Bien
le bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui et en cette fin d'année
2024 je suis particulièrement ravi de vous retrouver sur le blog et
sur la chaîne YouTube affiliée pour vous présenter un nouvel
unboxing, une fois encore tiré de la licence manga/anime/jeu de
cartes Yu-Gi-Oh!, il s'agit
de mon tout premier monstre toon en véritable figurine de
collection ! Et pas des moindres, puisque l'on ouvre le bal
directement avec la vedette de sa catégorie, le Dragon
Toon aux Yeux Bleus !
Lors
de son duel contre Maximilien Pegasus, Seto Kaiba se fait dérober
l'un de ses Dragons Blancs aux Yeux Bleus chéris par son imbattable
adversaire, qui lui révèle alors une toute nouvelle facette de sa
créature fétiche en la transformant, via la magie du Monde des
Toons, en une version cartoonesque et absolument adorable se
retournant alors contre son ancien propriétaire !
Comme
tous les monstres toons, ce dragon possède les mêmes pouvoirs et la
même puissance que l'original mais peut surtout attaquer directement
les points de vie du joueur adverse, ce qui en fait une arme
redoutable et également difficile à contrer en raison des effets
protecteurs abusés (pour l'époque) du Monde des Toons.
Cette
figurine est la première que je me procure dans la collection
MeGaTooN
de Megahouse, le même fabricant que pour les Monsters
Chroniclesouvenez-vous. Tout de suite un détail saute aux yeux :
l'excellent rapport qualité/prix pour une réalisation de cette
taille ! Pour une quarantaine d'euros si vous commandez sur un
site basé directement au Japon (donc sans compter les frais de port
et la douane ensuite attention) vous obtenez une figurine de 12,5cm
selon la mention officielle de l'emballage mais qui donne vraiment
l'impression d'être bien plus grande que cela, peut-être en raison
des proportions cartoonesques justement.
Grandes
pattounes, sourire diabolique et regard complètement fou, ce dragon
toon a de quoi séduire et faire peur en même temps. Kaiba disait
lors de son apparition que cette version faisait perdre toute fierté
à son dragon emblématique, mais je suis personnellement plutôt du
côté de Pegasus sur ce coup car je trouve la version toon vraiment
adorable. La créature respire la malice et la ruse, sous une
apparence faussement innocente dérivée des dessins-animés de
l'enfance.
Fournie
avec un petit socle de plastique qui à mon humble avis ne sert à
rien du tout, la figurine tient debout sans le moindre problème
malgré sa posture avec une patte levée, et je ne trouve aucun
problème d'équilibre ou de mauvais moulage. C'est vraiment une
magnifique réalisation et je compte bien la faire accompagner durant
l'année à venir par d'autres issues de la même collection, d'ores
et déjà annoncées par Megahouse.
Je
vous laisse regarder la vidéo YouTube pour vous rendre compte par
vous-mêmes d'à quel point ce dragon toon est réussi, et je vous
souhaite une très bonne fin d'année 2024 à toutes et à tous !
Hellions :
Tarn l'Ignoble et son Vil Locus achèvent les combats dans les restes
de Fort Sinistre, tandis que le maître des lieux et son clone ont
fuit vers le Murder World d'Arcade transformé depuis en véritable
usine à clones permettant à Sinistre de peaufiner sa grande œuvre
génétique, les Chimères. Or, il s'agit de l'un des éléments ne
devant surtout pas se produire, selon l'expérience de Moira. Quand
un événement indépendant de sa volonté pousse Tarn à disparaître
au plus loin avec ses troupes, les Hellions confrontent enfin
Sinistre et découvrent l'horrible vérité réalisée à partir de
leur sacrifice au terme de la mission en Amenth. Empath prend alors
le contrôle de Havok et le pousse à tout détruire alentours,
malgré l'aveu de Psylocke concernant l'existence potentielle de sa
fille dans les sauvegardes de l'ordinateur de Sinistre.
X-Men
– The Onslaught Revelation :
Le moment tant attendu est enfin arrivé. Kurt et David font front
commun pour tenter de vaincre Onslaught pour de bon, créant dans
l'esprit de Légion une véritable et nouvelle culture mutante que le
diable ne pourra pas assimiler pour faire grandir son pouvoir, mais
où il sera au contraire lui-même absorbé et assimilé jusqu'à
complètement disparaître. Le chemin aura été long, ardu, et il
aura fallu beaucoup de courage à des personnalités qui en
manquaient pourtant cruellement, mais au bout du compte tout est bien
qui finit bien et le pire aura été évité de justesse. Désormais,
Diablo et Légion sont aux commandes d'une nouvelle forme de culture,
qu'il faudra continuer sans cesse de défendre contre le Mal qui
guette la moindre ouverture pour y pénétrer. Et pour cela, il faut
commencer à recruter des Légionnaires !
X-Corp :
Alors qu'ils réussissent de justesse le lancement en grande première
mondiale de leur nouveau système de télécommunication
ionosphérique, les dirigeants de X-Corp doivent maintenant faire
face à un nouveau problème : comment absorber leur concurrent
direct, Noblesse ? Grâce à une idée ingénieuse mais surtout
très retorse de Monet St-Croix et de Séléné, les parts de
Noblesse sont rachetées directement aux membres de son conseil
d'administration, ce qui provoque la fureur de son président qui
décide alors de lancer une attaque d'envergure sur le QG volant de
X-Corp. Les jumeaux Fenris sont également de la partie en tant que
consultants techniques mais ils mènent en réalité leur propre
barque avec des objectifs bien différents de ceux des humains qui
les emploient. Heureusement, et là encore grâce à l'intervention
audacieuse des membres féminins du board, X-Corp sera sauvée de la
catastrophe et tout le monde pourra reprendre ses fonctions dès que
les protocoles de résurrection seront lancés pour Jamie Madrox, qui
a malheureusement perdu la vie durant l'assaut. Au final, X-Corp aura
démontré au monde entier que son système de télécommunications
est des plus fiables et stables en toutes circonstances, et cette
bonne publicité compense les pertes du moment. Mais Orchis demeure
dans l'ombre, cherchant à obtenir la moindre information sur la
société mutante et n'hésitant pas à sortir le carnet de chèques
pour recruter à tour de bras les ennemis d'hier comme
d'aujourd'hui...
Excalibur :
Les mutants ne sont plus les bienvenus dans l'Outremonde, du moins
dans certains des royaumes qui le composent. Merlin semble prendre de
l'assurance et défie ouvertement Saturnyne lors du grand conseil, ce
qui oblige cette dernière à faire appel à Captain Britain pour
défendre son honneur et surtout mener une enquête sur le territoire
de Merlin avec quelques membres d'Excalibur, validant ainsi la
présence mutante sur ses terres. Le terrible sorcier dissimule bien
des secrets, mais Excalibur n'aura pas le temps de tous les découvrir
et devra prendre la fuite de justesse pour faire son rapport. Sur
Terre, depuis que le Royaume-Uni a coupé tous les ponts
diplomatiques avec Krakoa, certains de ses agents aux capacités
psychiques mutantes ont été exécutés purement et simplement, ou
sacrifiés par des assemblées druidiques malavisées. Aujourd'hui,
Pete Wisdom rassemble ses nouvelles troupes et déclare la guerre à
la Grande Bretagne !
Marauders :
Les retombées du premier Gala des Damnés se font encore ressentir
des jours plus tard. En Irlande, un entrepôt servant à distribuer
et stocker les médicaments krakoans se retrouve attaqué par
plusieurs groupes criminels à la fois, chacun tentant de s'emparer
des précieux remèdes qui s'y trouvent pour les revendre au marché
noir à prix d'or. Les Reavers de Verendi sont aussi de la partie et
déposent une bombe avant de disparaître sans chercher à savoir si
des humains seront pris dans l'explosion au passage. Grâce à Tempo
et à Kate, heureusement, plus de peur que de mal et aucune victime
n'est à déplorer, même si l'entrepôt lui-même est en ruines.
Emma Frost se charge de mettre les choses au clair avec les
assaillants désemparés, tandis que de leur côté les sœurs
Cuckoos terminent d'apporter leur aide à l'une des membres
fondateurs de Verendi, qui décide alors de couper les ponts avec ses
anciens associés et de partir tracer sa propre voie.
---
Dans
ce quatorzième numéro de la revue Reign
of X
il y a décidément beaucoup d'informations à digérer et beaucoup
de questions qui trouveront très bientôt leur réponses. Pour
commencer, les séries Way
of X
et X-Corp
vont s'arrêter mais donner naissance à d'autres titres qui
prendront la relève, comme nous l'annonce Panini, avec par exemple
Legion of X que
pour ma part j'ai très hâte de découvrir vu la composition de
l'équipe et ce qu'elle implique pour l'équilibre de Krakoa !
Quant
à Sinistre... ses manœuvres secrètes sont dévoilées au grand
jour pour ses Hellions mais je crains qu'ils ne puissent en profiter
pour obtenir leur juste vengeance sur celui qui les a manipulé
depuis le premier jour. Tout le sel de cette série était pour moi
d'assister vers la fin au moment où Sinistre devrait payer pour ses
crimes, mais il semblerait que le ver sache exactement comment sortir
de la pomme avant qu'elle ne pourrisse.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Queen
Ivy n'est plus. Après les événements survenus à Gotham durant
l'attaque massive de l'Épouvantail, Ivy a vu ses pouvoirs sur la
Sève réduits à presque rien, à peine une légère sensibilité,
elle qui était pourtant toute proche du statu divin. Ne parvenant
pas à pardonner à Harley Quinn sa participation dans ce qu'elle
considère comme sa chute, Pamela Isley a quitté Gotham City,
peut-être pour toujours.
Mais
elle n'erre pas sans but non plus. S'étant infectée elle-même avec
un champignon a croissance ultra-rapide et dopée par ses propres
pouvoirs résiduels, Ivy parcourt les campagnes américaines avec
comme projet de répandre le plus possible cette nouvelle infestation
sur son chemin, pour provoquer la Sixième Extinction de Masse connue
sur notre planète. Une sorte de retour à zéro pour la Nature et la
Sève, et un don qu'elle pense faire ainsi aux futures générations
qu'elle épargnera.
Cela
comprend également son propre sacrifice au bout du compte, car elle
se considère elle aussi comme un élément périssable du grand plan
d'ensemble, et elle doit... elle VEUT disparaître à son tour,
emportant avec elle tout le mal qu'elle a pu faire et qu'elle ne peut
se pardonner. En l'état actuel, rien ne saurait la ramener en
arrière ni freiner son dernier grand dessein, puisque le champignon
gagne de plus en plus de terrain à mesure que le temps passe, et du
temps justement il va bientôt en manquer pour faire quelque chose en
réaction. Pamela elle-même commence à sentir qu'elle arrive en
bout de course. La Fin est proche, et cette fois-ci rien ni personne
ne retiendra sa main.
Pourtant,
quelque part au fond de son esprit tourmenté, Ivy possède encore de
précieux souvenirs de sa relation avec Harley, de leurs adieux
larmoyants et inéluctables, et de ô combien le sentiment de
trahison lui importe peu maintenant. Y aurait-il en fin de compte un
léger espoir qui subsiste, ou du moins un moyen moins extrême d'en
finir avec cette croisade meurtrière ?
---
J'ai
déjà commencé à vous écrire au sujet de cette série Poison
Ivysignée
G. Willow Wilson au scénario et Marcio Takara aux dessins. Urban
Comics a
même rattrapé le retard de parution entre la V.O. et la V.F. en ce
qui concerne les albums collectant les différents chapitres, et le
rythme ne faiblit toujours pas.
Pourquoi
je prends la peine de vous présenter ce premier chapitre dans ce
cas ? Pour deux raisons. Premièrement je souhaitais revenir au
début de l'histoire afin de faire un point sur ce dont je me
souvenais par rapport à ma progression dans la série Batman
Infinite
actuellement, histoire de bien comprendre comment tout est relié en
ce qui concerne Poison Ivy.
Dans
un second temps... ai-je vraiment besoin de vous expliquer pourquoi
je suis tombé amoureux de cette magnifique couverture variante ??
Exclusivité du comic-shop Comic
Kingdom Creative
si j'ai bien compris, il s'agit d'une œuvre impressionnante et
tellement poétique de l'artiste Kendrick Lim, dont je ne connais que
trop peu le talent pourtant certain.
Rien
que pour ça, ça méritait bien un petit retour en arrière pour
reprendre les bases et profiter pleinement de l'art véritable que
nous avons ici sous les yeux. Le soin tout particulier avec lequel DC
Comics édite
la série Poison
Ivy me
laisse à penser que tous les détails sont soigneusement pesés et
maîtrisés, y compris dans le choix du papier, afin de porter au
mieux les valeurs du personnage central et de ses auteurs du moment.
Rassurez-vous
je ne vais pas me mettre à vous chroniquer chaque chapitre les uns
après les autres, la prochaine fois que nous parlerons de cette
série ce sera pour le troisième tome si tout va bien et que vous
êtes toujours au rendez-vous. Mais si j'ai pu vous donner envie de
jeter un œil sur les différentes couvertures proposées par
l'éditeur auprès de tous ses revendeurs et d'en acquérir au moins
une qui saura compter à vos yeux, mon travail sera accompli.
Tout
commence par un modeste village dans les lointaines steppes enneigées
du Nord, en Hyperborée. Quelques pillards sont encore présents sur
place pour tenter d'arracher aux flammes quelques infimes richesses.
Aucun survivant ne semble avoir réchappé du massacre, et l'incendie
se fait plus rageur à chaque instant qui passe. Alors surgit Red
Sonja, la guerrière rousse, à la recherche du plus précieux des
trésors... une petite fille, seule survivante de ce village. Sitha.
Sonja
a en effet été envoyée si loin au Nord par un puissant souverain
qui cherche à retrouver cette enfant précisément, enlevée aux
siens voilà déjà bien des lunes. Parvenant à la soustraire aux
derniers pillards sur place, la guerrière implacable trouve
rapidement un abri contre le froid qui fait rage en ces terres
désolées. Elle prépare à manger à la petite Sitha, lui donne un
lourd et chaud manteau de fourrure, et surtout l'écoute durant des
heures entières chaque jour lui raconter la vie dans son village,
avec une bonne humeur étonnante compte tenu de tout ce que la petite
semble avoir traversé récemment.
Mais
une chose entre toutes perturbe Red Sonja : Sitha l'appelle
''Maman'', et ne semble pas vouloir démordre de cette idée.
L'intrépide aventurière sait que cela est hautement impossible,
mais pourtant à mesure que le temps passe elle commence à
s'éprendre d'une certaine forme d'affection pour sa protégée, à
qui elle enseigne alors quelques bases de la survie en pleine nature.
Jusqu'au
moment où l'armée des pillards les rattrape enfin, et où ces
hommes de peu de courage s'y mettent à plusieurs dizaines pour
tenter de faire mordre la poussière à la rousse exterminatrice.
Sonja lutte corps et âme jusqu'au bout, loin d'avoir déjà tout
donné, mais en voyant un brigand tentant de s’enfuir avec Sitha
dans son dos, elle est déstabilisée et se retrouve blessée par son
adversaire chanceux. Sitha, voyant cela, fait alors soudain preuve
d'un pouvoir incommensurable en déclenchant un gigantesque incendie
qui ravage la forêt alentours et disperse les brigands. Revenant à
elle, la petite fille décide de sauver la guerrière tout comme la
guerrière l'a sauvée elle peu de temps auparavant. Commence alors
une longue route sur le chemin de la guérison, de la survie... et de
nombreuses révélations risquent d'être faites en cours de route.
---
Ceci
est le premier chapitre de la série Red Sonja débutée
en 2021 chez Dynamite,
confiée aux mains expertes de Mirka Andolfo et Giuseppe Cafaro pour
un récit totalement inédit concernant la rousse guerrière dont
l'éditeur fait une nouvelle fois peau neuve. Après tout, à
l'instar de Conan le Cimmérien, Red Sonja a vécu de nombreuses
aventures qui peuvent être racontées à plusieurs époques et sa
légende couvre bien plus qu'une seule vie...
Le
point vraiment nouveau ce coup-ci est de lui adjoindre non pas un
partenaire d'aventure expert dans le maniement des armes ou d'une
quelconque magie, mais simplement une jeune enfant, pur reflet de ce
qu'elle-même pouvait être à l'origine de sa propre histoire bien
des années plus tôt. Ainsi, c'est une nouvelle facette de Red Sonja
que nous découvrons, où l'instinct guerrier cède peu à peu et
prudemment le pas à l'instinct maternel, à mesure qu'elle veut
protéger et entraîner la jeune Sitha afin de l'endurcir et de lui
éviter les pires horreurs que leur vie de nomades peut lui réserver.
Dans
quel but Sonja a-t-elle été envoyée récupérer cette enfant si
loin au Nord ? Quels sont les plans du souverain qui l'a mandaté
pour cette mission de sauvetage désespérée ? Nous le saurons
sans doute plus tard, mais pour l'heure je vais m'arrêter là et
attendre de pouvoir lire le reste de cette histoire après avoir
réuni les albums brochés une fois parus (ce qui est déjà le cas à
l'heure actuelle).
En
ce qui concerne la couverture, il s'agit de la variante exclusive
signée Sun Khamunaki pour le comic-shop The
616 Comics, illustrant
une Red Sonja au sommet de sa forme et de sa féminité, semblant
tout aussi belle que redoutable. Pour une fois le côté sexy est
légèrement en retrait et je trouve cette image belle, tout
simplement. Elle existe en deux variations encore, mais c'est pour la
version sans les crédits que j'ai fini par craquer.
D'ailleurs,
comme à son habitude, Dynamite a passé commande auprès de nombreux
artistes pour de nombreuses couvertures variantes afin de célébrer
le début de cette nouvelle série en 2021, vous devriez donc pouvoir
trouver votre bonheur sans trop de problème chez les boutiques
spécialisées et autres revendeurs en ligne.
Une
série qui débute de façon très intéressante, qui s'éloigne des
clichés de trop nombreuses fois usés et éculés par les auteurs
précédents, et qui même graphiquement semble vouloir nous proposer
quelque chose d'inédit et de prenant, un récit à la fois
initiatique et salvateur qui nous présentera donc une toute nouvelle
facette de cette héroïne de papier et d'encre qui a déjà vécu
pléthores de situations dramatiques et qui s'en est toujours
relevée. Espérons simplement que les artistes sur ce nouveau titre
auront les coudées franches et les mains libres pour raconter
exactement ce qu'ils veulent, sans être muselés par le poids de la
continuité ou des attentes de tous les fans hardcore.
Alors
qu'elle déambule dans les rues de Paris, la cité des lumières qui
l'a vu grandir et devenir une jeune femme intrépide à la recherche
de sa véritable nature, Vivian vient en aide à une femme et son
bébé se faisant attaquer par deux lycanthropes. Mais ne contrôlant
toujours pas correctement et pleinement sa magie chaotique, Vivian
manque de tuer tout le monde sur place, avant que n'intervienne sa
mère, la légendaire Lady Death, pour sauver la situation.
Sur
les conseils de son illustre génitrice, Vivian se rend dans la ville
de Salem, aux États-Unis, tristement célèbre pour ses nombreux et
calamiteux procès pour sorcellerie durant de trop longues années.
Là, Vivian espère trouver un grimoire renfermant le savoir
nécessaire pour lui apprendre à mieux comprendre et contrôler le
pouvoir qui bout en elle.
Mais
au moment où elle ouvre le fameux grimoire tant attendu et espéré,
la jeune sorcière est transportée dans une autre dimension, le
reflet sombre de notre monde, où la sorcellerie a pris le dessus sur
le reste de l'humanité et où la ville de New Salem se dresse
fièrement au beau milieu de l'héritage de trop nombreux conflits
entre sorciers et humains. Vivian réalise qu'elle a été invoquée
depuis son propre monde par un ordre rebelle de sorcières et
sorciers souhaitant renverser l'actuel gouverneure de New Salem, qui
viendra d'ailleurs en personne aider cette inconnue à reprendre
connaissance dans de meilleures conditions après la courte bataille
qui s'en suit.
Et
tandis que passent les semaines, Vivian apprend de nombreux secrets
sur la magie qui sommeille en elle et qui ne demande qu'à s'éveiller
enfin au grand jour, à mesure qu'elle dévore les grimoires et les
traités de sorcellerie tout en s'entraînant sans relâche pour
maintenir son corps et son esprit au top de leurs capacités.
Cependant, dans ce monde décidément trop parfait pour être
innocent, Vivian finit par se rendre compte que les humains normaux
sont traités comme des esclaves et qu'ils ne possèdent pratiquement
plus aucune volonté propre.
Désirant
en apprendre davantage sur cette état de fait, Vivian découvre que
la gouverneure Asura règne sur une société basée sur l'esclavage
des humains après un passage dans des camps de concentration et de
rééducation, le tout afin de protéger les détenteurs de pouvoirs
magiques de la folie humaine qui les a jadis persécuté. La solution
étant évidemment bien pire que le mal d'origine, Vivian tente de se
rebeller à son tour mais est facilement défaite et emprisonnée en
attendant son exécution pour trahison.
La
nuit où elle est enfin conduite au bûcher qui l'attend sur la grand
place, Vivian trouve enfin le courage et la force en elle de
déchaîner sa magie chaotique et de vaincre Asura et ses sbires sans
la moindre difficulté, afin de sauver l'homme en qui elle a appris à
avoir confiance et qui tentait de son côté de faire cesser le
bûcher avant qu'il ne soit trop tard. Mais à peine la situation
est-elle enfin revenue à la normale que Vivian se retrouve de
nouveau aspirée à travers un portail d'invocation, qui la conduit
tout droit dans un vaisseau spatial en orbite où le commandement lui
ordonne de faire venir la mythique Lady Death pour remporter une
bataille cosmique aux enjeux apocalyptiques !
---
Voici
le tout premier chapitre des aventures en solo de Vivian Vaughn,
alias Chaotica, la fille de Lady Death en personne ! Maintenant
que les jumeaux ont enfin retrouvé leur mère et sont parvenus à la ramener sur Terre avec eux, ils espéraient sans doute passer un peu
de temps ensemble pour apprendre à mieux se connaître et profiter
de cette famille enfin réunie, mais peine perdue car les voies du
Chaos sont impénétrables et celui-ci réserve encore bien des
surprises à ses utilisateurs !
C'est
ainsi que l'on assiste ici dans ces quelques pages à une aventure
prenant place dans un monde inversé par rapport au notre, où la
magie règne en maîtresse absolue et où les simples mortels ne
valent guère mieux que du bétail. Ça vous rappelle quelque chose ?
J'espère bien, car la cause défendue ardemment par Asura ressemble
quand même énormément à ce que l'on peut imaginer chez des
sorciers de fiction comme Grindelwald ou Lord Voldemort.
Il
y a aussi quelques petits hommages, pas si discrets toutefois, aux
comics traitant du même genre de sujet depuis des décennies comme
les séries X-Men
de l'époque de Chris Claremont par exemple, mais rassurez-vous Brian
Pulido et ses co-auteurs et artistes savent rendre leur propre
univers assez unique en son genre, bien caractérisé et avec juste
ce qu'il faut de sexy cette fois-ci, sans trop en faire !
Après
tout, Vivian, ou Chaotica si vous préférez maintenant qu'elle
mérite enfin ce nom de guerre, incarne plutôt une sorte d'innocence
ou du moins de pureté que la plupart des autres personnages de
Coffin
Comics
qu'elle côtoie ont perdu depuis bien longtemps, et en cela je trouve
que la fille de Lady Death est même digne d'incarner l'ancien nom de
sa mère, Hope, l'Espoir enfin retrouvé... du moins si elle survit
suffisamment longtemps ! Car ce que lui réserve l'avenir n'est
pas de tout repos une fois encore, et son cœur à elle aussi
pourrait bien finir par s'assombrir, comme durant son court séjour à
New Salem.
Niveau qualité graphique nous sommes face une fois de
plus à ce que l'éditeur indépendant peut nous proposer de meilleur
en la matière, la confection de ce single en elle-même est plutôt
excellente et on a presque l'impression de tenir un album de luxe
entre ses mains durant la lecture, ce qui ne le cachons pas fait
toujours extrêmement plaisir ! Espérons donc, puisque l'espoir
semble bien être le maître-mot de ce côté-ci de la lignée
maudite, que les prochains chapitres solo de Chaotica seront du même
tenant et que l'on ne sera pas déçu de sitôt !
Je
ne vais pas pouvoir vous faire un article habituel concernant ce
livre, tout simplement parce qu'il mérite autre chose que ce dont
j'ai l'habitude. Et vous aussi. Eu égard à la somme importante de
travail et d'informations pour la réalisation d'un tel ouvrage, je
me dois de lui offrir un traitement différent et plus personnel.
Marie
Mad Line et Novalexandre, deux amoureux du paranormal et de la
théologie sous ses diverses formes et origines, ont fondé il y a
bien des années maintenant leur chaîne YouTube par le nom de
laquelle je vais désormais les appeler pour plus de carté :
Occulture.
Sur
cette chaîne, ils se sont spécialisés dans la vulgarisation des
phénomènes, légendes, mythes et témoignages au sujet des nombreux
mondes qui nous entourent et dont les spiritualités de chacun sont
les fondements. Un sujet toutefois a commencé à revenir
régulièrement : les fameux Dossiers Warren, fondateurs de leur
côté de la saga horrifique à succès Conjuring
au cinéma. En effet, cet autre couple, formé par un démonologue
auto-proclamé et une clairvoyante, aura pour sa part enquêté sur
de très nombreuses affaires paranormales, luttant si on en croit les
films face à de véritables menaces venues d'autres plans de la
réalité et exerçant une pression certaine et parfois mortelle sur
leurs victimes.
La
vérité, cependant, est toute autre. A force de recherches et de
travail d'enquête, Occulture est parvenu à la constatation, plutôt
navrante pour les fans d'Ed et Lorraine Warren, que leurs dossiers
étaient remplis de manipulations, de déformations de la réalité
et surtout de fausses preuves attestant leurs interventions et leur
permettant avant tout de bénéficier des droits quasi-exclusifs de
diffusion sur lesdites affaires, bien souvent au détriment des
victimes en première position. Livres, émissions de télévision à
scandales, journaux, et maintenant cinéma grand public puis
série-live sur les plate-formes de streaming, aucun média n'aura
échappé à la main-mise des Warren, le couple comme les descendants
et affiliés, durant près d'un bon demi-siècle.
Voyant
à quel point ce sujet précis déchaînait les passions au sein des
commentaires sur la chaîne et sous les vidéos concernant les
dossiers Warren, les quatre mains d'Occulture se sont attelées à un
vaste travail de recherche, de fouilles dans les archives, de
compilation des sources, parfois de correction d'anciennes recherches
effectuées par les Warren ou plus probablement leurs assistants, ce
afin de nous fournir à nous, le public aveuglé par l'éclat de ces
super-stars d'Hollywood, un semblant de réalité et surtout de
vérité afin de juger correctement, ou du moins de façon plus
complète, la véritable nature des dossiers Warren et de ces deux
enquêteurs du paranormal que rien ni personne n'arrêtait.
Je
ne vous ferai pas un résumé classique, car il serait tout
simplement impossible de retranscrire correctement toute la valeur
des informations portées ici durant ces quatorze chapitres
accablants, néanmoins je peux vous assurer de ma profonde admiration
pour tout le travail réalisé par Occulture pour ce livre, afin de
le rendre compréhensible et de le laisser à la portée de tous les
intellects. Je ne peux que vous conseiller très vivement de sauter
sur cet ouvrage si vous aimez les faits, si vous aimez les recherches
approfondies et surtout si vous recherchez vous-mêmes la vérité,
sachant qu'il n'en existe jamais qu'une seule et unique version
malheureusement.
Dans
ce dossier à charge, vous risquez bien de trouver de quoi faire
brutalement retomber les époux Warren de leur piédestal
cinématographique. Attention, avertissement que je formule tout de
suite : Occulture ne s'occupe nullement de démontrer que les
cas sur lesquels les Warren ont enquêté étaient des canulars, que
le paranormal n'existe pas et que ceux qui y croient sont des
pigeons, etc. Au contraire, et avec la meilleure bonne volonté du
monde, les deux auteurs parviennent à nous plonger dans l'horreur du
vécu quotidien des victimes au premier degré de ces affaires,
jusqu'à l'implication fatale des Warren en cours de route qui fait
basculer le tout dans le sensationnalisme et ne sert bien trop
souvent qu'à les aider eux-mêmes à gagner en notoriété et en
influence, au détriment du bon sens et parfois de la morale. Tout
n'est pas blanc ou noir, et les époux Warren aujourd'hui décédés
ont flirté durant de très longues années avec ces zones de gris où
tout semble permis, ou presque, dans le seul but d'en retirer gloire
et renommée.
Je
ne tâcherai pas de vous convaincre, seulement quelques minutes de
lectures y suffiront, pour paraphraser la pub. J'ai moi-même appris
bien des choses en feuilletant ces quatorze chapitres, des choses que
j'ai cherché à vérifier ou à documenter moi aussi à ma façon et
qui m'ont mortifié, croyez-le bien. Mais par respect pour l'énorme
travail représenté par la rédaction de ce livre, je vous laisserai
le découvrir et en être les seuls juges au final. Sachez simplement
ceci : vous n'en ressortirez pas indemnes, surtout si vous ne
connaissiez les Warren qu'au travers des films à sensation de la
Warner Bros., New Line, ou encore Netflix récemment.
Fruit
d'un acharnement à exposer la vérité et les faits, rien que les
faits, L'imposture Warren – Le dossier à charge
ne devrait laisser personne indifférent et devrait également ouvrir
les yeux de bon nombres de fans inconditionnels qui se laissent trop
souvent aveugler et distraire par les paillettes de la célébrité.
Vous y trouverez des sources, nombreuses, et il sera vivement
conseillé de consulter les vidéos de la chaîne Occulture sur YouTube en parallèle pour vous faire votre propre avis en compilant
le tout et en écoutant autant qu'en lisant les témoignages, les
preuves et les faits, rien que les faits.
Aucune
intention de promotion personnelle derrière cet article, la
présentation des auteurs demeurant d'ailleurs assez succincte et
s'effaçant presque derrière la forêt représentée par le travail
titanesque abattu pour la rédaction et l'édition de cet ouvrage.
Occulture ne vise pas à se faire connaître davantage, mais
simplement à vous ouvrir les yeux, à ôter vos œillères, et à
vous laisser toutes les cartes en mains pour avoir votre propre
opinion sur ces affaires et sur les Warren, et non celle que les
grands studios veulent que vous vous fassiez. A vous de jouer
désormais !
On
appréciera tout particulièrement la touche de fraîcheur dans la
qualité de l'écriture et du ''dialogue'' avec le lectorat, les
petites touches d'humour disséminées ici et là pour tenter
d'alléger un peu le sujet déjà bien costaud, et la présence d'une
bonne dose de féminisme et de pensées claires et ouvertes loin des
clichés du genre, et sapristi que ça fait du bien !
Globalement,
vous avez devant vous un livre honnête, ne cherchant pas à vous
cacher quoi que ce soit, au risque de déplaire. Vous aurez peut-être
du mal à avaler certaines vérités, certains faits, mais aucun
médicament efficace n'a vraiment bon goût. Et devant cette
impressionnante et tentaculaire imposture, il fallait bien tenter
quelque chose pour soigner le public malgré lui. C'est désormais
chose faite, et il ne tient qu'à vous de faire ensuite vos propres
recherches personnelles pour étayer toute cette lecture, qui par
ailleurs passe plutôt bien et rapidement malgré la densité des
sujets traités.
On
pardonnera très volontiers une qualité d'édition assez faible, le
texte présenté de façon très dense justement et aussi quelques
fautes et coquilles ci et là, ce qu'aucun auteur ne peut éviter de
toute manière même après une vie entière et une carrière bien
remplie. Un formidable travail, qu'il convient de saluer d'un grand
bravo pour le duo Occulture ! Rétablir la vérité n'est pas
chose aisée, ça fait mal le plus souvent, aux autres comme à soi,
mais c'est malheureusement nécessaire de nos jours pour que les
esprits cessent de s'échauffer pour un rien en étant mal informés
et/ou volontairement manipulés. Espérons que le bien qui sortira de
la lecture de ce dossier à charge par, je le souhaite, un grand
nombre de personnes avisées, saura influer légèrement dans la
grande balance des opinions toutes faites et démontrer avec brio que
croire n'est pas tout accepter aveuglément.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
En
des temps reculés, où l'obscurantisme faisait rage et où les
croyances absurdes et les préjugés étaient légions, quand la
parole de l'homme avait force de loi... en ce temps-là, une femme
prie pour le salut de son âme.
Cette
femme, c'est Ingrid, mariée au chasseur de sorcières du village.
Alors que son mari exécute par le bûcher une pauvre condamnée,
Ingrid semble envahie par de mauvais rêves, des cauchemars qui la
paralysent et la laissent pantelante, haletante, la possédant toute
la nuit durant. Dans ces cauchemars, Ingrid voit un homme tout de
noir vêtu, en permanence enveloppé d'ombres, les yeux seuls
brillant d'un éclat malsain. Cet homme, ou cet être venu
d'ailleurs, veut prendre possession de l'âme d'Ingrid ainsi que de
son corps. Et, chaque nuit, les unes après les autres, le démon
revient à la charge et pousse la pauvre femme à des extrémités
qu'elle ne se connaissait pas.
Alors
que Roland, son mari, est absent du village pour quelques temps, les
assauts du démon se font plus pressants, plus impitoyables... plus
intenses. Ingrid sait que sa meilleure amie Maja, peut-être la
seule, est au cœur d'une véritable tragédie conjugale et que le
péché est en elle, qui entretient une liaison adultère avec un
homme veuf totalement épris de ses charmes mais conscient de fauter.
Peut-être que cette culpabilité qu'Ingrid ressent au sujet de cette
histoire, de ce secret qu'elle dissimule, la ronge et que cela
expliquerait les visions de ses nuits hantées par le démon ?
Mais
lorsque Roland rentre enfin de son voyage, il est trop tard pour
Ingrid, finalement consumée par le péché de chair sous les yeux de
son mari. N'ayant plus d'autre choix, le bailli rejoint l'avis du
prêtre du village et décide de condamner sa propre femme pour
sorcellerie, l’exhortant toutefois sur le chemin menant aux cachots
de se repentir et de prier pour son âme immortelle. Le procès est
une mascarade montée de toutes pièces contre Ingrid, qui découvre
avec horreur la véritable nature des lois de l'homme. Plus aucun
espoir n'est alors permis, et Ingrid sera brûlée sur le bûcher au
soleil levant, comme l'exigent les commandements de Dieu.
---
Était-ce
réellement une histoire de possession ? La pauvre Ingrid
était-elle réellement tentée et tourmentée sans relâche par un
démon réclamant son âme et son corps ? Ou bien la vérité
est-elle tout autre, peut-être plus terrible encore que ces
croyances obscures... ce sera à vous, chères lectrices et chers
lecteurs, de trancher cette question à l'issue de cette lecture des
plus envoûtantes.
Écrite
et dessinée à quatre mains par les artistes maintenant bien connues
que son Becky Cloonan et Tula Lotay, Somna
est une mini-série en quelques chapitres seulement, nous racontant
une histoire sordide où les apparences sont plus que trompeuses et
où les certitudes les plus solides peuvent voler en éclats ou bien
faire condamner la mauvaise personne à un châtiment pire que la
mort. Au travers de la hantise nocturne d'Ingrid, c'est toute la
question de la condition des femmes et de leur dépendance contrainte
aux désirs des hommes qui sera soulevée, et plusieurs
interprétations s'offrent à nous après avoir refermé cet album,
magnifique au demeurant.
Si
vous êtes familiers des cauchemars et autres terreurs nocturnes,
vous savez sans doute ce qu'est la paralysie du sommeil, et à quel
point il fut difficile de la faire reconnaître et inscrire
officiellement dans les manuels de médecine. Ingrid est peut-être
tout simplement victime d'une longue crise de ce phénomène
psychique, provoquant visions et délires fiévreux, auxquels
viennent s'ajouter de trop longues années de frustrations et de
rêves déçus, noyés dans un quotidien tout sauf épanouissant...
Mais
peut-être, à l'inverse, qu'il s'agit réellement d'une hantise
démoniaque et que les vagues de plaisir coupable ressenties par
Ingrid sont le témoignage de la luxure provoquée par cette
tentative de possession, peut-être que son âme est véritablement
en danger et que les croyances occultes en la sorcellerie sont
fondées...
Cela,
ce sera à vous de le déterminer. Il n'en reste pas moins qu'un ou
plusieurs crimes bien réels ont été commis dans le même village,
et que quelqu'un peut aussi tenter de dissimuler ses traces et de
détourner les soupçons en s'en prenant à une pauvre innocente
peut-être un rien trop curieuse, ou se trouvant simplement au
mauvais endroit au mauvais moment. A qui faire confiance, quand la
réalité et la rêverie se mêlent aussi sournoisement et que l'on
en vient à douter de tout, y compris et surtout de soi-même ?
Fantasmes,
frustrations, féminisme naissant et notions d'amours contrariés
sont au programme de ce titre qui ma foi fera sans aucun doute son
petit chemin dans les bibliothèques des amatrices et amateurs du
genre. Magnifiquement édité par Delcourt,
ce comic-book très particulier saura immanquablement séduire et
horrifier tout à la fois, nous replongeant dans les heures les plus sombres de notre Histoire et nous confrontant autant à nos préjugés
qu'à nos failles et manquements quotidiens.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Dans
une grande maison autrefois aisée mais aujourd'hui bien appauvrie,
vivent quatre sœurs que rien ne saurait séparer. Il y a Meg,
l'aînée, volontiers sentimentale et moraliste mais toujours de bon
conseil ; Jo, intrépide aventurière littéraire qui passe son
temps entre une attitude de garçon manqué et un imaginaire
débordant, ne délaissant pas pour autant ses tâches quotidiennes ;
Beth, véritable amour se souciant de chacun et portant une attention
toute particulière à ses poupées et à ses gammes ; et Amy,
la petite princesse peut-être un peu trop choyée qui a du mal à
retenir ses leçons et qui ne cesse de se rêver grande artiste.
Quatre
filles, quatre styles, mais elles sont toutes gentilles. Leur mère
est à leurs côtés chaque jour qui passe, fixant les travaux à
réaliser au quotidien et veillant sagement sur son petit troupeau
sans jamais se montrer ni trop sévère ni inflexible. Leur père est
à la guerre, pasteur au front dans les environs de Washington, et ne
peut malheureusement que leur envoyer toute son affection par
quelques lettres qui leur parviennent difficilement. A charge donc à
Mme March d'éduquer ses filles dans le respect des traditions mais
également des progrès réalisés par la société de leur époque.
Au
fil de cette année de vie, nous les découvrirons émues, fâchées,
inspirées, serviables, travailleuses et paresseuses, mortellement
inquiètes, rieuses et farceuses ou encore colériques et revêches.
Les frasques de leur voisin, le jeune Theodore Laurence, dit Laurie,
animeront ce petit club exclusif et permettront parfois de débloquer
des situations de tensions ou d'incompréhensions, ou au contraire
provoqueront l'ire des demoiselles. Mais jamais elles n'auraient pu
rêver meilleur frère de cœur dans leur entourage, et jamais elles
n'auront à le regretter.
Quand
viendra l'heure du bilan, alors que les fêtes de Noël approchent à
grand pas, chacune et chacun aura à cœur de faire un petit examen
de son âme et de ses progrès ou regrets, ne conservant ni mauvaise
fierté ni secret trop lourd à porter. Quatre petites femmes, se
confiant les unes aux autres et entourant d'un amour aussi sincère
que partagé leurs deux parents, ainsi que toutes les personnes
qu'elles croiseront et qui auront le bonheur de faire partie de leur
entourage.
---
Louisa
May Alcott est une autrice de renom dans la littérature américaine
classique de son époque, même si on lui doit également des récits
bien plus imagés et saugrenus parfois que celui-ci. Qu'importe, elle
sera encore et toujours retenue par l'Histoire comme la créatrice de
cette petite famille March que rien n'épargne mais qui se relève
toujours, progressant toutes sur le chemin du Pèlerin et affrontant
les embûches sans faillir tout en rêvant aux châteaux d'Espagne.
Cette
édition-ci, ré-intitulée Les Quatre Sœurs March plutôt
que le désormais bien trop classique Les Quatre Filles du
Docteur March, nous propose une
nouvelle traduction de cette œuvre de vie magistrale, par Natalie
Zimmermann, une traduction qui aura tendance à nettement rafraîchir
les expressions un rien dépassées du texte original tout en
recentrant l'esprit général du roman autour de la notion de
sororité, si chère à l'autrice et véritable cœur fort de son
histoire.
Little
Women en version originale, ce
premier tome appelle forcément quelques suites qui ne manqueront pas
de venir garnir les étagères des bibliothèques de toutes et tous
les passionné.e.s de tranches de vie comme on en a beaucoup plus
l'habitude aujourd'hui qu'alors. Véritable portrait d'une génération
d'entre-deux à son époque, Louisa May Alcott signe surtout le
témoignage vibrant des passions et des enjeux d'une famille modeste
largement inspirée de sa propre expérience, et cela ne rend le tout
que plus vivant. On rie en même temps que les filles quand elles
jouent leurs pièces de théâtre ou récitent les articles de leur
journal privé, on pleure quand l'une tombe gravement malade après
un élan de générosité sans pareil, et l'on passe globalement une
excellente lecture bien qu'à un rythme assez lent je dois le
reconnaître en ce qui me concerne.
De
très nombreuses adaptations filmiques existent pour cette histoire,
mélangeant parfois les événements de plusieurs tomes en un seul
gros morceau ou changeant allègrement certains passages pour
susciter une émotion plutôt qu'une autre, évoquer un problème
sociétal plutôt que célébrer les joies innocentes du quotidien,
etc. Dernière en date, Les Filles du Docteur Marchde
Greta Gerwig servait admirablement le discours pré-féministe de
cette grande œuvre trop souvent reléguée au rang des histoires
pour jeunes filles de bonne famille. J'ai hâte de lire les tomes
suivants si jamais Mme Zimmermann se met à les traduire également,
dans une édition collector prestigieuse qui fait aussi la part belle
à des valeurs plus actuelles tout en respectant le cœur du texte
d'origine. Une histoire qu'il faut avoir lue, et que l'on devrait
proposer bien plus souvent dans les corpus toutes générations
confondues !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Intriguée
par le retour de son ancien crush d'entre les morts, Alex n'aura
toutefois pas le temps de l'interroger davantage sur cet état de
fait, puisqu'il disparaît de nouveau. Pendant plusieurs semaines,
Alex va donc chasser les démons à sa façon pour satisfaire la
volonté du Witchblade, dont elle ne parvient toujours pas à cerner
l'objectif.
Mais
elle n'est pas la seule à vouloir comprendre un peu mieux cet
Artefact. Visée par une inconnue avec un revolver doté de balles
bien étranges, Alex ne doit sa survie qu'à la chance ou peu s'en
faut. En cherchant à se renseigner sur son agresseuse, l'ancienne
journaliste va découvrir qu'il existe toute une conspiration visant
à s'emparer du Witchblade pour le compte d'une société
pharmaceutique de pointe dont la présidente désire plus que tout
posséder le pouvoir de l'Artefact pour elle-même.
Après
avoir réussi à capturer la tireuse, Alex et ses compagnons vont
tenter de comprendre jusqu'où remonte cette conspiration et de qui
ils doivent se méfier, et à plus forte raison à qui ils peuvent
faire confiance dans cette affaire. Hélas, à peine le temps pour
eux de définir une stratégie que celle-ci est mise en difficulté
par la capture d'Alex à son tour !
La
porteuse du Witchblade va être détenue dans les laboratoires de son
ennemie pendant deux longues semaines, forcée à combattre des
démons en boucle et exposée à une sinistre magie du sang qui vise
à corrompre son lien avec l'Artefact pour mieux l'en séparer par la
suite. Parvenant par miracle à s'évader en compagnie d'une autre
détenue, Alex finit par découvrir que toutes les femmes pouvant
posséder le Witchblade ont été minutieusement traquées et
éliminées par l'organisation, dans l'idée de former une seule
d'entre elles à devenir l'hôte parfaite suivant les volontés de la
patronne.
Poussée
dans ses retranchements, Alex tombe sous l'emprise du Witchblade
corrompu et pactise avec un démon de haut rang pour tenter de faire
s'évader ses amis des mêmes locaux dont elle a pu s'échapper peu
auparavant. Utilisant la magie du sang contre elle-même, Alex
parvient néanmoins à gagner assez de temps pour que le nouveau lien
avec le Witchblade se renforce et lui permette de faire céder le
sortilège avant que le transfert ne soit complet vers l'hôte
choisie.
Cependant,
il semble que la déflagration d'énergie mystique qui s'en suit les
ait toutes et tous projeté dans le futur, en 2025, où New York est
devenue une zone hautement militarisée sous extrême surveillance !
Et, en 2019, juste après l'explosion, le démon qui avait pactisé
avec Alex essaie maintenant de pactiser de même avec Haley, l'hôte
idéale mais rejetée, qui se fait désormais appeler Shadowblade et
n'a qu'un seul but en tête : redevenir complète en retrouvant
son autre moitié, apparemment toujours entre les mains d'Alex.
---
Au
bout de ce second tome de la seconde série Witchblade
je commence à mieux comprendre pour quelles raisons elle n'a pas
bien fonctionné à son époque, toute fin des années 2010. Par
rapport à l'originale, il y a assez peu d'action, les personnages ne
sont pas vraiment attachants et on a tendance à rapidement en
oublier certains dans le décor, et surtout le dessin n'est pas
franchement au mieux de ce qu'Image pouvait fournir en ce temps
pré-Covid.
Reste
néanmoins que le scénario tient la route, même si là aussi ce
n'est pas vraiment passionnant, et il faut tout de même passer au
moins la moitié de l'album avant de comprendre où tout cela va nous
mener, ou si vous préférez avant que l'intrigue générale ne
devienne redondante et donc prévisible. Dommage car je commençais à
bien aimer cette nouvelle Alex Underwood combattant les démons dans
les rues de New York à la nuit tombée, mais il faut croire que
c'était encore trop proche de la formule d'origine.
A
trop vouloir la changer, cette formule, les auteurs et artistes de
cette seconde version ont peut-être perdu ce qui faisait tout le sel
de la première série, le côté ultra-sexy en moins cela va sans
dire. Il y aura bien quelques références visuelles ici et là mais
c'est tout ce que l'on est en droit d'attendre de ce titre, qui
désire nous entraîner dans quelque chose de plus psychologique et
pernicieux, pas forcément de la meilleure des façons cependant.
Alors
est-ce que le troisième et dernier tome va réussir à nous fournir
une conclusion digne de ce nom ou bien sera-ce la déception jusqu'au
bout ? Réponse dans les prochaines semaines !
Quand
vous vous appelez Peter Parker, et que votre alter-ego n'est autre
que le sympathique Spider-Man, vous vous traînez forcément une
certaine malchance et un bagage émotionnel gros comme une maison.
Mais, à mesure que vous affrontez les épreuves que la vie s'acharne
à placer sur votre chemin, vous en sortez grandi et mieux entouré
que jamais. En principe.
Même
s'il est marié à la superbe Mary Jane, qui connaît le succès
depuis qu'elle joue l'un des rôles principaux dans un soap-opera
télévisé, et que cette dernière le soutiendra toujours coûte que
coûte dans les moments de doute comme dans les joies les plus
infimes, Peter doit tout de même compter avec le retour de pas mal
de ses anciennes connaissances dernièrement. Par exemple, Felicia
Hardy vient de débarquer à nouveau dans sa vie, au bras de Flash
Thompson, qui de son côté ignore totalement que sa nouvelle
petite-amie fabuleuse n'est autre que la Chatte Noire, criminelle
repentie mais extrêmement amoureuse de l'Homme-Araignée.
Le
plan de Felicia est assez simple au fond : Peter lui a brisé le
cœur, alors elle va briser celui de l'un de ses meilleurs amis,
avant de s'acharner à lui prouver qu'il a fait une grosse erreur en
se mariant avec MJ et qu'il aurait mieux fait de la choisir elle !
Sur le papier, aucun problème pour une séductrice et croqueuse
d'hommes comme Felicia, d'autant que Flash reste un grand simplet
incapable d'imaginer sa fourberie. Ce que la Chatte Noire ne pouvait
prévoir, en revanche, c'est que MJ ne céderait aucun pouce de
terrain malgré les menaces à son encontre, et que Flash Thompson se
révélerait bien plus attrayant qu'attendu lorsqu'on lui laisse
l'occasion de démontrer ses talents chevaleresques.
Si
seulement il n'y avait que des intrigues amoureuses autour de Peter,
il en serait sans doute comblé ! Malheureusement, Spider-Man
doit aussi négocier avec le retour, une fois de plus, de
l’infatigable Venom dans les environs, et une énième bataille
sans merci qui s'annonce entre les deux hommes-araignées que tout
oppose. En plus, Mary Jane de son côté est de nouveau la cible du
harcèlement de Jonathan Caesar, tout juste sorti de prison et pas du
tout soigné de son obsession maladive pour elle. Le magnat
immobilier envoie à nouveau ses sbires faire la chasse à toute
personne partageant de près ou de loin la vie de son idole, ce qui
inclus Spider-Man puisqu'il s'ingénie à sauver la belle rousse à
chaque tentative d'enlèvement.
Grâce
à un habile stratagème, le Tisseur parvient à retourner ses
différents ennemis du moments les uns contre les autres et à faire
en sorte qu'ils se neutralisent réciproquement, Eddie Brock
repartant en prison sans son précieux symbiote laissé pour mort.
Quant à MJ, elle ira en personne dire deux mots à Caesar et mettre
les choses au clair une bonne fois pour toutes entre eux, mais elle
ne pouvait pas prévoir l'intervention d'un nouveau joueur dans la
partie, lui aussi fan inconditionnel de la belle rousse et peu
désireux de la laisser lui échapper...
Cela
fait déjà pas mal de problèmes à résoudre, mine de rien, mais il
reste encore de la place sur l'agenda très chargé de Spider-Man,
alors pourquoi ne pas en profiter ? Depuis quelques temps, le
Docteur Octopus prend un malin plaisir à recontacter ses anciennes
relations criminelles pour les pousser à revenir à lui et à
reformer, tous ensemble, les Sinister Six dans le but avoué de
conquérir le monde à l'aide d'une menace de premier plan. Si
Electro, Mysterio, le Vautour et le Super-Bouffon répondent bien
présents avec grand plaisir, ce n'est pas le cas de l'Homme-Sable
qui nécessitera une petite menace supplémentaire pour le faire
rentrer dans le rang. Combien de temps ce chantage atroce
tiendra-t-il, là est toute la question. En attendant, Baker ne peut
que courber l'échine et faire ce que l'on attend de lui, malgré ses
réserves.
A
peine débarrassé du groupe formé par ses plus terribles
adversaires, Spider-Man doit une fois de plus affronter Venom qui
vient de se reconstituer et de s'évader de prison pour le duel
final ! Seuls, isolés sur une île désertée depuis un
accident minier, les deux combattants vont tout donner pour
l'emporter, l'un pour survivre, l'autre pour tuer. Au beau milieu de
la jungle et alors qu'il subit la traque impitoyable de Venom, Peter
a soudain une nouvelle idée de génie et parvient à simuler sa
propre mort aux yeux de son ennemi, qui décide alors le sourire aux
lèvres de profiter pleinement de sa nouvelle vie de tranquillité.
De
retour à New York, c'est cette fois contre le Caméléon et sa
nouvelle petite bande de malfrats que Spider-Man devra se frotter,
mais sans ses pouvoirs à cause d'une machine conçue par le
malfaiteur métamorphe. Aidé de la Chatte Noire sur ce coup, Peter
ne s'en sort que de justesse par là aussi un habile retournement de
situation, tandis que Felicia perd ses propres capacités surhumaines
semble-t-il définitivement ! Les deux alliés de circonstances
décident d'en rester là et de garder le secret l'un sur l'autre
auprès de leurs proches, Felicia voulant finalement tenter sa chance
avec Flash qui n'est pas si mal à ses yeux. La hache de guerre est
donc officiellement enterrée entre les deux amants d'antan, et
chacun va retrouver la précieuse compagnie de son être cher.
Seulement,
Spider-Man commence à devenir une sérieuse épine dans le pied d'un
gros joueur : Justin Hammer, multimilliardaire retors et
fournisseur d'armes et de costumes high-tech à de nombreux
super-vilains. C'en est au point où Hammer décide de faire appel au
Rhino puis à Boomerang pour éliminer Spider-Man et ce nouveau
justicier se faisant appeler Cardiac qui prennent un malin plaisir à
s'attaquer à ses entreprises illégales et fort juteuses. Mais rien
ne semble en mesure d'arrêter les héros sur leur lancée, et Hammer
finit par abandonner ses projets les concernant, du moins pour le
moment, tant que rien ne permet de remonter jusqu'à lui.
Enfin,
cinq des membres des Sinister Six ont très mal digéré la trahison
du Docteur Octopus précédemment, et s'entendent alors pour le
retrouver et lui faire payer le prix de son infamie. Mais ce n'était
qu'une nouvelle ruse pour réunir l'équipe autour de son leader
naturel, dans le but cette fois-ci de s'emparer d'armes
ultra-perfectionnées dans une autre dimension et de revenir à New
York pour y semer le chaos et la désolation. Avec ses tentacules en
adamantium, plus dangereux que jamais, Otto semble bien proche de la
victoire au bout du compte, car même Hulk ne peut rivaliser en face
à face. Il faudra l'aide de Ghost Rider, de Deathlok et du
Somnambule pour enfin arrêter les méchants et mettre Octavius hors
d'état de nuire, peut-être pour de bon cette fois-ci.
Et
pour conclure en beauté, c'est désormais à Alistair Smythe
d'entrer en scène avec toute une armée d'Anti-Araignées conçus
sur mesure pour s'en prendre à la fois à Spider-Man et à Jonah
Jameson, les deux personnes responsables de la mort de son père et
de son obsession maladive pour ses machines. Guéri de son handicap,
Alistair place l'Homme-Araignée face à un grave cas de conscience :
soit il tente de l'arrêter directement au prix d'un combat épique,
soit il parcourt toute la ville à la recherche des Anti-Araignées
envoyés s'en prendre aux proches de Jameson et de Peter. Autant dire
que non seulement la nuit va être longue, mais surtout que
Spider-Man ne rigole plus, et Smythe en sera quitte pour ses frais !
---
Nous
sommes ici en présence du second omnibus consacré au long run de
David Michelinie sur la série principale Amazing Spider-Man,
couvrant cette fois-ci le tout début des années '90, avant le
départ fracassant des dessinateurs-rois de Marvel
pour fonder Image
en directe concurrence. Erik Larsen prend le relais de Todd
MacFarlane dans un style graphiquement très proche du précédent,
reprenant et même améliorant à sa façon les gimmicks inventés
par le futur créateur de Spawn.
Si
vous avez lu cet omnibus, vous savez que j'ai passé sous silence
durant ce long résumé certains chapitres qui étaient pourtant bien
dessinés aussi par Erik Larsen, mais qui figuraient déjà au
sommaire du premier volume, inutile donc d'en reparler. Marvel et
Panini ont
décidé de garder ces épisodes en doublon pour que la continuité
se fasse plus simple à suivre d'un dessinateur à l'autre, et de ce
fait le seul vrai facteur immuable est la présence de David
Michelinie au scénario, et je m'en réjouis totalement.
Je
ne vais pas reprendre point par point tout ce que j'avais déjà pu
développer dans mon article sur le premier omnibus de ce run
d'exception, mais je rappellerai simplement que le travail formidable
de Michelinie pour briser les clichés de son époque, notamment
concernant la position des femmes dans l'entourage des super-héros,
a fait des merveilles et nous a offert des héroïnes du quotidien
fortes et imbattables elles aussi à leur façon, soutiens de
toujours comme rivales acharnées.
Erik
Larsen partira ensuite faire voguer sa propre galère, puis il
reviendra chez Marvel quelques années plus tard pour reprendre la
série Spider-Man lancée
par MacFarlane lui-même en son temps, où il mettra son expérience
des récits d'action pure et dure au service de l'éditeur dans un
style qui lui est propre. La qualité de l'histoire n'est clairement
pas la même, et clairement pas au niveau du scénario développé
par Michelinie, mais ça reste un bon défouloir et c'est agréable à
l’œil la plupart du temps. On sent que le dessinateur vedette est
devenu un conteur à sa façon et qu'il éprouve le besoin de
s'exercer pour perfectionner son nouveau talent, quitte à revenir
chez Marvel à plusieurs reprises par la suite, toujours sur les
aventures de Spider-Man pour quelques numéros par-ci par-là.
Je
terminerai, une fois n'est pas coutume, en vous parlant d'une
expérience personnelle concernant le contenu de cet omnibus. J'avais
dans ma collection depuis un bon bout de temps un vieil exemplaire de
la revue française Strange,
contenant un épisode que j'avais adoré et que j'ai lu et relu
encore et encore tellement j'étais fasciné. Et bien cet épisode se
trouve collecté ici dans cet omnibus par Panini, il s'agit de celui
où le gentleman-cambrioleur vieillissant Black Fox fait son grand
retour à New York pour y dérober un énorme diamant, se mettant à
dos non seulement le Tisseur mais surtout le terrible Docteur
Fatalis, à qui il a volé sans le savoir une de ses plus précieuses
possessions. Je me rappelais du combat incroyable qui s'en suivait
entre Spider-Man et Fatalis, et c'est avec un immense bonheur que
j'ai pu retrouver tout cela en qualité supérieure et surtout que
j'ai pu enfin associer un nom à cette histoire de folie, celui de
David Michelinie, illustre inconnu pour moi quand je parcourais mon
Strange fiévreusement
étant plus jeune et moins expérimenté.
Comme
quoi, on tombe parfois sur des petites pépites du passé comme ça
en lisant au hasard et en ne se rendant pas forcément compte tout de
suite de la valeur des histoires que l'on possède et accumule avec
patience et application. Certains détails seront à jamais
inexpliqués, quand d'autres trouveront enfin une signification toute
particulière et entière bien des années après, au fil des
rééditions. Je suis très content et reconnaissant à Panini/Marvel
de m'avoir fait revivre ce moment d'émotion, qui me permet de
rentabiliser cet omnibus sans problème, du moins sentimentalement
parlant !
La
suite du programme, si Panini reste conforme aux parutions V.O. de
Marvel, ça devrait être le passage de Mark Bagley sur Amazing
Spider-Man toujours aux côtés
de David Michelinie aux manettes, et ça aussi j'ai très très hâte
de le découvrir même si certains récits sont d'ores et déjà
devenus légendaires dans d'autres collections (Maximum Carnage, par exemple). Je vous
invite à patienter quelques mois le temps que tout cela se fasse,
vous me retrouverez sans faillir fidèle au poste et toujours avec
grand plaisir !
Au
fait, que pensez-vous de la couverture collector de cet omnibus ?
Je la trouve personnellement bien plus réussie et impactante que
celle choisie pour l'édition régulière, peut-être parce qu'il y a
ce charme désuet qui y est attaché, ou bien parce que Panini nous
offre à cette occasion un effet vernis sélectif et relief qui en
jette pas mal au sein d'une bibliothèque bien garnie !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !