Incapable
d'empêcher ses proches de mourir dans d'atroces circonstances ou
bien de mourir tout court, Peter Parker décide de renoncer au
tournoi des dieux dans lequel Fatalis l'a embarqué et de baisser les
bras face à l'inéluctabilité de la mort et de l'oubli. Pour lui
qui a si souvent affronté le trépas et les deuils en série, à
quoi bon faire tout cela et continuer de lutter si tout doit
immanquablement se terminer de la même façon encore et encore ?
Devant
l'impossibilité de raisonner Peter, Stephen Strange décide de faire
appel à une autre personne ayant assisté à toute cette histoire,
rien moins que la Mort en personne incarnée par Phil Coulson. Mais
Coulson n'a pas la moindre idée de comment s'y prendre pour rendre à
Peter ce qui fait de lui un véritable héros se relevant sans cesse
face à l'adversité.
Alors,
en désespoir de cause, il accepte la proposition de Peter lui-même
de le laisser fouiller dans son esprit et dans sa vie passée pour
assister à toutes les morts cruelles et tragiques que le jeune homme
a déjà connu autour de lui, sans parler de ses propres trépas. De
ses parents jusqu'à Gwen Stacy, de l'Oncle Ben à Flash Thompson,
tous sont passés en revue par Coulson avec le filtre de sa propre
expérience de la mort quand il avait six ans et qu'il a pu converser
avec elle directement.
Mais
hélas, rien ne fera changer d'avis Peter, déterminé à tout
envoyer balader et à vivre dans l'attente de la mort pour toujours,
désespéré. Les Roseaux de la Résurrection ont peut-être permis à
Peter Parker de revenir d'entre les morts à chaque fois qu'il en a
eu besoin au cours de ce tournoi, mais la Mort elle-même, sa seule
idée, a terrorisé puis détruit Spider-Man. Que reste-t-il
maintenant ?
---
Ce
chapitre-ci est un petit arrêt dans le temps, une pause dans le
grand tournoi pour nous permettre à nous lecteurs de nous faire une
idée plus précise de la détresse traversée par notre héros et de
l'intense épisode de dépression que cela provoque chez lui.
Une
dépression si puissante et si profondément enracinée que seule la
Mort peut tenter de la comprendre... ce qui déjà en soi montre bien
à quel point la situation est critique. C'est ainsi que Phil Coulson
devient le temps d'un épisode le héros de l'histoire, naviguant
entre les souvenirs de Peter et tentant d'y trouver un sens qui
permettrait de réveiller la conscience du héros déchu, mais rien
ne semble en mesure de l'aider véritablement à s'en remettre.
Concernant
l'écriture c'est assez bateau au final, des propos que l'on a déjà
pu lire et relire un peu partout pour un peu tout le monde quand il
s'agit de remotiver un héros à faire son devoir, rien de bien
inédit ou surprenant. Le plus surprenant en fait c'est surtout que
Peter demeure inchangé après cela, la leçon ne portant visiblement
pas ses fruits. C'est un sacré choc pour toutes les personnes à
travers le monde qui suivent ses aventures, car nous avions toujours
l'habitude que l'Homme-Araignée se relève de toutes les épreuves...
celle-ci doit donc être particulièrement ardue entre toutes pour le
pousser ainsi à renoncer totalement à sa charge et à son devoir.
Concernant
le dessin maintenant, honnêtement c'est pas terrible on sent que
l'on a affaire à une personne en intérim dans le cours de la série,
prenant juste assez de temps et de place pour remplir son épisode
hors-série comme demandé mais sans rien vraiment peaufiner. Ce
n'est pas spécialement beau, ni même harmonieux... finalement,
c'est un peu comme le récit lui-même et la considération qu'il
fait de la Mort : quelque chose qui est là, inévitable, que
l'on refuse de voir en face mais que l'on doit tout de même
affronter un beau jour.
Espérons
que la petite prévisualisation de l'épisode prochain soit de bon
augure et nous permette d'assister à une véritable renaissance chez
notre héros, parce que pour sa part le tournoi continue lui bel et
bien et le prochain adversaire ne devrait plus tarder à se montrer
pour réclamer la Terre dans son ensemble...
Keris
Veliant a triomphé. Son plan audacieux pour se débarrasser de son
sinistre père le roi Silas Veliant est un succès, et le prince est
désormais le nouveau monarque de Maridrina, décidé à entamer son
règne par l'instauration d'une paix durable avec ses voisins et
parmi les membres de sa propre famille, qui ne cessent quant à eux
de comploter contre lui. Mais la victoire a aussi coûté très cher
à Keris : le royaume maritime d'Ithicana, détenteur du fameux
Pont des Tempêtes, a payé le prix de ses ambitions de bien des
façons par sa faute, tandis que la femme qu'il aime plus que tout,
Zarrah, est aux mains de l'Impératrice de Valcotta pour trahison.
Aussi
isolé politiquement que sentimentalement, Keris subit les attaques
fourbes de ses ennemis mais garde la tête haute malgré tout, car il
a conçu un nouveau plan. En effet, ayant appris de source sûre que
Zarrah allait être envoyée sur l'Île au Diable, la prison
naturelle dont Valcotta se sert pour éloigner les pires criminels de
l'empire, le nouveau roi de Maridrina ose un mouvement que certains
qualifieraient de suicidaire : tenter une alliance avec
Ithicana. Le plus gros problème étant que Lara et Aren ont failli
tout perdre par sa faute, et que l'accueil au royaume du Pont risque
d'être mortel pour Keris...
De
son côté, Zarrah endure les pires tourments aux mains de sa tante,
l'Impératrice Petra Anaphora, qui espère néanmoins que sa nièce
retrouvera la raison après son passage sur l'Île au Diable, parmi
la lie de l'empire. Loin de vouloir sa mort, Petra désire plus que
tout que Zarrah revienne marcher sur ses traces et se tienne à ses
côtés pour éradiquer le royaume ennemi de Maridrina, après que
l'influence jugée néfaste de Keris Veliant ait disparu de son
esprit comme de son cœur. Mais Zarrah est inflexible, et déterminée
à subir sa peine jusqu'au bout. Toutefois, sera-t-elle aussi fière
et sûre d'elle et de ses sentiments quand le froid, la faim et la
présence de criminels capables des pires atrocités seront son pain
quotidien ?
Keris
doit agir au plus vite pour concrétiser une alliance avec Ithicana
sans y perdre la vie, afin de foncer ensuite directement sur l'Île
au Diable pour en libérer Zarrah au plus vite avant qu'il ne soit
trop tard pour elle. La nièce de l'Impératrice est également mise
en contact durant sa détention avec les membres d'une organisation
rebelle qui prône la révolution contre le règne tyrannique de
Petra, qu'ils qualifient d'Usurpatrice. Ces rebelles attendent la
venue d'un mystérieux commandant pour les tirer de leur geôle et
les mener à la victoire, et Zarrah joue apparemment un rôle capital
dans ce plan conçu depuis de nombreuses années en toute
discrétion...
---
Dans
ce quatrième tome de la saga du Pont des Tempêtes
de Danielle L. Jensen, nous poursuivons le récit du second couple
présenté par l'autrice, à savoir Zarrah et Keris. Amants dévoués
corps et âme l'un à l'autre mais destinés à vivre séparés quoi
qu'il arrive, tout est contre eux mais aucun ne se résigne à
abandonner, pas même face à leurs propres doutes, et les
différentes épreuves de force qui seront mises en scène ici ne
serviront qu'à cimenter leur relation toujours davantage.
Lara
et Aren occupaient le cœur des deux premiers tomes, mais à présent
c'est au tour de Zarrah et Keris de briller et de mener leur aventure
jusqu'à, peut-être, un terme heureux. Il y aura de nombreux dangers
à surmonter et à affronter, entre les rancœurs encore bien
présentes entre les différents royaumes et les complots internes
des familles régnantes, jusqu'à l'aube d'une guerre civile
meurtrière dans le seul but de faire plier une volonté
inébranlable... Oui, ce quatrième tome nous propose tout cela et
même un peu plus si on regarde bien.
Au
final, je l'ai trouvé assez similaire dans sa construction narrative
au second tome, La Reine Traîtresse,
tout en comportant bien entendu ses propres spécificités et
différences marquantes qui font de cette Guerre sans Fin
un nouveau récit dans cet
univers décidément très conflictuel. L'autrice sait exactement
comment régaler son public et maintenir son attention au maximum
durant la lecture, avec un suspens peut-être pas aussi maîtrisé de
bout en bout que dans les deux premiers tomes mais tout de même un
certain savoir-faire maintenant bien rôdé.
Les
péripéties et épreuves morales et sentimentales traversées par
les personnages principaux sont légion, les doutes et atermoiements
aussi, peut-être un peu trop d'ailleurs ce qui entraîne une
certaine redondance avec le tome précédent, mais j'ai surtout eu du
mal à franchir toute la première moitié de ce tome, celle
consacrée à l'Île au Diable justement, qui n'est finalement que
très secondaire quand on découvre le reste du récit et que l'on en
comprend pleinement tous les enjeux. Passée cette première partie
assez inégale, on se retrouve face à ce que je préfère
personnellement dans ce type d'histoire, à savoir les bases jetées
d'un avenir prometteur mais pas encore certain pour lequel il faudra
se battre à chaque instant.
De
petites surprises seront au rendez-vous, des retournements de
situation pas toujours imprévisibles mais en revanche chaque fois
efficaces, et globalement on passe un très bon moment de lecture
avec cet ouvrage de 498 pages réparties en 72 chapitres, eux-mêmes
découpés entre les événements vécus par Keris et ceux vécus par
Zarrah, tout comme c'était le cas précédemment pour Lara et Aren.
Ne vous y trompez pas, si le troisième tome se concentrait beaucoup
autour de Keris Veliant et de sa volonté de changement, le quatrième
offre à Zarrah Anaphora toute l'envergure qu'elle mérite et une
place de choix dans le nouveau rapport de forces qui s'opère dans
les coulisses de cette grande histoire de romance mais surtout de
fantasy.
Enfin,
la suite déjà annoncée à la fin du livre nous donne matière à
réfléchir quant aux événements auxquels l'on vient d'assister, et
peut-être aussi quelques indices sur l'identité du prochain couple
qui sera placé sous le feu des projecteurs. C'est toujours un peu
triste de quitter des personnages que l'on a appris à aimer et à
encourager durant plusieurs tomes, mais le reste du monde continue de
tourner et d'autres intrigues majeures restent encore à développer !
Mon seul vrai regret, comme toujours depuis ma découverte de cette
saga voilà quelques mois déjà, c'est l'absence de carte dans les
éditions simples. Je sais qu'elles existent pour les versions
collector proposées par Bragelonne, mais ça me perturbe de ne pas
pouvoir situer avec précision le déroulé physique du récit sur
une bonne vieille carte conçue par l'autrice, comme on pouvait en
avoir autrefois pour les grands auteurs de fantasy si longtemps
portés et édités avec passion et courage par Bragelonne chez nous.
Que l'on se console toutefois en sachant que ces mêmes cartes sont
disponibles en ligne si on cherche bien, mais ça ne remplacera
jamais le plaisir du papier si vous voulez mon humble avis.
Ah,
et le fameux Pont dans tout ça ? Ne le cherchez pas dans ce
quatrième tome, il n'apparaît à aucun moment et n'a aucune espèce
d'importance dans le déroulé du récit. Mais la nation qui le
possède et le protège jalousement, Ithicana, a une place de choix
quant à elle, ce qui rattrape un peu cette absence à mes yeux.
Espérons que les prochaines grandes intrigues sauront lui rendre
toute son importance !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Fille
de Satan en personne, mi-démone mi-humaine, Sofia est un beau jour
de 1977 brutalement expulsée des Enfers et envoyée en plein cœur
de New York, privée de ses pouvoirs par un collier aux étranges
sortilèges entremêlés. Qui lui a fait ça ? Quel crime
a-t-elle commis pour en arriver là ?
Nous
n'en saurons pas davantage car l'aventure de la princesse infernale
ne fait que commencer. Tout d'abord, il lui faut retrouver l'usage de
ses pouvoirs et pour cela passer un pacte avec un démon de basse
classe qui lui promet de l'aider si elle accepte en échange de lui
ramener une de ses esclaves portée disparue aux mains d'un gang de
démons avides de sang frais. Sofia s'exécute et revient assez
rapidement avec la pauvre Jasmine, mais son propriétaire n'a pas
l'intention de remplir sa part du contrat tout de suite... alors il
est sauvagement exécuté séance tenante.
Jasmine
ne va pas tarder à comprendre que s'opposer aux désirs et volontés
de Sofia n'est pas donné à tout le monde, et peut s'avérer mortel
en toutes circonstances. Mais malgré tout son respect pour sa
libératrice, elle est incapable de lui ôter le collier qui entrave
ses pouvoirs. Cependant elle possède quelques solides connaissances
en magie infernale et dédie la plupart de son temps à l'étude
d'ouvrages impies, qui pourraient contenir la solution tant espérée.
En attendant, Sofia entend bien profiter de sa nouvelle vie en tant
que simple mortelle et passer par tous les petits plaisirs qui
s'offriront à elle. Et avec son physique et son charisme, ils sont
légions !
Mais
elle attire aussi très rapidement l'attention d'un groupe de démons
contrôlant en réalité toute la criminalité de la ville et même
de toute la Côte Est dit-on, les Sargatanus, des échappés des
Enfers qui veulent établir leur propre royaume sur Terre et
instaurer un nouvel ordre en leur faveur. Ils sont suivis et servis
par une ribambelle de démons de tous les ordres, et pourraient bien
s'avérer une menace d'ampleur pour la princesse si elle ne fait pas
assez attention.
Sauf
que... Sofia sait exactement ce qu'il en est, et elle appelle la
confrontation avec les Sargatanus de ses vœux ! En effet, elle
a dès son arrivée sur le plan mortel songé à s'emparer de leurs
pouvoirs et de leur position de puissants sur cette ville qui ne dort
jamais, des avantages qu'elle estime être son juste héritage en
tant que fille de Satan. Cependant, privée de ses pouvoirs elle ne
sera d'aucune utilité dans la lutte contre cette mafia démoniaque,
il lui faut donc prendre son mal en patience. Chose qu'elle déteste
par-dessus tout !
Mais
son entêtement causera finalement la mort de Jasmine lors d'une
évasion des plus risquées après leur capture par leurs ennemis, et
Sofia se jurera alors de tout faire pour éradiquer les Sargatanus de
la surface de la Terre. Le sacrifice de celle qui était devenue
petit à petit son amie la pousse à explorer d'autres voies et
aspects de sa condition, de ses motivations profondes, et cela lui
permet contre toute attente d'enfin débloquer le maudit collier qui
l'entrave depuis trop longtemps.
Désormais
en pleine possession d'elle-même et de ses redoutables pouvoirs,
Sofia traverse une New York en plein black-out pour déverser un flot
de sang démoniaque ininterrompu dans les rues, jusqu'au cœur de la
tour des Sargatanus qui ne peuvent pratiquement rien contre elle.
Buvant les âmes de ses nombreux ennemis, incendiant leurs corps et
dispersant leurs cendres, la fille de Satan finit par confronter ses
deux spoliateurs et les envoie tout droit aux Enfers comme châtiment
pour s'être interposés entre elle et sa destinée. Ils y feront la
malencontreuse rencontre de Lady Death, la sorcière blanche
parcourant les limbes infernales pour y massacrer tout ce qui
ressemble de près ou de loin à un démon.
Mais
revenons à Sofia, ou comme on doit désormais l'appeler Lady
Satanus. Arrivée au sommet de ses ambitions présentes, elle se
tourne maintenant vers les mêmes plaisirs mortels qu'elle avait
appris à savourer en compagnie de Jasmine : la danse, la
musique, les rencontres... et plus si affinités. New York n'a qu'à
bien se tenir, la princesse des Enfers est en ville et ne compte pas
s'en aller de sitôt !
---
C'est
le premier chapitre de la série solo des aventures de Lady Satanus,
un nouveau personnage créé par Brian Pulido dans le digne héritage
de son ancien label Chaos! Comics. Grâce au financement
participatif, Pulido peut désormais donner un passé et même tout
une série à ses nouveaux personnages féminins de l'écurie Coffin
Comics, et c'était donc au tour de Lady Satanus d'obtenir le plaisir
d'être découverte par les fans du monde entier en 2024 après une
campagne victorieuse en ligne.
Sofia
(dont j'ai appris dans ce même premier chapitre le véritable nom,
c'est dire à quel point les informations étaient manquantes au
départ et sont bienvenues dans ces pages) est une création
punk-rock dans le plus pur style de Pulido et consorts. Une jeune
femme belle et envoûtante, dotée d'un esprit acéré et d'une
langue bien pendue, ainsi que de pouvoirs faramineux qui lui
permettent de faire à peu près tout ce qu'elle envisage, et surtout
de ne jamais courber l'échine devant quiconque.
Ce
sera peut-être du déjà-vu pour certains d'entre vous si vous avez
connu l'époque Chaos!, mais je trouve tout de même cela assez
rafraîchissant dans l'absolu, même si on peut noter quelques gros
défauts dans la narration comme les gaps temporels pas assez bien
définis par exemple, ou un petit manque d'imagination quand il
s'agit des enchaînements entre les scènes majeures de l'histoire.
Ça reste toutefois un excellent démarrage pour cette série et ce
personnage, et j'ai maintenant vraiment hâte de pouvoir participer
au financement du second chapitre dès le mois de Mai de cette année
2025 sur la nouvelle plate-forme Coffin Launch (exit Kickstarter
donc, notez bien pour éviter toute confusion).
Un
dernier mot concernant le dessin, tout de même l'essentiel dans un
divertissement d'art séquentiel. Signé par Omar Zaldivar, le
graphisme est globalement très bon et on ne peut plus agréable à
l'œil, faisant parfaitement honneur à la couverture régulière
signée Richard Ortiz. Quarante-huit pages à se damner, et dont on
reprendra volontiers quand le prochain chapitre sera disponible !
Variant cover by Sun Khamunaki
Je
vous laisse admirer les deux autres couvertures variantes que j'ai
sélectionné dans mes préférences, mais je vous avoue que c'est
dans un esprit plus accessoire qu'autre chose tellement la régulière
de Richard Ortiz me satisfait pleinement, notamment dans l'expression
et l'intensité du regard de Lady Satanus. Et toutes ces nuances de
rouge et ces effets de textures sur la cape et le trident, les
cheveux... c'est absolument magnifique, et j'ose espérer qu'un jour
un artbook paraîtra avec une compilation des meilleures
illustrations des personnages secondaires des aventures de Lady
Death. Qui vivra verra !
Durant
des milliers d'années, celle qui était autrefois simple esclave
dans l'Ancienne Égypte et qui est devenue par la force de sa volonté
la redoutable déesse-vampire Purgatori a terrifié les simples
mortels comme les plus grands héros ou monstres, à qui elle pouvait
dérober les pouvoirs, les souvenirs et l'essence-même rien qu'en
buvant leur sang. Ennemie de tout ce qui vit, dévoreuse d'âmes et
continuellement assoiffée de vengeance et de liberté, Purgatori a
fait régner la terreur sur bien des plans de l'existence.
Mais
aujourd'hui, tout cela doit prendre fin. Les dieux en ont enfin
décidé ainsi, après avoir tenu conseil en urgence suite à la
récente augmentation de puissance de leur ennemie. Se sentant toutes
et tous désormais vulnérables et ayant parfaitement conscience
d'être les prochaines proies des crocs acérés de la vampire
écarlate, les déités de différents panthéons se mettent d'accord
autour de la proposition de Thoth et envoient Hermès quérir des
héros suffisamment puissants pour mettre un terme à la vie de
Purgatori une bonne fois pour toutes.
Ainsi
seront contactées les plus grandes figures de ce monde et même
au-delà, des simples chasseuses de monstres comme Chastity et
Draculina aux monstres eux-mêmes comme Evil Ernie ou Vampirella.
Même dans les tréfonds du royaume des morts, la déesse Hel est
invitée à combattre. Séparément, tous ces adversaires de renom
n'ont peut-être aucune chance réelle de vaincre Purgatori, mais
tous ensemble... tous ensemble ils deviennent une force à respecter
autant qu'à craindre. D'autant plus motivés que les dieux leur ont
promis à toutes et tous d'exaucer leurs moindres désirs et leurs
vœux les plus secrets en échange de la tête de la déesse-vampire.
Purgatori,
cependant, est bien consciente à son tour d'être devenue une cible
à abattre, et elle n'attend que ça ! Plus ils seront nombreux
à se jeter dans ses griffes, et plus elle récupérera de puissance
et de pouvoir pour ensuite aller confronter directement les dieux
eux-mêmes jusque dans leurs célestes demeures. Les premiers assauts
sont négligeables, et ne méritent même pas sa pleine attention.
Mais le ciel gronde et le tonnerre retentit, signes que les
véritables combats vont bientôt commencer...
---
Cette
nouvelle mini-série de chez Dynamite concernant le personnage de
Purgatori, que j'apprécie particulièrement au sein de la galerie
héritée de Chaos! Comics, promet du lourd dès son premier chapitre
en nous montrant le dieu Hermès faire la tournée de tous les plus
grands personnages de la maison d'édition indépendante, afin de les
rameuter toutes et tous contre une ennemie rendue déjà pratiquement
invincible.
Autant
dire que les combats qui suivront directement après ce premier
chapitre auront intérêt à être passionnants, car il n'y aura
malheureusement pas beaucoup de place pour développer davantage ce
scénario au-delà des quatre ou cinq numéros habituels dans ce
genre de cas. Et même si l'idée semble déjà intéressante en soi,
je dois bien avouer que ça sent tout de même le réchauffé car à
mon sens j'ai déjà vu et lu des confrontations entre tous ces
personnages. Que pourront donc apporter de nouveau Ray Fawkes au
scénario et Alvaro Sarraseca aux dessins ? Réponse une
prochaine fois quand j'aurais lu le tome regroupant tous les
chapitres de cette mini-série.
En
attendant, si l'histoire des origines de Purgatori vous intéresse
autant que moi, n'hésitez pas à surveiller attentivement les
articles V.O. du vendredi sur le blog car je compte bien traiter
plusieurs histoires emblématiques du parcours de ce personnage
sanguinaire, là aussi tout prochainement si possible ! Soyez
donc au rendez-vous pour faire revivre, l'espace de quelques lignes,
l'esprit Chaos! Comics !
Peter
vient de défaire avec brio le quatrième enfant de Cyttorak, Callix,
et ses fouets de souffrance éternelle. Mais il va maintenant devoir
faire face à sa jumelle, Cyra, dont l'attribution est
l'inéluctabilité de la mort. Pas le temps de se reposer entre deux
épreuves, celle de Cyra doit commencer au plus vite car la déesse
n'a que faire de ce monde pour lequel on la force à se battre contre
un champion insignifiant.
Est-ce
une attitude supérieure comme son frère, ou bien ces déclarations
cachent-elles un sens plus profond ? Son épreuve est la
suivante : Peter doit tenir une sphère dans sa main sans jamais
la lâcher, et cette sphère lui montrera toutes les morts des
personnes qu'il aime, connaît ou simplement fréquente voire
affronte parfois. Avec une certaine force d'esprit, Spider-Man endure
ces différentes visions les unes après les autres, sans faillir une
seule fois, habitué depuis longtemps à la souffrance de la perte de
ses êtres chers.
Mais
cette fois-ci, au fil de l'expérience, quelque chose finit par se
briser en lui en constatant à chaque fois l'inutilité et la
brièveté de la vie humaine par rapport au grand cosmos. Une vague
de colère le prend soudain, alors qu'il tente d'empêcher la Mort en
personne de faucher les vies des jeunes Spiders sous ses yeux. La
colère cède ensuite la place au désespoir, quand Peter réalise
que toutes les vies sont vaines, que tous les accomplissements sont
vains, car tout finit toujours par disparaître dans le grand vide de
la Mort et du Temps.
Callix
profite de ce moment d'égarement du champion de la Terre pour
l'attaquer en traître et venger l'affront de sa propre défaite
précédente, mais malgré les coups qui pleuvent sur lui Peter ne
réagit pas, ne réagit plus, laissant son adversaire se déchaîner
librement jusqu'à le tuer. Sans jamais lâcher la sphère offerte
par Cyra. Une fois de plus, la victoire lui appartient après une
nouvelle résurrection, mais les paroles rassurantes et
compatissantes du corps astral du Docteur Strange ne lui sont d'aucun
réconfort cette fois-ci. Peter décide tout bonnement d'abandonner
le combat, le tournoi des descendants de Cyttorak, car à quoi bon ?
Tout finira par disparaître tôt ou tard quoi qu'il fasse. En un
sens, Cyra semble avoir elle aussi remporté la victoire, une
victoire dont elle n'a que faire.
---
La
morale de ce cinquième chapitre est peut-être du genre nihiliste à
fond, comme ''la vie est une vaste blague et rien n'a de sens'',
quelque chose comme ça. Mais je trouve Cyra particulièrement
émouvante à mesure qu'elle présente des morts toujours plus
horribles ou poignantes à un Peter tout d'abord solidement campé
sur ses positions puis petit à petit défait par ses propres doutes
et tourments qui le rattrapent immanquablement. Cette fille de
Cyttorak ne semble pas partager le goût de ses frères et sœurs
pour la souffrance et la mise à mort de l'adversaire, quand bien
même elle représente elle-même la fatale issue mortelle de toute
vie.
Ce
détachement, pour Cyra, devient carrément du désespoir et une
forme de dépression certaine pour Peter à l'issue de cette nouvelle
épreuve, et j'ai vraiment peine à imaginer comment il va remonter
la pente. Mais je sais qu'il le fera néanmoins, car s'il y a bien
une chose que l'on peut déterminer avec certitude concernant
Spider-Man c'est qu'il parvient toujours à se relever quelle que
soit la difficulté mise en face de lui. Même la Mort ne peut
l'arrêter durant ce tournoi cosmique ! Mais son plus grand
adversaire, au final, ne serait-il pas son propre mal-être profond ?
L'examen
d'entrée de la JCC se termine sur une victoire écrasante des
combattants du côté de Sakamoto et Shin face au pantin manipulé à
distance par Gaku. Mais Slur n'a pas l'intention d'en rester là, et
il convoque bien vite deux des étudiants reçus pour leur proposer
de rejoindre son camp... sans vraiment leur laisser le choix.
Les
résultats de l'examen finissent par tomber, et malheureusement, si
Shin a été reçu haut la main à la toute première place, Sakamoto
en revanche est éliminé d'office pour cause de mise à prix de sa
tête, ce qui en fait un candidat indésirable. Mais qu'à cela ne
tienne, si M'sieur Sakamoto ne peut se rendre en tant qu'élève à
la JCC, peut-être que M'dame Sakamoto en revanche...
C'est
décidé, Sakamoto ira bel et bien au centre de formation de la JCC
mais déguisé en sa femme pour passer inaperçu. Grâce aux bons
soins de Nagumo en matière de déguisement, on n'y voit que du feu !
Mais il faudra faire vite, car le déguisement en question ne tiendra
que 24 heures. Une seule journée pour trouver la légendaire ''base
de données'' de la JCC, rassemblant probablement la plus grande
somme d'informations sur tous les assassins passés par ses rangs et
durant leur carrière après leurs études. Une somme
d'informations... que Slur veut évidemment éliminer au plus vite
avant que l'on ne puisse remonter jusqu'à lui.
Tandis
que Sakamoto et Shin remplissent leurs missions chacun de son côté,
la vie étudiante suit son cours et on ne tarde pas à découvrir que
Slur et ses idéaux révolutionnaires ont un certain impact sur la
jeunesse de la JCC, car nombre d'étudiants refusent de revenir en
cours tant que la FJA contrôlera le marché de l'assassinat. Ce sera
à Sakamoto de les convaincre qu'ils sont dans l'erreur, mais plus
facile à dire qu'à faire car les agents de Slur sont infiltrés
très profondément au sein des groupes d'étudiants.
Et
pendant ce temps, trois des membres de l'Ordre partent en mission à
Kyoto pour remonter la trace de Slur et de son organisation à leur
façon. Nagumo, Shishiba et Osaragi font équipe sur ce coup, mais
sont rapidement pris en chasse par des partisans de Slur déchaînés
qui ont dans leur manche un atout précieux : rien moins qu'un
ancien membre de l'Ordre, exclus après une sale histoire, et dont
l'envie de meurtre est plus que palpable.
---
Ahlala
mes amis, que de suspens au sortir de ce neuvième tome de Sakamoto
Days ! Seulement 24 heures
pour retrouver une base de données qui tient de la légende urbaine,
des intrigues en pagaille et des trahisons à redouter plus qu'à
anticiper, voilà le menu de ce Hard mode
comme on n'en fait plus !
Et
bien sûr vous vous en doutez mais la conclusion de toute cette
histoire au sein de la JCC n'est pas dans ce tome, il faudra donc
vous armer de patience pour découvrir la suite prochainement. On en
apprend aussi davantage sur l'Ordre et ses mystérieux membres, de
même que le camp de Slur se dévoile petit à petit dans toutes les
directions. L'auteur sait y faire pour maintenir son lectorat en
haleine !
A
noter qu'avec la sortie de l'anime tout récemment sur Netflix,
patienter d'ici ma lecture du prochain tome sera un jeu d'enfant. Si
pour le moment nous n'en sommes qu'à dix épisodes, j'ai bon espoir
que cette première saison nous offrira du grand divertissement,
chaque fin de semaine normalement.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
X-Men
#5 :
Alors que les combats s'intensifient toute la semaine durant, chaque
jour, Polaris règle des soucis un peu plus personnels à l'aide de
ses pouvoirs mais aussi et surtout de sa formidable intelligence.
Après tout, on l'ignore souvent mais elle est doctorante, une
scientifique de renom que ses pouvoirs rendent capables de maîtriser
une fission nucléaire ratée, par exemple, puis d'en expédier le
cœur dans le soleil pour préserver la Terre de désastreuses
conséquences. Mais même Lorna peut parfois douter de la validité
de sa présence au sein de la nouvelle équipe des X-Men.
Heureusement, Jean voit clair dans son esprit et lui permet de se
recentrer sur ce qui est vraiment sincère et important, et elle va
en avoir grand besoin car les Reavers font leur énième retour et
menacent des citoyens Mexicains empêchés de voter. Rien qu'une
bonne petite séance de défoulement ne puisse régler. Mais de son
côté, Ben Urich poursuit son enquête en vue de rédiger l'article
de presse le plus important du millénaire, voir de toute l'histoire
de la presse : en effet, il a maintenant les preuves suffisantes
pour affirmer que les mutants de Krakoa sont parvenus à vaincre la
mort et deviennent ainsi hégémoniques. Urich laisse à Scott,
leader des X-Men, un court délais de réflexion avant de publier son
article. Que vont faire les mutants pour éviter que leur plus grand
secret ne devienne public ?
Hellions
#18 :
C'est enfin l'heure du jugement pour les membres des Hellions de
Monsieur Sinistre, mais même si à eux tous ils ont commis des actes
répréhensibles, c'est surtout Orphan-Maker qui est sous le feu des
projecteurs lors d'une session extraordinaire du Conseil Secret. En
effet, Peter a froidement abattu deux humains innocents lors de sa
petite vendetta contre les Justes, et cela enfreint la loi la plus
sacrée de Krakoa. Pour ce crime, il est condamné à la Fosse, un
exil pratiquement infini dans les entrailles de l'île jusqu'à ce
que son sort soit débattu à nouveau. Seul Dents-de-Sabre a eu droit
à ces mesures spéciales, ce qui en dit long sur la signification de
cet exil pour les mutants. Les autres membres des Hellions se
séparent finalement, après que Nanny ait menacé tout le monde si
elle ne partait pas avec son protégé dans la Fosse pour lui tenir
compagnie et le rassurer. Alex obtient enfin ce qu'il désirait le
plus, la résurrection de Madelyne Pryor... mais cette dernière ne
semble pas aussi réjouie qu'il se l'imaginait à cette idée. Enfin,
Kwannon se rapproche de John Greycrow et Sinistre poursuit ses
monstrueuses machinations secrètes en toute impunité... enfin à
part quelques coups bien placés.
S.W.O.R.D.
#11 :
La situation est des plus critiques. La station spatiale mutante du
Peak va s'écraser sur Terre si personne n'intervient pour la
déplacer, et Cable utilise déjà tout ce qu'il peut de son pouvoir
télékinétique pour tenter de dévier la trajectoire ou au moins de
compenser la chute, ce qui le rend vulnérable aux attaques de son
techno-virus. De son côté, Tornade doit gérer seule l'invasion des
groupes terroristes voulant assassiner l'impératrice Shi'ar Xandra,
mais au moins la force létale est autorisée dans ce genre de
circonstances, ce qui permet de découvrir une facette assez extrême
du pouvoir d'Ororo. Quant à Gyrich, ORCHIS semble l'avoir lâché
dès que l'organisation a su se trouver une personne plus digne de
confiance et surtout plus influente que lui. Condamné à mourir dans
l'espace, Gyrich emporte avec lui le secret de l'identité de cette
personne, une nouvelle taupe d'ORCHIS au sein de la mutanité. Une
taupe dont les projets personnels semblent aller bien plus loin que
ceux de l'organisation anti-mutants...
X-Men
– The Trial of Magneto #4 :
Wanda est maintenant revenue à la vie, pratiquement par ses propres
moyens, et elle contribue à vaincre les trois immenses créatures
déchaînées qui attaquaient Krakoa depuis son retour. En faisant
enfin la paix avec son passé et son avenir, la Sorcière Rouge
reprend pleinement le contrôle de la situation et parvient à mettre
un terme à la panique qui gagnait les citoyens de l'île. Mais il
reste néanmoins une question brûlante sur toutes les lèvres :
que faire de la Sorcière Rouge maintenant que le calme est revenu ?
Après tout, il s'agit d'une non-mutante qui a effacé de la réalité
des millions de mutants par le passé... mais c'est aussi une amie et
une ex-Avenger, et surtout une victime de meurtre. Et il semblerait
que Wanda connaisse l'identité de son assassin...
X-Force
#25 :
Logan prend son pied en surfant sur les vagues ultra-dangereuses de
la Crique du Mutant Mort, charmant petit coin de paradis sur Krakoa
que tout le monde évite soigneusement. Mais il y fait aussi la
rencontre d'autres surfeurs qui risquent leur vie sur ces mêmes
vagues, et l'adrénaline aidant un certain rapprochement a lieu sur
le sable en fin de journée. Kid Oméga de son côté organise une
sortie privée avec Phoebe près du dortoir des nouveaux-nés, mais
l'avalanche de son affection pour elle finit par avoir raison de
l'enthousiasme de Phoebe qui préfère rompre par télépathie pour
rejoindre le lien si spécial qui l'unit à ses sœurs. De leur côté,
les surfeurs rencontrés par Wolverine ne sont pas ce qu'ils semblent
être, et ils dérobent trois bébés dans le dortoir avant de
prendre le large... en nageant et respirant sous l'eau. Seraient-ils
Atlantes ? Pourquoi une nation dirigée par un mutant voudrait
kidnapper des bébés mutants sur une autre nation mutante ?
X-Force va sans aucun doute devoir élucider ce nouveau mystère
avant qu'une crise ne prenne...
Wolverine
#17 :
Chaque nouvelle semaine apporte son lot de menaces pour la jeune
nation mutante de Krakoa. En ce moment, Logan monte une opération
pour éliminer de dangereux terroristes qui tentent d'empoisonner
toute la zone maritime autour de l'île afin de se débarrasser de
tous les mutants qui y vivent paisiblement. Une bonne chose que
Maverick rejoigne le petit groupe commando qui opérera en toute
discrétion, c'est toujours utile d'avoir un partenaire équipé de
son propre sous-marin. Mais quand un indic et ami de Wolverine
disparaît subitement après avoir peut-être découvert un petit
secret pas trop réjouissant via une technologie krakoane, le mutant
griffu va devoir mener l'enquête ! Et le plus rapidement
possible, sous peine de perdre encore une fois des proches dans cette
histoire. Proches dont il devrait d'ailleurs apprendre, pour
certains, à sérieusement se méfier, car nombreuses sont les
occasions de jouer double-jeu dans cette partie.
---
Il
n'y a pas une seule série qui ne mette en scène un nouveau danger
mortel menaçant de frapper Krakoa de plein fouet ces temps-ci. A
croire que le Règne X ne se termine bientôt sur une catastrophe...
Wolverine
est mis à l'honneur dans ce numéro de la revue de Panini, et je
sens qu'il va être très occupé dans les mois à venir entre toutes
les affaires qu'il doit superviser personnellement. Solem, Maverick,
X-Force... j'espère qu'il ne va pas faire un burn-out !
Enfin,
Monsieur Sinistre a eu ce qu'il méritait devant tout le reste du
Conseil Secret. Mais malheureusement, même après ce petit
défoulement de la part de Psylocke, il demeure intouchable
concrètement et libre de poursuivre ses expériences néfastes. Mais
de plus en plus de monde autour de la table semble s'accorder sur le
fait que Sinistre représente un danger dont il va bientôt falloir
se séparer... et le plus efficacement possible cette fois-ci. Mais
la résurrection de Madelyne Pryor risque d'être un problème un peu
plus urgent et pressant pour le moment.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Elinor
et Marianne Dashwood sont deux sœurs aussi opposées de caractères
que complémentaires dans leur affection. Vivant avec leur mère et
leur plus jeune sœur Margaret, elles coulent des jours heureux dans
la propriété familiale toutes ensemble, ne rêvant qu'au bonheur
continuel d'être toutes rassemblées. Elinor est la voix de la
raison, toujours pondérée et mesurée dans ses propos comme dans
ses actes, elle ne se laisse pratiquement jamais dévier du droit
chemin et jamais elle ne songerait à offenser qui que ce soit par
son attitude ou une parole malheureuse. Marianne, en revanche, est
tout entière soumise à ses émotions, lui dictant qui aimer et qui
mépriser, quoi paraître, quoi dire et quoi faire en toutes
occasions.
Quand,
à la mort de leur père, les filles se retrouvent privées de leur
juste héritage par leur frère aîné venu faire valoir ses droits,
la petite famille déménage alors dans le Devonshire pour
s'installer dans un charmant petit cottage parfaitement suffisant
pour elles toutes, loin des tumultes de la vie citadine. Même s'il
est difficile de renoncer aux joies du lieu qui les a vu grandir,
elles acceptent plutôt bien ce revirement et se feront même de
nouveaux amis pour sociabiliser et se produire en bonne compagnie
aussi souvent que possible.
Mais
évidemment, ces deux jeunes femmes ne pouvaient rester bien
longtemps sans courtisans, et voici que Marianne fait la rencontre
presque enchanteresse du beau Willoughby, tandis qu'Elinor reçoit
les visites assidues mais taciturnes d'Edward Ferrars. Désespérant
de faire avancer la relation naissante mais extrêmement plate entre
Elinor et Edward, leur entourage se concentre entièrement sur
Marianne et Willoughby, qui après s'être fréquentés quelques
semaines sont de l'avis général d'ores et déjà fiancés et prêts
à franchir le cap du mariage dès que possible !
Hélas...
un petit voyage à Londres aura vite fait de doucher les rêves et
les espoirs de Marianne, alors en proie à une infinie lassitude sans
son galant. Espérant le revoir à chaque coin de rue, à chaque
nouvelle réception, elle se laisse sombrer dans la morosité et se
refuse à faire bonne figure quand son cœur est en miettes. Elinor
de son côté fera passer ses propres souffrances émotionnelles au
second plan pour mieux assister sa sœur et maintenir le contact avec
leur mère restée à la campagne.
La
vie à Londres est loin d'être aussi merveilleuse qu'on le dit, et
cela les deux sœurs Dashwood le découvriront bien assez tôt quand
les objets de leur affection feront leur grand retour dans leur vie.
Beaucoup de choses peuvent changer en quelques semaines de
séparation, beaucoup de situations nouvelles peuvent advenir, et
certains détails demeurés cachés jusque-là connaîtront une rude
révélation. Qui de la si sensible Marianne ou de la trop en retrait
Elinor finira par connaître le vrai bonheur ?
---
Longue
sera la route vers la résolution de toutes ces intrigues amoureuses,
mais n'en doutez pas ce premier roman de la désormais légendaire
Jane Austen vous emportera bel et bien au cœur des tourments
féminins de la bonne société de son époque, rien ne vous sera
épargné et vous connaîtrez enfin tout des affres de l'amour, des
plus beaux moments passés ensemble jusqu'à la terrible dépression
et l'affliction la plus sincère et la plus douloureuse.
Je
ne peux décemment pas vous en révéler davantage sur l'intrigue
sans vous gâcher du même coup tout le plaisir de cette lecture, car
plaisir il y a, aussi je vais maintenant vous parler davantage du
style de l'auteure. En un mot : vivant. Vibrant de cette vie que
l'on connaît sous la Régence Britannique, vie rythmée par les jeux
de la société et des liens familiaux, vie parcourue aussi par de
parfaits hasards se présentant soudainement et dont il faut savoir
profiter ou se prémunir.
Jane
Austen. Impossible pour moi de formuler la moindre critique négative
concernant son œuvre présente, à part peut-être la relative
longueur du premier tiers au rythme assez inégal ? Mais une
fois ce passage derrière nous, c'est l'emballement général pour
tout le reste et je vous garantis que si vous avez un tempérament
plutôt sensible et curieux, vous ne lâcherez ce livre pour rien au
monde avant d'avoir atteint la toute dernière page et enfin connu
toutes les explications du comportement d'untel ou d'unetelle à
certaines occasions.
Tout
se joue toujours dans les nuances et la subtilité pour Elinor,
tandis que Marianne sera en proie à des emportements romantiques
intenses et sujette à de nombreuses plaisanteries. Bien d'autres
rencontres et tempéraments viendront enrichir l'entourage des deux
sœurs Dashwood, en bien comme en mal, et dans l'ensemble ainsi formé
par cette histoire vous trouverez tout ce qui fait le monde, la
violence physique en moins évidemment. Il y a aussi et surtout une
poésie omniprésente dans le déroulé des intrigues principales, et
déjà pour l'époque de sacrés retournements de situation que
personne n'aurait pu prédire !
J'ai
désormais hâte de deux choses : voir une adaptation
cinématographique de ce roman (je n'ai que l'embarras du choix
apparemment), et lire les suivants avec gourmandise et délectation,
prêt que je suis à passer par tous les états émotionnels que l'on
me suggérera !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Elle
avait sacrifié sa propre vie pour emporter le mal incarné dans le
néant éternel, sauvant ainsi par son geste héroïque l'ensemble
des univers. Elle a ensuite parcouru les mondes au-delà, découvrant
d'autres cultures de l'après-vie et faisant des rencontres
véritablement magiques, et elle a même pu s'entretenir avec ses
propres dieux qui lui ont offert une place de choix parmi leur
panthéon immortel.
Mais
Diana, princesse des Amazones, n'est pas du genre à se reposer pour
si peu. Sa propre mort ne l'a pas empêché de continuer à œuvrer
pour le Bien et la Vérité, même dans l'au-delà, et ainsi elle
fait le choix de revenir parmi les simples mortels pour poursuivre la
défense des plus faibles, des opprimés et de toutes les personnes
et créatures qui se sentent menacées par les dérives des plus
forts qu'elles.
Oui,
à la surprise générale mais au grand bonheur de toutes et tous,
Wonder Woman est de retour, en chair et en os, et elle reprend son
rôle de protectrice pour le monde tout entier sans même profiter
véritablement d'un seul jour de repos pourtant bien mérité. Et à
peine l'humanité se remet-elle à espérer en sa présence que les
esprits les plus vils se remettent à comploter contre elle...
Le
Dr. Cizko par exemple semble ourdir dans l'ombre un complot visant à
dénaturer l'héritage de Wonder Woman, et propage par ses écrits
une idéologie masculiniste toxique au possible qui malheureusement
séduit un large public. Une toute nouvelle société s'organise
autour de lui, de son influence néfaste, et leur ordre du jour est
on ne peut plus clair : abattre Wonder Woman, pour de bon cette
fois !
En
parallèle, le maître du monde-miroir débarque sur le plan mortel
pour asséner à Diana de douloureuses vérités, comme par exemple
le fait qu'elle ne se sente pas totalement elle-même ni parfaitement
entière depuis sa résurrection, comme si une part de sa personne
lui échappait encore sans qu'elle puisse l'identifier. Des
doubles-miroirs de Diana se mettent à attaquer tous les endroits
qu'elle fréquente, partout où elle se rend, dans le seul but de la
provoquer et de l'attirer jusqu'au traquenard fomenté par le
souverain des reflets. Mais de cette épreuve, à nouveau, elle
sortira victorieuse, bien qu'en proie à un certain doute.
Si
seulement c'étaient là les seuls tourments que devait endurer Diana
depuis son retour à la vie, ce serait presque idyllique. Mais hélas,
les Amazones ne paraissent plus aussi soudées qu'avant et un conflit
se prépare sur l'Île du Paradis, conflit alimenté par un peuple
encore plus ancien que les Amazones et qui prospérait sur Themyscira
avant que les dieux de l'Olympe ne les en chassent pour les remplacer
par leurs fidèles. Une vérité encore une fois difficile à
encaisser et à admettre pour celle qui s'en fait la championne, et
des révélations sur lesquelles elle devra mener sa propre enquête
pour tâcher de découvrir ce que préparent les mystérieux Enki...
---
Enfin,
nous y sommes ! Il suffisait d'un petit effort de concentration
pour franchir le premier tome qui était plutôt assez complexe à
digérer, et nous revoilà enfin face à la Wonder Woman que l'on
aime tant et dont on attendait toutes et tous le grand retour sans
vraiment oser espérer que ce soit si tôt !
Au
scénario Becky Cloonan et Michael W. Conrad nous régalent avec
cette résurrection enfin vécue pleine et entière, le retour de la
dernière membre de la Trinité DC qui n'avait pas encore connu la
mort. Force est toutefois de constater que ce retour est plutôt
rapide et que l'on ne s'y attarde par vraiment outre-mesure, en tout
cas pas en longueur, alors que Superman avait pour sa part bénéficié
de toute une saga relatant sa propre expérience en la matière.
Mais
c'est à l'image de cette nouvelle vision de Diana, elle ne s'attarde
pas sur ses propres émotions et ses doutes et se concentre davantage
sur la meilleure façon de se rendre utile sitôt revenue d'entre les
morts, ce qui lui vaut une fois encore l'admiration de la plupart des
gens... et la jalousie maladive des autres.
Il
risque aussi d'y avoir prochainement une autre sorte de confrontation
autour de la princesse des Amazones : celle pour obtenir son
cœur ! Car si Steve Trevor semblait avoir réussi à presque
tourner la page après la perte de cette relation, Diana dans
l'au-delà a fait la rencontre du terriblement attirant Siegfried et
grâce aux manigances du Dr. Cizko le voilà lui aussi ramené parmi
les vivants. Il faudra choisir...
Wonder
Woman n'a jamais vraiment été,
à mon sens et à l'aune de ma pauvre expérience personnelle, une
série réputée pour sa grande originalité, mais plutôt pour les
valeurs sûres et universelles qu'elle défend et met en lumière de
façon admirable. Cette version DC Infinite doit relever le défi
après le sacrifice plus qu'honorable de son héroïne précédemment,
et pour le moment... je suis assez confiant et plutôt soulagé aussi
que l'arc de l'au-delà soit bel et bien derrière nous. Retour à du
concret et à un terrain connu, avec toujours bien sûr quelques
petites surprises ici et là pour que la nouvelle génération puisse
s'y retrouver également, et c'est tant mieux !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Un
être à la puissance terrifiante débarque soudain sur Terre pour
s'emparer d'un mystérieux objet dissimulé dans un coffre à
dispositif de furtivité. Plusieurs endroits de la planète ont déjà
été explorés par cette créature, guidée par un non moins
mystérieux Timonier. Ne restent apparemment que deux coffres sur sa
route, et le premier est à l'ambassade de Latvérie à New York, où
Sue va devoir s'infiltrer pour tenter d'identifier l'objet détenu
par Fatalis. Mais le souverain de Latvérie est sur place lui aussi
et fait exploser son coffre avant que le contenu n'en soit révélé.
La créature repart donc pour son prochain arrêt : le Baxter
Building !
En
effet, Reed possède lui aussi un coffre de ce genre dans lequel il a
enfermé et scellé une expérience avortée bien des années
auparavant. Une expérience qui ne demande qu'à être relâchée...
et c'est ce qui va se produire quand la créature s'en emparera. Mais
ce n'est apparemment toujours pas ce qu'elle et son Timonier
recherchent, donc le terrifiant combattant quitte à nouveau les
lieux pour une destination inconnue.
En
lieu et place du Baxter Building, c'est une toute nouvelle source
d'énergie qui explose littéralement dans toutes les directions et
s'étend de plus en plus, consumant tout sur son passage. Il s'agit
de l'énergie zéro, à la base-même de toute la création de
l'univers. Fatalis et Reed tentent de l'endiguer et de la comprendre
en un temps record, mais c'est finalement Valeria qui permettra de
résoudre la situation en y ajoutant une invention de son cru. La
source d'énergie devient ainsi jugulée par un cadran qui la
transforme en un portail ouvert sur toutes les réalités, toutes les
temporalités : le premier Portail Omniversel.
En
théorie, grâce à lui on peut désormais accéder à n'importe quel
point de n'importe quelle ligne temporelle ou réalité alternative,
si et seulement si on sait s'en servir pour piloter l'ouverture du
portail dans les deux directions. Ce que Valeria va s'empresser de
faire, non sans une petite déception de cœur à la clé pour la
jeune exploratrice de l'impossible. Quant à Franklin, il veut
utiliser le portail pour se rendre sur Krakoa, dont l'accès ne lui
est plus possible depuis qu'il a usé tout le reste de ses immenses
pouvoirs face à la créature du Timonier plus tôt.
Désespéré
à l'idée de ne plus être un mutant, de ne l'avoir jamais été
vraiment selon le Professeur Xavier en personne, Franklin ne sait
plus à qui se confier ni à qui être utile, et se sent comme le
poids mort de la famille et de l'équipe. Mais soudain, le portail
s'active et crache un flot ininterrompu de réfugiés de différents
univers, venant chercher protection et secours sur Terre auprès de
leur dieu créateur à tous : Franklin lui-même !
C'est
alors qu'arrive la véritable menace. L'Élégie au terme de toutes
choses, la fin incarnée de tous les univers, un concept abstrait
personnifié et qui suit à la trace les Quatre Fantastiques depuis
leur voyage dans le multivers pour tenter de le recréer entièrement.
Son but à elle est simple, tout détruire sur son passage, et
Franklin en créateur omnipotent était jusque-là son pire ennemi,
mais à présent qu'il a perdu tous ses pouvoirs, il n'est plus qu'un
humain perdu et impuissant. Mais fils des plus grands héros de ce
monde, qui feront tout pour lui offrir une chance face à l'Élégie !
Reed
prépare tout de même un plan B et demande au Surfeur d'Argent de
venir en urgence sur Terre avec l'Annihilateur Ultime, cette arme
antique gardée par nul autre que Galactus en personne. Une fois tout
le monde réuni pour faire face à l'Élégie, il s'avère que seul
Franklin peut avoir une chance d'utiliser l'artefact contre elle en
raison de son imagination illimitée qui lui permet de comprendre la
trame de l'univers de façon instinctive. L'Élégie recule et
accepte même un marché de la dernière chance quand Reed lui
propose de lui ouvrir un passage vers la fin programmée de
l'univers, en aller-simple, via le portail omniversel. Le combat est
fini, et l'heure des réparations s'impose tandis que le Surfeur va
conduire les milliers de réfugiés sur un nouveau monde à même de
les accueillir.
Mais
quand une catastrophe est réglée, une autre se profile presque
aussitôt à l'horizon ! C'est le moment de la grande invasion
des dragons-symbiotes du dieu Knull sur Terre, et les Quatre
Fantastiques seront mis à contribution au cœur de la résistance
pour tenter de vaincre ce redoutable ennemi de tout ce qui vit. Mais
la possession par des symbiotes de certains des membres de la famille
va révéler des failles complexes dans la confiance qu'ils
s'accordent les uns aux autres, et les petits secrets bien enfouis
dans les inconscients vont remonter à la surface, exacerbant les
conflits.
Toutefois,
rien n'est véritablement impossible pour les Richards, et après
cette guerre-éclair le pardon est vite accordé à chacun des
membres de cette belle et grande famille. Le pardon, oui... mais pas
l'oubli.
---
Ce
septième tome de la série Fantastic Four version
Dan Slott était tout de même un gros morceau à digérer malgré
son nombre de pages totalement normal, ce qui est là aussi assez
normal en fait quand on parle d'une série centrée sur des
personnages repoussant sans cesse les limites de l'impensable et de
l'impossible.
La
science-fiction super-héroïque est un thème que les Fantastiques
maîtrisent sur le bout des doigts, et quand quelque chose de nouveau
se présente ils ne mettent jamais bien longtemps à en comprendre
les rouages essentiels pour ensuite tirer tout le monde du mauvais
pas et vers le haut. Mais s'il y a bien une chose qui fait
cruellement défaut en temps de crise dans une famille aussi
exceptionnelle, c'est la confiance mutuelle. Certains de leurs plus
grands adversaires le savent et l'ont déjà expérimenté, et on
ignore toujours ce que le Docteur Fatalis va préparer pour son
prochain grand coup d'éclat.
Dan
Slott nous prouve en tout cas qu'il sait toujours aussi bien ciseler
les dialogues entre tous les personnages qu'il doit gérer, et que
ses intrigues même les plus abracadabrantes tiennent malgré tout
debout d'elles-mêmes sans vrai problème au final, juste que c'est
parfois un peu trop dense pour un lectorat lambda qui préférera dès
lors des séries plus orientées action et moins réflexion. Il en
faut pour tout le monde !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Les
Maraudeurs ont porté un coup terrible aux mutants héroïques du
Professeur Xavier, en assassinant froidement et massivement les
Morlocks dans les tunnels de New York. Quelques uns seulement ont
survécu et sont trop grièvement blessés pour retourner dans les
souterrains, les X-Men doivent donc leur trouver un endroit sûr où
ils pourront être soignés correctement. L'île de Muir, en Écosse,
leur semble la meilleure solution et un transport est donc aussitôt
affrété pour le laboratoire de Moira McTaggert.
Mais
les infâmes assassins n'en ont pas terminé pour autant avec les
X-Men, et ils se plaisent d'ailleurs à le leur rappeler à maintes
occasions en les attaquant par surprise jusque dans les lieux où les
héros se sentaient jusque-là le plus en sécurité. L'institut
Xavier fera ainsi les frais d'une attaque sournoise de
Dents-de-Sabre, tandis qu'une autre partie de l'équipe sera aux
prises avec la redoutable Malice capable de prendre possession des
corps de ses victimes, retournant ainsi les pouvoirs des coéquipiers
contre eux-mêmes et brisant les liens de confiance.
Si
Tornade n'a toujours pas récupéré l'usage de ses pouvoirs, elle
demeure néanmoins la cheffe d'équipe des X-Men et saura les tirer
de ces mauvais pas en raisonnant non pas en proie mais en prédateur,
un plan qui trouvera un écho chez Wolverine notamment pour qui la
chasse est bel et bien lancée !
Une
nouvelle équipe voit aussi le jour après ces quelques
échauffourées, une équipe entièrement féminine composée par
Malicia, Psylocke et Dazzler, épaulées par le jeune Longshot lui
aussi tout récent. Dazzler a en effet décidé de rejoindre les
rangs des X-Men pour tenter de maîtriser son pouvoir mais surtout sa
destinée, sa carrière musicale partant à vau-l'eau depuis quelques
temps. Quant à Psylocke, il s'agit de la sœur jumelle du Captain
Britain en titre, Betsy Braddock, et elle dispose d'importants
pouvoirs télépathiques qui la rendent capable de remplacer sur le
terrain des gros calibres comme Jean Grey par exemple. Du moins
pendant un temps, car elle non plus ne se maîtrise pas encore
totalement et recherche donc la cohésion et l'enseignement des
anciens élèves de Charles Xavier pour mieux se connaître
elle-même.
Toutefois,
les Maraudeurs ne vont pas s'en prendre qu'aux seuls X-Men pour les
avoir empêché de tuer tous les Morlocks : leurs proches seront
également des cibles de choix, comme Havok et Polaris par exemple
qui ne verront même pas le coup venir. Tandis qu'Alex se rend à
Westchester pour retrouver le reste de l'équipe, Lorna se retrouvera
possédée par Malice, ses pouvoirs servant désormais la cause
néfaste de celui que ses sbires appellent avec crainte Monsieur
Sinistre...
La
cohésion et l'esprit d'équipe, deux valeurs cardinales chez les
X-Men et qui seront une fois de plus mises à l'épreuve par un
nouvel arrivant, un certain Horde, apparemment doté du pouvoir de
plier la réalité à ses moindres désirs. Pourtant, il charge les
X-Men de pénétrer pour lui dans un palais onirique et d'y dérober
un cristal unique en son genre que lui-même ne peut se résoudre à
approcher tant les pièges sont nombreux et pervers. Chacun verra
ainsi ses désirs les plus profonds exaucés de bien des façons,
mais rien ne sera jamais vraiment comparable à la vie du groupe dans
son ensemble et ils finiront par triompher à la fois du cristal et
de Horde, en grande partie grâce à l'esprit chevaleresque de
Wolverine d'ailleurs.
Enfin,
c'est un tout autre défi qui attend les mutants. Kitty Pryde, alias
Shadowcat, fait elle aussi partie des victimes collatérales de la
tuerie de masse des Maraudeurs, et son corps commence à se dissoudre
dans l'air ambiant à une vitesse alarmante. Si rien n'est fait, ce
pourrait bien être la fin de cette toute jeune recrue déjà si
expérimentée et attachante pour toutes et tous. Magneto se résout
donc à demander de l'aide à la seule personne assez intelligente
pour soigner ce mal incroyable, Reed Richards, le leader des célèbres
Quatre Fantastiques !
Mais
les Fantastiques traversent justement une crise interne toute
personnelle et l'équipe part en vrille de tous côtés, par la faute
des anciens écrits intimes de Reed justement et de sa possible
totale culpabilité dans l'accident qui leur a conféré leurs
pouvoirs mais les a aussi condamné à une vie différente de tout ce
que l'on pourrait imaginer. Reed lui-même en vient à douter
profondément de ses qualités de meneur et d'ami, ainsi et surtout
que de son propre intellect devenu si froid et distant. Rongé par
ses doutes, Richards refuse donc d'œuvrer sur le cas de Shadowcat,
pensant faire plus de mal que de bien.
C'est
alors qu'un nouvel arrivant dans cette affaire se manifeste, nul
autre que le terrible Docteur Fatalis, qui propose son aide aux X-Men
gratuitement, sans autre contrepartie que de reconnaître sa
supériorité intellectuelle sur son ennemi et rival de toujours.
L'équipe est divisée comme peu souvent autour de cette question :
faut-il accepter l'aide de Fatalis, pratiquement le Diable incarné
pour certains, au prix de l'âme du groupe si jamais un jour le tyran
venait à leur réclamer cette dette ? Ou bien, pour préserver
apparences et orgueils, vaut-il mieux laisser Kitty disparaître à
tout jamais ?
Après
quelques combats entre les X-Men et les Quatre Fantastiques, la
décision est finalement prise de confier le sort de Kitty à
Fatalis, qu'importent ses réelles motivations. En l'absence de toute
volonté chez Richards, seul le souverain de Latvérie peut la sauver
en reprenant les calculs et appareils de Reed et en les améliorant à
sa façon. Mais même ainsi, l'opération demeure très risquée et
les chances de réussites sont faibles.
C'est
Susan qui finira par découvrir toute la vérité : le journal
qui faisait tant douter son mari n'est qu'un faux, rédigé par
Fatalis lui-même à l'époque où lui et Reed se fréquentaient à
l'université et échangeaient sur tous les sujets scientifiques à
leur portée en vrais partenaires, jusqu'à l'accident tant décrié
qui coûta son visage à Victor et blessa aussi cruellement sa
fierté. Ce faux journal intime était donc un piège laissé là par
l'ennemi le plus intime des Fantastiques, le plus à-même de les
briser ainsi que leur confiance en eux, piège qui hasard du
calendrier s'est déclenché au moment où les X-Men auraient eu le
plus besoin de l'aide de Richards.
Acceptant
de garder ce secret pour elle mais révélant la vérité à Fatalis
lui-même pour le menacer directement si jamais il s'en prenait à
nouveau à sa famille, Sue va devoir laisser son mari reprendre
confiance en lui tout seul pour surmonter cette difficile épreuve
morale. Et contre toute attente, c'est l'innocence d'un petit garçon,
Franklin Richards, qui fera plier la volonté de fer de Fatalis et le
poussera à coopérer avec Reed comme au bon vieux temps, dans le but
de sauver une vie, même mutante.
---
Le
fin mot de tout ceci, c'est qu'en cette première moitié de l'année
1987 deux équipes majeures de chez Marvel connaîtront plus que leur
lot de doutes internes et de remises en question parfois assez
drastiques, sous la plume de Chris Claremont et les dessins de Jon
Bogdanove et d'un tout jeune Marc Silvestri aussi. Épaulés par les
vétérans que son déjà Alan Davis et Barry Windsor-Smith, les
artistes livrent une prestation sans failles que j'aurais apprécié
un poil plus sans les habituelles erreurs typographiques de Panini
dans la transcription en Français des textes de ces quelques
chapitres. Encore une fois, une relecture aurait pu résoudre ce
problème rapidement, mais bon ça coûte peut-être trop cher, je ne
suis pas éditeur moi-même donc je veux bien leur accorder, une fois
de plus, le bénéfice du doute.
Pour
le reste, et en arrêtant de chipoter, on se trouve ici devant une
année 1987 servant ouvertement d'intervalle entre deux grands
événements, l'un passé (le massacre des Morlocks par les
Maraudeurs) et l'autre encore à venir (la chute des mutants). Les
récits de cette première moitié d'année sont donc principalement
concentrés sur les conséquences directes et sur du plus ou moins
long terme des actions des Maraudeurs et de leur campagne de
harcèlement vis à vis des X-Men et de leurs alliés. Nul doute
n'est cependant permis, les héros reprendront le dessus à un moment
qui reste encore à définir mais qui risque d'arriver tout
prochainement, le temps pour eux de relever la tête hors de toutes
ces épreuves.
Et
pour cela, quoi de mieux que le miracle de la ''résurrection'' de
Kitty Pryde, aimée de toutes et tous et enfin ramenée parmi les
siens après un processus assez lent de guérison ? Claremont
nous présente les tourments intimes de Reed Richards d'une façon
que nous commençons à bien identifier et à bien connaître
maintenant, très psychologique, et la délivrance viendra à la fois
d'une reprise de confiance et de l'intervention salvatrice d'une
femme d'honneur et mère dévouée que rien ne fera reculer pour
protéger les siens. On retrouve ainsi cette dynamique de femme forte
et pratiquement indépendante si chère déjà à l'époque pour
l'auteur et qui sera ré-exploitée bien plus tard dans la série
X-Trême X-Men.
Et
Fatalis dans tout ça me direz-vous ? Égal à lui-même, comme
toujours, et il est fortement à redouter qu'il exigera paiement de
la dette mutante envers lui un beau jour... mais pour le moment, je
préfère garder dans mon esprit ce moment parfait où Franklin le
fait plier par ses larmes et sa touchante innocence infantile. Comme
quoi, même le cœur le plus endurci et le plus desséché peut
encore entendre la voix de la raison quand c'est nécessaire... ou
bien n'était-ce qu'un calcul de plus dans l'esprit perfide de celui
qui ne rêve que d'anéantir corps et âme son plus grand rival en ce
monde ? J'y trouve personnellement un peu des enseignements
dispensés par Dickens en son temps. Et s'il y a bien une chose qui
est et restera, c'est que les X-Men sont intemporels !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !