mère : partir, le plus loin
possible. Heureusement pour lui la fureur de Mera était tempérée
par son chagrin, et les dieux des océans avaient encore besoin de
lui, assez pour le faire revenir d'entre les morts et marcher parmi
eux.
Maintenant
que le monde entier sait qu'Arthur est de retour, les médias se
pressent à sa porte pour savoir quand Aquaman reprendra du service
au sein de la Ligue de Justice, s'il le veut encore et toujours.
L'intervention de Wonder Woman permettra de calmer les choses
durablement, mais même la guerrière Amazone ne peut rester de
marbre quand son compagnon d'armes lui révèle la vraie raison de sa
disparition.
Les
doutes d'Arthur cependant devront attendre avant de trouver leur
résolution, car dans l'ombre un autre mal menace. Black Manta a lui
aussi survécu à la fureur des dieux venus d'ailleurs, et il cherche
toujours vengeance pour la mort de son père bien des années plus
tôt des mains d'un jeune Aquaman. Lex Luthor, alors en pleine
métamorphose, le contacte et lui offre un atout fantastique pour
enfin venir à bout de tous ses ennemis, ainsi que la possibilité de
retrouver l'espace d'un bref instant ce qui reste de son père.
Maintenant
aux commandes d'un véritable arsenal de guerre à forme humaine,
gigantesque machine alimentée par la haine, Manta met en place son
plan, d'une terrible simplicité : pousser les Atlantes à
reprendre contact avec la surface, pour que Mera et Arthur se
retrouvent enfin, à Amnesty Bay, avant de tous les anéantir sur
place dans un déluge de rage. Peu lui importe ce qu'il adviendra de
lui après cela, Manta veut toujours aussi aveuglément et
obstinément obtenir sa vengeance et rien ne saurait le détourner de
sa route, pas même les restes de conscience de son père défunt.
Et
tandis que la bataille gronde et qu'Amnesty Bay révèle un terrible
secret issu du passé, Arthur et Mera donnent l'assaut contre Black
Manta chacun de son côté, espérant le prendre en tenailles et lui
faire renoncer à toute cette folie. Hélas, c'est bien mal connaître
son ennemi, et même avec toutes les forces vitales de Mera et du
nouvel Aqualad combinées, Manta parviendra à s'échapper de
justesse après un affrontement au sommet face à son pire ennemi en
ce bas monde. Mais est-ce bien Arthur Curry qu'il lui faut craindre ?
De son côté, Mera ressent une terrible vague de faiblesse après la
bataille, et s'effondre inconsciente sur le sable... ses jours, et
ceux du bébé, sont peut-être en danger !
---
Second
tome de la série toujours menée par Kelly Sue DeConnick et Robson
Rocha, aidés par Viktor Bogdanovic ce coup-ci. Je ne sais pas si je
suis le seul dans ce cas, mais je commence à ressentir une certaine
gêne en voyant que les auras d'Arthur Curry et de Jason Momoa se
mêlent à ce point dans ces quelques pages, l'éditeur et les
artistes tentant sûrement de rapprocher au plus possible le
personnage de sa version incarnée au cinéma. Ce n'est pas vraiment
le Aquaman dont j'aimais suivre les aventures, mais rappelons à
toutes fins utiles que ce n'est pas non plus vraiment d'Aquaman qu'il
est question ici mais bien d'Arthur lui-même, loin de sa vie
super-héroïque qui appartient pour le moment au passé.
Ce
tome rejoint les événement de l'Année du Crime décrétée par Lex
Luthor et sa clique dans les pages de New Justice,
et on y retrouve plusieurs thématiques déjà abordées dans les
autres séries concernées par ce tournant majeur orchestré par
Scott Snyder. Cependant, le cœur du récit sera bien l'affrontement
entre Arthur et David, entre l'ancien Aquaman et le Black Manta
amélioré une fois de plus et fonçant tête baissée dans la faille
qu'est devenue ce qui lui reste de vie.
L'autre
diptyque ayant retenu mon attention est évidemment celui formé par
les souvenirs retrouvés d'Arthur concernant Mera et la dernière
conversation qu'il a eu avec elle. Je ne peux m'empêcher de
ressentir là aussi cette même gêne, en voyant le personnage
d'Arthur se comporter davantage comme sa version cinéma et avoir des
attitudes que je ne lui imaginais pas vraiment jusqu'à il y a peu.
C'est assez dérangeant selon moi, et je me prends à espérer que ce
ne soit qu'une étrangeté amenée à disparaître, tout en sachant à
quel point DC et Warner misaient encore récemment sur Momoa et son
image.
Que
dire de plus à part que l'histoire est assez réussie même si
partant parfois dans des directions surprenantes, pas toujours dans
le meilleur sens du terme, et que la présence de Jackson Hyde, le
nouvel acolyte d'un Aquaman pas encore redevenu lui-même, ne trouve
son utilité que dans les toutes dernières pages après quelques
errements. DeConnick aurait sûrement pu mieux faire, en se passant
de quelques légèretés, mais après tout c'est aussi sa vision du
personnage et de son microcosme qui nous intéresse ici, ne jouons
pas les fines bouches.
Logiquement
le troisième tome est le dernier, je le découvrirai dans quelques
jours si tout va bien et alors je pourrais porter mon jugement sur ce
run qui a le don de me surprendre et de me distraire tout en me
rendant perplexe plus j'avance. J'ai un peu de mal à imaginer la
façon dont un seul tome pourra enfin achever de ramener Aquaman dans
le feu de l'action et au cœur de l'univers DC, mais sait-on jamais
on peut encore avoir quelques bonnes idées ! Par exemple
jusqu'ici, suivre le côté humain d'Arthur et sa vie quotidienne à
Amnesty Bay maintenant qu'il y est de retour, ça c'était sympa même
si un peu longuet à force. Heureusement qu'il y a de l'action au
programme !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Sortir
avec Kitty Pryde, des célèbres X-Men, permet à Peter Parker de
mieux comprendre la cause mutante, même s'il conserve encore
quelques réflexes malheureux face à certains problèmes de société.
Étant lui-même un être à super-pouvoirs, il sait pourtant mieux
que personne que la haine et l'ignorance sont les clés de voûte de
tout ce qui va mal en ce monde. Quand le mercenaire sans scrupules
appelé Deadpool fait irruption pour capturer les X-Men, il embarque
Spider-Man avec le groupe, pour les larguer sur l'île de Krakoa où
les mutants sont voués à l'extermination pour le seul plaisir des
masses dirigeantes d'un certain nombre de pays.
Mais
même dans l'adversité la plus totale, le Tisseur ne perd pas le
Nord et parvient à déjouer les plans de Deadpool et de ceux qui le
financent, apportant même un vrai atout au groupe mutant qui
parvient à s'en sortir contre toutes les attentes. Quittant l'île
maudite après avoir récupéré le Professeur Xavier, les X-Men
sortent de cette mésaventure avec la certitude d'avoir au moins un
nouvel allié dans ce monde.
Plus
tard, après avoir affronté des vampires et rencontré un anti-héros
rapidement retourné dans les ombres, Peter va devoir surmonter ce
qui sera sans doute la pire des épreuves pour lui : le retour
d'un vieil ennemi décidé à en finir avec lui de la plus horrible
des manières. Si le S.H.I.E.L.D. possède le plus vaste réseau de
contacts et de connaissances dans le domaine des surhumains, ce n'est
pas la seule organisation qui tente de s'attacher les services de ces
êtres hors du commun. Quitte à parfois les créer soi-même pour la
bonne cause...
Au
comble de l'horreur, Peter découvre que son ADN a été violé et
exploité pour créer des clones de lui-même, différentes versions
de ce qu'il est au fond de lui depuis la morsure de cette maudite
araignée. Mary-Jane est enlevée par l'un de ces clones, ayant pété
les plombs et voulant la rendre aussi forte que lui pour ne plus
avoir à craindre de la protéger en cas de danger, une peur
viscéralement ancrée dans l'esprit de Peter comme on l'a vu
précédemment.
Les
affrontements seront nombreux et sanglants, mais le pire de tout sera
la révélation de l'identité de celui qui est derrière toute cette
opération, une personne ô combien détestée par Peter et ses
proches et qui cette fois-ci est totalement libre de ses actes, et
totalement prêt à tout recommencer si jamais ses travaux venaient à
être détruits. Une seule façon de l'arrêter cette fois, mettre le
paquet et tout donner comme jamais encore, histoire d'être bien
certain d'en finir. Mais heureusement pour le jeune héros traversant
des jours si sombres, une main secourable et inattendue va lui
permettre d'éviter le pire et de revoir la lumière.
C'est
l'heure des révélations à ce stade, et Peter doit avoir LA fameuse
conversation avec Tante May, une conversation longtemps repoussée et
redoutée, un échange autour d'une table de cuisine dans leur maison
du Queens. Après avoir défait le Caïd et son empire du crime avec
l'aide de Daredevil, Peter tremble encore de devoir affronter
l'opinion de sa tante quant à ce terrible secret qu'il lui dissimule
depuis déjà un long moment. Malgré ses appréhensions légitimes,
Tante May réagit plutôt bien à la nouvelle et encourage même son
neveu à poursuivre cette route héroïque qui est la sienne, même
si elle reste bien consciente que cela risque de toujours mettre en
danger ses proches. Un risque calculé qu'elle est prête à
accepter, pour la fierté d'avoir un neveu comme Peter Parker,
l'incroyable Spider-Man.
Il
en est un autre qui attend patiemment son heure depuis un bon moment,
un homme à ce point dévoré par le Mal et la cupidité qu'il a
irrémédiablement condamné sa propre famille à la ruine. Norman
Osborn profite de l'absence de Nick Fury pour s'échapper de la base
des Ultimates où il était retenu prisonnier en toute discrétion,
après avoir causé d'importants ravages sur son chemin. Et tandis
que tout le monde s'attend à ce qu'il fasse profil bas et tente de
quitter la ville, Norman réapparaît sur les chaînes de télé qui
lui accordent une interview exceptionnelle durant laquelle il promet
de dire toute la vérité et rien que la vérité sur ce qui lui est
arrivé depuis le tristement célèbre accident de laboratoire qui
lui a conféré ses pouvoirs.
Chargeant
un maximum Fury avec des accusations évidemment mensongères
destinées uniquement à se couvrir lui-même, Osborn ne peut
pourtant renier bien longtemps sa vraie nature et lorsque l'argent
vient à manquer, le monstre refait surface pour engendrer encore
plus de malheur. Contrainte de riposter avant qu'il ne fasse
davantage de victimes innocentes, la nouvelle directrice du
S.H.I.E.L.D. Carol Danvers utilise tous les appâts à sa disposition
pour faire sortir Norman de son trou, y compris son propre fils Harry
qui était également détenu sous secret loin de son père. Ivre de
rage, Norman tombera dans le piège et se jettera à corps perdu dans
un affrontement effroyable avec Harry, à l'issu duquel une horrible
tragédie de plus sera à surmonter pour les survivants et les
témoins. La malédiction des Osborn frappe encore...
Heureusement,
Peter peut compter sur ses plus proches amis pour lui faire passer de
bonnes journées dès que possible, et lui changer les idées. S'il
ne sort désormais plus avec Kitty Pryde, il a retrouvé les bras et
le cœur de M-J qui accueille avec plaisir ces instants volés, comme
au premier jour ou presque. Des vilains se mettront toujours en
travers de leur chemin, des vies seront toujours menacées, et oui il
se pourrait aussi que Spider-Man doive faire amende honorable auprès
de personnes qu'il a pu persécuter à tort par le passé, mais il
sera toujours soutenu quoi qu'il arrive par un groupe soudé et
dévoué ainsi que par sa chère tante. Pour la première fois, il se
pourrait bien que le jeune Parker soit véritablement heureux.
Et
évidemment, c'est à cet instant précis que tout bascule. La
première fois, le retour d'Eddy Brock et de la sombre combinaison
organique qu'il porte depuis sa disparition il y a des mois manque de
faire flancher Peter, qui a quelques soucis à contrôler ses
pouvoirs en la présence du parasite. Mais c'est surtout le retour
totalement inattendu de Gwen Stacy qui achève le Tisseur, persuadé
jusque là comme le reste du monde qu'elle était décédée
brutalement par la faute des expériences du Dr. Conners. Gwen
possède elle aussi un terrible secret dont elle voudrait bien se
débarrasser mais qui lui colle à la peau, et il faudra toute la
délicatesse possible pour la tirer d'affaire avant qu'il ne soit à
nouveau trop tard.
Et
au moment où les choses pourraient enfin s'arranger et redevenir
normales, au moment où chacun commence à accepter le fait que la
vie suit son cours et que Gwen est revenue... c'est à ce moment que
survient la Fin du Monde. Le terrible et surpuissant Magneto, mutant
tristement connu de l'opinion publique, condamne en effet l'ensemble
de l'existence terrestre en déclenchant une véritable apocalypse
planétaire à l'aide de ses pouvoirs concentrés comme jamais
encore. L'Ultimatum, la vengeance divine pour ceux qui ont péché
contre lui et sa famille. New York sera ravagée par un tsunami et de
terribles catastrophes climatiques se produiront partout dans le
monde, les héros seront en première ligne et pour la première fois
humains et mutants devront faire cause commune pour éviter
l'extinction massive des deux espèces dominantes. Coincé dans les
ruines de Manhattan, Spider-Man aide son prochain avec la même
détermination sans faille, risquant jusqu'à sa vie à de nombreux
moments pour sauver celles des autres. Quand la tempête s'arrête
enfin et que le jour se lève à nouveau, New York s'apprête à
pleurer ses héros disparus et un vieil homme solitaire repense
soudain à toute l'amertume qui a guidé son existence jusque là.
---
Le
voici enfin, le troisième et tant attendu omnibus de Panini consacré
à la série Ultimate Spider-Man de
Bendis et Bagley, rejoints ici par Stuart Immonen et d'autres talents
à venir pour ce qui restera sans doute comme le plus costaud des
enchaînements de catastrophes pour notre pauvre Tisseur.
Comme
toujours c'est brillant, excellent même, l'humour est omniprésent
mais cède le pas quand il le faut à la tragédie et à un ton plus
grave et sérieux que ce à quoi nous étions accoutumés jusqu'ici.
Il y aura de nombreuses révélations vitales et de nombreux
bouleversements, comme on est en droit de s'y attendre pour une série
super-héroïque aussi populaire. Certains arcs seront agréables
sans plus, d'autres seront assez touchants et enfin les autres seront
horriblement stressants pour le lecteur comme pour Spider-Man,
ballotté en tous sens par la Destinée qui s'acharne contre lui.
Je
ne pensais pas que ce serait le cas, mais au final ce troisième tome
est peut-être bien mon préféré de tous ceux parus à date, ne
serait-ce que pour le rythme intense qu'il impose et pour tous les
changements qu'il apporte dans la vie de Peter Parker. La recette est
bien connue maintenant et fonctionne à merveille, au point que
Marvel peut se permettre de permuter les artistes le temps de
quelques numéros, le lectorat fidèle continue de répondre présent
et Bendis vit sans doute sa plus belle vie déjà à l'époque.
Sérieusement
je ne sais pas vraiment quoi ajouter à cette review, d'une parce que
je ne veux pas vous gâcher la découverte de certains passages
essentiels qu'il faut vivre soi-même dans le confort de ses propres
habitudes de lecture, et de deux parce qu'en refermant cet omnibus je
me rends compte que tout ou presque est dit dans le tout dernier
chapitre, des mots forts couchés sur le papier par un homme dont on
se serait attendu à tout sauf à ça. Encore une fois, à vous de le
découvrir !
Je
vais vous parler de mes petits points de déception, cependant, parce
que je pense que ça en vaut la peine. Premièrement, les bonus... ne
comptez pas dessus cette fois-ci, ils sont pratiquement inexistants.
En toute fin d'album vous aurez droit à quatre ou cinq couvertures
miniaturisées se partageant les ultimes pages, quelques crayonnés
glissés à la va-vite et on referme. Heureusement qu'il y a un édito
de Panini pour nous aider à resituer le contexte de ce qu'on
s'apprête à lire, mais c'est le strict minimum ! Je
m'attendais à autre chose de leur part pour l'occasion. Et je suis
profondément déçu aussi à titre plus personnel de ne pas avoir vu
la Chatte Noire faire son come-back alors qu'on la voit sur la
couverture choisie pour représenter l'omnibus !
Couverture
principale qui, au passage, est tirée de l'arc de La Saga
du Clone qui aurait largement
mérité de servir aussi de titre à l'album entier si vous voulez
mon humble avis, même si évidemment Ultimatum est
un sacré morceau difficile à digérer tellement il s'y passe de
choses et tellement il nous offre d'informations à traiter
rapidement. Mais en toute logique, c'est l'histoire sur les clones de
Peter qui reste la plus longue et la plus marquante dans ce troisième
omnibus, et le réduire sur sa propre couverture à un titre faisant
référence à la toute fin de l'album, c'est dommage selon moi. Un
choix éditorial de Panini de plus que je ne comprends pas vraiment,
mais bon je reconnais aussi que je chipote pas mal. Dans le vaste
ensemble, je suis très content d'enfin compléter ma collection !
Vraiment
complète ? Non, en fait il reste encore un omnibus à paraître
début 2023 qui regroupera les mini-séries que nous n'avons pas eu
l'occasion de lire dans le cours d'Ultimate Spider-Man mais
auxquelles sont faites plusieurs fois références ici et là.
J'espère que cette ultime parution ne fera pas trop gadget au beau
milieu du reste ! En tous les cas, un grand merci à tous les
artistes et tous les éditeurs et tous les libraires qui ont rendu
possible la parution de ces magnifiques albums qui décidément
valent bien leur pesant d'or !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !