lundi 19 février 2024

Absolute Carnage - Le Roi de Sang (Panini Comics - Août 2021)


Cletus Kasady est revenu d'entre les morts, ramené par une secte de fanatiques du dieu sombre Knull. Fusionné avec le symbiote Grendel, le dragon mythique, Kasady veut désormais réveiller sa divinité emprisonnée loin dans l'espace, au cœur d'une planète constituée de milliards de symbiotes. Pour cela, le tueur psychopathe a besoin de récupérer les Codices, ces petits échantillons de symbiotes que ces créatures laissent automatiquement dans l'organisme de leurs hôtes, passés ou présents, comme une trace de leur passage qui sert également à communiquer des informations au sein de l'esprit de ruche de l'espèce.


En réunissant tous les Codices, ou peu s'en faut, Cletus pourra se reconnecter à la ruche et lancer un appel pour réveiller Knull, qui tournera alors son regard de ténèbres vers la Terre... pour empêcher cela, une seule personne : Eddie Brock, ancien porteur du symbiote noir Venom, désormais seul avec son propre fils Dylan qui ignore tout de l'identité véritable de celui qu'il prend pour son grand-frère.


Alors qu'Eddie et Dylan sont en recherche d'une aide providentielle à New York, la nouvelle tombe comme un couperet : dans la prison de Rykers, Eddie Brock se serait rendu coupable d'un véritable massacre général et est donc maintenant recherché par toutes les forces de police de la ville ! Évidemment c'est un coup monté par Kasady, qui a pris l'apparence d'Eddie pour lui signifier que dorénavant la chasse est ouverte, et que personne ne sera à l'abri. Pour attester de ce fait, les autorités retrouvent en parallèle un véritable charnier constitué de plusieurs dizaines de corps, au Nord de l'État, des corps qui ont tous été porteurs d'un symbiote à un moment où un autre de leur vie... même les morts ne sont pas en sécurité !


L'urgence est réelle, Kasady a déjà récupéré énormément de Codices et s'apprête à fondre sur les héros de New York pour les massacrer eux aussi sans pitié et leur retirer cette petite parcelle de symbiote qu'ils portent en eux sans même le savoir. Il ne reste que très peu de temps avant que la puissance du Grendel de Kasady soit suffisante pour se reconnecter à la ruche... Eddie prend donc la meilleure décision possible au vu des circonstances : il se rend chez Peter Parker, l'incroyable Spider-Man, pour lui demander son aide, juste après avoir retrouvé son propre symbiote avec qui cependant les relations ne sont pas des plus chaleureuses depuis leur séparation, vécue comme une trahison.


Aide que Peter accepte évidemment de lui accorder sans réserve après avoir été mis au courant de la situation. Fort heureusement Eddie dispose d'un autre allié dans cette affaire, le Créateur, un jeune Reed Richards d'un univers défunt qui a construit pendant ce temps une machine capable d'extraire les Codices sans tuer les hôtes pour les détruire ensuite. Spider-Man et Venom font maintenant équipe pour infiltrer l'Institut Ravencroft pour criminels déments afin d'en extirper Norman Osborn, dernier porteur du symbiote Carnage en date, avant que Kasady ne fonde sur lui, et s'en servir comme cobaye pour tester la machine. Pour Peter, cette affaire devient très personnelle également, car il est celui qui a apporté le premier symbiote sur Terre. Sans lui, pense-t-il, rien de tout ceci n'aurait été possible. Sa responsabilité est donc d'aider Eddie à y mettre un terme pour de bon. En plus, le propre filleul de Peter et petit-fils de Norman, Normie, a lui aussi été infecté par le symbiote écarlate et est donc une cible à son tour !


Mais une fois à Ravencroft, les choses se corsent sérieusement pour les deux héros. Kasady est déjà bien présent sur place, et a infecté les autres patients pour en faire des tueurs aveugles et totalement dévoués à sa cause. Pire, il parvient même à s'emparer de Norman Osborn malgré la présence de Spider-Man et de Venom pour tenter de l'arrêter, et sous leurs yeux il transforme Osborn en un nouveau Carnage qui l'aidera dans sa tâche avec grand plaisir !


L'opération Ravencroft est donc un échec cuisant, Peter et Eddie retournent à leur cachette la queue entre les jambes pour lécher leurs plaies et remettre les choses à plat aussi vite que possible. Le Créateur a terminé sa machine et les autres héros de New York à avoir porté un symbiote sont déjà là eux aussi, prêts à passer dans l'engin. Venom de son côté ramène le Scorpion, gravement blessé, mais a perdu en route le jeune Spider-Man, Miles Morales, infecté par les symbiotes-zombies de Kasady.


Désormais, le siège de l'entrepôt secret est lancé, et les minutes sont comptées. Alors que Peter protège de son mieux les deux enfants, Normie et Dylan, Eddie de son côté prend les armes pour arrêter Kasady une fois pour toutes tandis que la machine termine de traiter les derniers volontaires. Le duel final entre Venom et l'ancien Carnage est épique à plus d'un titre, Kasady parvenant même à s'emparer du symbiote d'Eddie par la force pour devenir encore plus puissant ! Tout semble perdu... quand Eddie se rend compte que la machine du Créateur ne sert pas à détruire les Codices, mais au contraire à les collecter dans un but inconnu. N'écoutant que son courage et une vague lueur d'espoir dans son cœur, Eddie se jette dans l'amas de Codices pour fusionner avec et devenir une nouvelle version de Venom, apte à combattre Kasady de toutes ses forces !


Mais hélas, les choses empirent encore quand le tueur fou révèle son véritable plan : qu'importe qui possède les Codices, de lui ou d'Eddie, ce seul fait suffit largement à reconnecter un esprit à la ruche et à attirer l'attention de Knull, le sortant de sa torpeur millénaire. Vaincu mais cependant victorieux, Cletus disparaît corps et âme à nouveau, savourant son triomphe, tandis que la menace intersidérale de Knull vient de devenir une terrifiante réalité qui se dirige tout droit vers la Terre, aux commandes d'une armée de symbiotes déchaînés... tout est perdu. Ne reste maintenant plus qu'à prévenir tous les héros possible de cette urgence, et à prier d'autres dieux pour que celui des Abysses ne débarque pas trop rapidement. Ah, et Dylan sait maintenant qu'Eddie est son père ! Encore un petit problème à gérer...


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J'ai déjà lu l'omnibus en V.O. concernant cet événement Marvel signé Donny Cates, et franchement je pensais perdre mon temps en le relisant en version française, ici la série principale Absolute Carnage donc. Mais j'ai en réalité découvert que c'était encore plus agréable à la seconde lecture malgré le fait que je connaissais déjà l'intrigue et les détails.


Pourquoi ? Parce que l'adaptation comporte un petit travail éditorial déjà, presque absent de l'omnibus, qui permet de resituer correctement les personnages principaux pour celles et ceux qui ne les connaîtraient pas depuis leurs premières apparitions. C'est un plus appréciable, surtout quand à la fin de l'album on se rend compte que les bonus aussi ont été traduits.


Quand le genre du super-héros se mêle à celui de l'horrifique, voici ce que ça donne. Un récit sanglant, sombre, qui finit mal et qui promet déjà une suite exceptionnelle qui ira sans aucun doute encore plus loin car elle ne concerna plus seulement le microcosme de Spider-Man, mais l'ensemble de l'univers Marvel sur Terre ! Soyez au rendez-vous !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 17 février 2024

Unboxing - Balalaïka (Black Lagoon) Crimson Empress version, by Medicos Entertainment


Bonjour à toutes et à tous, me revoici avec un nouvel unboxing à vous proposer en cette mi-Février, rien moins que la terrible, la sculpturale et la ravissante Balalaïka ! Personnage emblématique du manga et anime Black Lagoon de Rei Hiroe, édité chez nous par Kazé, cette femme forte est représentée ici en tenue d'Impératrice Écarlate d'après une vision de l'artiste lui-même.


Dirigeante de l'Hôtel Moscou de Roanapur, ville fictive du Sud-Est Asiatique où se concentre une bonne partie du trafic et du crime de la région, elle est la cheffe de l'antenne locale de la Mafia Russe, mais elle n'a pas toujours été dans le domaine de l'illégal ! Auparavant elle était commandante ou capitaine au sein des forces spéciales de l'armée russe durant la guerre russo-afghane des années '80, où elle a servi son pays et l'idéal communiste avec les honneurs.


Blessée à de nombreuses reprises et impitoyablement brûlée sur une grande partie de sa peau, Balalaïka est partie d'Afghanistan à la fin de la guerre en désertant avec l'ensemble de son unité, et s'est installée par la suite à Roanapur où elle a donc repris les rennes de l'antenne locale de la Mafia Russe. Ses hommes la servent fidèlement et suivent un code de conduite très dur et irréprochable pour lui faire honneur, avec une ferveur toute militaire qui sert admirablement bien l'organisation, jalousée par les autres réseaux.



Cette figurine est juste magnifique, le personnage prend une toute autre dimension représentée ainsi assise sur ce trône de bois doré et velours pourpre, dans une tenue rouge pétante du plus bel effet rehaussée ci et là de quelques touches dorées et de bijoux de jade. Le détail qui m'a le plus plu et marqué en déballant la figurine : non pas le cigare, qui ajoute certes un certain cachet à l'ensemble, mais surtout la chevelure, longue, blonde aux reflets dorés à la lumière, tressée par endroits, incroyablement détaillée je trouve !


Medicos est un fabricant de goodies que je ne connaissais pas du tout, d'ailleurs cette figurine est vendue chez nous généralement sous le label Union Creative il me semble, mais croyez bien que si d'autres personnages de cet acabit sont à prévoir je serais au rendez-vous !


Reste une question : que veut dire ''balalaïka'' exactement ? Eh bien ce n'est pas réellement un prénom, en fait il s'agit d'un instrument de musique traditionnel de Russie, vraiment typique, entre la guitare et la lyre, avec une forme très particulière et que l'on retrouve dans énormément d’œuvres classiques ou folkloriques slaves. Est-ce un pseudonyme en hommage à ses racines d'exilée ? On l'ignore pour l'instant, le manga n'étant toujours pas terminé à l'heure actuelle. Peut-être en apprendrons-nous davantage avec le temps...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Balala%C3%AFka


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour d'autres unboxing !


P. S. : Je sais bien que par les temps actuels il n'est pas spécialement bien vu de commenter ou d'apprécier des choses ayant lien avec la Russie, mais pour moi ce personnage et cette figurine restent dans le domaine de la fiction pure, je vous demande donc de ne pas faire d'amalgame. Cet unboxing est un éloge d'un personnage fictif, pas d'une nation en guerre actuellement, et surtout aucune visée politique derrière tout ça. Voilà, je pense que ce petit rappel était tout de même nécessaire juste au cas où.

 

vendredi 16 février 2024

La V.O. du vendredi n°250 : Absolute Carnage omnibus (Marvel - Septembre 2020)


Cletus Kasady est revenu d'entre les morts, grâce à un rituel mené à bien par une secte de fanatiques du tueur en série au symbiote écarlate. Mais comme si cela ne suffisait pas, Cletus est maintenant investi d'une mission, d'une raison de vivre qui le dévore littéralement : faire tout son possible pour permettre le réveil du Dieu du Néant, Knull, créateur des symbiotes, emprisonné en stase par ses propres créations pour la sauvegarde de l'univers lui-même. Et lorsque cette divinité primordiale et impitoyable sera enfin réveillée de son si long sommeil, son regard se tournera alors immanquablement vers ses ouailles qui lui sont restées fidèles... Oh, comme Cletus attend ce moment avec impatience !


Se lançant dans une véritable chasse à l'homme à travers toute la planète et principalement le continent Américain, Kasady traque les uns après les autres tous ceux qui ont un jour ou l'autre porté un symbiote en eux, quel qu'il soit. Car l'on a découvert tout récemment que les symbiotes laissent toujours une petite part d'eux-mêmes dans leur hôte, même après leur départ, et que cette part dormante sert à recueillir des informations collectées ensuite par l'esprit de ruche qui sert, entre autre, Knull en personne. Esprit de ruche à travers lequel Cletus communique désormais avec tous ses rejetons, ses minions dispersés aux quatre vents pour lui ramener les anciens hôtes afin qu'il puisse leur extirper le codex symbiotique à l'intérieur de la colonne vertébrale.


Plus Cletus réunira de ces codices, et plus proche il sera de l'accomplissement de son grand dessein, le réveil de Knull et sa venue prochaine sur Terre pour faire de lui son héraut sanguinolent et tout puissant. Dès lors, la mission première de Venom, alias Eddie Brock, est de tout faire pour que son antithèse ne puisse réaliser ses projets, quel que soit le prix à payer. Même si cela veut dire faire appel à Spider-Man et mettre de côté les rancœurs du passé, eh bien soit. Il est même prêt à se livrer aux Avengers s'il le faut et à payer son passif criminel, tant qu'on lui fournit toute l'aide dont il a besoin pour vaincre Cletus et sa secte de malades avant qu'il ne soit définitivement trop tard.


Évidemment, la volonté de Knull ne saurait être contrée si facilement, et le dieu endormi a tout de même veillé à ce que son exécutant sur Terre puisse bénéficier de sa bénédiction. Si le symbiote d'origine de Cletus est introuvable, toujours terré quelque part dans le corps et surtout l'esprit tortueux de Norman Osborn, le tueur en série est maintenant doté de toute la puissance du Grendel, le symbiote-dragon que Venom a eu tant de mal à vaincre il y a relativement peu de temps déjà. C'est donc un tout nouveau Carnage qui se manifeste, avec une folie décuplée et une force incommensurable, et il prend tout de suite l'initiative !


Se servant de ses dons de métamorphe, Carnage nouvelle version s'infiltre dans l'Institut Ravencroft pour psychotiques et déverrouille toutes les cellules après avoir infecté chaque occupant avec un symbiote totalement soumis et dévoué à la cause. Puis vient le tour de Norman Osborn, persuadé quant à lui d'être le seul et véritable Cletus Kasady. Enfermé dans sa propre psychose, Norman sera un allié de choix pour Carnage qui l'autorise à garder son nom et son symbiote, à condition qu'il fasse sa part et s'attaque aux mets de choix que représentent Spider-Man et Venom, venus en tandem à Ravencroft justement pour en tirer Norman avant qu'il ne soit tué par Carnage et que son codex ne lui soit arraché. Peine perdue donc...


Après avoir échappé de justesse à l'embuscade mortelle, nos héros finissent par comprendre qu'ils sont désavantagés depuis le départ et que Carnage a pris une énorme avance sur eux. Doverton, la petite bourgade qu'il avait jadis contaminé, est désormais une ville fantôme dont tous les habitants ont été soigneusement massacrés pour en extirper les codices. De même pour les anciens porteurs actifs de symbiotes, déterrés s'il le faut et leurs cadavres profanés d'horrible manière. Dans cette course contre la montre, Carnage est loin devant !


Ne reste plus qu'une tentative désespérée pour l'emporter malgré tout : une machine conçue par le Faiseur, le Reed Richards de l'ancien univers Ultimate, capable de séparer le codex de son porteur sans recourir à une mort atroce au passage. En rassemblant suffisamment d'anciens hôtes, Venom et Spider-Man espèrent qu'ils réuniront assez de codices dans la machine pour faire pencher la balance en leur faveur, le but étant de détruire ces résidus le plus tôt possible pour que Carnage ne mette jamais la main dessus. Mais même là, l'ennemi devance les prévisions les plus pessimistes.


En effet, Cletus a savamment orchestré son plan, son opération, avec un soin tout particulier apporté aux détails, une application qu'on ne lui connaissait pas et qui en surprendra malheureusement plus d'un. Peut-être que, touché par la conscience divine, Kasady s'est lui-même éveillé au pire de ce qu'il pouvait y avoir en lui... toujours est-il qu'il s'est assuré de remporter la bataille quoi qu'il arrive. Provoquant les héros et les assaillant sans relâche, Carnage pousse un Eddie Brock désespéré à fusionner avec les codices présents dans la machine du Faiseur, devenant une nouvelle version de Venom, tandis que le Venom originel lui est absorbé par Carnage pour faire de ce-dernier un véritable monstre inarrêtable.


Et alors qu'on pensait le pire déjà arrivé, voici que la terrible vérité se révèle : à travers Eddie ou à travers Cletus, la conscience collective des symbiotes est déjà restaurée, suffisamment de codices ayant été rassemblés au sein d'un seul et même porteur. Carnage ne pouvait que gagner, même en perdant face à Venom durant leur petit affrontement personnel. Knull est à présent réveillé, sa prison cosmique brisée, et comme prévu son regard affamé se tourne vers la Terre, encore lointaine certes... mais ce n'est qu'une question de temps pour celui qui était là avant le Temps lui-même.


Cletus Kasady est mis hors d'état de nuire, certes, mais la menace de Knull, bien plus terrible encore, devient une priorité pour tout le monde. Le dieu sombre arrive, entouré d'une armée de symbiotes voraces, prêt à répandre les ténèbres absolues sur ce petit monde qui l'a défié par-delà le cosmos. Tous les héros sont appelés à se tenir prêts à combattre non seulement pour leur vie, mais aussi et surtout pour l'existence de leur planète, et à terme du reste de l'univers également. La situation paraît pourtant sans espoir...


Dylan Brock, le propre fils d'Eddie, pourrait cependant réserver des surprises car il semble détenir une sorte de contrôle inné des symbiotes autour de lui, soumis à sa volonté sans que l'on puisse expliquer pourquoi exactement. Serait-ce une sorte de codex incarné ? Après tout, son père et sa mère ont porté le même symbiote à différents moments, et sa mère lui a peut-être transmis son propre codex durant sa gestation, faisant du fils un être potentiellement aussi puissant que Knull mais manquant de volonté. Pour le moment du moins ! Encore faudrait-il que l'enfant accepte de parler à son père de ces dons hors du commun, mais pour l'instant Dylan est encore sous le choc de la révélation concernant Eddie, qu'il pensait être son grand-frère lointain. Si les deux Brocks ne parviennent pas à surmonter cette crise existentielle, ce pourrait bien être la fin de tout ce qui vit à la lumière des étoiles !


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Voilà pour mon résumé de cet événement Marvel principalement centré, pour le moment en tout cas, sur le volet Spider-Man étendu de l'éditeur. Dans cet omnibus de taille moyenne, on retrouvera ainsi la saga principale et toutes les séries impactées, de même que tous les petits à-côtés par-ci par-là qui permettent d'étoffer un peu le récit de base, même si parfois c'est surtout du remplissage avouons-le.


Par exemple, il n'y avait selon moi pas grand intérêt à faire un chapitre tout entier de Immortal Hulk consacré à cet event, d'autant que concernant ce personnage tout est déjà expliqué en détail lors de son apparition dans la série principale. Pareil pour Deadpool, il faut reconnaître que c'était amusant oui mais vraiment utile au développement du récit ? Je ne pense pas.


En revanche d'autres ajouts apportent effectivement un point de vue très intéressant et complet sur le scénario central, chaque auteur tâchant de faire au mieux pour respecter les grandes lignes de l'événement dicté par Donny Cates mais en y ajoutant un petit quelque chose de leurs propres intrigues, pour que tout s'entremêle de façon fluide et que chacun y trouve son compte au final. Parfois c'est maladroit, on dirait même que c'est forcé, mais le plus souvent ça reste lisible et compréhensible par le plus grand nombre, même les lecteurs qui n'auraient pas pu tout suivre au départ ou pas eu envie.


De ce point de vue, le format Marvel Omnibus est encore le meilleur qui soit pour pouvoir tout lire et tout compiler sans risquer de se perdre en route entre plusieurs albums sur plusieurs séries. Pour la Version Française, je crois que c'est le format Absolute de Panini qui a été privilégié pour Absolute Carnage et sa suite encore plus ambitieuse, à venir tout prochainement ici soyez-en assurés !


Que dire de plus à part qu'une fois l'album refermé, la seule envie qui taraude le lecteur est celle de saisir l'omnibus suivant pour dévorer d'une traite King in Black  sans en rater une miette ? Là encore, Donny Cates nous prouve qu'il sait parfaitement comment orchestrer ses intrigues et que Marvel a eu raison de lui confier, temporairement, les rennes de son univers. De Venom à Absolute Carnage tout nous mène tout droit à King in Black, qui sera le point final d'un scénario développé sur plusieurs années et qui nous aura occupé de très longues heures durant. Rien que pour ça, merci beaucoup !


Quant au dessin, signé Ryan Stegman pour la série principale et Iban Coello pour Venom, c'est du grand art, tout simplement. Certaines séries sont légèrement en dessous de la moyenne concernant la qualité graphique, mais les plus importantes font largement le travail nécessaire et c'est tout ce qu'on leur demande ! Mention spéciale pour le chapitre de Captain Marvel présent à la fin du recueil.


D'ailleurs, puisque je parle maintenant de la fin de l'album, laissez-moi conclure en ajoutant qu'il dispose d'une impressionnante galerie de bonus. Jugez plutôt : dessins préparatoires, même pour des personnages n'apparaissant que très peu ; galerie de couvertures principales et alternatives pour l'ensemble des chapitres de toutes les séries présentes dans l'omnibus ; et même de faux dossiers d'enregistrements psychiatriques de Ravencroft pour les patients comme Cletus Kasady ou Norman Osborn, de quoi frissonner un bon moment. Ça m'a fait un peu penser aux enregistrements que l'on pouvait retrouver à différents endroits dans le jeu-vidéo Batman – Arkham Asylum, nul doute que c'est l'une des inspirations les plus évidentes à mon sens. Ce genre de bonus fait toujours plaisir, comme un dessert après le dessert, un petit plus tout léger que l'on emportera coquettement avec soi plus tard.


Je reviendrai plus en détail sur certaines séries quand je traiterai leurs albums en V.F., prochainement là aussi, je vous demanderai donc un peu de patience pour ça. Quant à la suite... rendez-vous dans quelques semaines si tout va bien pour assister à la bataille du millénaire, en direct depuis la Terre !

jeudi 15 février 2024

Sexy Cosplay Doll tome 8 (Kana - Août 2022)


Le concours de cosplay du festival culturel du Lycée va bientôt avoir lieu, et toute la classe est vraiment très excitée à la perspective de contempler Marine dans sa tenue faite sur mesure par Gojô, qui reçoit énormément de soutiens et de commentaires positifs de la part de ses camarades. Mais à deux jours de la présentation, il se rend soudain compte qu'il y a un problème majeur selon lui avec la veste du costume d'hôte de Marine : elle ne tombe pas juste, en tout cas pas de façon assez masculine au goût de son concepteur, qui commence à avoir des doutes sur absolument tout et à tout remettre en question alors que le temps file à toute vitesse !


Pas de panique cependant, Marine a paré à tout à ce niveau et sait parfaitement faire preuve du charisme masculin nécessaire pour faire oublier ce petit détail, du reste pas aussi important qu'il n'y paraissait. Mais tout de même, dans la tête de Gojô trotte une petite voix qui ne cesse de le faire douter et de le rabaisser, et l'échec cuisant qui survient ensuite pour concevoir une rose arc-en-ciel n'arrange vraiment rien ! Heureusement là encore c'est avec l'aide inattendue d'une autre camarade de classe que la situation se débloquera de belle manière avec une rose multicolore on ne peut plus naturelle. C'était inespéré à ce stade !


Mais plus ça va et moins Gojô se sent en confiance, le stress qui monte en flèche ne le quitte pas un seul instant, et la ferveur du festival qui bat son plein à côté n'aide en rien à ce qu'il puisse se concentrer sur sa tâche. Tout le monde attend tellement de lui depuis qu'ils savent toutes et tous que c'est lui qui conçoit tous les costumes de Marine, la pression est immense sur ses épaules et il est vraiment sur le point de craquer quand vient le moment fatidique du maquillage, à quelques heures seulement de la prestation...


Dans un élan d'affection et d'empathie sincère, Marine offre alors à Gojô un simple instant de calme rien qu'à eux, au milieu de la foule qui les observe, et lui renouvelle toute sa confiance, ce qui a pour effet immédiat de remettre Gojô sur les rails et de lui donner une énergie nouvelle pour maquiller Marine avec une application encore jamais vue ! Sa détermination et son degré d'investissement à la tâche lui valent un long silence admiratif de la part de toute la classe, et le temps passe en douceur à mesure qu'il se concentre et qu'il peaufine le rendu final.


Enfin, c'est le grand moment ! Marine passe en onzième place lors du concours de cosplay, autant dire qu'elle a beaucoup de chemin à faire pour tenter d'arracher la victoire... mais dès que son personnage apparaît sur scène, c'est l'extase générale dans le public et parmi les juges ! Tout le monde est archi-fan de la performance offerte par Marine, qui se coule totalement dans son personnage et adopte une attitude adéquate qu'on ne lui aurait pas soupçonné. Même la présidente du conseil des élèves est sous le charme, et alors que l'ensemble du public scande en chœur les paroles de la chanson de l'hôte number one, c'est une victoire éclatante et écrasante qui vient couronner Marine ainsi que les efforts de Gojô, qui ne voit qu'elle en pleine lumière !


Pour fêter dignement cet événement, toute la classe décide de se rendre dans un salon de karaoké le soir venu et d'y faire la fête jusqu'à pas d'heure, et tout le monde a une ou plusieurs questions à poser à Gojô pour connaître les secrets de sa technique et de son savoir-faire qui en ont impressionné plus d'un ! De nouveau mal à l'aise au milieu de tels éloges et de cette petite foule, Gojô s'éclipse un instant pour reprendre son calme et respirer. C'est à ce moment que Marine le retrouve et qu'ils échangent alors sur cette expérience des plus méritantes, jusqu'au moment où Marine ressent le besoin de prendre une photo avec Gojô dans une cabine privée... Mais c'était sans compter sur les autres membres du groupe qui les rejoignent aussitôt et s'incrustent pour la photo ! Désolé Marine, ce n'est pas encore tout de suite que tu pourras faire ta déclaration... en tout cas Gojô lui semble rassuré et prendre du bon temps avec cette nouvelle activité qui resserre les liens !


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Avec ce huitième tome était fourni un tout petit artbook, plutôt un catalogue d'illustrations à mon sens, représentant à chaque page Marine Kitagawa dans les tenues qu'on lui a connu depuis le début du manga et sous diverses poses et attitudes. Il y a ensuite en seconde partie des illustrations plus grandes et parfois même inédites en V.F. dans les tomes, sur une ou deux pages selon les besoins, de quoi ravir le cœur de tous les fans ! Marine est un personnage vraiment très attachant et on adore l'observer et l'admirer sous tous les angles, ça pourrait même servir de dessins préparatoires pour de futures figurines, qui sait ?.. vu comment les rares qui ont déjà été annoncées s'arrachent en précommande sur les sites spécialisés, ça ne m'étonnerait même pas !


Concernant le tome en lui-même, l'action est évidemment très centrée sur Gojô et de son point de vue, j'ai ressenti dans mes tripes le stress intense qui le parcoure et le fait douter de toutes ses capacités jusqu'au dernier moment, c'était vraiment très bien illustré et raconté, très vivant, un peu trop même parfois !


Et puis alors, la performance de Marine en elle-même sur scène, déguisée en hôte... c'était plus qu'il n'en fallait pour faire chavirer le cœur à la fois de tout le public à l'intérieur du manga et du public extérieur qui dévore les pages et ressent tout puissance mille ! L'énergie de cette série, de ces instants si spéciaux, est extrêmement bien retranscrite et partagée à merveille avec le lectorat, c'est vraiment éblouissant de maîtrise et la mise en scène ne souffre aucun défaut !


Je n'ai que des commentaires positifs j'ai l'impression, mais c'est ce que je ressens profondément en ayant lu ce tome si intense et frais à la fois. Allez, si je voulais chipoter un peu je dirais que les premières illustrations de l'artbook tournent quand même un peu trop autour du même type de tenue, mais là encore il y a du très positif malgré tout, comme par exemple les dentelles blanches qui sont vaporeuses à souhait sur le papier et qui rendent donc très très bien visuellement ! Vous voyez, ce n'est vraiment pas simple de trouver quoi redire ! Peut-être que la suite de la série sera moins bonne, mais je ne le souhaite absolument pas bien au contraire !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 14 février 2024

X-Men - X of Swords tome 1 (Panini Comics - Septembre 2021)


Et voici l'heure du premier grand event mutant chez Marvel depuis la reprise de cette partie de l'univers de la Maison des Idées par Jonathan Hickman et sa clique dans House of X / Powers of X ! Dans ce cross-over entre toutes les séries mutantes de l'ère Krakoa, promesse est faite de nous en apprendre davantage sur l'île-nation de l'utopie mutante justement, et il se pourrait déjà que de gros bouleversements soient au programme de cette histoire qui verra Apocalypse en tête d'affiche. Sans plus attendre, chères lectrices et chers lecteurs, c'est parti !

 

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X-Men : Invocateur, le petit-fils d'Apocalypse, parvient enfin à avoir une longue conversation avec son ancêtre, dans les profondeurs de l'îlot rattaché à Krakoa depuis quelques temps. Âgé lui-même de trois siècles, Invocateur raconte à son grand-père le terrible sort de la nation mutante de son époque reculée, celle des mythes et des légendes, mais aussi celle de la plus amère des défaites pour le mutant immortel. Une grande bataille doit bientôt avoir lieu, et Krakoa devra fournir une armée pour combattre... En attendant, Apocalypse envoie son descendant dans l'Outremonde avec une petite escorte afin de lancer les opérations, via le portail récemment forgé.


X of Swords – Creation : Invocateur est revenu avec un terrible message. L'Outremonde est assiégé, la Citadelle de Saturnyne au centre de toutes les convoitises, et la bataille ne fait encore que commencer. On compte déjà un prisonnier krakoan, Unus, dont il va falloir se porter au secours avant qu'il ne soit perdu. Sans l'approbation formelle du Conseil, Apocalypse décide de lever sa propre armée faite de volontaires appelés sur tout Krakoa et au-delà. Une fois le groupe de l'autre côté du portail Externel, cependant, c'est la douche froide. Apocalypse retrouve ses enfants perdus depuis des millénaires, mais ceux-ci le poignardent aussitôt, aidés par la trahison d'Invocateur. Le titan bleu doit être reconduit d'urgence sur Krakoa, et le temps presse également pour la Citadelle ! Pourtant, perchée au-dessus de la mêlée, Saturnyne refuse encore de prendre son parti et de se lancer à son tour dans la bataille. Mais il y a peut-être d'autres solutions qu'une guerre frontale... Grâce aux cartes tirées, la régente de l'Outremonde invoque le droit ancestral pour que les champions des deux mondes belligérants se fassent face dans l'arène, l'épée à la main, afin de régler le conflit une fois pour toutes. Trois jours, c'est le temps qu'il reste pour les mutants de Krakoa afin de trouver les dix épées qui les mèneront à la victoire. Certaines sont déjà connues, d'autres restent à découvrir... et les jours sont comptés.


X-Factor : Polaris a été désignée par Saturnyne comme étant la gardienne des prophéties pour le camp de Krakoa dans ce conflit entre les mondes. Mais, incapables d'interpréter les indices présents dans son esprit, les télépathes de l'île ne savent pas quoi en penser. Lors d'une session extraordinaire du Conseil Secret, Lorna parvient toutefois sous la pression de son père à accéder aux souvenirs enfouis dans sa mémoire, et les dix prophéties sont révélées. Encore faut-il maintenant trouver à qui elles correspondent... Si certains mutants se reconnaissent presque immédiatement dans les profils décrits par les vers sacrés, d'autres sont encore à découvrir. Les trois jours vont s'écouler et les quêtes de certains ne font encore que commencer... Pendant ce temps, Rockslide est revenu à la vie ainsi que Rictor, mais le jeune mutant de roche ne semble pas tout à fait lui-même. Après une rapide enquête interne, il apparaît que celles et ceux qui meurent dans l'Outremonde ne peuvent être ressuscités selon les protocoles krakoans habituels. C'est donc plus ou moins une mort définitive que risquent tous les participants au grand tournoi qui opposera les champions de Krakoa à ceux d'Arakko, avec comme enjeu la destruction ou la sauvegarde de Krakoa et de son peuple. En toute connaissance de cause, les volontaires et les élus des dix prophéties sont donc attendus dans le cercle sacré conçu par Polaris pour accéder au lieu du tournoi, une fois les dix épées plantées dans son sol.


Wolverine : S'étant reconnu parmi les dix élus de la prophétie énoncée par Polaris, Logan est persuadé qu'il lui faut trouver un sabre de Muramasa pour participer au grand tournoi qui décidera du sort de Krakoa. Seul problème, le forgeron légendaire Muramasa n'a plus donné aucun signe de vie depuis des lustres, semblant avoir totalement disparu de la surface de la Terre. Se rendant au Japon et parlant à tous les contacts amicaux ou non qu'il a jamais pu avoir sur place, Logan parvient non sans mal à remonter la piste du forgeron, jusqu'à un temple en apparence abandonné dans les montagnes. Mais cette quête mènera Wolverine bien plus loin que dans un sanctuaire désacralisé : il devra se rendre jusqu'en Enfer pour sauver celui qui pourra le sauver lui ! Et dans le même temps, le rival de Logan pour le sabre de Muramasa se met lui aussi en route pour quérir la fameuse lame. Solem, assassin rejeté par les dirigeants d'Arakko pour ses trop nombreux crimes, a été désigné élu également et Logan devra lui disputer l'honneur de brandir le sabre !


X-Force : Suite et fin de la quête de Wolverine pour trouver un sabre de Muramasa. Après être allé jusqu'en Enfer pour retrouver et libérer le forgeron légendaire, Logan a fait la connaissance de son rival, Solem, et ils ont fait équipe tous les deux pour mettre la main sur le sabre tant convoité. Chacun semble immortel, ou tout du moins intuable, et pourtant ils devront sans doute s'affronter jusqu'à la mort dans le tournoi qui s'annonce. Muramasa, avant de disparaître corps et âme, a forgé deux ultimes lames dans les flammes de l'Enfer. L'une revient donc à Solem, qui s'en empare sans difficulté. L'autre, il la prend également mais propose un marché à Logan, alors en péril de son côté : contre un certain prix, Solem accepte de céder le second sabre à son rival. Nul ne sait quel prix paya Logan, mais il parvint à ressortir de la dimension infernale avec un sabre de Muramasa à la main, prenant place à son tour dans le cercle menant au grand tournoi. Les dés sont jetés !


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A la sortie de ce premier tome (sur quatre), force est de constater que Hickman et ses équipes ont une réelle volonté de retaper l'ensemble de la dimension mutante de chez Marvel, et même étoffer au passage les séries et mondes moins connus comme justement l'attestent les différentes pages consacrées ici et là dans l'album à la géographie très particulière de l'Outremonde et à son organisation politique très détaillée.


Ce qui ressort le plus pour le moment, c'est qu'Apocalypse semble avoir perdu le soutien du Conseil Secret, dont il faisait partie de droit, et nul doute que pour l'instant en rémission ses petites expériences ne seront plus tolérées de la part des autres membres de la communauté. Mais je pense qu'il saura revenir en force, comme toujours !


Je suis toujours bluffé par le dessin de Victor Bogdanovic, on jurerait du Greg Capullo de l'époque New52 chez DC sur la série principale Batman par Scott Snyder. J'espère qu'on continuera de voir le style si particulier de ce dessinateur au fil de la série Wolverine sur laquelle il officie donc présentement pour moi, et qu'il continuera à nous en mettre plein la vue. C'est un graphisme finalement très adapté pour un personnage comme Logan !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 13 février 2024

X-Cellent tome 1 - Nouveau sang, nouveau monde (Panini Comics - Janvier 2023)


La génération précédente se souvient d'eux comme les stars d'une télé-réalité extrême où ils jouaient les super-héros filmés en toutes circonstances, risques réels mais gros potentiel de devenir des célébrités adulées et enviées par tout le monde. Sauf qu'aujourd'hui, la nouvelle génération les a complètement oublié, et après leur dernière grande aventure en direct ils se sont séparés, certains sont même décédés depuis... retour à l'anonymat, les survivants gérants chacun de son côté un petit business personnel qui leur rapporte assez pour continuer à jouer les divas dans l'ombre.


Mais chaque génération a tout de même besoin d'idoles à vénérer, à suivre partout aujourd'hui, sur les réseaux sociaux et les blogs people spécialisés, et à qui se référer au besoin pour savoir quoi penser et quoi faire de sa vie. Ce vide à combler ne le restera pas longtemps, car voici que revenu d'entre les morts l'ancien leader de l'équipe-phare des années 2000 fait son come-back triomphant, avec une toute nouvelle équipe à ses côtés pour briller sous les projecteurs ! La chance semble à nouveau sourire à Zeitgeist, mais ses véritables projets sont ailleurs.


Aujourd'hui, être un bad guy rapporte davantage au niveau de la richesse et surtout de la communauté, encore plus qu'auparavant, et ça Zeitgeist l'a bien compris et assimilé. Puisque la place est libre, il sera le nouveau grand méchant populaire suivi par toutes et tous à chaque intervention, il sera le cœur du scandale et de l'agitation dans les médias, et on se souviendra de lui -et de son équipe- pour longtemps ! Et il ne perd pas de temps : son groupe sitôt baptisé X-Cellent se met à apparaître partout où c'est le plus rentable, à multiplier les coups foireux et les actions faussement engagées mais toujours revendiquées, dans le seul but de faire le buzz et d'accumuler toujours plus de followers sur la toile.


Ce petit jeu malsain, d'autres y ont participé avant X-Cellent. Il est d'ailleurs grand temps de rappeler à ces petits jeunes qui tenait la baraque il n'y a pas si longtemps encore. C'est décidé, les X-Statix de Monsieur Sensible se reforment, avec comme ambition de contrer le mouvement amorcé par Zeitgeist. Concours de popularité et interventions musclées et toujours désastreuses se multiplient, faisant le jeu du méchant auto-proclamé au passage, au grand dam de ses adversaires.


Mais tout ceci n'est qu'une première partie d'un plan plus grand et plus terrible qu'il n'y paraît... en effet, les choses se corsent méchamment quand X-Cellent se filme en train de saccager le Sanctuaire du Docteur Strange en son absence, Zeitgeist en profitant même pour dérober des sortilèges secrets dans un grimoire que l'on ne présente plus. Dans quel but ? Tout simplement le plus délirant et en même temps le plus logique qui soit le concernant : devenir l'influenceur ultime, rien moins qu'un dieu vivant, littéralement. Mais il lui manque encore quelques millions de followers à subjuguer pour y parvenir...


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Bon, je suis content comme tout le monde de voir le tandem de choc Peter Milligan et Michael Allred se reformer pour travailler à une suite actualisée de la série-choc des années 2000, mais même avec la meilleure volonté du monde, je trouve le résultat assez plat si on le compare à X-Statix justement.


Peut-être est-ce tout bêtement le format qui ne me convient pas ? Après avoir dégusté l'omnibus regroupant l'intégralité de la série emblématique du duo, lire la suite presque avouée dans le format ''100% Marvel'' ne passe peut-être pas aussi bien que voulu. En plus ce premier tome s'achève sur absolument aucun retournement de situation, aucune perche tendue vers la suite, c'est une fausse fin assez plate elle-même et qui n'engage vraiment pas pour les prochains chapitres. L'intrigue principale n'est même pas clôturée, et franchement c'est assez décevant oui.


J'ignore si lors de sa parution il y a un an ce premier tome de la série X-Cellent a connu un certain succès, mais si j'avais pris le temps de le feuilleter et peut-être de me spoiler la dernière page, je ne suis pas certain aujourd'hui que je l'aurais acheté, au final. Mais comme je suis un pigeon et que le travail de ce duo d'artistes et d'auteurs me tient à cœur depuis que j'ai pu lire l'omnibus X-Statix, vraiment excellent lui au passage, je vais certainement lire les prochains tomes que fera paraître Panini... si jamais ça se fait !


Autrement, fans de la première série, si vous tenez vraiment à retrouver une copie presque conforme sans réelle imagination ou volonté de changement radical, vous serez les bienvenus dans X-Cellent, où les personnages décédés sont remplacés par leur descendance ayant exactement le même look et les même pouvoirs, comme c'est pratique, pour toujours plus de moments gênants et de coulisses dévoilées au grand jour. La recette marchait du tonnerre il y a vingt ans... mais de nos jours, j'en suis moins sûr. J'espère me tromper, mais c'est loin d'être la meilleure série mutante à lire depuis le début de l'ère Krakoa amorcée par Jonathan Hickman.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 12 février 2024

Les Contes Interdits - Raiponce (ADA Éditions - Février 2019)


On sait relativement peu de choses sur l'incendie de l'orphelinat pour enfants aliénés de Saint-Charles-Borromée, si ce n'est qu'aucun pensionnaire n'y a survécu. Les anciens racontent encore entendre les cris et les appels à l'aide à travers la fumée et les flammes, les bruits déchirants des vies qui s'éteignent à mesure que le brasier s'étend. Depuis des années, pour les jeunes du coin, c'est un peu le passage obligé pour tester sa bravoure et son courage, se faire mousser auprès des filles, bref faire ce que veut l'adolescence en mal d'être regardée et louée.


Jacinthe, treize ans, s'y rend un soir en compagnie de deux de ses amis proches, dans le but de filmer leur petite expédition dans cette antichambre de l'Enfer et de revenir avec peut-être un beau trophée à exhiber devant leurs camarades pantois. Mais la jeune femme en devenir va surtout se rendre compte que les monstres existent bel et bien, et que leurs légendes sont loin d'avoir livré tous les détails de leur cruauté...


Après avoir assisté aux meurtres de ses amis, Jacinthe est traînée à travers les bois jusque dans une ancienne mine abandonnée où se terre le monstre au visage gravement brûlé et à la force brute presque animale à qui elle doit ses malheurs. Enfermée dans une petite cellule avec pour seule compagnie un peigne et un miroir de fortune, l'adolescente comprend vite que sa survie n'est due en grande partie qu'à sa belle et longue chevelure, que semble d'une certaine manière convoiter le monstre.


Cette découverte s'accompagne de celle de nombreuses autres prisonnières du vaste complexe souterrain, toutes dans la même situation et là depuis plus longtemps qu'elles ne sauraient le dire. Une à une, le monstre vient les chercher et les emmène dans un endroit encore inconnu, d'où elles ne reviennent jamais. Chaque fois en revanche, le monstre arbore une nouvelle chevelure sanguinolente sur son crâne meurtri...


Jacinthe n'y tient plus, elle doit s'enfuir, loin, vite, avant que son tour ne vienne. Quand ses cheveux auront atteint la bonne longueur et seront suffisamment au goût de son bourreau, elle disparaîtra elle aussi dans les affreux tunnels de cette mine, oubliée de tous, victime anonyme parmi d'autres dans la folie furieuse d'une créature consumée par le Mal. A moins qu'un sauveur providentiel ne vienne à son secours ?


C'est là qu'entre en scène Rob, le chasseur aguerri, cocaïnomane reconnu et adepte de violences inavouables, longtemps sur la retenue toutefois faute de pouvoir laisser libre cours à sa propre folie. Mais là-bas, dans ces bois du bout du monde, loin de toute forme d'autorité, il compte bien assouvir ses sombres penchants et se laisser totalement griser par la drogue et le plaisir d'une chasse mortelle. Aucun gibier ne saurait lui résister, ni dans la vie ni dans la mort, aucun repos n'est possible. Mais, alors qu'il vient tout juste de se rendre coupable d'un véritable meurtre pour la première fois de sa vie, Rob est soudain assailli par une voix qui l'appelle, à travers la forêt, une voix faible, féminine, chantante... condamnée.


N'écoutant que ses pulsions les plus sauvages, Rob s'élance à la recherche de cette voix, de sa propriétaire, et des nombreux outrages qu'il compte lui faire subir. De son côté, Jacinthe a survécu de justesse à une tentative d'évasion désastreuse, et sa vie repose désormais entre les mains du monstre. Le chasseur semble être sa seule porte de sortie, loin de ce cauchemar, mais lui aussi a des projets pour elle. Qui donc emportera la belle Jacinthe dans les tréfonds de l'horreur finale ?


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Je ne vais pas vous mentir, cette lecture-ci a été un peu plus aisée que la précédente de cet auteur dans cette collection des Contes Interdits chez ADA. L. P. Sicard avait en effet signé auparavant l'adaptation de Blanche-Neige, que je me souviens vaguement avoir trouvé un peu trop perchée et même psychédélique par moments, donnant dans le gratuitement insensé peut-être pour se donner un genre... mais j'avais tort !


Car avec cette version actualisée et revisitée de Raiponce, Sicard nous offre toute l'étendue de son talent pour la poésie macabre et de son obsession pour la dualité existante entre fatalité et espérance, les deux intrinsèquement liées dans l'esprit des victimes de son histoire. Les monstres ne sont pas là pour faire joli, le chasseur n'est pas tout blanc (sauf le nez peut-être) et la belle prisonnière va vivre un cauchemar véritable avant de pouvoir revoir la lumière du jour. Et encore, si le peu de raison qu'elle conserve en elle fait le poids face à l'écrasante et horrifiante réalité qu'elle découvrira !


J'ai bien aimé ce conte-ci, qui me réconcilie donc avec L. P. Sicard et me donne plutôt envie de découvrir les autres titres de son crû dans cette collection désormais incontournable pour les amateurs d'horreur et de frissons glauques. J'aurais simplement préféré que l'auteur prenne peut-être davantage son temps sur certains passages, et puisse ainsi éviter des répétitions malheureuses qui parasitent un peu le rythme de lecture quand on les remarque. En somme comme presque à chaque fois, je crois qu'il manque une sérieuse relecture pour gommer ces petits défauts évitables, travail qu'aurait sans doute accompli un éditeur plus appliqué sur le moment.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 11 février 2024

Invincible - L'intégrale tome 10 (Delcourt - Août 2023)


Piégé dans une autre dimension, une réalité alternative où il est l'empereur du tout nouvel empire de Viltrum basé sur Terre, Mark est totalement isolé et n'en mène pas large. Cependant, face à l'adversité, il se découvre rapidement une astuce et une audace qu'on ne lui aurait pas soupçonné, prenant complètement la place de son double défunt et se faisant passer pour l'empereur en titre de façon aussi naturelle que possible.


Cela lui laisse largement le temps et les occasions nécessaires pour contacter le Robot de cette autre dimension et le convaincre de l'aider à retourner dans la sienne, avec l'aide de quelques autres génies de la science non-conventionnelle. Après des mois à patienter, le portail semble enfin stable et le transfert peut être effectué sans risque, alors que Mark s’assure avant de partir de laisser cet empire dans une bien meilleure situation qu'il ne l'a trouvé.


De retour dans sa propre réalité, Mark doit faire immédiatement face à l'horrible vérité : rien n'a changé en son absence. Eve, qui était persuadée qu'il était mort en mission après le récit de Rex, avait même commencé au bout de ces six mois à faire son deuil et à envisager sa maternité en solitaire... et voilà que tout à coup Mark revient comme si de rien n'était, et refuse de la laisser en placer une quand elle tente de lui expliquer sa position ! De rage, Eve prend une décision fulgurante pour préserver l'enfant à naître de ce genre de mauvaises surprises réservées par la vie de super-héros : elle rompt avec Mark, qui ne peut que s'envoler impuissant au loin et en larmes.


Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme dit le proverbe terrien, et Anissa l'a bien compris ! Fondant aussitôt sur un Mark déboussolé, la Viltrumite lui assène coup après coup et lui expose clairement son intention de coucher avec lui, aussi brutalement que possible, à la manière de Viltrum et plus encore, pour engendrer un héritier. Mark fait tout son possible pour résister, avec honneur, mais Anissa est plus forte que lui et finit par avoir le dessus, dans tous les sens du terme. Littéralement violé sur place, Mark n'a plus que ses yeux pour pleurer, dans un champs en ruine où personne ne peut le voir ni l'aider.


Après cette déroutante expérience, il est grand temps de retrouver Rex et de se passer les nerfs sur lui pour tout ce qu'il vient de subir ! Mais alors qu'il pensait exposer le traître et participer à son arrestation, c'est tout l'inverse qui se produit sous les yeux de Mark : Rex tue Cecil de sang froid et envoie ses drones surpuissants faire de même avec quiconque représenterait une menace de résistance pour le nouvel ordre mondial qu'il envisage. Invincible ne sert absolument à rien face à un tel déchaînement de logique dure et froide, et l'échelle est simplement trop énorme pour qu'il puisse réagir à temps.


Partout sur la planète, les héros comme les vilains sont massacrés par les drones de Rex, qui pendant ce temps passe de nombreux accords avec les dirigeants en place pour que la transition se fasse en douceur pour le grand public, inconscient des changements et des enjeux de cet ultime conflit. Quand Mark tente encore de l'arrêter, Rex lui fait remarquer posément que ses propres actes d'aujourd'hui ne sont pas si différents de ce que Mark permettait à Dinosaurus il y a peu, toujours dans l'optique de changer le monde pour le mieux et de faire progresser la société. Désarçonné, Mark tente de trouver un soutien du côté de son père, nouvel empereur Viltrumite, mais Nolan est catégorique : après en avoir longuement discuté avec Rex et les survivants de Viltrum sur Terre, décision est prise de ne surtout pas interférer dans cette histoire. Après tout, si la Terre devient un endroit plus sûr pour tout le monde, ça concerne aussi les Viltrumites et ça leur permettra de poursuivre leur politique de repeuplement sans danger ni combats inutiles à mener.


Abandonné de toutes parts, c'est la douche froide pour Invincible qui ne sait plus du tout à qui se fier ni où donner de la tête. En plus, Eve est sur le point d'accoucher et elle a été blessée lors d'un affrontement contre Rex, seule la technologie Viltrumite du vaisseau de Nolan sur la Lune serait capable de la stabiliser et de permettre la naissance de l'enfant en même temps. Contraint de faire des compromis, Mark commence sérieusement à réfléchir à toute cette histoire et à ce qu'il veut vraiment pour lui comme pour son nouvel avenir qui se profile sous ses yeux. Être avec Eve et leur enfant, c'est au final tout ce qui compte pour lui. Si la Terre s'en sort sans avoir besoin d'Invincible, si la société humaine accepte les changements à venir et leur ouvre même les bras, alors à quoi bon continuer de se battre ?


Rex a gagné, dans les faits comme dans l'idéologie. L'humanité entre tout doucement mais sûrement dans un nouvel Âge d'Or, de raison et d'ordre, et le temps des héros n'est plus d'actualité. Résigné, Mark fait part de sa décision à Eve, avec qui il tente de resserrer les liens autour de leur fille. Sur Terre, sous la férule de Rex et de ses trop nombreux partisans, il n'y a aucun avenir pour eux. Pourquoi ne pas tenter leur chance au loin dans l'espace, sur une autre planète ? Tant qu'ils sont unis, à eux trois, rien ne pourra leur être impossible à surmonter, même un aussi brutal dépaysement.


C'est décidé, la petite famille s'envole vers les étoiles, direction la Coalition des Planètes Unies, dirigée par Allen toujours, qui leur offre l'asile sans aucun problème ni aucune contrepartie. Il faudra cependant du temps pour s'habituer à leur nouvel environnement et surtout à leur nouvelle vie de jeunes parents, avec toutes les angoisses que cela peut provoquer dans un monde inconnu en plus. Après quelques grosses frayeurs, Eve et Mark parviennent à trouver un certain équilibre, et Mark finit même par se confier à sa compagne au sujet du viol dont il a été victime et qui le traumatise encore à ce jour au point de ne plus oser toucher Eve intimement.


Ailleurs, sur une autre planète lointaine, l'ancien régent Thragg est devenu le dirigeant bien-aimé du peuple insectoïde où Nolan avait jadis trouvé refuge, et il a entreprit de générer autant de descendants que possible avec cette espèce compatible ! Assez pour inquiéter sérieusement la Coalition, qui dépêche sur place le terrible Fauve de Combat pour affronter Thragg au cours d'un combat épique et retentissant, où la rage et l'honneur se mêlent et où seule la Mort de l'adversaire sera un prix acceptable aux yeux du vainqueur. De l'issue de ce duel titanesque dépendra peut-être le sort du reste de l'univers connu...

 

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Invincible en intégrale, dixième tome ça y est ! Je sais, j'ai énormément de retard par rapport à la date de parution chez nous chez Delcourt, en Août 2023, mais que voulez-vous il a fallu prendre un peu de recul et quelques semaines de vacances pour redoper mon intérêt pour ce genre de séries indépendantes. Dixième tome lu d'une traite, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit sans doute à ce jour de celui qui propose le plus de changements radicaux du statu-quo !


Je passe sous silence certains passages cruciaux comme les dialogues entre certains personnages-clés de l'histoire et qui développent bien mieux que je ne saurais le faire les différents tenants et aboutissants de ces intrigues enchevêtrées. Ce résumé que je vous en fais, c'est juste histoire de vous mettre l'eau à la bouche !


Par quoi commencer ? Qu'est-ce qui m'a le plus marqué ? Je pense honnêtement que le plan de Rex/Robot, tout aussi bien organisé soit-il, est du déjà-vu dans l'univers des comics de super-héros. N'a-t-on pas en effet déjà assisté à ce genre de changements de la part de personnages emblématiques comme le Docteur Fatalis chez Marvel, par exemple ? Les récits traitants de ce type d'intrigues aux retombées sociales aussi importantes ne sont pas si rares que ça, et au bout du compte ce n'est pas vraiment ce qui a le plus retenu mon attention.


En tant que lecteur masculin, soit un représentant de la majorité du lectorat de ce genre de série soyons honnêtes, je ne m'attendais pas DU TOUT à la scène furieuse entre Anissa et Mark, juste après la rupture de ce-dernier avec Eve son grand amour et future mère de son enfant. En quelques cases à peine, Ryan Ottley parvient à représenter toute l'horreur de la situation, on parle quand même d'un viol pur et simple, ni plus ni moins, et à suggérer en quelques expressions seulement la terrible culpabilité que va ressentir Mark durant des mois après cette expérience.


Est-il fautif de n'avoir pas assez lutté, de n'avoir pas cherché à résister davantage face à son agresseuse ? En aurait-il même secrètement pris du plaisir, comme elle le lui fait penser après l'acte ? Au point de ne plus pouvoir ne serait-ce que toucher sa compagne par la suite, hanté qu'il est par cette vision et cette sensation toujours présente dans son esprit et dans sa chair ?


Vous voyez où je veux en venir, c'était sans doute la pire épreuve possible pour quelqu'un comme Invincible, un super-héros dans la fleur de l'âge, doté de pouvoirs immenses, mais rendu totalement impuissant par quelqu'un de plus expérimenté et de plus fort que lui, mis en position de faiblesse totale, abusé physiquement avec en plus la menace que cela se reproduise plus tard... c'en est forcément trop pour quelqu'un comme lui. Et, croyez-le ou pas, ça m'a autant choqué que plu en fait. Pour la simple et bonne raison que c'est complètement inédit à mon sens, de voir un héros mâle aussi diminué et blessé aussi intimement, personne n'avait encore osé faire ça dans une série grand public de super-héros, et il fallait bien l'audace de Robert Kirkman pour en arriver là.


Et au final, ça pose surtout des questions très pertinentes sur l'état de notre société à nous, êtres vivants qui lisent ces récits de fiction. Sommes-nous prêts à voir nos héros perdre tous leurs moyens de cette façon ? Est-ce que les hommes qui constituent la majorité du lectorat étaient prêts à endurer par transfert cette horrible épreuve, avec laquelle pourtant les femmes doivent composer pratiquement tous les jours dans la réalité comme dans la fiction ? Kirkman ose le débat, ose le geste, et le reste c'est à nous d'ouvrir nos esprits pour en tirer les bonnes conclusions.


Être un héros, c'est aussi parfois être faible, qu'on le veuille ou non. Les hommes aussi, aussi puissants soient-ils, ont parfois besoin de se confier, de pleurer sur une expérience désastreuse ou un traumatisme à gérer quotidiennement, et ça n'arrive pas aussi rarement que vous le pensez. J'aime à croire qu'aujourd'hui notre société contemporaine est davantage prête à ce genre de réflexion interne sur son fonctionnement et sur la position qu'occupent les sexes l'un vis à vis de l'autre. Bon nombre de pensées peuvent se bousculer à cet instant dans votre esprit en entendant ces mots, en lisant ces lignes : machisme, masculinisme toxique, compassion, compréhension... d'un bout à l'autre du spectre philosophique et mental, ce genre de scène va immanquablement provoquer des réactions parfois contraires et très biaisées, mais tout l'intérêt est de cimenter les bases d'un profond dialogue entre les différents points de vue et ressentis face à ce genre de situation. Les privilèges des hommes blancs hétéronormés n'ont plus leur place, il faut repenser notre façon de penser, de réagir, d'appréhender et de comprendre les choses, pour intégrer le plus de visions possibles et mieux se comporter vis à vis autant des victimes que des bourreaux, quel que soit le sexe.


C'est fou le genre d'enseignement que l'on peut tirer d'une lecture à-priori sans grande ambition comme une série de super-héros telle qu'Invincible ! Vous vous rappelez de ce que je disais pour le tome qui traitait des parents d'Eve et de la toxicité presque perverse de son père, totalement inconsciente de sa part ? Les choses évoluent, l'échelle change, le point de vue change aussi, mais au fond, la réflexion reste la même. Pensez-y ! Et je n'ai même pas abordé tout le passage sur le fait d'être de jeunes parents dans un environnement inconnu, alors imaginez un peu tout ce que vous pourriez ressentir et éprouver en lisant par vous-mêmes ces chapitres ? Suivant votre propre situation personnelle, ça peut soit vous passer dessus sans problème soit totalement vous retourner le cerveau et vous chambouler pour un moment. Il est là le génie de Robert Kirkman sur ce titre, le reste n'est que bonus.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

samedi 3 février 2024

Unboxing - Maleficent's bust (Disney) by Beast Kingdom in Disney Villains


Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien et que je ne vous ai pas trop manqué, il est vrai que le blog a été particulièrement calme ces dernières semaines et pour cause : je souffrais d'une extinction de voix ! Impossible donc d'enregistrer des unboxings ou des articles audios, et je n'avais pas vraiment la tête à lire durant tout Janvier et cette difficile convalescence. Mais rassurez-vous, c'est terminé et je suis bel et bien de retour !


Pour ouvrir cette année 2024 de la plus belle des manières, que diriez-vous d'un petit unboxing ? C'est avec grand plaisir que je vous présente le buste de Maléfique, personnage absolument incontournable des studios Disney, tirée du grand classique d'animation La Belle au Bois Dormant qui est sans aucun doute l'un de mes Disneys préférés de tous les temps.


C'est une très belle réalisation ma foi, je ne m'attendais pas vraiment à un tel niveau de qualité pour un fabricant dont j'ignorais tout jusque-là, Beast Kingdom, mais que je vais surveiller de près dorénavant ! Ce buste vient de la collection Disney Villains où l'on retrouve notamment Ursula, Cruella, La Méchante Reine Grimhilde ou encore Hadès (seul personnage masculin dans tout ça vous noterez).


Mon choix s'est donc porté sur Maléfique, et comment faire autrement ? Elle est l'incarnation parfaite de la méchanceté et de la tragédie, ses thèmes musicaux dans le film d'animation sont absolument sublimes, elle a tout pour elle le pouvoir la prestance et l'intelligence. Ne lui manquait peut-être qu'un peu d'amour, et au final c'est chose faite maintenant avec cet ajout à ma collection !


L'effet général est celui du bronze, avec des nuances cuivrées selon mon estimation personnelle et selon la luminosité, particulièrement au niveau de la peau et du sceptre. La matière en revanche est plastique, c'est du bon vieux caoutchouc solide/souple et surtout très léger et agréable au toucher, aucun danger à l'horizon avec d'éventuels petits éléments détachables ou cassables puisque tout est d'un seul bloc.


Si cette collection vous attire, sachez qu'il existe aussi chez le même fabricant une gamme Disney Princess de bustes en faux marbre, dans laquelle on retrouvera Blanche Neige, Cendrillon, Ariel, Jasmine, Belle et surtout bien sûr Aurore ! Je l'ajouterais peut-être un de ces jours dans ma collection et je vous la présenterais donc à l'occasion si ça vous intéresse de faire sa connaissance.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !