mardi 10 septembre 2024

Le Pont des Tempêtes tome 3 - L'Héritier Insoumis (Bragelonne - Mars 2024)


Le roi Silas Veliant, seigneur tout puissant de Maridrina, convoite le célèbre Pont des Tempêtes, un ouvrage architectural à nul autre pareil que possède et défend chèrement le petit royaume insulaire d'Ithicana. Silas a mis en place une stratégie impitoyable pour s'en emparer, en utilisant l'une de ses filles comme une arme aussi belle que dangereuse. Mais il aurait peut-être aussi du se méfier de son fils...


En effet, le prince Kéris Veliant est tout l'opposé de son tyran de père. Lettré, maniéré et préférant davantage la compagnie des bordels et des livres plutôt que celle de ses soldats... le roi Silas ne cache d'ailleurs pas son immense déception d'avoir pour héritier ce dandy qu'il juge incapable de quoi que ce soit. Mais Kéris cache bien son jeu, car en réalité il possède un esprit acéré et de redoutables facultés martiales, et sait pertinemment que son père ou l'un de ses plus jeunes frères tentera de le faire assassiner au plus tôt pour s'emparer de son titre de prince héritier justement.


Le paisible Kéris est aussi épris de pacifisme et d'idéalisme, deux choses que ne tolère absolument pas le roi son père. L'envoyant dans la colonie de Nerastis, une ville en ruine juchée des deux côtés d'un fleuve frontalier, Silas espère bien que son bon à rien de fils se fera tuer tôt ou tard en défendant ce bout de terrain convoité sans cesse par la nation voisine de Valcotta. Kéris y passe le plus clair de son temps à lire, jouer et coucher, tout en rêvant secrètement de renverser la vapeur et d'instaurer une paix durable dans la région pour que les nombreux colons et cultivateurs puissent enfin vivre décemment sans la crainte des raids ennemis.


De l'autre côté du fleuve, à Valcotta, se trouve la générale impériale Zarrah Anaphora, une guerrière accomplie qui a de nombreuses victoires à son actif et dont la principale mission, confiée par l'impératrice en personne, est de reprendre l’entièreté de Nerastis aux Maridriniens. Mais derrière ses compétences et son serment de vengeance à l'égard de cette nation ennemie, Zarrah espère elle aussi pouvoir faire changer les choses et aider au développement de la région, de ses habitants, de façon plus sûre et sans faire couler le sang plus que nécessaire.


Tout les oppose, et pourtant les deux ennemis jurés vont finir par se rencontrer incognito en ville lors de leurs sorties nocturnes, et vont commencer à échanger sur leurs idées d'un meilleur avenir sans avoir conscience de l'identité réelle de l'autre. Créant bien vite une amitié réciproque et une confiance mutuelle, ils essaient l'un comme l'autre de se donner des conseils et des informations pour permettre d'éviter les pillages et les raids meurtriers, parfaitement conscients là en revanche que cette relation serait aussitôt interprétée comme de la haute-trahison par leurs compagnons.


Et arrive finalement ce qui devait arriver : les deux âmes-sœurs se retrouvent enfin au fil de la passion explosive qui s'installe entre eux, jusqu'au moment fatidique où leur plus grand secret mutuel sera révélé à chacun. Dès lors, ne restent que la haine et la déception pour l'une, le chagrin et l'apitoiement pour l'autre. Mais quand Zarrah est faite prisonnière par une patrouille Maridrinienne, Kéris fait tout son possible pour lui éviter un sort funeste et demande à la place qu'elle soit envoyée à la capitale, Vencia, pour que le roi en personne statue sur son cas. Kéris l'accompagnera durant tout le voyage et tentera à plusieurs reprises de la faire évader, sans succès, et c'est finalement le roi Silas Veliant qui devra trancher entre son profond mépris pour la vie de son ennemie et l'intérêt stratégique qu'elle pourrait représenter en tant qu'otage.


Tandis que les agissements de sa sœur provoquent la chute d'Ithicana et la capture du roi Aren Kertell, son mari trahi, Kéris envisage alors un tout nouveau stratagème pour rendre sa liberté à son ancienne amante et lui prouver sa bonne foi quoi qu'il lui en coûte. Piégés tous les deux dans un château rempli d'ennemis de toutes parts et plongés au beau milieu des intrigues de la cour comme de celles de la guerre, les deux amants maudits vont devoir retrouver leur confiance l'un envers l'autre pour se donner une nouvelle chance et enfin venir à bout du mal qui ronge profondément leurs sociétés respectives. L'amour et l'idéalisme d'un côté, la guerre et la cupide fatalité de l'autre. Qui vaincra ?


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Les événements de ce troisième tome de la saga du Pont des Tempêtes se déroulent en fait en même temps que ceux du premier et du second tome, en parallèle des actions de Lara dont il sera souvent fait mention par ailleurs, jusqu'à ce que tout finisse par se rejoindre au bout du compte.


Est-ce que c'est une lecture utile, du coup ? Sans hésiter, oui ! Oui, parce que vous obtiendrez ainsi de précieuses informations qui rendront cet univers bien plus concret et surtout développeront de nouveaux personnages qui n'étaient esquissés qu'en surface dans le tome précédent, et qui pourtant ont toute leur importance ici et même depuis le début de la grande intrigue.


C'est un peu comme si l'autrice, Danielle L. Jensen, levait le voile sur des pans entiers de son récit et le rendait plus vraisemblable en l'étoffant à travers une autre histoire d'amour contrariée qui ne fait en définitive que renforcer la précédente, les deux étant en fait intimement liées. C'est un complément nécessaire et très agréable à la première trame que l'on a suivi dans les deux tomes précédents, et qui saura ravir le public tant des connaisseurs et des fans de la première heure que ceux qui choisiront de commencer par là et de rattraper ensuite. Tout est possible !


Alors attention, celles et ceux qui ne supportent pas très bien les scènes de sexe seront peut-être choqués d'en découvrir autant dans cet épais troisième tome, et surtout si bien détaillées et décrites. On n’atteint pas le niveau d'un Trône de Fer tout de même rassurez-vous, mais j'ai cru comprendre que les générations actuelles principalement visées par ce genre d'ouvrages tant au cinéma qu'en littérature se lassaient rapidement de ces scènes parfois trop gratuites et pas toujours nécessaires au bon déroulé du récit. Chacun jugera en son âme et conscience, pour ma part je n'ai rien trouvé de choquant dans cette lecture sur ce point particulier même si on peut arguer, à la rigueur, que Kéris met la barre très haut, trop haut peut-être pour nous autres simples mortels, et que cela n'aidera en rien les complexés et nombreuses victimes de la quête de la performance parfaite.


Blague à part, L'Héritier Insoumis nous offre un tout nouveau regard sur l'univers de son autrice et parvient à remarquablement bien développer son personnage masculin principal, même si certains clichés en la matière ne peuvent être évités. Zarrah quant à elle ressemble finalement beaucoup à Lara en plusieurs points, tout en présentant un contre-jour intéressant par rapport à cette dernière tant dans les motivations profondes que dans le rapport à l'amour.


De plus, avec la présentation exhaustive des deux royaumes ennemis de Maridrina et Valcotta, et à travers les personnalités retorses et perverses de leurs dirigeants, c'est aussi tout l'avenir de cette saga littéraire de romantasy qui s'annonce, quand tout finit par se recouper pour ne former plus qu'une grande tapisserie épique et sentimentale.


D'un point de vue strictement personnel maintenant, et j'en suis le premier désolé, je me dois de noter les nombreuses petites erreurs de Bragelonne dans son édition française, qu'il s'agisse de coquilles, de mots tronqués ou d'une qualité de traduction que l'on jugera passable au mieux par moments. C'est vraiment dommage qu'un travail sérieux de relecture n'ait pas été effectué pour virer toutes ces imperfections, et j'en fais souvent la remarque d'ailleurs, ça devient vraiment lassant, surtout pour un éditeur-clé dans le domaine de la fantasy et qui nous avait pourtant habitué à bien mieux lors de son apparition dans les années 2000, en éditant à la perfection des sagas mémorables comme celles de Terry Goodkind, Terry Brooks ou encore Raymond Elias Feist, sur des périodes assez longues en plus. Est-ce que le personnel a changé, est-ce qu'il y a un phénomène d'usure et de lassitude au sein de l'équipe... on ne le saura probablement jamais, mais le fait est que l'on ressent et que l'on observe concrètement aujourd'hui un relâchement vraiment dommageable. J'espère qu'ils vont finir par se ressaisir, à l'heure où de nombreuses autres maisons d'éditions se spécialises dans les beaux ouvrages de l'imaginaire...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 2 septembre 2024

L'Agent des Ombres tome 2 - Coeur de Loki (Pocket - Octobre 2008)


Bafoué, trahi, laissé comme un moins que rien. Après avoir connu la gloire et le doux nectar de la vengeance si longtemps préparée et enfin exécutée, Cellendhyll de Cortavar pensait obtenir une juste récompense de la part de son seigneur et maître. Mais Morion d'Eodh, le Maître des Mystères, Puissance du Chaos, avait d'autres projets pour son Ombre favorite. Il a implanté de force en Cellendhyll un second cœur, un cœur de Loki, connu pour ses capacités régénératives importantes. L'expérience visait à créer une sorte de guerrier hybride, renforcé par la magie loki... mais le résultat fut plus que décevant en vérité.


Devenu une véritable loque, incapable de se regarder en face, Cellendhyll a rapidement sombré dans la dépression et la haine gratuite envers tout et tout le monde, se laissant totalement aller et refusant complètement de se voir comme principale source du problème. Son corps de guerrier l'a quitté, ses muscles sont là mais enfouis sous la graisse, ses deux cœurs battant certes à l'unisson mais l'obligeant à consommer énormément de nourriture pour les alimenter. Échec sur toute la ligne, le puissant guerrier tant espéré n'est rien de plus qu'une gloire du passé qui ne se reconnaît plus lui-même et se morfond d'humiliations en défaites.


Pour l'obliger à reprendre du poil de la bête et à repousser ses limites, Morion décide finalement d'envoyer Cellendhyll en mission sur le Plan Primaire, dans la belle cité-franche de Véronèse, réputée pour ses beautés naturelles à couper le souffle et ses capiteux parfums, son sens de l'esthétisme et du luxe, ainsi et surtout que ses gemmelites de pouvoir, tant convoitées par les Puissances des autres plans. La mission est on ne peut plus simple : signer un document par procuration au nom de l'une des identités de Morion et valider ainsi l'acquisition d'un comptoir. Rien de plus, et rien de moins. Ah, si... le temps du trajet, quelques semaines environ, Cellendhyll sera accompagné de son tout dernier ami restant et encore capable de supporter son mauvais caractère. Gheritarish le Loki a lui aussi une mission à remplir : remettre son camarade en forme, au top niveau, en un temps record !


Ainsi, le voyage se déroule sans incidents majeurs, à part un entraînement à la dure dans les bois pour renforcer le corps du guerrier déchu et reprendre les bases. L'esprit, en revanche, ce sera à lui-même de s'en charger, si tant est qu'il soit encore capable de dépasser les nombreux préjugés qu'il entretient vis à vis de sa nouvelle personne. En chemin, le duo fera la rencontre fortuite de Devora, une guerrière elle aussi en route pour Véronèse, et un rapide lien d'amitié finira par unir le petit groupe vers sa destination. Et plus que de l'amitié, en ce qui concerne Cellendhyll...


Malheureusement pas encore au top de sa forme et de ses capacités, la première fois tant idéalisée est encore un échec cuisant pour l'ex-Ombre, et Devora prend le large, aussi déçue que lui. Ne reste dès lors que la mission, simple routine avant de reprendre une existence morne et solitaire. Mais peu à peu, Cellendhyll parvient contre toute attente à renverser la vapeur et à reprendre le dessus, triomphant de sa dépression et de son auto-apitoiement aussi bien que de ses formes disgracieuses. Presque redevenu lui-même, le guerrier aux cheveux d'argent entend bien tester ses nouvelles capacités physiques dans des situations de combat variées une fois arrivés en ville.


Ce qui amènera le duo d'agent du Chaos à frayer avec la criminalité locale, et surtout se mettre dans les pattes d'un complot secret visant à déstabiliser le fragile équilibre existant entre les Puissances, à s'interposer au cours de multiples tentatives d'assassinat envers un notable très reconnaissant, et à une fois de plus croiser le chemin des Ténèbres et du Légat Leprìn dont les plans de conquête confinent au sadisme pur. Une fois de plus en travers de la route et du destin du Père de la Douleur, le roi-sorcier des Ténèbres, Cellendhyll ne devra son salut qu'à la confiance qu'il accordera à ses rares compagnons d'aventure, et surtout à ce sentiment tout nouveau et pourtant si puissant qu'il éprouve ardemment pour la belle Devora, dont il croise à nouveau le chemin.


Pendant ce temps, Estrée d'Eodh, sœur de Morion et Fille du Chaos aussi courtisée que volage, poursuit ses tractations douloureuses avec le Légat des Ténèbres tout en entretenant une relation puissante et passionnée avec le Seigneur des Conquêtes de cette même Puissance, Empaleur des Âmes, qui s'éprend lui aussi très rapidement d'elle au point de remettre en question sa propre allégeance à terme. Évidemment, c'est un affront personnel pour le Légat, qui ne peut laisser cela impuni et se fera dès lors un devoir de détruire cette relation avant qu'elle ne porte ses fruits et surtout avant qu'Estrée ne lui échappe définitivement, et avec elle tous ses rêves de gloire et de grandeur aux yeux du Père de la Douleur.


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C'est le second tome de la saga L'Agent des Ombres du Français Michel Robert, et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on reconnaît déjà bien le style si particulier de l'auteur, entre maladresses disséminées ça et là au cours de la rédaction peut-être trop intense et surtout sans réelle relecture je pense, maladresses tout aussi imputables à son premier éditeur qui n'a pas effectué les vérifications d'usage à mon avis, ce qui devrait pourtant être un automatisme. Je finis par croire que je prêche dans le vide...


Bref, reprenons. Au-delà des fautes, des erreurs ou des confusions qui sont somme toute assez rares mais néanmoins présentes, nous nous trouvons ici face à un récit de reconquête, celle du corps de Cellendhyll par son esprit, après une déchéance très rapide puisque intervenue dans les toutes dernières lignes du précédent volume. Comme quoi il faut bien lire jusqu'à la toute fin, les incidences sont très importantes par la suite !


C'est aussi, et contre toute attente de ma part, une sorte d'histoire d'amour à la fois très sensuelle et en même temps terriblement crue par moments entre notre anti-héros qui n'est plus que l'ombre de lui-même et la redoutable guerrière itinérante Devora que le Destin, à défaut d'autre mot, placera judicieusement sur sa route comme une sorte de rédemption promise à l'issue de cette quête. Une récompense enfin à la hauteur de ses attentes, qui les dépassera même largement quand il en sera enfin digne et qu'il cessera de faire sa tête de cochon, pour rester poli.


L'entremêlement de ces deux genres, la romance fantaisiste et le côté plus sombre, poisseux, auquel nous étions précédemment habitués... fait des merveilles, je suis bien obligé de le reconnaître. Quand Michel Robert tient une idée, une bonne idée, il ne la lâche pas de sitôt et vous attendrez aussi durement et impatiemment que Cellendhyll le moment des retrouvailles avec Devora, l'aboutissement de tout un cheminement de pensée qui mènera à une grande révélation... et je ne peux déjà plus en dire davantage sous peine de vous gâcher toute une moitié du roman.


L'enquête multiple en elle-même est plutôt bien ficelée, même si assez prévisible en fin de compte, les personnages intervenants et gravitants autour de notre trio principal n'étant au final pas si nombreux et variés que cela. Des pistes très intéressantes et intrigantes sont cependant révélées et dévoilées en partie pour l'avenir, les prochains tomes, puisque cette saga en compte neuf ! Après, on retrouve les défauts du style peut-être pas encore trop expérimenté de l'auteur, dans la narration comme dans le recours parfois abusif à certains raccourcis ou au contraire un temps trop long passé sur de la simple exposition de faits. Des défauts qui ne sont pas réellement dérangeants une fois que l'on est plongé à fond dans l'histoire, qui se dévore alors d'une traite sans problème.


J'espère que les tomes suivants seront à la hauteur des attentes générées ici, en tout cas n'espérez toujours pas une fin 100% heureuse je préfère vous prévenir de suite, ici nous avons affaire à un univers sombre, froid, terriblement injuste et surtout cruel par bien des aspects. La moindre petite once d'espoir doit lutter chèrement pour survivre au milieu de tout cela, et les conséquences d'un abandon malavisé sont parfois redoutables. Un peu comme dans les bonnes vieilles parties de Jeu-de-Rôles au fond quand j'y pense, ça ne m'étonnerait pas outre mesure d'apprendre que Michel Robert en est un fervent adepte ! En tout cas, il fait honneur au genre à sa façon, et c'est tout ce que l'on est en droit d'attendre fondamentalement.


Les succès francophones dans le domaine de la fantasy, de la dark-fantasy en plus, sont assez rares et donc suffisamment précieux pour ne pas être boudés outre mesure, on peut sans difficultés passer l'éponge sur les quelques défauts un peu grossiers car ils ne sont que la marque d'un auteur qui se cherche encore à cette époque et qui affine cependant bel et bien son style, capable en outre de faire de réels progrès et de tenir les promesses de ses dénouements haletants. Ne boudons pas notre plaisir !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 23 août 2024

La V.O. du vendredi n°259 : Witchblade tome 1 (Image/Top Cow - Juillet 2018)


Journaliste de guerre victime d'une prise d'otages et d'un sévère syndrome post-traumatique, Alexandra Underwood mène maintenant une nouvelle vie à New York, au sein du service de protection des témoins, où elle tente de faire de son mieux pour gérer les cauchemars de son passé en même temps que les horreurs du quotidien auxquelles elle est régulièrement confrontée.


Lors d'une enquête en particulier, Alex croise la route d'un flic corrompu qui bat sa femme. En cherchant à protéger cette dernière, Alex se fait tirer dessus et est laissée pour morte dans une ruelle enneigée, jusqu'à ce qu'un étrange objet ne la trouve plus morte que vive et ne se lie à elle à jamais. Ramenée à la vie comme par miracle et sans la moindre blessure physique, Alex pense qu'elle a simplement eu de la chance et elle veut continuer son enquête coûte que coûte, mais elle fait alors la rencontre d'un homme mystérieux nommé Ash qui commence à lui parler de choses étranges et anciennes...


Refusant de l'écouter de prime abord, la jeune femme se retrouve de nouveau sur la route de son meurtrier et cette fois-ci l'objet qu'elle porte au poignet la sauve en tuant le ripou sur place. Mais elle est à présent la première suspecte dans une affaire de meurtre concernant un policier, et les Affaires Internes sont sur son dos et refusent de lâcher prise tant qu'elle n'aura pas avoué sa culpabilité ou expliqué sa présence sur les lieux du crime de façon satisfaisante.


De plus, Alex commence à faire le rapprochement entre le flic qu'elle a tué et un réseau de trafiquants d'êtres humains qui s'étend apparemment dans toute la ville, et dont chaque membre important porte sur lui une étrange marque cabalistique. En cherchant à en apprendre davantage, Alex est attaquée par une entité démoniaque et ne doit son salut qu'à l'intervention d'Ash, qui tente alors de lui faire comprendre ce dont elle a hérité et quelle est désormais sa place dans l'ordre des choses.


Plus facile à dire qu'à faire, et Alex pense encore que toute cette histoire est soit un cauchemar très costaud soit une crise de folie de sa part, mais bien vite elle devra se rendre à l'évidence : elle est l'hôte d'un pouvoir mystique très ancien qui peut aussi bien la tuer que l'aider à combattre le mal, ce même mal qu'elle affrontait déjà dans sa carrière normale sous d'autres aspects. Quand les démons reviennent frapper à sa porte et se mettent à menacer ses proches, à défaut de pouvoir lui faire véritablement peur à elle-même, Alex décide que c'en est trop et qu'elle doit contre-attaquer.


Avec l'aide de deux de ses plus proches alliés et les conseils certes incomplets mais toujours avisés de son mystérieux protecteur, Alex Underwood devient rapidement ce qu'on lui reprochait d'être : une justicière lancée aux trousses de personnes vraiment mauvaises et déterminée à sauver leurs victimes où qu'elles soient avant qu'il ne soit trop tard pour elles. Et grâce au Witchblade, cet Artefact qui lui a déjà sauvé la vie à deux reprises, elle peut maintenant combattre le mal à armes égales sur son propre terrain !


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Ceci est le premier tome de la seconde série Witchblade, datée de la seconde moitié des années 2010 et reprenant le concept de la précédente, où l'on suivait durant 185 numéros les aventures surnaturelles de la détective Sara Pezzini, détentrice du fameux Witchblade qui lui permettait de combattre et d'équilibrer les forces primales des Ténèbres et de la Lumière.


Ici, tout semble familier dans un premier temps : une héroïne qui fait le bien autour d'elle malgré ses propres traumas à dépasser au quotidien, qui se retrouve dans une sale situation dont elle ne sortira vivante que de justesse, et armée dès lors du gantelet magique qui lui conférera d'immenses pouvoirs qu'elle aura bien du mal à appréhender.


Mais là où Sara était policière et dans le feu de l'action en permanence, Alex est celle qui passe derrière, celle qui doit gérer les témoins, les familles endeuillées et les traumas des autres en plus des siens. Ce qui la rend peut-être plus humaine et moins parfaite ''Action-Girl'' que Sara si on y pense, tout en présentant un caractère relativement familier au lectorat avec cet entêtement revêche et ce côté fonce-dans-le-mur qui semblent bien être les marques de fabrique des hôtes du Witchblade.


Au scénario nous avons, chose nouvelle et assez importante pour le souligner, une femme ! Caitlin Kittredge nous livre sa propre version du comics mythique des années '90, dans une formule résolument plus actuelle et surtout moins tape-à-l’œil. Les dessins de Roberta Ingranata et les couleurs de Bryan Valenza nous transportent dans une New York faite d'ombres menaçantes au milieu de structures très communes, rien de fantastique dans l'architecture civile non, ici le Mal avec un grand M se cache dans les allées et les ruelles, dans les regards en coin, dans les petits détails qui échappent bien souvent au commun des mortels.


C'est une nouvelle formule, plutôt insidieuse si je puis m'exprimer ainsi... et honnêtement j'aurais normalement du détester cette lecture. Il faut dire que j'avais entendu le plus grand mal possible de cette nouvelle série portant le titre culte Witchblade, comme d'un genre de trahison du matériau d'origine et de dévoiement de l'esprit de la première série, y compris dans son style graphique maintes fois imité mais jamais vraiment égalé.


Et pour le coup, je suis content d'avoir été en tort parce que sinon je serai passé à côté d'une histoire de qualité, une enquête en-dehors des sentiers battus, toujours dans le thème du surnaturel mêlé à la vie quotidienne mais avec une petite dose d'humanité, de proximité avec le lecteur, que n'avait peut-être pas au départ Sara Pezzini et qui lui faisait défaut je trouve quand j'y réfléchis maintenant.


Certes, avec le recul on peut se dire qu'il est bien plus facile de créer quelque chose de meilleur et de relativement inédit en partant d'un concept déjà existant et en le poussant dans d'autres directions, mais je trouve surtout que ce que Caitlin Kittredge réussit à accomplir avec ce premier tome (contenant donc les six premiers chapitres de cette nouvelle série) est un véritable tour de force puisqu'elle parvient à déjouer les déceptions et à magnifier son héroïne en la rendant absolument abordable et compréhensible par tout le monde, pour peu que l'on ait soi-même déjà été blessé un jour psychologiquement parlant.


J'aurais presque préféré ne pas tant accrocher, pouvoir me dire que la première série était la seule qui compte vraiment et que cette nouvelle incarnation ne valait pas grand chose... mais ce serait me mentir et vous mentir également au passage. La vérité, ma vérité, c'est que Witchblade seconde du nom est un titre de qualité qui tranche agréablement avec tout ce dont on avait alors l'habitude sur ce genre de production, et que les équipes de Top Cow ont au moins eu bien du mérite à tester cette nouvelle formule durant un temps.


J'ai hâte évidemment de lire la troisième série, déjà en cours de parution en V.O. à l'heure actuelle, et qui se présente comme un véritable retour aux sources avec notamment la reprise de Sara comme personnage central. Mais, quelque part, je suis content de pouvoir faire ce petit détour vers un autre genre de narration, un autre genre d'héroïne, et une horreur moins excentrique et plus intimiste. C'était à essayer, et pour ce premier tome en tout cas c'est plutôt réussi malgré quelques petits défauts de conception ici et là que l'on pardonnera assez facilement. La série ne compte que trois tomes en tout, patientez donc encore quelques semaines voir quelques mois le temps que je les lise tous et ensuite on parlera de la série actuelle si elle vous intéresse aussi !

jeudi 22 août 2024

Sexy Cosplay Doll tome 9 (Kana - Février 2023)


Gros problème à l'horizon !! Marine est en train de vivre le pire cauchemar de tout mannequin et adepte de cosplay : elle a grossi... et tout le monde autour d'elle se met à lui en faire la remarque ! Pourtant, elle mange sainement et varie ses activités... mais où qu'elle aille désormais, chaque fois c'est la même chose, au salon de beauté comme sur les sites des shootings auxquels elle participe, quelqu'un va forcément lui dire qu'elle semble avoir pris des formes et qu'il ''serait bon d'y remédier avant l'Été'', par exemple. Galère !


Le pire, c'est quand elle rentre chez elle en trombe pour s'apercevoir qu'elle ne rentre plus dans aucun des cosplays que Gojô a fait pour elle sur mesure. La dépression s'installe rapidement, ainsi que l'impitoyable impératif de faire un régime efficace avant de reprendre les cosplays et les conventions. Gojô, quand elle lui en parle finalement, trouve immédiatement la source du problème : les fringales de Marine le soir quand elle rentre de chez lui après un bon dîner et qu'elle en dévore les restes normalement prévus pour le lendemain. A sa décharge, c'est toujours meilleur quand c'est encore chaud !


Bref, pour les semaines à venir Marine se prive de cosplays et de shootings, mais elle n'a pas perdu pour autant son entrain légendaire. Au contraire, elle vient même de se faire un gros plaisir en achetant ENFIN l'appareil photo de ses rêves. La voilà parfaitement équipée pour passer de l'autre côté de l'objectif et prendre à son tour des photos incroyables des cosplays et décors qu'elle croisera durant les événements auxquels elle prévoie toujours d'assister à défaut d'y participer. Enfin, il faudrait déjà que Gojô lui rende son appareil, lui qui se découvre soudain une passion immodérée pour la photographie en portrait en prenant Marine sous diverses poses et attitudes du quotidien. Mais la jeune femme est toute contente que son crush -encore inavoué- s'intéresse autant à elle et à ses propres passions comme toujours, cela fait donc une chose de plus qu'ils ont en commun et dont ils pourront parler des heures durant. Achat rentabilisé !


Pour essayer son nouvel appareil, Marine prévoit donc de se rendre à une convention d'Hiver où elle y retrouvera une vieille connaissance, Amane, qui portera encore un cosplay féminin lui allant comme un gant. De son côté, Gojô révèle qu'il y attendra une personne rencontrée sur Internet via des photographies de craft, ce domaine particulier du cosplay qui consiste à créer soi-même ses propres accessoires à partir d'une matière bien précise dont il veut tout apprendre et tout connaître.


Gros malentendu toutefois : l'artiste de craft dénommé Akira... est une femme ! Confusion on ne peut plus compréhensible de Gojô face à son interlocutrice, puisqu'elle utilisait le masculin dans leurs conversations et sur le net (comme énormément de filles d'ailleurs pour se protéger, lui fait-elle remarquer). Et il semble bien qu'Akira ait eu un léger flash sur Gojô... en tout cas c'est comme ça qu'un regard extérieur pourrait interpréter son attitude distante mais toujours intéressée vis à vis du jeune homme, qui de son côté ne tarit pas d'éloges sur les créations d'Akira.


Tout change subitement quand Marine rejoint enfin Gojô et fait donc la rencontre d'Akira, qui se mure dans un silence de plomb qui passe totalement inaperçu. Rendez-vous est pris pour un after dans une salle de karaoké, afin de pouvoir discuter et échanger plus posément. Amane est aussi de la partie, et le petit groupe passe un excellent moment, sauf Akira qui semble réellement mal à l'aise... est-ce que par hasard Gojô la connaîtrait déjà, sans s'en être rendu compte ? Ou bien est-ce Marine ?


Quoi qu'il en soit, l'after se termine sur une proposition de cosplay en groupe tout prochainement autour du thème du Cercueil, une licence d'horreur où l'on mène l'enquête dans un couvent glauque sur des meurtres de bonnes sœurs. Marine cherche alors l'approbation de Gojô pour s'acheter un costume déjà tout fait, approbation qu'il lui donne sans le moindre problème contrairement à ce qu'elle redoutait. Ne reste qu'à convaincre deux autres personnes de venir participer à cet événement pour compléter le groupe... et ça risque de ne pas être si simple !


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Quelle violence dès les premières pages de ce neuvième tome ! Marine a grossi, la remarque apparemment anodine tombe comme un cheveu sur la soupe en pleine conversation avec ses esthéticiennes, et la pauvre est complètement choquée en découvrant qu'effectivement ses cosplays ne lui vont plus et qu'elle a même pris un peu de ventre il est vrai...


C'est horrible de faire subir ça à une jeune femme, elle a le droit d'être comme elle est non ?! Encore heureux que des personnages masculins comme Gojô ou Amane ne lui fassent pas la moindre remarque négative quand elle finit par leur en parler, j'aurais eu énormément de peine pour elle dans le cas contraire.


Reste que le poids du regard des autres est toujours à prendre en compte quand on se donne à fond dans le cosplay, et Marine en prend douloureusement conscience, elle qui jusque-là avait des mensurations presque parfaites. Est-ce qu'elle est pour autant forcée de faire un régime ? Pour quelques petits kilos en trop ? Je pense que l'on connaît toutes et tous la réponse : NON. Un peu d'exercice et éviter le grignotage hors des heures de repas, et ça devrait aller, d'autant plus que la base de son alimentation est irréprochable.


L'autre gros sujet du moment, c'est l'appareil photo dont Marine avait tellement envie et qu'elle a enfin pu s'offrir, même si sur un coup de tête et sans la moindre connaissance préalable. Comme on la comprend !


Je plaisante, le vrai sujet le plus brûlant de ce tome c'est bien sûr Akira et son attitude si distante devenant carrément glaciale une fois Marine mise dans la boucle. Est-ce qu'il s'agit d'une ancienne relation oubliée ? Ou bien est-ce juste une pure opposition de deux caractères et physiques radicalement différents, Marine étant très solaire et expressive quand Akira paraît ténébreuse et réservée ? Même leur style vestimentaire est très tranché de l'une à l'autre... j'espère de tout cœur que l'auteur ne va pas forcer Gojô à faire un choix entre les deux jeunes femmes, romantiquement parlant j'entends.


Sinon, dans l'ensemble excellente lecture et toujours un très bon moment passé en compagnie de Marine et Gojô autour de leurs passions communes, l'une entraînant l'autre toujours plus loin dans les mondes imaginaires et les hommages à leur rendre de bien des façons quand on est fan. Prochaine étape, la session de groupe autour du Cercueil...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 août 2024

Reign of X tome 10 (Panini Comics - Mars 2022)


X-Factor : Les membres de Facteur-X sont tous morts, exécutés par la Morrigan, une déesse de la mort qui fait des ravages au sein des mutants depuis qu'elle a été privée de la tâche de les accompagner dans l'au-delà. Grâce aux Cinq, les résurrections sont lancées rapidement et le groupe peut maintenant se préparer à contre-attaquer en mettant en place un exorcisme de tout l'Ossuaire, avec l'aide d'un intervenant spécial venu tout droit du Mojovers ! Alors que le combat s'engage, le mystère des morts multiples de Cyrène est enfin révélé, mais il reste encore un dernier trépas au programme...


X-Corp : Depuis l'arrivée des médicaments krakoans sur le marché international, les bourses du monde entier sont en plein affolement. La fortune plus que colossale de Charles Xavier doit être gérée par des experts en la matière, et qui de mieux placé pour cela que Warren Worthington III, alias Angel ? Lui-même très fortuné, c'est tout naturellement qu'il prend la tête de X-Corporation pour gérer et diriger les investissements mutants sur toute la planète, ainsi que les droits déposés et à défendre. Mais il lui faut une aide, même à lui, et c'est là que Monet entre en jeu. Son tempérament colérique la rend assez instable, mais elle est on ne peut plus efficace sur le terrain et sait improviser des stratégies que l'ennemi ne saurait prévoir. Car il y a aussi de redoutables ennemis des mutants dans le monde des affaires, et les riches de l'ancien monde n'entendent pas se laisser distancer par des non-humains ! Alors que les batailles judiciaires font rage et que les tentatives de sabotage se multiplient, le nouveau QG de X-Corp fait son apparition tonitruante dans le ciel du Brésil, dissimulant ainsi presque complètement la disparition d'une usine de fleurs krakoane en Terre Sauvage. Pour l'instant, on peut dire que la balle est au centre, avec un net avantage pour les mutants... mais les réactions des autres industries majeures risquent d'être violentes.


Marauders : A la veille du tout premier Gala des Damnés, les membres des Maraudeurs se restaurent au cœur d'une tempête et échangent ensemble des anecdotes sur Tornade, qui doit les quitter dès le lendemain. Le temps qu'elle aura passé parmi cette petite équipe de choc aura considérablement marqué les esprits, et chacun y va de son petit commentaire élogieux envers une camarade fidèle et une amie précieuse. Pendant ce temps, Emma Frost et Sebastian Shaw discutent du déroulement du Gala, qui doit servir à présenter au monde entier de nouvelles perspectives d'avenir.


Way of X : Lors d'une mission de reconnaissance à Venise, Diablo et son équipe découvrent que l'organisation Orchis orchestre des formations à la haine mutante pour prêtres de leur idéologie. Après avoir démantelé ce premier réseau, les mutants partent pour Krakoa où les y attend une nouvelle Épreuve, mais Kurt demeure troublé par tout ce qu'il a déjà pu observer des néo-cultures naissantes sur l'île-nation. S'il tente d'exprimer ses doutes et ses craintes, il ne trouve malheureusement aucune oreille vraiment réceptive, à part Charles Xavier lui-même mais qui désire plutôt orienter l'Elfe sur un autre problème : récemment, une présence psychique semble visiter les esprits des mutants qui renaissent ou qui adhèrent à la nouvelle croyance autour de la résurrection permise par les Cinq et Cerebro, les forçant parfois à faire de mauvaises choses... Diablo part donc en quête de cette présence malfaisante, un mutant de niveau oméga apparemment. Mais leur rencontre ne va pas vraiment se passer comme espérée...


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Deux nouvelles séries rejoignent l'éventail de plus en plus large des titres mutants de chez Marvel sous la supervision éclairée de Jonathan Hickman. Des deux, c'est Way of X qui retient le plus mon intérêt et pour laquelle j'ai le plus de curiosité, parce qu'elle met en scène et au premier plan le personnage de Kurt Wagner qui jusqu'ici était plutôt effacé dans cette nouvelle ère où tout semble possible. Véritable boussole morale au sein des X-Men d'antan, Kurt va tenter ici de donner un sens à des choses qu'il ne comprend pas encore complètement, en plus de mener une enquête salvatrice pour les esprits les plus fragiles sur l'île. Le sien est d'ailleurs mis à rude épreuve, comme avec le suicide de Pixie sous ses yeux lors de la mission à Venise. Jusqu'où peut aller la nouvelle foi mutante sans un garde-fou efficace pour la juguler ?


De l'autre côté, mais vraiment radicalement à l'opposé, nous avons X-Corp, qui s'intéresse à des idées et des concepts bien plus terre-à-terre comme la façon de protéger les capitaux mutants à travers le monde de la finance, ou bien d'imposer une nouvelle industrie de pointe dans un univers très fermé et qui déteste les évolutions trop rapides. Je ne vais pas dire que je ne suis pas intéressé, mais c'était tout de même assez fastidieux à suivre et je ne vous mentirai pas en affirmant que je n'étais pas non plus extrêmement réceptif au moment de cette lecture-ci. Peut-être la prochaine fois, quand les enjeux et personnages centraux seront vraiment bien développés et installés ?


Très bientôt, ça y est, nous aurons le grand plaisir d'assister au Gala des Damnés et à toutes les annonces fracassantes qu'il délivrera par la même occasion à tous les mutants comme à leurs trop nombreux ennemis de part le vaste monde. J'espère que vous serez au rendez-vous, même si je ne sais absolument pas quand exactement ça doit tomber dans l'ordre de parution de ces revues mensuelles Panini. On verra bien !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 20 août 2024

Wonder Woman Infinite tome 1 - Les mondes au-delà (Urban Comics - Janvier 2022)


Après s'être sacrifiée pour que l'Omnivers soit préservé et que toutes les barrières entre les Multivers ne tombent enfin, Wonder Woman espérait peut-être connaître la paix éternelle. Mais voilà qu'elle se réveille en plein milieu d'une bataille entre hordes vikings, et privée de tout souvenir à ce qu'il lui semble. Elle n'est plus que Diana, fière guerrière qui combat aux côtés des braves d'Asgard et qui festoie chaque nuit dans la grande halle, nouant même une relation intime avec l'un des plus grands héros de ce panthéon qui n'est pas le sien.


Mais comme partout, la championne de la Vérité reste ce qu'elle a toujours été et elle doit bientôt prendre la route dans ce monde qui lui est étranger afin de résoudre le mystère de la disparition des Valkyries, et empêcher si possible la mort d'Yggdrasil, l'arbre de tous les mondes. Aidée dans sa tâche par le curieux petit écureuil messager Ratatosk et le courageux Siegfried, Diana va se confronter aux légendes du Grand Nord et prendre sa place au sein de ces mythes pour mieux les recréer en une meilleure version.


Cependant, même après avoir regagné son propre panthéon et ses souvenirs, Diana n'est pas au bout de ses peines. C'est même seulement le début de ses aventures dans l'au-delà : elle doit maintenant poursuivre la déesse Janus, du moins la moitié tournée vers l'avenir, qui sème le chaos et la désolation partout sur son passage, armée de la terrible Faucheuse Divine capable de terrasser même les dieux et d'ouvrir des portails sur d'autres réalités.


Empêtrée dans ce conflit stérile, Wonder Woman va traverser avec ses deux alliés les frontières des univers, passant d'une dimension à une autre, d'un au-delà à un autre, à la recherche du passage qui mènera sur Terre, SA Terre, qu'elle doit protéger de Janus qui souhaite quant à elle détruire tout ce qu'elle y trouvera. Deadman sera même capturé, lui qui était jusque-là le guide fidèle de Diana à travers les territoires de la Mort, et forcé d'ouvrir la voie à Janus mais en laissant toujours le temps à Diana de le retrouver.


A la fin, dans l'ultime néant, la dimension de la non-existence, les cartes s'abattent et la Vérité se fait enfin jour, dévoilant ses terribles ramifications et forçant la demi-déesse Amazone à prendre une très lourde décision à nouveau pour sauvegarder tout ce qui a été, est et sera jamais. Elle seule en est capable, et elle a déjà prouvé par le passé que la mort n'était qu'une simple étape vers quelque chose de plus grand. Les aventures de Wonder Woman se poursuivront jusqu'à la fin des temps !


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Bon alors, comment dire... c'est la dernière série de l'ère DC Infinite que je découvre, et évidemment c'était celle qui m'intéressait peut-être le plus étant donnée la fin du personnage de Wonder Woman dans les pages du Death Metal de Scott Snyder précédemment. Au bout du compte, je suis assez déçu par ce premier tome, mais je ne saurais pas dire exactement pour quelle raison.


Peut-être que l'ensemble m'a paru assez décousu, assez inégal aussi d'un chapitre à un autre, certains ne prenant que quelques pages quand d'autres étaient étirés sur plusieurs dizaines. En définitive, j'ai trouvé cet exercice de style à travers les au-delà du Multivers assez vain, même si pas totalement désagréable au demeurant.


J'ai apprécié par exemple le petit retour de bâton entre cette lecture et ma toute précédente, le Thor de Donny Cates, qui faisait un clin d’œil très appuyé à l'univers DC dans un passage très réussi ma foi. Ici Wonder Woman se bat aux côtés d'une version plus réaliste de Thor et de son panthéon, de ses légendes telles que nous les connaissons dans notre monde où la fiction n'est que divertissement, et on sent que ce petit tacle envers des déités très misogynes a fait plaisir à l'autrice principale de la série, Becky Cloonan.


Mais à l'issue de ce premier tome de la série Wonder Woman Infinite, que penser de tout ce que je viens de lire ? Je ne peux m'empêcher de songer que c'était un genre de fuite en avant, ne sachant pas trop commenter démarrer les nouvelles aventures de Diana après son sacrifice cosmique entre les mains de Snyder. J'espère que le second tome sera un peu plus construit et moins étiré dans tous les sens. La leçon principale à retenir de cette intrigue après tout c'est qu'il faut toujours s'inspirer du passé pour construire un meilleur avenir... les vieilles recettes sont peut-être éculées, mais elles fonctionnent si on leur confère une petite dose d'originalité.


En tout cas et en l'état, c'est la série Infinite qui m'a le moins plu et j'en suis le premier désolé. Maintenant j'ai grande hâte de retourner à Gotham City pour y poursuivre une intrigue bien mieux construite à mon sens, mais je ne perds pas Wonder Woman de l’œil car ses auteurs peuvent toujours nous réserver de très bonnes surprises quand on ne s'y attend pas.


Ah, et les dessins quant à eux ? Franchement c'était assez quelconque, j'ai vu beaucoup mieux sur le personnage de Diana des Amazones auparavant et j'espérais un niveau plus élevé, même s'il y a aussi eu bien pire parfois ! On va dire que les changements de styles graphiques d'un au-delà à l'autre étaient assez perturbants, mais ça a donné aux artistes l'occasion de faire évoluer leur héroïne dans des tenues et des décors dont elle n'a pas vraiment l'habitude, ainsi que son lectorat justement.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 19 août 2024

Thor tome 1 - Le Roi Dévoreur (Panini Comics - Juillet 2022)


Après bien des batailles et de très nombreuses aventures, le fils d'Odin est désormais le nouveau Roi d'Asgard et des dix royaumes. Son règne se veut être celui de la paix entre les différents mondes, entre les différentes réalités qui jadis ne cessaient de s'opposer, jouets des dieux et des démons les plus terribles. Aujourd'hui commence donc un nouvel âge, une ère de raison et de juste mesure. Mais, si le message est bien passé dans tous les recoins de l'univers connu, il n'a pas totalement convaincu...


Ainsi, le premier grand péril auquel va être confronté le nouveau roi n'est rien moins que la fin programmée de tout l'univers ! Quand Galactus, le dévoreur de mondes, s'écrase en Asgard et appelle à l'aide, vaincu par une force dont on ne peut imaginer la terrifiante grandeur, Thor convoque les anciens hérauts du pouvoir cosmique et leur demande de trouver avec lui une solution à cet épineux problème. Le Surfeur d'Argent arrive alors, porteur d'un récit effrayant à même de faire trembler tout à chacun, y compris le roi des dieux.


L'Hiver Noir arrive... le grand néant final, la simple et pure cessation de toute forme de vie au sein de la réalité, y compris elle-même. Ayant totalement anéanti le précédent univers, dont Galactus était le seul et unique rescapé, l'Hiver Noir a maintenant débarqué dans celui du présent et consume tout ce qu'il touche et approche, convoitant de son lointain regard ce qui lui échappe encore. Le Dévoreur de Mondes sait qu'il n'a plus qu'un maigre espoir de l'emporter : faire de Thor son nouveau héraut pour qu'il le mène à travers le vaste cosmos jusqu'à cinq planètes bien précises, capables de lui apporter une puissance incommensurable lorsqu'il les aura consommé.


Mais Thor est aussi un roi, et il n'oublie pas ses prérogatives malgré l'immense pouvoir qui coule dans ses veines. Les peuples de ces planètes condamnées doivent être évacués via le Bifrost et conduits en Asgard où ils trouveront refuge. Alors seulement leurs mondes seront dévorés par Galactus, avec la permission de Thor. Cependant il y a encore quelques personnes qui ne sont pas convaincues du bien fondé des décisions du nouveau roi, et qui tentent de le combattre au cœur de la folie cosmique qui alimente Galactus et le rend toujours plus puissant.


Thor ne cède pourtant aucun pouce de terrain et continue de défendre sa vision des choses, y compris en imposant des règles très strictes au Dévoreur qui ne peut que courber l'échine s'il veut arriver à ses fins. Quand enfin le temps du terrible affrontement face à l'Hiver Noir incarné arrive, Thor et Galactus font front commun et mènent une âpre bataille contre la fin de toutes choses. Galactus n'y survivra pas, mais la toute-puissance de Thor parviendra de justesse à arracher une amère victoire sur ses cendres. Mais avant de disparaître, l'Hiver Noir dévoile au roi d'Asgard sa propre fin et dans quelles circonstances elle adviendra...


Revenu sur son trône, Thor s'impose un isolement éthylique intense pour tenter d'oublier ce qu'il a vu. Force lui est toutefois de reconnaître que cette solution ne l'amènera à rien, d'autant plus qu'il a d'autres problèmes plus immédiats à régler. La magie d'Asgard semble s'effriter depuis qu'il est monté sur le trône, et tout le monde semble maintenant capable de soulever le marteau légendaire, alors que pour son légitime propriétaire il se fait de plus en plus lourd chaque jour qui passe. Après quelques tests pour confirmer ses craintes, le roi du tonnerre décide qu'il lui faut tenter une nouvelle approche.


Pour ce faire, il échange sa place avec Donald Blake, son alter-ego imposé par Odin jadis pour lui apprendre l'humilité et la juste place de chaque chose dans l'ordre cosmique. Mais Donald est devenu complètement fou depuis un bon moment, ayant passé de longues années dans le monde parallèle où il était enfermé tandis que Thor était aux commandes. Il est même parvenu à la conclusion qu'il ne trouverait le repos qu'en éradiquant totalement toute trace du pouvoir d'Odin, afin de punir le dieu hivernal des nombreux supplices qui lui ont été imposés injustement selon lui.


Devenu une créature infâme, Blake entreprend d'arracher tout ce que Thor possède, tout ce qu'il a construit, et de s'emparer de la moindre once de pouvoir divin qu'il puisse trouver sur son passage pour renforcer son propre ego et le mal qui coule en lui. Pendant ce temps, Thor est à son tour prisonnier de la dimension de poche sans le moindre espoir d'en sortir un jour, tout en étant conscient des massacres auxquels se livre Donald Blake par sa faute. C'est finalement grâce à Jane Foster et au Docteur Strange que la réunification de tous les dieux se fera, par-delà les mondes et les dimensions, pour lutter à armes égales contre l'ancien avatar du dieu du tonnerre sur Terre.


Odin lui-même se joint à la bataille, le temps d'éprouver ses propres erreurs passées, avant que Thor ne parvienne enfin à émerger et à régler le sort de Blake une bonne fois pour toutes. Le frère dont personne ne voulait est vaincu, mais il faut maintenant décider quoi faire de lui et de cette noirceur qui le possède. Thor le confie à Loki, qui a un châtiment tout trouvé pour celui qui fut Donald Blake. Un nouveau dieu voit le jour...

 

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Donny Cates nous raconte maintenant les aventures de Thor, le dieu du tonnerre devenu roi d'Asgard à la place de son illustre père, Odin, lui-même parti en vadrouille dans l'espace lointain et buvant tout son saoul pour tenter de digérer ses trop nombreux errements passés. L'auteur de la désormais mythique série Venom et de l'event relié King in Black nous montre ici une toute nouvelle facette de son talent de conteur, en parvenant à l'aboutissement de tous ses anciens travaux chez Marvel !


En effet, l'édito de Panini au début de ce premier tome nous raconte comment, à force de récits cosmiques à droite à gauche, Cates a réussi à tisser une immense toile dont Thor est la jonction parfaite. Dès le départ on tape très fort sur les plus grands mythes de Marvel, comme Galactus puis Odin, avec toutefois un respect énorme apporté aux anciens récits du passé lointain comme récent mais une vision clairement différente qui nous emmènera plus loin encore que ne l'avait osé Jason Aaron précédemment.


Vous trouverez de très nombreuses références aux aventures de Thor à travers les âges, preuve de l'érudition et de l'application dont fait preuve Donny Cates quand il débarque sur une nouvelle série et qu'il entreprend d'en retaper toutes les fondations. Je garde personnellement en mémoire le combat épique de Throg la grenouille du tonnerre, ou bien encore évidemment l'issue fatale de Galactus face à l'Hiver Noir et la vision de pur cauchemar que celui-ci impose à notre héros comme prix de sa victoire.


La collection ''Marvel Deluxe'' est finalement très bien choisie pour nous faire paraître et découvrir cette nouvelle série (datée de 2020 en V.O.), et même après un copieux repas de quatorze chapitres qui nous retournent l'esprit on se surprend à en redemander, tel Volstagg ne sachant jamais s'arrêter lors d'un banquet ou d'une beuverie particulièrement réussie. Le second tome est sorti ce mois-ci il me semble en version française chez Panini, et j'ai grande hâte de le lire car c'est -déjà- la fin du run de Donny Cates ! Plus long que sur Hulk certes, mais j'espère de tout cœur ne pas éprouver le même goût amer ni la même sensation d'inachevé que sur cette autre série.


Un mot enfin concernant les dessins, ils sont vraiment magistraux et on dévorera avec grand plaisir chaque page, chaque case, même quand il y a davantage de parlotte que d'action, rien n'est à laisser de côté croyez-moi ! La galerie des couvertures disponible en bonus de fin d'album achèvera de nous faire passer un très agréable moment, pour un début de run mémorable à plus d'un titre qu'il conviendra de conserver parmi les plus grands !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 16 août 2024

La V.O. du vendredi n°258 : Fall of the House of X #1 - The Trial of Cyclops (Marvel - Mars 2024)


Orchis a frappé. Les mutants sont décimés, après une attaque massive lors du troisième Gala des Damnés. L'alliance de toutes les forces xénophobes humaines a fini par triompher, et le grand rêve de paix et de coexistence de Charles Xavier est mort en même temps que la majorité des membres de cette espèce. Krakoa est traquée par la super-sentinelle Nemrod pour être exécutée, tandis que dans les plus grandes villes du monde des Sentinelles nouvelle génération propagent le message de haine des têtes pensantes d'Orchis. La situation est donc critique.


D'autant plus quand on sait qu'Orchis a réussi à se mettre l'opinion publique dans la poche, via une campagne de dénigrement massive contre les mutants et des sabotages sur les formules des médicaments exportés par Krakoa. Le monde se réveille dans une nouvelle ère, un âge où les mutants ne sont plus les bienvenus, de nouveau, et où leur extermination semble la seule solution pour que la paix revienne. Seulement, ils ne se laisseront pas faire sans combattre ! Et pour cela, il leur faut un leader.


Scott Summers, alias Cyclope, va être jugé à Paris par un tribunal extraordinaire qui tentera de lui faire porter le poids de tous les maux provoqués par les mutants selon la propagande d'Orchis. Ce sera un symbole fort envoyé à tous les autres mutants de part le monde et au-delà, le début d'une grande chasse internationale qui ne s'achèvera véritablement qu'avec le trépas du dernier des homo superior. Mais Xavier et ses anciens élèves ne vont pas laisser les choses en arriver là, et font tout leur possible pour monter une mission commando de la dernière chance pour extraire Cyclope de Paris et le ramener en sécurité avant de planifier une contre-offensive.


Orchis s'est préparée à tout et a disposé des Sentinelles Stark aux abords du tribunal, ainsi que des agents lourdement armés un peu partout en ville. Wolverine, Colossus et Diablo en seront quittes pour retravailler leur approche, et déjà quelques pertes se font lourdement ressentir dans les rangs de la résistance mutante. De son côté, Cyclope se refuse à participer à la mascarade organisée par Orchis et n'oppose aucune défense face aux graves accusations de crimes contre l'humanité dont il fait l'objet. Pour lui, une seule personne serait vraiment apte à le juger... et cette personne n'est plus.


Et tandis que les leaders d'Orchis se réjouissent de la tournure des événements et attendent avec impatience le rapport de Nemrod concernant l'exécution de Krakoa, la résistance entre enfin dans le vif et commence à contre-attaquer partout où c'est encore possible, avec le soutien de certaines grandes figures qui se refusent à laisser les mutants disparaître comme cela de l'existence. Désormais, chaque camp joue le tout pour le tout et il est bien clair pour tout le monde qu'aucune sorte de coexistence ne saurait être tolérée tant qu'Orchis mènera la danse et manipulera les preuves.


La grande guerre contre l'extinction débute, un conflit qui entraînera immanquablement la chute de la Maison X mais peut-être aussi la renaissance d'un ultime espoir...


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Exit la grande fresque de la Pax Krakoa esquissée par Jonathan Hickman voilà déjà plusieurs années de cela ! Gerry Duggan, nouveau maître à bord pour ce qui touche aux séries mutantes de Marvel, nous offre un aperçu d'un avenir bien sombre que celles et ceux qui ont connu les Jours du Futur Antérieur sauront reconnaître et anticiper avec la plus grande crainte.


Pourquoi je me suis lancé dans cette lecture ? Pour quelques raisons bien précises en fait. Tout d'abord, avoir un petit aperçu de cette dernière grande phase de l'ère Krakoa, comme un regard vers l'avenir avant que ces chapitres ne paraissent chez nous dans les revues mensuelles de Panini consacrées aux séries mutantes. Ensuite, le plaisir de posséder un chapitre 1 d'une nouvelle histoire, ce qui est assez commun à tous les collectionneurs de comics.


Et enfin, le plaisir de posséder une version alternative avec une couverture signée Stanley ''Artgerm'' Lau, un artiste que j'apprécie énormément et qui ne cesse de me ravir à chaque fois qu'il est dépêché sur un projet aussi ambitieux. La couverture que j'ai choisi représente Magie, Illyana Raspoutine, dans une pose on ne peut plus dynamique et aussi assez sexy et badass. Notez le soin tout particulier avec lequel Artgerm a dessiné ce personnage, forte tête depuis toujours chez les Nouveaux Mutants comme chez les X-Men. Effets de tissus, métal, chevelure aérienne... chaque muscle visible est travaillé avec un souci du détail impressionnant, et je ne peux m'empêcher de fantasmer un retour de l'actrice Anya-Taylor Joy dans ce rôle qui était le sien dans le film maudit de la Fox si jamais le personnage d'Illyana est un jour ré-exploité au cinéma par Marvel Studios.


Maintenant que j'ai montré mon côté fan-boy, place à mon impression générale sur ce que je viens de lire pour vous. En un mot : c'est la merde pour les mutants, comme rarement auparavant, et j'ai comme l'impression que les figures les plus emblématiques présentes depuis les années '60 ne sont pas toutes en vie à cette heure... ce qui peut effrayer, mais aussi laisser enfin de la place libre pour de nouvelles incarnations ou nouveaux personnages qui attendaient peut-être leur heure de gloire depuis un bon moment eux aussi.


Quant à Cyclope... il a déjà connu les affres d'un procès mondial à l'époque de l'event Marvel Avengers vs. X-Men, jusqu'à être considéré comme un terroriste par les vainqueurs de ce conflit, il devrait donc avoir le cuir solide et ne pas s'effondrer malgré la situation vraiment dramatique à laquelle il est confronté, ainsi que toute son espèce à travers lui. Cependant, l'absence de Jean risque fort de lui peser bien plus lourdement sur le moral que les accusations dont il fait l'objet, et je ne saurai prévoir ses actions dans un sursaut de désespoir. C'est peut-être aussi l'une des raisons qui fait que ses anciens partenaires risquent aussi gros pour le faire évader avant son exécution.


Maintenant, plus de place aux spoilers c'est promis, je regagne la continuité de mes articles consacrés aux revues mutantes Panini, fort en retard d'ailleurs sur l'actualité de la V.O., mais je suis néanmoins très content d'avoir pu plonger mon regard dans cet avenir tout proche désormais, qui me fait redouter le pire... comme le meilleur.

dimanche 11 août 2024

Unboxing - Gemini Elf (Yu-Gi-Oh!) by eStream & Shibuya Scramble


Bien le bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui je vous retrouve en ce chaud week-end pour faire encore un peu grimper la température avec un nouvel unboxing ! Cette fois-ci nous retournons du côté du manga/anime/jeu de cartes Yu-Gi-Oh! avec une figurine annoncée pour la première fois officiellement il y a plus d'un an, repoussée à trois reprises en cette année 2024 avant de finalement paraître pour de bon le 31 Juillet dernier.


Il s'agit d'une nouvelle création autour du design d'une carte, un monstre de type Magicien, je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps : accueillez comme il se doit les Gemini Elf / Elfes Jumelles ! Collaboration entre le fabriquant eStream et la collection de prestige Shibuya Scramble, cette figurine de 27cm est livrée dans une boîte haut format assez sobre tout compte fait, toute en retenue et en délicatesse. A l'intérieur, nos jumelles magiciennes nous regardent, les yeux parfaitement orientés dans la même direction.


L'aînée, rousse et plus grande, la peau halée, porte une robe/bustier bleu d'une simplicité éloquente, qui souligne à merveille les courbes de son corps et en révèle l'essentiel en laissant assez peu de place à l'imagination. La cadette, blonde et plus menue, la peau claire, porte quant à elle une robe bleu clair plus épaisse comme s'il s'agissait d'une sorte de fourrure ou de tissu plus chaud, velours peut-être ? Les extrémités sont agrémentées de fourrure blanche, ainsi que les bottes et les gants. En quelques mots, elles ont du style et elles le savent et nous le font savoir au premier coup d’œil !


Il s'agit d'un design tiré de la version non-censurée Japonaise, puisqu'en Occident nous avons cru bon de rajouter un bout de tissu bleu clair pour dissimuler le décolleté de la cadette, fort respectable au demeurant. Cela s'est produit avec d'autres cartes, toujours sur des monstres féminins d'ailleurs, une petite forme d'injustice en soi mais passons.


Outre l'apparente délicatesse de ces deux personnages, on peut remarquer aussi d'emblée qu'elles affichent un air déterminé et peut-être aussi un peu revêche, nous dissuadant certainement de lancer la moindre attaque avant d'avoir correctement jaugé de leurs capacités de combat. Les corps sont certes élégants mais surtout toniques, athlétiques, ces magiciennes savent aussi se battre et le font savoir. Se protégeant l'une l'autre, leurs bras entremêlés autour de leur silhouette, elles affichent fièrement leur union et défient quiconque de venir les importuner.


Les regards sont durs, presque glacials, elles ont de l'expérience qu'elles n'hésiteront pas à mettre immédiatement à profit en cas de problème. Les tatouages tribaux sur leur visages sont tout aussi éloquents que les yeux ou la musculature, on a ici affaire à de vraies diablesses qui ne s'épargneront aucun effort pour vaincre l'adversaire.


Cette toute première édition est fournie avec un socle en plastique simple et creux, effet marbre et ondes magiques bleues, et également avec une plaque dorée portant le nom du monstre en caractères japonais. Je ne peux m'empêcher de penser que Kazuki Takahashi, feu le concepteur de tout cet univers de fiction devenu un jeu à succès pratiqué dans le monde entier, aurait vraiment apprécié ce souci du détail et ce bel hommage pour les 25 ans de sa création ludique. Un très beau cadeau d'anniversaire pour ce quart de siècle, que tout collectionneur avisé se doit de rechercher ou tout du moins d'admirer avec respect.


D'autres figurines de cette même qualité sont annoncées, notamment pour l'instant l'Apprentie Magicienne Illusion qui personnellement ne me tente pas vraiment en raison de son côté trop juvénile mais qui saura très certainement trouver son public parmi les amateurs éclairés.


Vous devez le savoir à présent, Yu-Gi-Oh! est un univers complexe et multiple qui me tient particulièrement à cœur, et je suis plus que ravi d'avoir tenu bon durant toute cette longue année d'attente malgré les reports successifs pour enfin pouvoir exposer fièrement cette figurine de grande qualité dans ma collection. D'autres fabricants sont sur la brèche, d'autres merveilles paraîtront dans les mois à venir, et soyez assurés que pour certaines je serai au rendez-vous et vous en ferait profiter ! Merci pour l'attention que vous avez porté à ce texte et à la vidéo unboxing sur YouTube !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !