vendredi 21 février 2025

La V.O. du vendredi n°283 : Amazing Spider-Man #64 - The 8 Deaths of Spider-Man part 4, King of Pain (Marvel - Décembre 2024)


Sur le point d'affronter le prochain descendant de Cyttorak qui se présentera à lui, Peter prépare quelques petites contre-mesures pour parfaire sa stratégie précédente face à celle qui maîtrisait le passage du Temps. Avec l'aide du corps astral de Stephen Strange, notre héros tente de mieux comprendre la nature du contrat qui le lie à ces duels mortels face à de véritables divinités vindicatives, mais l'ancien Sorcier Suprême ne peut malheureusement pas rester assez longtemps et se contente de lui avouer que mourir fait partie de l'enjeu lui-même, et que c'est inévitable. D'où l'utilité des Roseaux de la Résurrection.


Mais Peter en a assez de mourir justement. Déjà trois affrontements et trois morts brutales et extrêmement douloureuses à son actif, c'est plus que suffisant et il cherche maintenant un moyen de briser le cercle et de gagner un net avantage sur ses adversaires, qui l'observent déjà pendant qu'il aide ses proches, rattrape ses fautes récentes à leur égard et prépare aussi son exposition-photo dans une galerie d'art avec l'aide de Robbie Robertson.


Son sens d'araignée lui confirmant que le prochain duel est tout proche, Spider-Man prend cette fois-ci les devants et va directement à la rencontre de son prochain adversaire, le terriblement suffisant Callix, représentant l'inéluctabilité de la douleur. Pris de court, Callix accepte néanmoins le défi lancé par le héraut de la Terre et lâche ses redoutables créatures sur la population innocente de New York, deux énormes chiens infernaux pleins de dents acérées qui semblent invisibles au commun des mortels mais provoquent d'atroces souffrances en traversant leurs victimes. Pendant que Peter doit trouver un moyen de les arrêter, il doit aussi éviter les fouets épineux de Callix qui se lance à sa propre poursuite.


Mais Callix est définitivement trop confiant en ses propres pouvoirs et en sa personne, il sous-estime clairement son opposant et en paiera rapidement le prix quand la ruse de Spider-Man parviendra à le prendre par surprise et qu'il se révélera piètre combattant au corps à corps. Refusant toutefois de s'avouer vaincu devant celui qu'il considère comme un simple insecte sur son passage, Callix va endurer un passage à tabac en règle avant que sa sœur jumelle, Cyra, ne se manifeste à son tour pour lui signifier sa défaite.


Spidey n'en revient pas, sa tactique a fonctionné et il a enfin réussi à vaincre un descendant de Cyttorak sans en mourir et donc sans utiliser un Roseau pour en revenir ! A son tour un peu trop confiant, l'Homme-Araignée confronte donc sa nouvelle adversaire qui ne se fait pas attendre plus longtemps et lui révèle son propre pouvoir : l'inéluctabilité... de la Mort.


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Le chapitre s'arrête en plein là-dessus, Callix est vaincu peut-être un rien trop facilement par Spider-Man ce qui aurait déjà du l'alerter et le pousser à se méfier. La sœur jumelle risque d'être un trop gros morceau et je vois vraiment mal comment notre héros pourrait s'en sortir sans user des Roseaux une nouvelle fois.


Au scénario on retrouve Justina Ireland qui prend donc apparemment bel et bien la suite de Joe Kelly et ajoute au récit morbide et fataliste un rien de touche féminine vraiment bienvenue selon moi pour corriger le tir et certaines erreurs qu'à mon sens Peter Parker n'aurait jamais commises vis à vis de ses proches. En l'espace de quelques cases, des sous-intrigues en attente depuis un peu trop de temps se poursuivent donc et trouvent pour certaines un dénouement tout simple qui ne méritait pas tant d'attente.


Le dessin quant à lui est confié à Gleb Melnikov, dont je ne sais strictement rien à part que c'est un style toujours plus appréciable et esthétique à mes yeux que celui d'Ed McGuinness dans les premiers numéros de ce nouvel arc, je suis donc pleinement satisfait et j'en redemande sans problème !


Le prochain chapitre sera donc décisif à n'en point douter, car face à une divinité de la Mort comment faire pour ne pas périr soi-même ? Si un Roseau a pu être économisé face à Callix, peut-être que plusieurs seront nécessaires avant d'en finir avec sa jumelle Cyra...

La V.O. du vendredi n°282 : Hellwitch #4 - Hellwitch vs. Lady Death, Wargasm (Coffin Comics - Février 2022)


A présent qu'elle se trouve sur Terre, dans le monde des mortels qui polluent tant et tant ses chers Enfers, Hellwitch ne perd pas une minute et prend aussitôt le contrôle de la Secte, ce groupe de démons ayant choisi de vivre sur Terre selon leurs propres lois loin des cercles infernaux. L'objectif de la sorcière est toujours le même : vaincre Lady Death, la seule personne à l'avoir jamais vaincue elle-même non pas une mais deux fois !


Après s'être entraînée avec les leçons particulières de Séance, Hellwitch veut maintenant prendre possession de son ennemie jurée autant de cœur que d'esprit, corps et âme pour l'éternité. Pour cela, elle a conçu un plan tordu visant à plonger la sorcière blanche dans une illusion bien cruelle lui rappelant les êtres chers qu'elle a perdu jadis, et la poussant à épouser son défunt Ravenheart selon les lois infernales, scellant en réalité un pacte avec sa mortelle adversaire en remettant son destin entre ses seules mains.


L'affrontement aura lieu à Las Vegas, en plein cœur du vice humain le plus pur et le plus débridé, tandis que les membres de la Secte se séparent en deux groupes avec chacun une mission précise : les premiers vont enlever Marion aux anges la protégeant, tandis que les seconds vont s'en prendre directement aux enfants de Lady Death afin d'éteindre sa lignée une bonne fois pour toutes.


Mais c'était sans tenir compte des pouvoirs immenses et de la haine intense vibrant dans le cœur de Lady Death à l'égard de sa rivale, qui doit désormais la combattre jusqu'à la mort, le premier sang déjà versé depuis bien longtemps. Mais tandis que les mortels parient sur l'issue de ce duel, les membres du Serment, toujours fidèles à Lady Death, débarquent pour tenter de mettre hors d'état de nuire les démons de la Secte afin de priver Hellwitch de tout avantage déloyal.


Cependant, la magie de la furie est bien suffisante pour causer à elle seule de réels dégâts qui impactent très vite la force de frappe de Lady Death, qui commence à ployer à mesure que le sadisme de Hellwitch prend l'ascendant. Mais peut-être y a-t-il moyen d'utiliser cela contre elle, de retourner son propre ego et sa nouvelle maîtrise de la sorcellerie infernale à l'avantage de Hope ?


Le combat acharné se poursuit à travers toute la ville, d'un hôtel casino jusqu'à un octogone bourré de supporters, et là où Hellwitch se retrouve rapidement seule sur la brèche, Lady Death est entourée de toute sa famille et de ses alliés, ce qui lui assure définitivement la victoire au bout du compte. Sonnant net Hellwitch d'un dernier uppercut rageur, la sorcière blanche triomphe une fois de plus ! Quant à son adversaire, elle sera sans aucun doute bannie dans un puits infernal sitôt les bonnes incantations trouvées et appliquées, mais elle pourrait toujours s'en échapper à nouveau... que faire d'elle dans ce cas ?


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C'était le grand moment tant attendu par une légion de fans tout autour du monde, le grand affrontement entre Hellwitch et Lady Death, deux des plus puissantes créatures issues des Enfers et de l'imagination de Brian Pulido et Mike MacLean, sur un dessin extrêmement précis, efficace et envoûtant signé Diego Bernard sur des couleurs de Ceci de la Cruz. Ce quatuor d'artistes de génie nous offre donc le quatrième chapitre de leur série Hellwitch consacrée entièrement aux manigances tortueuses et retorses de la malfaisante native des Enfers.


En dehors de tout ce que je vous ai raconté ici dans mon résumé, vous trouverez évidemment les habituelles scènes d'exhibitions gratuites, du sexe, de la violence verbale autant que physique et surtout un déchaînement créatif à toute épreuve, à ne surtout pas mettre entre toutes les mains mais plutôt à réserver à un lectorat averti !


Parmi les thèmes exploités ici nous retrouvons, et ce de façon assez surprenante, l'amour/haine toxique au possible entre deux ennemies jurées que tout oppose, un peu façon Batman et le Joker si vous voyez à quel genre d'attirance je fais allusion. C'est bien sûr totalement subjectif et du point de vue de Hellwitch, point de vue ô combien tordu et alambiqué : elle déteste souverainement Lady Death, et en même temps elle tente de se l'approprier pour mieux la briser elle-même en totalité, peut-être pour réparer sa propre fêlure qu'elle lui doit d'ailleurs.


Il y a aussi cette notion de purifier les Enfers de tous les maudits et toutes les âmes damnées humaines qui y atterrissent et pourrissent ensuite, un détail presque anecdotique ici pour une fois tant le combat entre les deux femmes surpuissantes est mis en avant. Hellwitch révèle ici son véritable visage, celui d'une femme bafouée par deux fois, humiliée, ne ressentant plus que haine et rage envers celle qui représente tout ce qu'elle ne sera jamais malgré tous ses efforts. Et maintenant ça fait trois.


Autant vous dire que le prochain chapitre de ses aventures en solo risque d'être pas mal mouvementé, entre la rancune tenace qui ne fera immanquablement que s'amplifier et les remontrances inévitables de Séance envers celle à qui il pensait avoir tout appris pour la mener au triomphe final... à moins que cette cuisante nouvelle défaite ne fasse en réalité partie intégrante d'un de ses maîtres-plans si mystérieux ? J'ai peine à croire que Hellwitch se contentera d'en rester là et d'accepter son sort...

La V.O. du vendredi n°281 : Spider-Man / Doctor Octopus - Negative Exposure (Marvel - Avril 2004)


Tandis que la grande Histoire fait son lit, allant d'événements marquants en témoignages saisissants, une plus petite histoire se joue généralement dans les coulisses. Alors que le jeune Peter Parker est plus que régulièrement titulaire d'une photographie amateur de première page dans les éditions du Daily Bugle, les autres photographes professionnels du journal doivent se contenter des pages intérieures, bien trop souvent sur des sujets mineurs en comparaison de l'article principal illustré grâce aux photos choc de Parker.


Parmi ces photographes, la plupart a appris à faire avec, à saisir d'autres opportunités et à se tenir relativement à niveau pour maintenir un salaire décent et une activité régulière. Mais pas Jeff Haight. Cet amoureux de l'art sensible qu'est la photographie de presse ne digère absolument pas qu'un simple morveux encore étudiant le coiffe au poteau à chaque fois que Spider-Man fait la une et affronte un vilain d'envergure. Et Jeff est bien décidé à damer le pion à son jeune rival, quitte à employer des moyens pas toujours légaux pour y parvenir.


Emprisonné à Ryker dans une cellule isolée tout spécialement pour lui, le Docteur Otto Octavius, plus sinistrement connu sous le nom de Docteur Octopus, vient d'essuyer une nouvelle défaite cinglante face à l'Homme-Araignée alors qu'il tentait de braquer un musée d'art où étaient exposées les œuvres de Léonard de Vinci. Jeff a réussi à prendre un cliché assez bon ce jour-là, il en était même très fier... mais encore une fois, c'est la photo fournie par Parker qui lui est préférée. Pourtant ce coup-ci Jeff en est persuadé, Parker n'était même pas présent à l'endroit idéal pour prendre sa photo !


Comprenant qu'il doit y avoir une sorte de rapport entre Spider-Man et la chance insolente de Peter Parker, Jeff commence à envisager d'autres options, quand il est contacté par l'avocate d'Octavius pour arranger une visite à Ryker. Il se trouve que le bon docteur a vu Jeff le prendre en photo le jour de son arrestation, et il a lui aussi commencé à échafauder un plan démentiel dont le malheureux photo-reporter va être un rouage essentiel. Prenant bien soin de flatter son interlocuteur, Otto parvient à lui arracher la promesse d'une association future entre eux, à la condition que ses tentacules lui soient rendus bien évidemment. Ils sont consignés dans une réserve de la police de New York et placés sous haute protection, mais il se trouve que Jeff a un contact sur place pour lui permettre de prendre des photos d'affaires ayant appartenu à des criminels. Une information qu'Otto sait pertinemment, lui qui a passé des heures à éplucher la carrière misérable de Jeff Haight pour mieux le manipuler.


Usant d'un appareil calibré pour amplifier le signal mental du harnais d'Octavius, Jeff va permettre aux tentacules de se libérer et de semer la désolation sur leur passage jusqu'à leur maître, qui attend patiemment dans sa cellule que sonne enfin pour lui l'heure de la juste revanche. L'accord est simple en vérité : en échange de sa libération, Otto accepte de fournir à Jeff le même service que celui-ci s'imagine que Parker reçoit de Spider-Man, à savoir des photographies exceptionnelles et exclusives directement sur les lieux du crime.


Évidemment, Octavius n'a aucunement l'intention d'honorer sa part du contrat et attend plutôt que Spider-Man fasse son entrée au lieu choisi par Jeff pour mieux le combattre et l'anéantir une bonne fois pour toutes. Jeff n'est alors qu'un précieux otage des circonstances, qui pourrait s'avérer utile pour négocier une retraite stratégique si jamais les choses dérapent à nouveau. Spidey est déjà presque K.O. après avoir tenté d'arrêter les tentacules durant leur évasion, ce sera donc une tâche aisée de l'achever une fois le vrai cerveau revenu aux commandes.


Sans le savoir, Jeff Haight s'apprête à prendre la photo la plus importante de toute sa carrière, de toute sa vie même ! Mais quelle sera-t-elle : la victoire de Spider-Man... ou bien son trépas ?


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J'ai récemment pu mettre la main sur cet album regroupant les cinq chapitres de cette mini-série datée de 2003-2004, soit quelques mois avant la sortie du second film Spider-Man de Sam Raimi sur les écrans du monde entier, faisant la part belle au Docteur Octopus et à ses nouveaux bras mécaniques mortels.


Pourquoi ? Parce qu'à l'époque j'avais été très marqué par leur design dans un autre album, Le Dernier Combat par Mark Millar dans la collection Marvel Knights. Design qui avait été reproduit pour les figurines de Spider-Man combattant le Docteur Octopus dans la gamme Marvel Select il me semble, figurines qui furent très fréquemment mes partenaires d'histoires infantiles. J'étais donc très curieux et assez nostalgique il faut bien l'avouer de retrouver les origines de ces tentacules et de ce design si particulier, et finalement après quelques recherches il semble bien qu'ils soient apparus pour la première fois dans ce récit signé Brian K. Vaughan (le papa de Saga), il me le fallait donc dans ma collection !


L'histoire est celle d'une jalousie professionnelle qui tourne à l'obsession véritable, celle de Jeff Haight envers Peter Parker. Par le passé nous avons déjà pu observer que la fameuse ''chance Parker'' faisait de nombreux envieux, certains allant très loin comme Eddie Brock en son temps pour tenter de prendre les devants. Là, pas de super-vilain en devenir, juste un homme aigri et amer qui se croit supérieur à ce jeune blanc-bec venu d'on ne sait où sans la moindre formation valable et qui parvient tout de même à lui dérober une à une ses chances de faire la couverture du journal.


La présence du Docteur Octopus au casting n'est finalement que l'un des ressorts parmi d'autres pour illustrer cette histoire de rancœur, tout comme on y retrouvera aussi le Vautour ou Mysterio. Chaque fois les crimes commis sont de moindre importance, personne n'a de grand plan très inspiré pour prendre le contrôle de la ville ou ce genre de choses... non, ce coup-ci ce ne sont que des successions de hasards qui placent Jeff en première ligne pour prendre sa fameuse photo du siècle, millimétrée et conçue de A à Z dans les règles de l'art.


A mon sens c'est aussi et surtout l'occasion de présenter un peu au reste du monde l'envers du décor, ces petites gens qui restent éternellement sur le carreau pour que le héros puisse exister en pleine lumière. Bien sûr Jeff n'est qu'une exception prenant très mal son propre sort alors qu'il aurait très bien pu tourner les choses autrement pour se découvrir une autre voie vers la célébrité ou du moins la reconnaissance de ses pairs, mais son obsession maladive pour Peter Parker va l'amener à pactiser avec le Diable et à en subir les conséquences... mais que ne ferait-on pas pour l'amour de l'art justement ?


Le dessin, et donc le fameux design de cette nouvelle version des tentacules d'Octopus, est l’œuvre de Staz Johnson, dont franchement je n'avais jamais entendu parler avant d'avoir cet album entre les mains aujourd'hui. Et pourtant son trait nerveux et précis n'a rien à envier aux meilleurs de son époque comme Mark Bagley sur Ultimate Spider-Man par exemple, on y retrouve une science du grand spectacle et un talent certain pour mettre en valeur ses sujets ainsi que les décors dans lesquels ils évoluent. Les inspirations sont nombreuses, du Silence des Agneaux aux films noirs, le tout dans une atmosphère générale qui sent bon le super-héroïsme décomplexé et bourré de peps des années 2000.


Bref, merci aux artistes d'avoir créé ce design iconique et surtout cette histoire tout autour, qui à mon sens valait clairement le coup d’œil et m'a pleinement satisfait ! Je suis très content d'avoir résolu cette affaire en suspend chez moi depuis de trop nombreuses années, et le moi de mon enfance doit certainement me remercier quelque part de lui avoir expliqué les vraies origines de ses figurines chéries. De rien, petit !

vendredi 7 février 2025

La V.O. du vendredi n°280 : Amazing Spider-Man #63 - The 8 Deaths of Spider-Man part 3, Tick tick tick (Marvel - Décembre 2024)


Alors qu'il était en train de profiter d'un peu de bon temps en bonne compagnie dans un restaurant entre amis, Peter est soudain conscient que le temps tout autour de lui semble d'être figé. Une petite fille écarlate l'interpelle alors, se présentant comme étant Cyrios, la troisième descendante de Cyttorak, et prête pour le défi que le héraut de la Terre devra relever face à elle.


Ne perdant pas un instant, Cyrios entraîne Peter avec elle dans les méandres du Temps, car tel est son domaine de pouvoir. Elle représente l'inéluctabilité des événements, et elle se fait un plaisir de démontrer à son adversaire que chaque moment dramatique de sa vie était inévitable, que même en existant avec elle en-dehors de toute temporalité il ne pourra jamais empêcher aucune tragédie qu'il a vécu.


Ça sent un peu le réchauffé ne trouvez-vous pas ? Et pour cause, cette tactique de pression psychologique à base de rappels constants des pires moments traversés par notre héros a déjà été de nombreuses fois utilisée contre lui, aussi ne se laisse-t-il pas distraire trop longtemps et commence-t-il à tenter des contre-attaques, malheureusement sans effet. Le but du défi : surprendre Cyrios, tout simplement. Mais comment parvenir à surprendre celle qui connaît le flux du Temps et des événements sur le bout des doigts ?


Peter fait appel à son véritable pouvoir, celui qui l'accompagne depuis le début de ces épreuves de héraut magique de la Terre imposées par le Docteur Fatalis : son cerveau brillant. Grâce à quelques notions de voyage dans le Temps et de paradoxes que cela peut entraîner, le Spider-Man présent avec Cyrios lui demande de l'emmener dans le futur, afin de voir s'il remporte tous ses défis ou bien s'il échoue. Mais une fois le portail vers cet avenir ouvert, c'est le Spider-Man du futur qui accueille Cyrios d'un bon direct en pleine figure !


Défi relevé et remporté avec brio donc, mais Cyrios n'est pas vraiment bonne joueuse et elle fera payer au centuple sa victoire à Peter, qui va expérimenter en un seul et même instant toutes les douleurs d'une existence pleine et entière, de la naissance à la mort. Un nouveau Roseau de la Résurrection est donc utilisé, mais face à l'inéluctabilité de ces défis qui s'enchaînent et de ces trépas qui se succèdent les uns les autres, Peter est lassé et a bien besoin que quelqu'un lui remonte le moral.


C'est auprès de la Chatte Noire, la seule véritable personne dans son entourage capable de comprendre ce qu'il traverse, même un peu, qu'il ira trouver du réconfort lors d'une conversation amicale sur la vacuité de la vie et l'importance des choix que l'on y fait. Regonflé, Peter ira alors accepter la demande de sortie avec la jeune femme qui lui tourne autour depuis quelques temps, Shay, pour un pique-nique révélant les meilleurs aspects de chacun. Tout serait parfait dans ce moment volé de calme et de sérénité, s'il n'était épié en secret par ses prochains adversaires pour tenter de mieux le cerner et le briser...


Et dans le rude climat glacial de l'Alaska, Cain Marko alias le Fléau ressent soudain le besoin urgent de répondre à un appel intérieur. Fait sans doute anodin, sauf si l'on se souvient que les pouvoirs de Marko viennent des rubis de Cyttorak... Le terrible dieu écarlate aurait-il décidé de se prendre au jeu et de s'impliquer lui aussi dans les défis de ses rejetons ?


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Nous le découvrirons sans doute dans quelques numéros, car je ne pense pas que le Fléau soit déjà au programme la prochaine fois !


Encore une mort de subie pour Peter Parker, et donc encore un Roseau d'utilisé, le troisième en trois adversaires... Fatalis aurait-il vu juste en lui en confiant huit, idéalement un par défi ? Ça aussi, il faudra lire la suite pour le savoir, mais j'ai bon espoir qu'à un moment le génie intuitif de Peter ne réussisse à vraiment prendre de court l'un des enfants de Cyttorak et ne lui permette d'éviter la mort au moins une fois. Cependant, si les aventures de l'incroyable Spider-Man étaient toujours dans le positif ça se saurait, et je crains aussi d'un autre côté qu'il ne faille s'attendre à de terribles événements à venir. Après tout, ça semble assez ''facile'' pour le moment, mais chaque victoire lui a coûté une vie. Qu'est-ce que ça sera quand les choses deviendront réellement compliquées ?


Pour ce 63ème chapitre, la série change de duo d'artistes ! Le scénario est confié à Justina Ireland tandis que les dessins sont de Gleb Melnikov... deux personnes dont je ne sais strictement rien, si ce n'est que la petite touche féminine apportée par la présence de Felicia auprès de Peter est vraiment agréable et bienvenue dans cette période de doutes pour le héros au cœur fragile. Quant au style graphique, c'est nettement plus agréable à mes yeux que celui d'Ed McGuinness mais vous savez désormais que je ne suis pas le plus grand fan de ce monsieur, mon avis est donc biaisé.


Les 8 Morts de Spider-Man se poursuivent donc gentiment, alternant entre moments tendus et d'autres plus intimes, sachant que les choses vraiment sérieuses arriveront tout bientôt et qu'il faudra y faire face comme un champion. Est-ce que le petit aperçu de l'avenir dévoilé par Cyrios adviendra tel que pressenti, ou bien existe-t-il une autre voie encore inconnue et imprévue ? Restez à l'écoute pour le découvrir avec moi !

La V.O. du vendredi n°279 : Wonder Woman by John Byrne tome 1 (DC Comics - Mai 2017)


Diana a été trahie par les siens, et aujourd'hui elle tente de remettre sa vie sur les bons rails et en partant sur de nouvelles bases, peut-être plus saines. Tout juste arrivée dans la ville de Gateway City, en Californie, Wonder Woman ne passe toutefois pas inaperçue et intervient aussitôt qu'un crime est commis, comme un braquage de banque par deux chars d'assaut blindés et des criminels dotés d'armes lourdes. D'où viennent ces technologies et qui les leur a fournies ? La question sera creusée et trouvera rapidement une réponse en la personne... de Darkseid !


Le maléfique seigneur d'Apokolips est sur Terre avec un réseau dormant de fournisseurs d'armes en tous genres auprès des malfrats qui font appel à ses services, mais son but principal était bien d'attirer l'attention de Wonder Woman dont il a besoin pour poursuivre l'une de ses petites expériences. Darkseid souhaite ardemment savoir où se trouvent les dieux de la Terre, plus particulièrement ceux dont Diana tient ses dons, afin sans doute de voler et d'absorber leur puissance, qu'il dit être sienne depuis toujours en tant que Néo-Dieu.


Ne croyant absolument pas en la seule parole du tyran cosmique, Wonder Woman parvient à se libérer et se rend sur Themyscira après un rapide passage par Apokolips, mais elle n'y trouve que cendres et ruines de toutes parts. Les troupes de Darkseid sont déjà sur place et assiègent les Amazones, qui cependant font soudain preuve d'un nouveau courage en apercevant leur princesse se porter à leur secours. Les pertes sont lourdes des deux côtés, mais si les Amazones survivantes ne peuvent que pleurer leurs nombreuses disparues lors de ce conflit sanglant, Darkseid lui est capable de ressusciter ses légions à volonté, disposant de leur vie et de leur trépas comme bon lui semble. Mais le dieu sombre est magnanime, et il accepte dans sa mansuétude de remettre le reste de cette guerre à une autre fois, laissant Diana impuissante face à tant de cruauté.


Après avoir réalisé le rituel du bûcher funéraire pour ses sœurs, Diana refuse de reprendre la couronne de Themyscira et la laisse à plus compétente qu'elle en la matière, préférant rejoindre son nouveau foyer à Gateway City. Engagée au Musée d'Archéologie en tant que spécialiste du monde Antique, la princesse des Amazones continue à combattre différentes menaces qui surviennent les unes après les autres, principalement suite à de nouvelles fouilles et découvertes arrivant au Musée. Mais quand Morgane Le Fay tente de drainer l'immortalité de plusieurs personnages-clés de cet univers pour raviver la sienne, Wonder Woman devra unir ses forces avec celles du Phantom Stranger et du démon Etrigan afin de vaincre la maudite sorcière en la prenant à son propre jeu.


Par la suite, alors que la situation semble s'être calmée sur les fronts récents, Diana est soudain confrontée à l'apparition de Flash dans sa ville d'adoption, causant de nombreux dégâts sur sa route. Puis, une fois attrapé par le Lasso de Vérité, le Bolide disparaît en myriades de lumières disparates. Même chose plus tard après une attaque de Sinestro, supposé mort depuis un moment, sur un hélicoptère de police, attirant ainsi Diana à sa poursuite pour un combat réglé d'avance. Il apparaît bien vite à l'héroïne que ses deux récents adversaires n'étaient en fait que des clones faits de lumière solide, comme un genre d'hologramme ayant pris forme et contenance et copiant les pouvoirs de ceux dont il possède l'apparence.


Dans un laboratoire non loin, le Dr. Lazarus ne peut que constater que ses efforts pour sauver la vie de son jeune fils sont vains et n'aboutiront jamais. Seul face au trépas de son enfant chéri et à la double culpabilité d'avoir causé sa mort et de n'avoir pas su l'en sauver, Lazarus a conçue une sorte de sauvegarde informatique consciente de son fils, à qui il a laissé ses appareils holographiques et toutes ses données afin de le distraire et de l'occuper le temps qu'il lui fabrique un corps adapté où le télécharger. Mais l'enfant, ou plutôt cette conscience virtuelle, s'est pris au jeu et a décidé d'explorer les fichiers des super-héros et de leurs combats, croyant avoir affaire à une nouvelle sorte de jeu-vidéo et ne parvenant pas à réaliser que ses constructions holographiques sont bien réelles et causent de vrais dégâts.


La dernière en date, cependant, devra faire réfléchir tout le monde sur les conséquences d'une telle folie. Ramenant un avatar de Doomsday dans le monde réel, l'adolescent livre un combat sauvage et acharné contre Wonder Woman et Champion, un nouveau héros apparu récemment. Rien ne semble en mesure d'arrêter cette reproduction de la créature ayant tué Superman lui-même il y a encore relativement peu de temps de cela, et pour la première fois Diana semble ne pas pouvoir livrer ce dur affrontement jusqu'au bout, abattue par le déchaînement de puissance brute ne faisant qu'augmenter avec le temps.


Grâce à l'aide de la mystérieuse Wonder Girl, une adolescente de sa connaissance que Diana a pris sous son aile pour la former aux arts de combat des Amazones, une diversion suffisante est créée pour que Wonder Woman parvienne à reprendre le dessus de justesse, au moment-même où le Dr. Lazarus met enfin un terme à l'existence de son programme-fils, horrifié par ses agissements et sa propre perte de repères, aveuglé qu'il était par son chagrin. Les choses auraient pu très mal tourner ce jour-là, mais fort heureusement il y a eu plus de dégâts matériels que de vies directement menacées en dehors des héros, et le moment est venu de célébrer la victoire.


Mais de son côté, un ancien ennemi acharné de Wonder Woman attend toujours son heure et tente une petite escapade loin de sa cellule capitonnée, afin de tourmenter l'esprit fragile de l'une de ses victimes et d'en tirer force et jouissance. Mal lui en prend, car la jeune femme dont il pourrit les nuits est capable de discerner le rêve de la réalité et elle parvient à en retirer suffisamment de puissance pour détruire le lien qui unissait son esprit à celui de son bourreau, dont le corps catatonique est retrouvé par ses gardiens non loin de la prison où il croupissait.


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En 1995, DC Comics demande à John Byrne, alors auréolé de toute sa gloire des années '80, de reprendre la série Wonder Woman au numéro 101 et de reproduire le miracle éditorial de son travail sur Superman quelques années plus tôt, donnant ainsi un tout nouveau souffle à la super-héroïne qui semblait en avoir grand besoin elle aussi.


Ce premier album rassemble les quatorze premiers chapitres du run de Byrne sur le personnage de la Princesse des Amazones, retravaillant son caractère et ses aptitudes pour en faire une digne adversaire des forces du Mal sous ses différents visages, de simples accidentés de la vie jusqu'à Morgane Le Fay ou même Darkseid en personne ! Et sans l'aide de Superman, avec qui elle semble légèrement en froid comme avec le reste de la Ligue d'ailleurs, Diana parviendra à avoir le dessus sur la redoutable créature sauvage qu'est Doomsday, ou plutôt une réinterprétation de celui-ci, toute aussi violente cependant que l'original.


Le dessin est bourré d'énergie, les couleurs de Patricia Mulvihill accompagnant à merveille le trait sûr et expérimenté de John Byrne, qui après avoir travaillé chez Marvel sur She-Hulk retrouve ici un personnage féminin on ne peut plus fort et emblématique chez la concurrence. De quoi lui donner des ailes et lui permettre d'explorer les différents mythes de l'univers DC à cette époque de refonte profonde et de recherche d'identité sortant du lot.


Il sera souvent fait mention de Superman, de sa mort ainsi que de sa collaboration dissimulée avec Wonder Woman pour tendre un piège à Darkseid précédemment, mais qu'on se le dise ici John Byrne ne s'intéresse presque exclusivement qu'à Diana et lui offre tout le loisir de démontrer ses immenses pouvoirs et connaissances, la confrontant à des ennemis dignes d'elle et de sa prestance autant que de son charme. L'auteur et artiste a les coudées franches pour refaire de Wonder Woman un personnage-clé de DC Comics, avec laquelle il faudra compter à l'avenir et dont les fans sauront suivre assidûment les nouvelles aventures. Pari gagné haut la main en ce qui concerne ce premier tome selon moi !


La collection au format deluxe de DC est la même que ce que l'on connaît récemment pour les séries Poison Ivy ou WildC.A.T.S. par exemple, ou même les beaux albums reliés des récits DC Pride depuis quelques années. Un ajout très intéressant à toute collection et toute bibliothèque, à l'instar de celle du Congrès Américain, et un run d'exception une fois encore pour Byrne dont il me tarde de découvrir la suite !


Ah oui, dernier point sur le confort de lecture : allez-y sans la moindre appréhension ça passe vraiment tout seul et l'histoire est très facile à suivre ! Si ça ce n'est pas du service client soucieux de bien faire... Diana méritait bien ces efforts !

 

jeudi 6 février 2025

Iznogoud - 33 Histoires de Goscinny et Tabary, de 1962 à 1969 (Dargaud - Octobre 2021)


Ah, les temps anciens où les cités merveilleuses éclairaient la Terre de leurs lumières. Parmi elles, peu furent aussi resplendissantes que la révérée Bagdad, où tout semble possible. Évoluant gentiment et gracieusement sous l'égide bienveillante du Calife Haroun El Poussah, dont les siestes rythment le quotidien mouvementé d'une chambre à une autre, la population est globalement heureuse de son sort et s'en sort très bien.


Mais il y a au moins une personne que le règne du Calife ne satisfait pas, mais alors pas du tout. Le grand vizir, l'infâme et malfaisant Iznogoud, rêve sans que cela ne soit un secret pour personne de devenir un jour prochain le Calife à la place du Calife ! Mais rien n'y fait, toutes ses tentatives pour déposer El Poussah et se coiffer souverain de Bagdad se retournent immanquablement contre lui, d'une manière ou d'une autre. Et pourtant, il est bien servi par le doucereux Dilat Laraht qui s'évertue à céder à tous ses caprices le cœur sur la main.


Oui, bien malheureux en vérité est celui qui comme Iznogoud ne sait se satisfaire de son existence et en demande toujours davantage à la vie, une vie injuste paraît-il et qui se fait un malin plaisir de rebattre les cartes en la faveur du bon Calife. Quelle que soit l'époque, quel que soit le contexte, quels que soient les moyens employés, réels, imaginaires, magiques, militaires... jamais au grand jamais le pas-si-grand vizir n'aura gain de cause. Et pourtant il essaie de toutes ses forces, le bougre !


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Est-il davantage besoin de présenter ce personnage et cette bande-dessinée, devenus tous deux depuis des décennies des récurrences dans le domaine du gag et de la satyre politique à tout va ? Iznogoud est la création bien avisée de René Goscinny et Jean Tabary, prolifique scénariste et infatigable dessinateur œuvrant de concert pour offrir au public Français de leur époque un savoureux mélange entre dérision, humour absurde et grinçant pastiche des scènes de la vie politique la plus triviale qui soit.


Cet album paru chez Dargaud retrace et présente à un nouveau lectorat trente-trois histoires conçues pour générer le rire, les pleurs et les grimaces à tout âge ! On se prendra parfois de sympathie pour ce brave Dilat qui ne peut qu'assister impuissant aux échecs à répétition de son trublion de patron, lequel en revanche n'arrachera jamais la moindre complaisance puisqu'il est si mauvais. Quant à l'autre grand héros de cette histoire, le fameux Calife en personne, c'est un doux rêveur parfaitement inoffensif avec une chance insolente, ou bien est-ce Iznogoud qui est particulièrement poissard ? D'aucuns diraient que le karma est à l’œuvre... en tout cas, vous découvrirez ou re-découvrirez avec un immense plaisir les premières planches de ce trio d'exception dans le paysage culturel français de l'époque, y compris de nos jours, même si cette série n'est plus aussi courue qu'avant.


Les jeux-de-mots sont légions, pas toujours si évidents que cela à attraper, et les situations comiques et absurdes s'enchaînent à un rythme fou et intensif, tout pour qu'en quelques pages à peine le lecteur puisse se faire une solide idée du genre de personnalité qu'est l'infect Iznogoud. Certains lecteurs de toujours d'ailleurs sont devenus des légendes-vivantes à leur tour en s'inspirant allègrement de cette bande-dessinée dans leurs propres travaux, comme Plantu qui doit une grande partie de sa carrière de caricaturiste politique à sa troublante relation avec le grand vizir, ou du moins ses incarnations du futur tout aussi mauvaises.


Qui n'a jamais entendu cette phrase, « - Je veux être Calife à la place du Calife ! » répétée en boucle encore et encore par ce nerveux petit personnage au visage rouge de colère et à la sulfureuse réputation d'empaleur contrarié ? Réjouissez-vous, vous allez enfin en connaître l'origine et déguster tout votre saoul les péripéties hilarantes et désopilantes du grand vizir Iznogoud, chaque fois bien puni mais ne retenant jamais la leçon. Certains pourraient bien prendre exemple !


Que dire de plus ? L'album est en format bande-dessinée à la française, assez épais au demeurant, mais il se dévorera si vite que même au bout de 33 histoires différentes vous risquez bien d'en redemander avec envie ! En attendant, si le cœur vous en dit je vous laisse avec une petite vidéo pas bien méchante, rien que le générique du dessin-animé de 1995. Si si, c'est pour moi ça fait plaisir.

 


 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 février 2025

Reign of X tome 17 (Panini Comics - Août 2022)


X-Men #3 : Les mutants de la Terre reçoivent une visite de courtoisie de la part du Maître de l'Évolution et de sa fille, Lumineuse, ainsi que toute une armée d'animaux robotisés. Évidemment, les X-Men sont là pour accueillir tout ce petit monde et mettre un terme au conflit avant même qu'il ne démarre, mais l'Évolutionnaire a apporté un cadeau avec lui : un virus capable de stériliser toute l'humanité en une génération. Les mutants seraient ainsi les seuls maître du monde et n'auraient plus à se soucier de ceux qui les craignent et les combattent depuis si longtemps... mais ce serait mal connaître les X-Men, qui évidemment refusent ce geste. Alors que le combat s'engage, le Maître de l'Évolution remarque les capacités de Synch, et demande un échantillon de son sang comme marque de trêve, en échange d'informations sur le mystérieux Game World d'où proviennent les récentes menaces qu'ont affronté les mutants. Pendant ce temps, Orchis continue de placer ses pions en prévision de la contre-attaque face à l'expansion des mutants sur Terre et au-delà, en visant notamment Mars/Arakko. Mais ce n'est pas la seule carte dans leur manche, et le Dr. Stasis contacte également le journaliste Ben Urich pour lui fournir un dossier complet de l'autopsie de Cyclope effectuée tout récemment... est-ce que la morale du reporter flanchera face à l'énormité de la nouvelle, la possibilité de résurrection que se sont offerte les mutants de Krakoa ?


X-Men – The Trial of Magneto #2 : Les Avengers débarquent sur Krakoa en visite officielle sur le territoire mutant, à la fois pour resserrer les liens et pour repartir ensuite avec la dépouille de Wanda Maximoff, la Sorcière Rouge, qui faisait partie des leurs. Emma Frost et les sœurs Cuckoos s'occupent de maintenir un voile télépathique oblitérant toute vision de l'Écloserie et des secrets de la résurrection mutante sur Krakoa, tandis que la visite protocolaire tourne soudain court quand Magneto en personne surgit dans le ciel pour réclamer le départ immédiat des Avengers de l'île. Les combats qui s'en suivent tournent au désavantage des héros, mais Magneto finit par se rendre de lui-même pour que le calme revienne, apparemment retrouvant la maîtrise de ses gestes, et avouant même être le coupable du meurtre de Wanda. Alors qu'il aurait du être embarqué par les plus grands héros du monde pour être jugé... Wanda apparaît à son tour, bien vivante, et démentant les accusations de son père. A quel jeu peut bien se livrer le véritable coupable dans ce cas ? Et quel intérêt Xavier semble-t-il avoir en tentant de forcer Magnus à avouer un meurtre qui n'en est visiblement plus un ?


X-Force #24 : Toujours envahi par les mini-soldats Russes qui se fraient un chemin dans son organisme, le Fauve demande de l'aide à Black Tom qui génère alors un petit double de lui-même et s'insère lui aussi dans le corps de Hank, à la recherche des intrus. La traque n'est pas aisée, mais au final il parviendra à faire sortir trois corps éliminés... mais était-ce les seuls ? Qui peut dire s'il ne reste pas encore au moins une de ces maudites poupées-russes dans l'organisme du Fauve, prête à espionner Krakoa à travers lui ? Pendant ce temps, le plan de Mikhail Raspoutine se développe à mesure que le mystérieux Chroniqueur qu'il emploie rédige des feuilles et des feuilles de narration et d'instructions cachées à l'intention de Colossus, en Terre Sauvage. Celui-ci peint admirablement, pour s'apaiser après les travaux des champs, mais ses peintures sont en réalité des informations visuelles sur Krakoa et ses secrets, qu'il vend tout autour du monde ! Kayla, sa compagne, a découvert la vérité et tente de le confronter, mais Piotr la tuera sans sourciller. Peut-être est-il manipulé par le Chroniqueur, ou bien peut-être que les pouvoirs de ce-dernier ne peuvent agir que lorsqu'il y a un fond de vérité dans le récit ? Toujours est-il que Charles Xavier se présente au domicile de Colossus, pour lui parler...


Hellions #16 : L'usine à clones clandestine de Monsieur Sinistre est détruite suite au déchaînement de Havok. Si ses coéquipiers sont encore vivants, et que les X-Men interviennent aussitôt pour les rapatrier sur Krakoa où ils bénéficieront des protocoles de guérison, le moral lui est loin d'être au beau fixe. Pour une catastrophe majeure évitée de justesse, ce sont plusieurs êtres brisés qu'on laisse dans la nature. Kwannon décide de quitter le service de Krakoa après l'échec du projet Hellions et la perte de la seule sauvegarde de sa fille. Alex n'a d'attention que pour la possible résurrection prochaine de sa femme, Madelyne Pryor, jusque-là refusée parce qu'il s'agit d'un clone. Greycrow veut absolument se venger d'Empath, qui a trouvé refuge chez Emma Frost pour quelques temps mais doit subir un isolement total. Enfin, Nanny et Orphan-Maker sont en froid depuis que la mutante dans l’œuf a perdu tout ce qu'elle chérissait. Qui peut dire ce qu'une telle situation peut donner à la longue ? Avec des individus à ce point brisés et revanchards, tout pourrait exploser à la moindre occasion ! Et Sinistre, me direz-vous ? En tant que membre du Conseil Secret, il n'aura pas à répondre de ses crimes, mais il est sous surveillance... pour peu que ce genre de menace lui fasse quelque chose.


Wolverine #16 : Ayant enfin la confrontation qu'il souhaitait avec Solem, Logan se retrouve en réalité au cœur d'une machination visant à s'emparer du contrôle de Krakoa par le mutant hédoniste à peau d'adamantium. Après s'être débarrassé du pirate Arakkii qui poursuivait Solem, Wolverine retrouve enfin les deux sabres Muramasa mais doit maintenant passer le relais à quelqu'un qui saura vraiment comment fonctionne l'esprit tortueux de Solem : Emma Frost se fait un plaisir de l'inspecter de fond en comble ! Mais il en résulte que le nouveau venu peut se montrer utile pour les intérêts de Krakoa, si on prend bien garde de le maintenir sous très haute surveillance. Ce sera sans doute un boulot pour Logan, mais il devra également faire avec les conséquences du mariage infernal qu'il a interrompu pour s'emparer des sabres à l'origine. La Main ne va pas laisser passer cela sans rien faire, et la Fiancée des Enfers veut terriblement sa revanche !


S.W.O.R.D. #9 : Alors que l'impératrice Shi'ar Xandra fait son entrée entourée de sa garde personnelle sur le sol d'Arakko, nouvelle capitale cosmique du Système Sol dirigée par Tornade, celle-ci est occupée ailleurs par les défis incessants que lui lancent des prétendants à son siège de Midi au Conseil. Abigail Brand essaie tant bien que mal de gérer la situation diplomatique, mais des terroristes ennemis des Shi'ars font soudain leur entrée et doivent être combattus, malheureusement capables de décimer la garde impériale sans problème. Mais fort heureusement les mutants trouvent toujours une solution face à des adversaires qui les mettent en difficulté, et l'arrivée inopinée de Tornade au meilleur moment permet de s'en sortir de justesse sans que la vie de l'impératrice n'ait été sérieusement menacée. Les gardes décédés pourront peut-être bénéficier des protocoles de résurrection de Krakoa à titre de remerciement pour leur dévotion ? De son côté, Henry Gyrich continue de faire la démonstration de la puissance d'Orchis à ses nouvelles recrues dans le programme secret, y compris en révélant jusqu'où peut s'étendre l'influence du groupe dans l'espace...


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Pour celles et ceux qui auraient la revue également, je ne suis pas totalement convaincu par l'édito de fin de l'équipe de Panini pour expliquer notamment la résurrection mystère de Wanda et son comportement qui leur semble différent. J'attendrai pour ma part de lire les prochains chapitres pour me faire une idée plus précise, en tâchant de ne pas trop me projeter.


Colossus, un traître ?! Incroyable mais c'est souvent celui que l'on soupçonne le moins après tout. Il pourrait être en position de tuer Xavier en personne si son frère lui en donne l'ordre via le Chroniqueur, mais est-ce que toutes les personnes qui entourent Mikhail partagent vraiment sa vision du monde ? Je pense là aussi qu'un retournement de situation est à prévoir et qu'il devrait y avoir, je l'espère du moins, un affrontement entre les deux frères ennemis avant longtemps !


Enfin, les Hellions se séparent. Tant mieux pour eux parce que le groupe fonctionnait clairement de manière très toxique les uns envers les autres, mais tant pis pour le lecteur que je suis, j'espère surtout maintenant que Psylocke aura droit à ses propres aventures en solo dans une future série au programme des prochains tomes, on ne peut décemment pas se passer d'elle comme ça !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 4 février 2025

Prime Time (Albin Michel - Novembre 2024)


Au sein de la plus grande chaîne de télé nationale, dans une France morose et divisée comme jamais, se prépare un drame sinistre. Un drame savamment orchestré, millimétré, dont rien ne filtre avant qu'il ne soit temps. Ce drame quotidien dont chacun redemande jour après jour : les actualités du soir.


Mais cette fois-ci, alors que tout le monde s'apprête à digérer le flot de nouvelles mauvaises nouvelles qui abreuve la populace à travers les écrans via le phrasé impeccable du présentateur vedette préféré des Français, tout bascule, l'impensable se produit soudain. Une prise d'otages en plein direct, dans le studio, avec la régie et le monde entier comme témoins.


Le terroriste, s'il l'est vraiment, assène ses revendications et instructions de façon tout aussi millimétrée que le présentateur ses infos plus tôt. Masqué, la voix déformée, il se fait appeler Kratos et demeure intransigeant, ne s'adressant qu'à une personne et une seule au travers de l'oreillette et des micros du studio : Charlène, simple rédactrice adjointe, qui a eu le malheur de se trouver là et de prendre la parole.


Désormais coincée dans un jeu malsain de bonne conscience où elle doit raisonner le preneur d'otages tandis que le GIGN est sur le pied de guerre et prépare à tout instant un assaut décisif sur le plateau, on découvre avec horreur que la scène ne se limite pas simplement à ce que filment encore les caméras. Dehors, l'enquête se poursuit d'arrache-pied entre la Section de Recherche de la Gendarmerie et les troupes du RAID, qui n'ont qu'une nuit et une seule pour tenter de trouver une solution à cette épineuse situation.


Un preneur d'otages qui ne veut pas en démordre. Un pays dont les dirigeants refusent de céder d'un pouce. Un journal-télé en choc projeté en mondovision et générant des profits incroyables. Une population abrutie de violence qui ne pense pas un seul instant à détourner le regard de ses précieux écrans. Et au milieu de tout cela, Charlène, pauvre innocente et victime elle aussi de Kratos, prise au piège de son jeu et de ses manipulations, tandis que le négociateur du GIGN s'évertue à lui donner conseils avisés et cours de méthode sur la meilleure façon de faire flancher la détermination apparemment sans faille du terroriste.


Une nuit, et c'est tout. Est-ce que ce sera suffisant ?

 

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Prime Time est le nouveau thriller du toujours aussi prolifique Maxime Chattam, que nous apprécions toutes et tous vraiment beaucoup et qui a le bon goût de ne jamais se faire trop rare. Au rythme de cette nuit intense où s'enchaînent les retournements de situation, les révélations ainsi que les crises gérées in-extremis, nous allons découvrir que le méchant de l'histoire est loin d'être le seul à porter un masque, et que ses intentions sont peut-être plus louables que celles des personnes à qui il s'adresse...


Avec un style toujours aussi précis et informatif, Maxime Chattam nous représente ce qui fait malheureusement trop souvent le quotidien des professionnels du GIGN, tout en créant un pont avec sa saga précédente centrée sur la Section de Recherche de la Gendarmerie basée à Paris, dont les personnages inoubliables commençaient justement à nous manquer pour la plupart. Chaque détail est pensé et pesé pour paraître le plus véridique possible, le plus réaliste, malgré l'incongruité de la situation qui se joue sous nos yeux page après page.


On sent bien que comme à chaque fois il y a eu un très solide travail de documentation et d'anticipation de la part d'un criminologue reconnu dont la passion pour l'écriture n'égale que son envie de partager ses connaissances pour tenter d'empêcher les catastrophes sociales qui se profilent à l'horizon, en nous faisant tout bêtement réfléchir à nos comportements de tous les jours.


Pourtant, ce n'est pas mon thriller préféré de l'auteur. Malgré l'attrait de la nouveauté comme chaque année, je n'ai pas vraiment été séduit jusqu'aux tréfonds de mon être par cette histoire, par ce récit où pourtant je retrouve des schémas réguliers et familiers, et ce pour la simple et bonne raison que mon ressenti global est celui d'un déjà-vu. Déjà-vu tant dans les techniques employées par Maxime Chattam pour nous éblouir et détourner notre attention que par les thématiques traitées en sous-texte, dont il s'est fait le grand spécialiste depuis des années maintenant.


Ce n'était pas une mauvaise lecture ni une mauvaise expérience humaine, mais j'en attendais peut-être un peu plus pour être vraiment surpris. C'est dans la moyenne de ce que produit Chattam, vous pouvez trouver mieux dans certains de ses précédents romans comme pire et moins bien maîtrisé, à vous de voir. Nous avons la chance d'avoir un écrivain talentueux dont l'imagination ne semble toujours pas vouloir se calmer, et il faut en profiter tant que ça dure ! J'espère de tout cœur que le cru de 2025 sera meilleur et m'entraînera bien plus loin dans les abysses de l'humanité. En attendant, je conseille évidemment cette lecture et ce roman aux fans de toujours comme aux nouveaux venus dans la ménagerie angoissante de Maxime Chattam, pour peu que vous vous fassiez rapidement à ses nombreuses obsessions et que vous soyez prêts à réfléchir sur vous-mêmes à la sortie.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 février 2025

Vampyria tome 1 - La Cour des Ténèbres (Pocket - Avril 2024)


31 Octobre 1715. Le Roy-Soleil, Louis XIV, est au crépuscule de sa vie et de son règne, marqué par la guerre et la famine. Le royaume de France, ainsi que toute l'Europe, attendent la nouvelle de son trépas. Mais le destin en décidera autrement...


Transmuté par un procédé encore inconnu et jalousement gardé secret, Louis XIV échappe de peu à la Mort et devient le tout premier vampyre, une créature faite de ténèbres et d'instincts meurtriers, qui à son tour va transmettre cette malédiction aux membres les plus fervents de la Noblesse. En peu de temps, le reste du continent voit ses dirigeants succomber à l'étreinte du vampyre, de cette promesse d'échapper à tout jamais à la vieillesse et à la Mort, et bien vite c'est une toute nouvelle ère de l'Histoire qui s'ouvre : l'ère du règne des Ténèbres, la Magna Vampyria.


En l'an 299 du règne de Louis l'Immuable, souverain incontesté des Ténèbres et maître tout-puissant de la Vampyria, la jeune Jeanne Froidelac et sa famille partagent un maigre repas dans leur maison perdue en plein milieu de l'Auvergne, sans se douter un seul instant qu'il s'agit du tout dernier moment qu'ils passeront ensemble. L'Inquisiteur royal qui débarque en trombe avec des accusations de félonie à l'encontre de ses parents provoque un véritable cataclysme, et la vie de Jeanne est brisée à tout jamais.


Contrainte de fuir et de trouver refuge chez le nobliau local, elle finit par prendre l'identité de sa récemment défunte fille afin d'éviter d'être reconnue comme la fille de traîtres au royaume. En tant que dernière survivante d'un carnage épouvantable, Jeanne, ou plutôt désormais Diane de Gastefriche, est emmenée jusqu'à Versailles par un vampyre, le vicomte Alexandre de Mortange, qui dit vouloir la placer sous la tutelle du Roy et obtenir ainsi la reconnaissance du souverain pour regagner ses faveurs. En tant que pupille royale, Diane est inscrite d'emblée à la Grande Écurie, une académie où se retrouvent les descendants de la fine fleur de toutes les noblesses, dans un seul et unique but : être formés aux arts de la Cour et pouvoir l'intégrer plus tard pour faire partie de ceux qui comptent en ce monde.


Diane ne va pas se faire que des amies en arrivant, prise aussitôt en grippe à la fois par les étudiantes plus expérimentées et par le personnel. Son envie de vengeance envers Alexandre de Mortange, responsable du meurtre ignoble de ses vrais parents, l'oblige cependant à faire profil bas dans la mesure du possible afin d'acquérir toutes les connaissances qui pourraient lui être utiles pour mettre à bien son projet suicidaire.


Très vite, Diane va découvrir un monde dont jusqu'ici elle ne connaissait que les légendes et les ragots, un monde bien sombre et cynique, désabusé, dont elle doit absolument apprendre à faire partie intégrante sous peine d'être démasquée pour ce qu'elle est en réalité : une roturière, tout juste bonne à verser la dîme du sang. Mortange devra attendre, tout à ses illusions de grandeur retrouvée, car la jeune femme va vivre plusieurs mésaventures qui lui feront petit à petit repenser son plan et lui ouvriront même un tout nouveau champ des possibles. Pourquoi ne s'en prendrait-elle qu'à un seul vampyre, quand leur maître à tous repose à quelques centaines de mètres à peine de l'académie, au sein du Palais Royal ?


Pour cela, il lui faudrait intégrer la Cour bien plus tôt que prévu par le cycle d'études habituel, à l'occasion de la Gorgée du Roy, une série de quatre épreuves conçues pour évaluer l'excellence des candidats dans les différents arts courtisans, afin de rejoindre en bout de course la compagnie des Écuyers du Roy, ses plus proches protecteurs. Bien sûr, cela voudrait dire absorber une petite partie de son sang maudit et se voir changer par ses effets, mais cela mettrait surtout Diane en situation d'attenter à la vie du souverain des Ténèbres avant de succomber elle-même dans la foulée, libérant ainsi le royaume tout entier de son emprise.


Mais les choses sont loin d'être aussi simples, et même si Diane sait pertinemment qu'elle n'a aucune chance de s'en tirer vivante, elle est loin de se douter que la Cour abrite plus que son lot de complots internes et de dissensions. Entre la mystérieuse Fronde, ce mouvement populaire qui semble progresser à pas de loup dans les campagnes et jusqu'au cœur des grandes villes, et les rivalités entre membres de la Haute-Noblesse vampyrique, il y aura fort à faire pour sortir son épingle du jeu et parvenir au dénouement final. Et si, en réalité, ce n'était que le commencement ?


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Je l'avoue volontiers, je suis allé à reculons pour entamer cette lecture qui attendait depuis un certain temps dans ma pile à lire. Et bien que les commentaires sur cette saga de fantasy dystopique signée Victor Dixen soient majoritairement dithyrambiques, je ne m'étais laissé séduire que par la couverture et le résumé, avant de finalement opter pour cette réédition chez Pocket avec ce noir mât et cette dorure terne du plus bel effet. Un choix éminemment esthétique plutôt qu'une conviction personnelle, pour un roman que je n'avais même pas encore démarré.


Et maintenant, qu'en dire ? J'ai tout lu. En deux jours à peine. J'ai été embarqué par la plume de l'auteur, son style prenant le pas tout de suite sur mes appréhensions, le premier chapitre m'entraînant droit au cœur de cet univers qu'il me restait à connaître et à accepter sans réserves. Tel Louis XIV abreuvant ses sujets de son sang providentiel, Victor Dixen m'a abreuvé d'un récit que j'attendais sans trop y croire depuis très longtemps, avec fougue et entrain, avec verve, et une personnalité aussi séduisante que peuvent l'être les fameux vampyres.


Parlons un peu d'Histoire avec un grand H. Cœur de mes études, jamais je n'aurais imaginé qu'il y avait tout un univers de possibles réécritures des grandes périodes traversées par la France et l'Europe au travers du prisme de la fantasy et des romans gothiques si chers à mon imagination. L'auteur parvient sans la moindre difficulté à développer ce monde et à le rendre tangible, à le faire éprouver au lecteur, ce dès le premier chapitre donc, sans perdre en fluidité de narration à aucun moment. Utilisant le temps présent et la première personne, c'est Jeanne qui nous raconte son histoire à mesure qu'elle advient, nous prenant à témoin de ses péripéties et de ses rencontres, de ses frayeurs comme de ses projets les plus intimes et secrets honteux.


Le descriptif fourni pour la Magna Vampyria, cette Europe soumise intégralement aux vampyres et sous le joug immuable d'un Roy-Soleil devenu Roy des Ténèbres immortel et proprement terrifiant, est vraiment très travaillé, carte à l'appui, ainsi que le développement du quotidien des gens de peu, les gens du peuple, ce Quart État que tout écrase, dont Jeanne est issue et dont elle va devoir se défaire pour entrer dans la Cour des grands. Il y a énormément de détails historiques véridiques pour que tout cela tienne le mieux possible de soi-même, mâtinés d'un travail d'anticipation et de dérives fictives propres à ce domaine littéraire, bref on sent tout de suite sans chercher plus loin que Victor Dixen maîtrise son sujet et qu'il a fait de solides recherches en amont pour préparer sa saga.


Et quelle saga, si ce premier tome n'est effectivement qu'un commencement ! Les personnages sont vraisemblables, attachants ou détestables immédiatement, la confiance ne s'accorde jamais pleinement sous peine d'être poignardé dans le dos de la plus horrible des manières, et le folklore est proprement international avec un casting de monstres et de sombres légendes venant des quatre coins du monde, du lointain Japon féodal aux mystérieuses Amériques où semble possible de vivre en liberté. On devine que les prochains tomes nous feront faire davantage connaissance avec le reste de ce monde, un monde resté bloqué culturellement et technologiquement à la Renaissance tardive mais aux références claires et largement compréhensibles. Les codes du vampirisme littéraire sont eux aussi largement maîtrisés et rendus de la plus belle des manière, dans un récit vivant, à la fois épique et réfléchi, évocateur comme abjectement crû par moments. L'auteur n'a absolument pas à rougir de ses nombreuses influences !


Résumer le tout à une sorte de ''Harry Potter à l'école des monstres'' serait réducteur, tant les divergences entre les deux sagas sont nombreuses et assumées. Les intrigues se mêlent et s'entremêlent à un rythme fou, les retournements de situation sont légion, et notre malheureuse héroïne va plus d'une fois devoir changer ses plans en cours de route pour éviter de justesse une confrontation malencontreuse ou au contraire hâter les événements pour atteindre son but final d'une manière ou d'une autre. Je le redis mais il y a ici une véritable science de la narration que je n'avais pas forcément saisie à l'achat, me limitant disais-je à la couverture et au résumé officiel. Il y a plus, tellement plus à voir, à déguster et à imaginer dans ce seul premier tome, et j'ai donc assez logiquement fort hâte de découvrir la suite lorsque paraîtront les prochains dans cette même gamme spéciale qui m'a séduit. Esthétique oblige.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 2 février 2025

Unboxing - Summoned Skull (Yu-Gi-Oh!) L Size by Good Smile Company in Pop Up Parade


Bonjour à toutes et à tous, en ce début du mois de Février 2025 je reviens vers vous avec un nouvel unboxing, toujours dans les adaptations du manga/anime/jeu-de-cartes Yu-Gi-Oh! eh oui on ne se refait pas, il s'agit cette fois cependant d'une nouveauté totale pour moi puisque je n'ai pas ce monstre dans d'autres formats et que c'est mon premier achat du côté de ce fabricant, Good Smile Company.


Sans plus attendre, je vous présente donc le terrifiant, le méchant, l'impressionnant Summoned Skull ! Il s'agit d'un monstre normal à tout de même 2500 points d'attaque, ce qui n'est pas rien, utilisé quelques fois par Yugi dans ses duels. S'il est assez massif, musculeux malgré son aspect squelettique premier, ce Crâne Invoqué est toutefois rapidement dépassé dans la série mais conserve toujours une bonne base de fans et de joueurs qui l'utilisent dans les jeux comme Master Duel ou Duel Link par exemple.


On notera qu'ici la part belle est faite au réalisme, le Squelette Malfaisant étant représenté en entier des pieds griffus à la tête cornue, jusqu'au sommet pointu des ailes. Ailes qui d'ailleurs sont peut-être l'élément le plus simpliste de cette composition, mais c'est à l'image de la carte et de son design d'origine donc on ne va pas chipoter.


Seul bémol véritable pour moi, le socle qui est un rien trop petit par rapport à la surface couverte par l'envergure de la créature, surtout au sol, vous constaterez un ergot qui dépasse notamment. Pas de panique l'équilibre de la figurine n'est pas remis en question et elle ne risquera pas de tomber de vos étagères, mais c'est un petit détail qui peut parfois faire la différence entre un achat sûr et un regret passager. D'autant qu'il est impossible de faire tenir debout le monstre puisque sous ses pieds se trouvent des petits bouts de plastique destinés à être insérés dans le socle.


Je vous laisse la vidéo YouTube de l'unboxing comme toujours pour que vous puissiez vous faire une idée plus précise de tout ce dont je vous parle, avec une question en prime pour celles et ceux qui connaissent déjà Good Smile : L Size, c'est un format régulier chez eux ou une appellation spéciale ?

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !