vendredi 7 février 2025

La V.O. du vendredi n°279 : Wonder Woman by John Byrne tome 1 (DC Comics - Mai 2017)


Diana a été trahie par les siens, et aujourd'hui elle tente de remettre sa vie sur les bons rails et en partant sur de nouvelles bases, peut-être plus saines. Tout juste arrivée dans la ville de Gateway City, en Californie, Wonder Woman ne passe toutefois pas inaperçue et intervient aussitôt qu'un crime est commis, comme un braquage de banque par deux chars d'assaut blindés et des criminels dotés d'armes lourdes. D'où viennent ces technologies et qui les leur a fournies ? La question sera creusée et trouvera rapidement une réponse en la personne... de Darkseid !


Le maléfique seigneur d'Apokolips est sur Terre avec un réseau dormant de fournisseurs d'armes en tous genres auprès des malfrats qui font appel à ses services, mais son but principal était bien d'attirer l'attention de Wonder Woman dont il a besoin pour poursuivre l'une de ses petites expériences. Darkseid souhaite ardemment savoir où se trouvent les dieux de la Terre, plus particulièrement ceux dont Diana tient ses dons, afin sans doute de voler et d'absorber leur puissance, qu'il dit être sienne depuis toujours en tant que Néo-Dieu.


Ne croyant absolument pas en la seule parole du tyran cosmique, Wonder Woman parvient à se libérer et se rend sur Themyscira après un rapide passage par Apokolips, mais elle n'y trouve que cendres et ruines de toutes parts. Les troupes de Darkseid sont déjà sur place et assiègent les Amazones, qui cependant font soudain preuve d'un nouveau courage en apercevant leur princesse se porter à leur secours. Les pertes sont lourdes des deux côtés, mais si les Amazones survivantes ne peuvent que pleurer leurs nombreuses disparues lors de ce conflit sanglant, Darkseid lui est capable de ressusciter ses légions à volonté, disposant de leur vie et de leur trépas comme bon lui semble. Mais le dieu sombre est magnanime, et il accepte dans sa mansuétude de remettre le reste de cette guerre à une autre fois, laissant Diana impuissante face à tant de cruauté.


Après avoir réalisé le rituel du bûcher funéraire pour ses sœurs, Diana refuse de reprendre la couronne de Themyscira et la laisse à plus compétente qu'elle en la matière, préférant rejoindre son nouveau foyer à Gateway City. Engagée au Musée d'Archéologie en tant que spécialiste du monde Antique, la princesse des Amazones continue à combattre différentes menaces qui surviennent les unes après les autres, principalement suite à de nouvelles fouilles et découvertes arrivant au Musée. Mais quand Morgane Le Fay tente de drainer l'immortalité de plusieurs personnages-clés de cet univers pour raviver la sienne, Wonder Woman devra unir ses forces avec celles du Phantom Stranger et du démon Etrigan afin de vaincre la maudite sorcière en la prenant à son propre jeu.


Par la suite, alors que la situation semble s'être calmée sur les fronts récents, Diana est soudain confrontée à l'apparition de Flash dans sa ville d'adoption, causant de nombreux dégâts sur sa route. Puis, une fois attrapé par le Lasso de Vérité, le Bolide disparaît en myriades de lumières disparates. Même chose plus tard après une attaque de Sinestro, supposé mort depuis un moment, sur un hélicoptère de police, attirant ainsi Diana à sa poursuite pour un combat réglé d'avance. Il apparaît bien vite à l'héroïne que ses deux récents adversaires n'étaient en fait que des clones faits de lumière solide, comme un genre d'hologramme ayant pris forme et contenance et copiant les pouvoirs de ceux dont il possède l'apparence.


Dans un laboratoire non loin, le Dr. Lazarus ne peut que constater que ses efforts pour sauver la vie de son jeune fils sont vains et n'aboutiront jamais. Seul face au trépas de son enfant chéri et à la double culpabilité d'avoir causé sa mort et de n'avoir pas su l'en sauver, Lazarus a conçue une sorte de sauvegarde informatique consciente de son fils, à qui il a laissé ses appareils holographiques et toutes ses données afin de le distraire et de l'occuper le temps qu'il lui fabrique un corps adapté où le télécharger. Mais l'enfant, ou plutôt cette conscience virtuelle, s'est pris au jeu et a décidé d'explorer les fichiers des super-héros et de leurs combats, croyant avoir affaire à une nouvelle sorte de jeu-vidéo et ne parvenant pas à réaliser que ses constructions holographiques sont bien réelles et causent de vrais dégâts.


La dernière en date, cependant, devra faire réfléchir tout le monde sur les conséquences d'une telle folie. Ramenant un avatar de Doomsday dans le monde réel, l'adolescent livre un combat sauvage et acharné contre Wonder Woman et Champion, un nouveau héros apparu récemment. Rien ne semble en mesure d'arrêter cette reproduction de la créature ayant tué Superman lui-même il y a encore relativement peu de temps de cela, et pour la première fois Diana semble ne pas pouvoir livrer ce dur affrontement jusqu'au bout, abattue par le déchaînement de puissance brute ne faisant qu'augmenter avec le temps.


Grâce à l'aide de la mystérieuse Wonder Girl, une adolescente de sa connaissance que Diana a pris sous son aile pour la former aux arts de combat des Amazones, une diversion suffisante est créée pour que Wonder Woman parvienne à reprendre le dessus de justesse, au moment-même où le Dr. Lazarus met enfin un terme à l'existence de son programme-fils, horrifié par ses agissements et sa propre perte de repères, aveuglé qu'il était par son chagrin. Les choses auraient pu très mal tourner ce jour-là, mais fort heureusement il y a eu plus de dégâts matériels que de vies directement menacées en dehors des héros, et le moment est venu de célébrer la victoire.


Mais de son côté, un ancien ennemi acharné de Wonder Woman attend toujours son heure et tente une petite escapade loin de sa cellule capitonnée, afin de tourmenter l'esprit fragile de l'une de ses victimes et d'en tirer force et jouissance. Mal lui en prend, car la jeune femme dont il pourrit les nuits est capable de discerner le rêve de la réalité et elle parvient à en retirer suffisamment de puissance pour détruire le lien qui unissait son esprit à celui de son bourreau, dont le corps catatonique est retrouvé par ses gardiens non loin de la prison où il croupissait.


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En 1995, DC Comics demande à John Byrne, alors auréolé de toute sa gloire des années '80, de reprendre la série Wonder Woman au numéro 101 et de reproduire le miracle éditorial de son travail sur Superman quelques années plus tôt, donnant ainsi un tout nouveau souffle à la super-héroïne qui semblait en avoir grand besoin elle aussi.


Ce premier album rassemble les quatorze premiers chapitres du run de Byrne sur le personnage de la Princesse des Amazones, retravaillant son caractère et ses aptitudes pour en faire une digne adversaire des forces du Mal sous ses différents visages, de simples accidentés de la vie jusqu'à Morgane Le Fay ou même Darkseid en personne ! Et sans l'aide de Superman, avec qui elle semble légèrement en froid comme avec le reste de la Ligue d'ailleurs, Diana parviendra à avoir le dessus sur la redoutable créature sauvage qu'est Doomsday, ou plutôt une réinterprétation de celui-ci, toute aussi violente cependant que l'original.


Le dessin est bourré d'énergie, les couleurs de Patricia Mulvihill accompagnant à merveille le trait sûr et expérimenté de John Byrne, qui après avoir travaillé chez Marvel sur She-Hulk retrouve ici un personnage féminin on ne peut plus fort et emblématique chez la concurrence. De quoi lui donner des ailes et lui permettre d'explorer les différents mythes de l'univers DC à cette époque de refonte profonde et de recherche d'identité sortant du lot.


Il sera souvent fait mention de Superman, de sa mort ainsi que de sa collaboration dissimulée avec Wonder Woman pour tendre un piège à Darkseid précédemment, mais qu'on se le dise ici John Byrne ne s'intéresse presque exclusivement qu'à Diana et lui offre tout le loisir de démontrer ses immenses pouvoirs et connaissances, la confrontant à des ennemis dignes d'elle et de sa prestance autant que de son charme. L'auteur et artiste a les coudées franches pour refaire de Wonder Woman un personnage-clé de DC Comics, avec laquelle il faudra compter à l'avenir et dont les fans sauront suivre assidûment les nouvelles aventures. Pari gagné haut la main en ce qui concerne ce premier tome selon moi !


La collection au format deluxe de DC est la même que ce que l'on connaît récemment pour les séries Poison Ivy ou WildC.A.T.S. par exemple, ou même les beaux albums reliés des récits DC Pride depuis quelques années. Un ajout très intéressant à toute collection et toute bibliothèque, à l'instar de celle du Congrès Américain, et un run d'exception une fois encore pour Byrne dont il me tarde de découvrir la suite !


Ah oui, dernier point sur le confort de lecture : allez-y sans la moindre appréhension ça passe vraiment tout seul et l'histoire est très facile à suivre ! Si ça ce n'est pas du service client soucieux de bien faire... Diana méritait bien ces efforts !

 

jeudi 6 février 2025

Iznogoud - 33 Histoires de Goscinny et Tabary, de 1962 à 1969 (Dargaud - Octobre 2021)


Ah, les temps anciens où les cités merveilleuses éclairaient la Terre de leurs lumières. Parmi elles, peu furent aussi resplendissantes que la révérée Bagdad, où tout semble possible. Évoluant gentiment et gracieusement sous l'égide bienveillante du Calife Haroun El Poussah, dont les siestes rythment le quotidien mouvementé d'une chambre à une autre, la population est globalement heureuse de son sort et s'en sort très bien.


Mais il y a au moins une personne que le règne du Calife ne satisfait pas, mais alors pas du tout. Le grand vizir, l'infâme et malfaisant Iznogoud, rêve sans que cela ne soit un secret pour personne de devenir un jour prochain le Calife à la place du Calife ! Mais rien n'y fait, toutes ses tentatives pour déposer El Poussah et se coiffer souverain de Bagdad se retournent immanquablement contre lui, d'une manière ou d'une autre. Et pourtant, il est bien servi par le doucereux Dilat Laraht qui s'évertue à céder à tous ses caprices le cœur sur la main.


Oui, bien malheureux en vérité est celui qui comme Iznogoud ne sait se satisfaire de son existence et en demande toujours davantage à la vie, une vie injuste paraît-il et qui se fait un malin plaisir de rebattre les cartes en la faveur du bon Calife. Quelle que soit l'époque, quel que soit le contexte, quels que soient les moyens employés, réels, imaginaires, magiques, militaires... jamais au grand jamais le pas-si-grand vizir n'aura gain de cause. Et pourtant il essaie de toutes ses forces, le bougre !


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Est-il davantage besoin de présenter ce personnage et cette bande-dessinée, devenus tous deux depuis des décennies des récurrences dans le domaine du gag et de la satyre politique à tout va ? Iznogoud est la création bien avisée de René Goscinny et Jean Tabary, prolifique scénariste et infatigable dessinateur œuvrant de concert pour offrir au public Français de leur époque un savoureux mélange entre dérision, humour absurde et grinçant pastiche des scènes de la vie politique la plus triviale qui soit.


Cet album paru chez Dargaud retrace et présente à un nouveau lectorat trente-trois histoires conçues pour générer le rire, les pleurs et les grimaces à tout âge ! On se prendra parfois de sympathie pour ce brave Dilat qui ne peut qu'assister impuissant aux échecs à répétition de son trublion de patron, lequel en revanche n'arrachera jamais la moindre complaisance puisqu'il est si mauvais. Quant à l'autre grand héros de cette histoire, le fameux Calife en personne, c'est un doux rêveur parfaitement inoffensif avec une chance insolente, ou bien est-ce Iznogoud qui est particulièrement poissard ? D'aucuns diraient que le karma est à l’œuvre... en tout cas, vous découvrirez ou re-découvrirez avec un immense plaisir les premières planches de ce trio d'exception dans le paysage culturel français de l'époque, y compris de nos jours, même si cette série n'est plus aussi courue qu'avant.


Les jeux-de-mots sont légions, pas toujours si évidents que cela à attraper, et les situations comiques et absurdes s'enchaînent à un rythme fou et intensif, tout pour qu'en quelques pages à peine le lecteur puisse se faire une solide idée du genre de personnalité qu'est l'infect Iznogoud. Certains lecteurs de toujours d'ailleurs sont devenus des légendes-vivantes à leur tour en s'inspirant allègrement de cette bande-dessinée dans leurs propres travaux, comme Plantu qui doit une grande partie de sa carrière de caricaturiste politique à sa troublante relation avec le grand vizir, ou du moins ses incarnations du futur tout aussi mauvaises.


Qui n'a jamais entendu cette phrase, « - Je veux être Calife à la place du Calife ! » répétée en boucle encore et encore par ce nerveux petit personnage au visage rouge de colère et à la sulfureuse réputation d'empaleur contrarié ? Réjouissez-vous, vous allez enfin en connaître l'origine et déguster tout votre saoul les péripéties hilarantes et désopilantes du grand vizir Iznogoud, chaque fois bien puni mais ne retenant jamais la leçon. Certains pourraient bien prendre exemple !


Que dire de plus ? L'album est en format bande-dessinée à la française, assez épais au demeurant, mais il se dévorera si vite que même au bout de 33 histoires différentes vous risquez bien d'en redemander avec envie ! En attendant, si le cœur vous en dit je vous laisse avec une petite vidéo pas bien méchante, rien que le générique du dessin-animé de 1995. Si si, c'est pour moi ça fait plaisir.

 


 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 février 2025

Reign of X tome 17 (Panini Comics - Août 2022)


X-Men #3 : Les mutants de la Terre reçoivent une visite de courtoisie de la part du Maître de l'Évolution et de sa fille, Lumineuse, ainsi que toute une armée d'animaux robotisés. Évidemment, les X-Men sont là pour accueillir tout ce petit monde et mettre un terme au conflit avant même qu'il ne démarre, mais l'Évolutionnaire a apporté un cadeau avec lui : un virus capable de stériliser toute l'humanité en une génération. Les mutants seraient ainsi les seuls maître du monde et n'auraient plus à se soucier de ceux qui les craignent et les combattent depuis si longtemps... mais ce serait mal connaître les X-Men, qui évidemment refusent ce geste. Alors que le combat s'engage, le Maître de l'Évolution remarque les capacités de Synch, et demande un échantillon de son sang comme marque de trêve, en échange d'informations sur le mystérieux Game World d'où proviennent les récentes menaces qu'ont affronté les mutants. Pendant ce temps, Orchis continue de placer ses pions en prévision de la contre-attaque face à l'expansion des mutants sur Terre et au-delà, en visant notamment Mars/Arakko. Mais ce n'est pas la seule carte dans leur manche, et le Dr. Stasis contacte également le journaliste Ben Urich pour lui fournir un dossier complet de l'autopsie de Cyclope effectuée tout récemment... est-ce que la morale du reporter flanchera face à l'énormité de la nouvelle, la possibilité de résurrection que se sont offerte les mutants de Krakoa ?


X-Men – The Trial of Magneto #2 : Les Avengers débarquent sur Krakoa en visite officielle sur le territoire mutant, à la fois pour resserrer les liens et pour repartir ensuite avec la dépouille de Wanda Maximoff, la Sorcière Rouge, qui faisait partie des leurs. Emma Frost et les sœurs Cuckoos s'occupent de maintenir un voile télépathique oblitérant toute vision de l'Écloserie et des secrets de la résurrection mutante sur Krakoa, tandis que la visite protocolaire tourne soudain court quand Magneto en personne surgit dans le ciel pour réclamer le départ immédiat des Avengers de l'île. Les combats qui s'en suivent tournent au désavantage des héros, mais Magneto finit par se rendre de lui-même pour que le calme revienne, apparemment retrouvant la maîtrise de ses gestes, et avouant même être le coupable du meurtre de Wanda. Alors qu'il aurait du être embarqué par les plus grands héros du monde pour être jugé... Wanda apparaît à son tour, bien vivante, et démentant les accusations de son père. A quel jeu peut bien se livrer le véritable coupable dans ce cas ? Et quel intérêt Xavier semble-t-il avoir en tentant de forcer Magnus à avouer un meurtre qui n'en est visiblement plus un ?


X-Force #24 : Toujours envahi par les mini-soldats Russes qui se fraient un chemin dans son organisme, le Fauve demande de l'aide à Black Tom qui génère alors un petit double de lui-même et s'insère lui aussi dans le corps de Hank, à la recherche des intrus. La traque n'est pas aisée, mais au final il parviendra à faire sortir trois corps éliminés... mais était-ce les seuls ? Qui peut dire s'il ne reste pas encore au moins une de ces maudites poupées-russes dans l'organisme du Fauve, prête à espionner Krakoa à travers lui ? Pendant ce temps, le plan de Mikhail Raspoutine se développe à mesure que le mystérieux Chroniqueur qu'il emploie rédige des feuilles et des feuilles de narration et d'instructions cachées à l'intention de Colossus, en Terre Sauvage. Celui-ci peint admirablement, pour s'apaiser après les travaux des champs, mais ses peintures sont en réalité des informations visuelles sur Krakoa et ses secrets, qu'il vend tout autour du monde ! Kayla, sa compagne, a découvert la vérité et tente de le confronter, mais Piotr la tuera sans sourciller. Peut-être est-il manipulé par le Chroniqueur, ou bien peut-être que les pouvoirs de ce-dernier ne peuvent agir que lorsqu'il y a un fond de vérité dans le récit ? Toujours est-il que Charles Xavier se présente au domicile de Colossus, pour lui parler...


Hellions #16 : L'usine à clones clandestine de Monsieur Sinistre est détruite suite au déchaînement de Havok. Si ses coéquipiers sont encore vivants, et que les X-Men interviennent aussitôt pour les rapatrier sur Krakoa où ils bénéficieront des protocoles de guérison, le moral lui est loin d'être au beau fixe. Pour une catastrophe majeure évitée de justesse, ce sont plusieurs êtres brisés qu'on laisse dans la nature. Kwannon décide de quitter le service de Krakoa après l'échec du projet Hellions et la perte de la seule sauvegarde de sa fille. Alex n'a d'attention que pour la possible résurrection prochaine de sa femme, Madelyne Pryor, jusque-là refusée parce qu'il s'agit d'un clone. Greycrow veut absolument se venger d'Empath, qui a trouvé refuge chez Emma Frost pour quelques temps mais doit subir un isolement total. Enfin, Nanny et Orphan-Maker sont en froid depuis que la mutante dans l’œuf a perdu tout ce qu'elle chérissait. Qui peut dire ce qu'une telle situation peut donner à la longue ? Avec des individus à ce point brisés et revanchards, tout pourrait exploser à la moindre occasion ! Et Sinistre, me direz-vous ? En tant que membre du Conseil Secret, il n'aura pas à répondre de ses crimes, mais il est sous surveillance... pour peu que ce genre de menace lui fasse quelque chose.


Wolverine #16 : Ayant enfin la confrontation qu'il souhaitait avec Solem, Logan se retrouve en réalité au cœur d'une machination visant à s'emparer du contrôle de Krakoa par le mutant hédoniste à peau d'adamantium. Après s'être débarrassé du pirate Arakkii qui poursuivait Solem, Wolverine retrouve enfin les deux sabres Muramasa mais doit maintenant passer le relais à quelqu'un qui saura vraiment comment fonctionne l'esprit tortueux de Solem : Emma Frost se fait un plaisir de l'inspecter de fond en comble ! Mais il en résulte que le nouveau venu peut se montrer utile pour les intérêts de Krakoa, si on prend bien garde de le maintenir sous très haute surveillance. Ce sera sans doute un boulot pour Logan, mais il devra également faire avec les conséquences du mariage infernal qu'il a interrompu pour s'emparer des sabres à l'origine. La Main ne va pas laisser passer cela sans rien faire, et la Fiancée des Enfers veut terriblement sa revanche !


S.W.O.R.D. #9 : Alors que l'impératrice Shi'ar Xandra fait son entrée entourée de sa garde personnelle sur le sol d'Arakko, nouvelle capitale cosmique du Système Sol dirigée par Tornade, celle-ci est occupée ailleurs par les défis incessants que lui lancent des prétendants à son siège de Midi au Conseil. Abigail Brand essaie tant bien que mal de gérer la situation diplomatique, mais des terroristes ennemis des Shi'ars font soudain leur entrée et doivent être combattus, malheureusement capables de décimer la garde impériale sans problème. Mais fort heureusement les mutants trouvent toujours une solution face à des adversaires qui les mettent en difficulté, et l'arrivée inopinée de Tornade au meilleur moment permet de s'en sortir de justesse sans que la vie de l'impératrice n'ait été sérieusement menacée. Les gardes décédés pourront peut-être bénéficier des protocoles de résurrection de Krakoa à titre de remerciement pour leur dévotion ? De son côté, Henry Gyrich continue de faire la démonstration de la puissance d'Orchis à ses nouvelles recrues dans le programme secret, y compris en révélant jusqu'où peut s'étendre l'influence du groupe dans l'espace...


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Pour celles et ceux qui auraient la revue également, je ne suis pas totalement convaincu par l'édito de fin de l'équipe de Panini pour expliquer notamment la résurrection mystère de Wanda et son comportement qui leur semble différent. J'attendrai pour ma part de lire les prochains chapitres pour me faire une idée plus précise, en tâchant de ne pas trop me projeter.


Colossus, un traître ?! Incroyable mais c'est souvent celui que l'on soupçonne le moins après tout. Il pourrait être en position de tuer Xavier en personne si son frère lui en donne l'ordre via le Chroniqueur, mais est-ce que toutes les personnes qui entourent Mikhail partagent vraiment sa vision du monde ? Je pense là aussi qu'un retournement de situation est à prévoir et qu'il devrait y avoir, je l'espère du moins, un affrontement entre les deux frères ennemis avant longtemps !


Enfin, les Hellions se séparent. Tant mieux pour eux parce que le groupe fonctionnait clairement de manière très toxique les uns envers les autres, mais tant pis pour le lecteur que je suis, j'espère surtout maintenant que Psylocke aura droit à ses propres aventures en solo dans une future série au programme des prochains tomes, on ne peut décemment pas se passer d'elle comme ça !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 4 février 2025

Prime Time (Albin Michel - Novembre 2024)


Au sein de la plus grande chaîne de télé nationale, dans une France morose et divisée comme jamais, se prépare un drame sinistre. Un drame savamment orchestré, millimétré, dont rien ne filtre avant qu'il ne soit temps. Ce drame quotidien dont chacun redemande jour après jour : les actualités du soir.


Mais cette fois-ci, alors que tout le monde s'apprête à digérer le flot de nouvelles mauvaises nouvelles qui abreuve la populace à travers les écrans via le phrasé impeccable du présentateur vedette préféré des Français, tout bascule, l'impensable se produit soudain. Une prise d'otages en plein direct, dans le studio, avec la régie et le monde entier comme témoins.


Le terroriste, s'il l'est vraiment, assène ses revendications et instructions de façon tout aussi millimétrée que le présentateur ses infos plus tôt. Masqué, la voix déformée, il se fait appeler Kratos et demeure intransigeant, ne s'adressant qu'à une personne et une seule au travers de l'oreillette et des micros du studio : Charlène, simple rédactrice adjointe, qui a eu le malheur de se trouver là et de prendre la parole.


Désormais coincée dans un jeu malsain de bonne conscience où elle doit raisonner le preneur d'otages tandis que le GIGN est sur le pied de guerre et prépare à tout instant un assaut décisif sur le plateau, on découvre avec horreur que la scène ne se limite pas simplement à ce que filment encore les caméras. Dehors, l'enquête se poursuit d'arrache-pied entre la Section de Recherche de la Gendarmerie et les troupes du RAID, qui n'ont qu'une nuit et une seule pour tenter de trouver une solution à cette épineuse situation.


Un preneur d'otages qui ne veut pas en démordre. Un pays dont les dirigeants refusent de céder d'un pouce. Un journal-télé en choc projeté en mondovision et générant des profits incroyables. Une population abrutie de violence qui ne pense pas un seul instant à détourner le regard de ses précieux écrans. Et au milieu de tout cela, Charlène, pauvre innocente et victime elle aussi de Kratos, prise au piège de son jeu et de ses manipulations, tandis que le négociateur du GIGN s'évertue à lui donner conseils avisés et cours de méthode sur la meilleure façon de faire flancher la détermination apparemment sans faille du terroriste.


Une nuit, et c'est tout. Est-ce que ce sera suffisant ?

 

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Prime Time est le nouveau thriller du toujours aussi prolifique Maxime Chattam, que nous apprécions toutes et tous vraiment beaucoup et qui a le bon goût de ne jamais se faire trop rare. Au rythme de cette nuit intense où s'enchaînent les retournements de situation, les révélations ainsi que les crises gérées in-extremis, nous allons découvrir que le méchant de l'histoire est loin d'être le seul à porter un masque, et que ses intentions sont peut-être plus louables que celles des personnes à qui il s'adresse...


Avec un style toujours aussi précis et informatif, Maxime Chattam nous représente ce qui fait malheureusement trop souvent le quotidien des professionnels du GIGN, tout en créant un pont avec sa saga précédente centrée sur la Section de Recherche de la Gendarmerie basée à Paris, dont les personnages inoubliables commençaient justement à nous manquer pour la plupart. Chaque détail est pensé et pesé pour paraître le plus véridique possible, le plus réaliste, malgré l'incongruité de la situation qui se joue sous nos yeux page après page.


On sent bien que comme à chaque fois il y a eu un très solide travail de documentation et d'anticipation de la part d'un criminologue reconnu dont la passion pour l'écriture n'égale que son envie de partager ses connaissances pour tenter d'empêcher les catastrophes sociales qui se profilent à l'horizon, en nous faisant tout bêtement réfléchir à nos comportements de tous les jours.


Pourtant, ce n'est pas mon thriller préféré de l'auteur. Malgré l'attrait de la nouveauté comme chaque année, je n'ai pas vraiment été séduit jusqu'aux tréfonds de mon être par cette histoire, par ce récit où pourtant je retrouve des schémas réguliers et familiers, et ce pour la simple et bonne raison que mon ressenti global est celui d'un déjà-vu. Déjà-vu tant dans les techniques employées par Maxime Chattam pour nous éblouir et détourner notre attention que par les thématiques traitées en sous-texte, dont il s'est fait le grand spécialiste depuis des années maintenant.


Ce n'était pas une mauvaise lecture ni une mauvaise expérience humaine, mais j'en attendais peut-être un peu plus pour être vraiment surpris. C'est dans la moyenne de ce que produit Chattam, vous pouvez trouver mieux dans certains de ses précédents romans comme pire et moins bien maîtrisé, à vous de voir. Nous avons la chance d'avoir un écrivain talentueux dont l'imagination ne semble toujours pas vouloir se calmer, et il faut en profiter tant que ça dure ! J'espère de tout cœur que le cru de 2025 sera meilleur et m'entraînera bien plus loin dans les abysses de l'humanité. En attendant, je conseille évidemment cette lecture et ce roman aux fans de toujours comme aux nouveaux venus dans la ménagerie angoissante de Maxime Chattam, pour peu que vous vous fassiez rapidement à ses nombreuses obsessions et que vous soyez prêts à réfléchir sur vous-mêmes à la sortie.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 février 2025

Vampyria tome 1 - La Cour des Ténèbres (Pocket - Avril 2024)


31 Octobre 1715. Le Roy-Soleil, Louis XIV, est au crépuscule de sa vie et de son règne, marqué par la guerre et la famine. Le royaume de France, ainsi que toute l'Europe, attendent la nouvelle de son trépas. Mais le destin en décidera autrement...


Transmuté par un procédé encore inconnu et jalousement gardé secret, Louis XIV échappe de peu à la Mort et devient le tout premier vampyre, une créature faite de ténèbres et d'instincts meurtriers, qui à son tour va transmettre cette malédiction aux membres les plus fervents de la Noblesse. En peu de temps, le reste du continent voit ses dirigeants succomber à l'étreinte du vampyre, de cette promesse d'échapper à tout jamais à la vieillesse et à la Mort, et bien vite c'est une toute nouvelle ère de l'Histoire qui s'ouvre : l'ère du règne des Ténèbres, la Magna Vampyria.


En l'an 299 du règne de Louis l'Immuable, souverain incontesté des Ténèbres et maître tout-puissant de la Vampyria, la jeune Jeanne Froidelac et sa famille partagent un maigre repas dans leur maison perdue en plein milieu de l'Auvergne, sans se douter un seul instant qu'il s'agit du tout dernier moment qu'ils passeront ensemble. L'Inquisiteur royal qui débarque en trombe avec des accusations de félonie à l'encontre de ses parents provoque un véritable cataclysme, et la vie de Jeanne est brisée à tout jamais.


Contrainte de fuir et de trouver refuge chez le nobliau local, elle finit par prendre l'identité de sa récemment défunte fille afin d'éviter d'être reconnue comme la fille de traîtres au royaume. En tant que dernière survivante d'un carnage épouvantable, Jeanne, ou plutôt désormais Diane de Gastefriche, est emmenée jusqu'à Versailles par un vampyre, le vicomte Alexandre de Mortange, qui dit vouloir la placer sous la tutelle du Roy et obtenir ainsi la reconnaissance du souverain pour regagner ses faveurs. En tant que pupille royale, Diane est inscrite d'emblée à la Grande Écurie, une académie où se retrouvent les descendants de la fine fleur de toutes les noblesses, dans un seul et unique but : être formés aux arts de la Cour et pouvoir l'intégrer plus tard pour faire partie de ceux qui comptent en ce monde.


Diane ne va pas se faire que des amies en arrivant, prise aussitôt en grippe à la fois par les étudiantes plus expérimentées et par le personnel. Son envie de vengeance envers Alexandre de Mortange, responsable du meurtre ignoble de ses vrais parents, l'oblige cependant à faire profil bas dans la mesure du possible afin d'acquérir toutes les connaissances qui pourraient lui être utiles pour mettre à bien son projet suicidaire.


Très vite, Diane va découvrir un monde dont jusqu'ici elle ne connaissait que les légendes et les ragots, un monde bien sombre et cynique, désabusé, dont elle doit absolument apprendre à faire partie intégrante sous peine d'être démasquée pour ce qu'elle est en réalité : une roturière, tout juste bonne à verser la dîme du sang. Mortange devra attendre, tout à ses illusions de grandeur retrouvée, car la jeune femme va vivre plusieurs mésaventures qui lui feront petit à petit repenser son plan et lui ouvriront même un tout nouveau champ des possibles. Pourquoi ne s'en prendrait-elle qu'à un seul vampyre, quand leur maître à tous repose à quelques centaines de mètres à peine de l'académie, au sein du Palais Royal ?


Pour cela, il lui faudrait intégrer la Cour bien plus tôt que prévu par le cycle d'études habituel, à l'occasion de la Gorgée du Roy, une série de quatre épreuves conçues pour évaluer l'excellence des candidats dans les différents arts courtisans, afin de rejoindre en bout de course la compagnie des Écuyers du Roy, ses plus proches protecteurs. Bien sûr, cela voudrait dire absorber une petite partie de son sang maudit et se voir changer par ses effets, mais cela mettrait surtout Diane en situation d'attenter à la vie du souverain des Ténèbres avant de succomber elle-même dans la foulée, libérant ainsi le royaume tout entier de son emprise.


Mais les choses sont loin d'être aussi simples, et même si Diane sait pertinemment qu'elle n'a aucune chance de s'en tirer vivante, elle est loin de se douter que la Cour abrite plus que son lot de complots internes et de dissensions. Entre la mystérieuse Fronde, ce mouvement populaire qui semble progresser à pas de loup dans les campagnes et jusqu'au cœur des grandes villes, et les rivalités entre membres de la Haute-Noblesse vampyrique, il y aura fort à faire pour sortir son épingle du jeu et parvenir au dénouement final. Et si, en réalité, ce n'était que le commencement ?


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Je l'avoue volontiers, je suis allé à reculons pour entamer cette lecture qui attendait depuis un certain temps dans ma pile à lire. Et bien que les commentaires sur cette saga de fantasy dystopique signée Victor Dixen soient majoritairement dithyrambiques, je ne m'étais laissé séduire que par la couverture et le résumé, avant de finalement opter pour cette réédition chez Pocket avec ce noir mât et cette dorure terne du plus bel effet. Un choix éminemment esthétique plutôt qu'une conviction personnelle, pour un roman que je n'avais même pas encore démarré.


Et maintenant, qu'en dire ? J'ai tout lu. En deux jours à peine. J'ai été embarqué par la plume de l'auteur, son style prenant le pas tout de suite sur mes appréhensions, le premier chapitre m'entraînant droit au cœur de cet univers qu'il me restait à connaître et à accepter sans réserves. Tel Louis XIV abreuvant ses sujets de son sang providentiel, Victor Dixen m'a abreuvé d'un récit que j'attendais sans trop y croire depuis très longtemps, avec fougue et entrain, avec verve, et une personnalité aussi séduisante que peuvent l'être les fameux vampyres.


Parlons un peu d'Histoire avec un grand H. Cœur de mes études, jamais je n'aurais imaginé qu'il y avait tout un univers de possibles réécritures des grandes périodes traversées par la France et l'Europe au travers du prisme de la fantasy et des romans gothiques si chers à mon imagination. L'auteur parvient sans la moindre difficulté à développer ce monde et à le rendre tangible, à le faire éprouver au lecteur, ce dès le premier chapitre donc, sans perdre en fluidité de narration à aucun moment. Utilisant le temps présent et la première personne, c'est Jeanne qui nous raconte son histoire à mesure qu'elle advient, nous prenant à témoin de ses péripéties et de ses rencontres, de ses frayeurs comme de ses projets les plus intimes et secrets honteux.


Le descriptif fourni pour la Magna Vampyria, cette Europe soumise intégralement aux vampyres et sous le joug immuable d'un Roy-Soleil devenu Roy des Ténèbres immortel et proprement terrifiant, est vraiment très travaillé, carte à l'appui, ainsi que le développement du quotidien des gens de peu, les gens du peuple, ce Quart État que tout écrase, dont Jeanne est issue et dont elle va devoir se défaire pour entrer dans la Cour des grands. Il y a énormément de détails historiques véridiques pour que tout cela tienne le mieux possible de soi-même, mâtinés d'un travail d'anticipation et de dérives fictives propres à ce domaine littéraire, bref on sent tout de suite sans chercher plus loin que Victor Dixen maîtrise son sujet et qu'il a fait de solides recherches en amont pour préparer sa saga.


Et quelle saga, si ce premier tome n'est effectivement qu'un commencement ! Les personnages sont vraisemblables, attachants ou détestables immédiatement, la confiance ne s'accorde jamais pleinement sous peine d'être poignardé dans le dos de la plus horrible des manières, et le folklore est proprement international avec un casting de monstres et de sombres légendes venant des quatre coins du monde, du lointain Japon féodal aux mystérieuses Amériques où semble possible de vivre en liberté. On devine que les prochains tomes nous feront faire davantage connaissance avec le reste de ce monde, un monde resté bloqué culturellement et technologiquement à la Renaissance tardive mais aux références claires et largement compréhensibles. Les codes du vampirisme littéraire sont eux aussi largement maîtrisés et rendus de la plus belle des manière, dans un récit vivant, à la fois épique et réfléchi, évocateur comme abjectement crû par moments. L'auteur n'a absolument pas à rougir de ses nombreuses influences !


Résumer le tout à une sorte de ''Harry Potter à l'école des monstres'' serait réducteur, tant les divergences entre les deux sagas sont nombreuses et assumées. Les intrigues se mêlent et s'entremêlent à un rythme fou, les retournements de situation sont légion, et notre malheureuse héroïne va plus d'une fois devoir changer ses plans en cours de route pour éviter de justesse une confrontation malencontreuse ou au contraire hâter les événements pour atteindre son but final d'une manière ou d'une autre. Je le redis mais il y a ici une véritable science de la narration que je n'avais pas forcément saisie à l'achat, me limitant disais-je à la couverture et au résumé officiel. Il y a plus, tellement plus à voir, à déguster et à imaginer dans ce seul premier tome, et j'ai donc assez logiquement fort hâte de découvrir la suite lorsque paraîtront les prochains dans cette même gamme spéciale qui m'a séduit. Esthétique oblige.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 2 février 2025

Unboxing - Summoned Skull (Yu-Gi-Oh!) L Size by Good Smile Company in Pop Up Parade


Bonjour à toutes et à tous, en ce début du mois de Février 2025 je reviens vers vous avec un nouvel unboxing, toujours dans les adaptations du manga/anime/jeu-de-cartes Yu-Gi-Oh! eh oui on ne se refait pas, il s'agit cette fois cependant d'une nouveauté totale pour moi puisque je n'ai pas ce monstre dans d'autres formats et que c'est mon premier achat du côté de ce fabricant, Good Smile Company.


Sans plus attendre, je vous présente donc le terrifiant, le méchant, l'impressionnant Summoned Skull ! Il s'agit d'un monstre normal à tout de même 2500 points d'attaque, ce qui n'est pas rien, utilisé quelques fois par Yugi dans ses duels. S'il est assez massif, musculeux malgré son aspect squelettique premier, ce Crâne Invoqué est toutefois rapidement dépassé dans la série mais conserve toujours une bonne base de fans et de joueurs qui l'utilisent dans les jeux comme Master Duel ou Duel Link par exemple.


On notera qu'ici la part belle est faite au réalisme, le Squelette Malfaisant étant représenté en entier des pieds griffus à la tête cornue, jusqu'au sommet pointu des ailes. Ailes qui d'ailleurs sont peut-être l'élément le plus simpliste de cette composition, mais c'est à l'image de la carte et de son design d'origine donc on ne va pas chipoter.


Seul bémol véritable pour moi, le socle qui est un rien trop petit par rapport à la surface couverte par l'envergure de la créature, surtout au sol, vous constaterez un ergot qui dépasse notamment. Pas de panique l'équilibre de la figurine n'est pas remis en question et elle ne risquera pas de tomber de vos étagères, mais c'est un petit détail qui peut parfois faire la différence entre un achat sûr et un regret passager. D'autant qu'il est impossible de faire tenir debout le monstre puisque sous ses pieds se trouvent des petits bouts de plastique destinés à être insérés dans le socle.


Je vous laisse la vidéo YouTube de l'unboxing comme toujours pour que vous puissiez vous faire une idée plus précise de tout ce dont je vous parle, avec une question en prime pour celles et ceux qui connaissent déjà Good Smile : L Size, c'est un format régulier chez eux ou une appellation spéciale ?

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite un bon visionnage, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel unboxing !

 

vendredi 31 janvier 2025

La V.O. du vendredi n°278 : Witchblade tome 3 (Image/Top Cow - Avril 2020)


Transportés quelques années dans le futur par un sort ayant mal fonctionné, Alex et ses alliés font maintenant face à un monde où les démons sont légions et où les pratiquants des arts noirs sont tout aussi nombreux et dangereux. Pour stopper l'avancée de cet Enfer sur Terre qu'est devenue New York, d'anciennes figures d'autorité ont accepté malgré elles un rôle bien cruel pour tenter de rétablir l'ordre en bannissant toute forme de magie, ou en l'utilisant pour contrer celle des démons.


Mais tout cela ne concerne pas vraiment Alex, pour deux raisons. Primo, le Witchblade ne semble plus fonctionner dans ce monde du futur, la privant ainsi des pouvoirs qui pourraient lui permettre de combattre ou au moins de se défendre efficacement en cas d'attaque démoniaque. Secundo, le pire peut-être, c'est que ce futur est advenu sans qu'elle en fasse partie, ce qui signifie donc qu'elle a du mourir quelque part en chemin avant l'avènement de l'Enfer.


L'objectif principal est donc d'en apprendre le plus possible sur ce monde apocalyptique pour ensuite revenir dans le passé au moment de l'accident magique et tout faire pour empêcher ce futur de se réaliser. Plus facile à dire qu'à faire, quand il leur faut traverser un territoire devenu hostile et se frayer un chemin à travers les landes infestées de démons et de sorciers en herbe pour retrouver la seule personne capable de les faire voyager à rebours dans le Temps.


Cette personne, c'est Ash qui se charge de la trouver, en 2019, pour la prévenir qu'Alex et ses amis tenteront de la rejoindre et qu'elle devra alors leur laisser un message. La sorcière utilisera alors ses talents pour faire voyager deux autres personnes en plus d'elle-même dans le passé, mais cela signifie pour Alex d'abandonner l'un de ses deux alliés dans ce futur atroce... le choix sera douloureux, mais au final fort logique, et une fois les adieux réalisés il est temps de rentrer dans sa propre époque.


A partir de cet instant, ce sera une course contre la montre pour empêcher les tragiques événements déclencheurs de l'Apocalypse d'advenir, et pour cela il faudra à Alex toute la force de caractère qui est la sienne pour s'endurcir un maximum et tenter de recréer le lien qui l'unissait jusque-là au Witchblade, qui ne semble toujours pas vouloir fonctionner à son meilleur niveau. En fait, c'est presque comme si l'Artefact était coupé d'une partie de sa puissance, comme si celle-ci était drainée ailleurs par quelqu'un d'autre... et Alex sait parfaitement de qui il s'agit.


Le combat contre Haley s'annonce des plus rudes, car cette dernière possède toute une partie de l'énergie du Witchblade pour alimenter ses pouvoirs. C'est elle qui doit réaliser l'infâme rituel qui permettra à une antique divinité infernale, Moloch, de pénétrer dans notre monde et d'en faire un véritable Enfer. Pour cela Haley doit sacrifier certaines personnes dans un ordre précis, en terminant par Alex, celle qui incarne la Lumière. Sachant cela, Alex va tenter de voyager aux confins de son esprit et du lien qui la relie au Witchblade pour s'entretenir avec sa première hôte, d'un temps immémorial, afin d'apprendre d'elle la meilleure façon de vaincre Moloch.


Mais Alex repartira de cet échange mystique assez déçue, car sans l'aide et le soutien des douze autres Artefacts légendaires elle n'est que peu de choses face au démon majeur, d'autant moins avec le Witchblade ne fonctionnant qu'à moitié. La confrontation avec Haley est donc inévitable, et Alex va passer ses derniers jours, ses dernières heures, à faire ses adieux à toutes les personnes qu'elle a pu connaître et fréquenter ou entraîner dans ses aventures depuis l'apparition de l'Artefact dans sa vie déjà si mouvementée.


Quand vient enfin le moment du grand face à face, Haley pousse Alex à renier le Witchblade et à le lui céder entièrement, afin d'invoquer Moloch et de devenir la nouvelle détentrice de l'arme magique. Mais le démon a un tout autre plan en tête, il veut réunir les Artefacts pour lui-même et s'assurer qu'aucun d'entre eux ne sera plus jamais utilisé contre lui. Alex va le lui permettre, contre la promesse qu'il utilise ses pouvoirs sur le flux du Temps pour la renvoyer au moment où elle n'était pas encore l'hôte du Witchblade, avant que sa vie ne change du tout au tout et qu'elle ne fasse par erreur partie de ses plans infernaux.


Moloch accepte, provoquant la colère impuissante de Haley, mais Alex s'est jouée de lui car cette boucle temporelle annulera de fait la présence de Moloch dans ce monde et tous les événements qui se seront succédés pour en arriver là. Le démon n'a cependant plus le choix et doit accomplir la volonté d'Alex s'il veut obtenir le Witchblade... ce qui n'arrivera donc jamais. Alex se réveille au moment où Ash s'apprête à lui remettre l'Artefact, mais elle a conservé de ce paradoxe toute sa mémoire des événements futurs et sait exactement ce qu'elle doit faire pour les empêcher de se réaliser. Serait-ce suffisant pour vaincre un dieu infernal à son propre jeu ?


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Troisième et dernier tome pour la seconde série portant le titre de Witchblade chez Image/Top Cow, une série qui n'aura pas su séduire au-delà de ces dix-huit épisodes assez inégaux et je vais tâcher de comprendre exactement pourquoi en analysant mon propre ressenti si vous le permettez.


Je ne pense pas que ce soit un problème de caractérisation concernant les principaux personnages. Toutes et tous sont assez attachants, chacun à sa façon, et leur utilité dans le déroulé de l'histoire et auprès d'Alex n'est pas démentie. Mais ce qui pèche le plus, au fond et à mon sens, c'est le manque d'action par rapport à la toute première série historique.


Alex Underwood n'est clairement pas taillée du même bois que Sara Pezzini, elle n'est ni une combattante chevronnée, ni une femme d'action pure et dure qui se jetterait au beau milieu de la mêlée pour tenter de remporter une victoire physique. Alex est plus... intellectuelle, disons-le comme ça, et donc la représentation de ses combats et de ses victoires se fait davantage au sein des dialogues que des quelques trop rares scènes d'action de la série.


Or, et c'est tout de même important de le souligner, le charme physique de l'action est pour beaucoup dans le succès premier du titre Witchblade en son temps. Une héroïne héritée de la vague des bad-girls des années '90 en droite ligne, des combats impactants et un corps fait par et pour l'action, voilà ce qu'était la recette de départ. Dans la seconde série en revanche, Alex est dans la moyenne à peu près à tous les niveaux, sauf en ce qui concerne sa faculté de se représenter les choses. Elle a eu beaucoup moins de mal que Sara, par exemple, à comprendre comment fonctionnait le Witchblade et à s'en faire comprendre pour utiliser ses pouvoirs. Mais si on ne voit presque jamais les combats qui en résultent, à quoi bon ?


J'ajouterai, et là c'est entièrement personnel et d'avance j'en suis profondément navré... que toute cette histoire autour d'une boucle temporelle et d'un paradoxe final comme grande résolution de l'intrigue, c'était un peu trop alambiqué même pour une série classée ''fantastique'' (oui parce que ''horreur'' n'était clairement pas disponible pour ce titre malheureusement). L'héroïne a compris quelles étaient ses fautes et quels étaient ses défauts donc elle peut revenir dans le passé au tout début de sa série avec toute sa mémoire afin de reprendre tout de zéro et de mieux faire pour vaincre le grand méchant, celui-là même qui lui a permis ce retour en arrière... j'ai abandonné toute tentative de comprendre l'intérêt de tout ceci en refermant la dernière page de ce troisième et dernier tome.


L'univers de Witchblade, première ou seconde du nom, est déjà suffisamment vaste et complexe comme ça sans en plus y rajouter des trames temporelles en veux-tu en voilà, parfois sans queue ni tête, et j'ai la nette impression que les artistes se sont perdues en chemin et ne savaient plus trop comment mener leur barque à mesure qu'elle prenait l'eau de toute part. Car en définitive, et c'est bien ça le plus triste au fond, c'est le manque flagrant de succès qui aura eu raison de cette seconde série, alors qu'il aurait suffit de se laisser porter par la vague et la réputation de la première pour créer quelque chose d'à peu près ressemblant...


Vous ne me croyez pas ? Que dire alors de la nouvelle série, troisième du nom, qui revient justement à zéro avec une Sara Pezzini de retour aux affaires et une bonne vieille ambiance nineties ? Annoncée durant les campagnes Kickstarter des Witchblade Complete Collection, cette nouvelle série reviendra aux sources de ce qui faisait le succès de la première, en reprenant le personnage emblématique et iconique de Sara et en la transposant cette fois dans un monde bien différent de celui des années '90, à savoir le nôtre, sans pour autant lui faire perdre son mordant et tout ce qui faisait que le public l'aimait à la folie en son temps. Mais nous y reviendrons très prochainement soyez-en certaines et certains, car je ne compte bien évidemment pas rester sur un échec !


Witchblade seconde du nom c'était moyen, graphiquement pas super intéressant et scénaristiquement pas à la hauteur des promesses de renouveau, alors au final à quoi bon chercher ailleurs alors que la recette miracle est déjà connue et qu'elle peut tout à fait être remise au goût du jour pour s'actualiser et devenir une nouvelle version d'elle-même ? Rendez-vous prochainement pour savoir si cette troisième formule sera la bonne ! Je lui souhaite à tout le moins le même succès que sa grande sœur, mais ce sera à vous de juger sur pièce.

La V.O. du vendredi n°277 : Amazing Spider-Man #62 - The 8 Deaths of Spider-Man part 2, Out of Space (Marvel - Novembre 2024)


En plein cass avec la Chatte Noire et le corps astral de Stephen Strange dans le Sanctum Sanctorum de l'ancien Sorcier Suprême, Spider-Man apprend petit à petit à se servir de sa nouvelle armure carburant à la magie, fournie par le Docteur Fatalis devenu le nouveau Sorcier Suprême et ayant nommé l'Homme-Araignée pour être le héraut de la Terre combattant les huit enfants de Cyttorak, le terrible dieu qui avait accepté un pacte avec Strange autrefois pour protéger cette dimension des menaces les plus costaudes.


Cette fois, le but est de s'emparer d'un grimoire parmi l'ensemble de la collection de Strange, grimoire qui devrait permettre à Peter, s'il l'étudie correctement, de se préparer au prochain affrontement et surtout de potasser quelques sortilèges qui pourraient bien lui être utiles. Car ce n'est certainement pas en parlant magie ouvertement avec un sceptique comme Norman Osborn que les choses vont s'arranger !


Alors qu'il se rend en urgence au F.E.A.S.T. Pour donner un coup de main à Tante May, Peter se retrouve soudain de nouveau revêtu de son armure magique et doit sur le champ affronter le second de ses adversaires, l'insectoïde Cyperion, dont le pouvoir se base sur l'espace infini. Le deal est simple : si Spider-Man parvient à attraper Cyperion rien qu'une fois, le match sera gagné. Mais s'il échoue, la Terre tombera sous la coupe du rejeton de Cyttorak comme convenu.


A peine la course-poursuite démarre-t-elle que Peter comprend ce qu'elle a de franchement déséquilibré : il affronte un être capable de manipuler à volonté l'espace qui l'entoure et l'englobe, déplaçant les atomes eux-mêmes, ouvrant des failles dans toutes les directions... bref, impossible de l'approcher suffisamment pour le toucher. Mais notre héros a de la ressource, et il a bossé quelques sorts utiles justement, comme celui qui lui permet de se relier à son adversaire en toutes circonstances pour un temps limité. Grâce à cela, Peter va pouvoir suivre les déplacements de Cyperion jusqu'au moment où il sera en mesure de l'attraper pour de bon en franchissant la barrière de l'espace elle-même et des dimensions ordinaires. Au prix, une nouvelle fois, de sa vie et d'une souffrance intolérable lors de sa seconde résurrection, permise par un nouveau Roseau.


Savourant néanmoins un moment de calme et de paix entre amis, Peter pensait pouvoir souffler jusqu'au prochain duel... mais celui-ci vient à lui directement, en plein cœur du restaurant, sous la forme d'une petite fille écarlate apparemment vindicative et très heureuse que ce soit enfin son tour !


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Déjà deux enfants de Cyttorak battus par Peter, pour deux morts et donc deux résurrections, comme le petit décompte en haut de la couverture sur les tombes nous permet de le visualiser rapidement. Fatalis a confié huit Roseaux à Spider-Man, dans l'idéal un par enfant de Cyttorak à affronter, mais si jamais l'un d'entre eux s'avère plus malin que les autres...


Peter aura très vite tout intérêt à maximiser ses chances et à économiser le plus possible les Roseaux qu'il lui reste, sans quoi il pourrait bien faire le grand saut pour la toute dernière fois. Heureusement il y a tout de même du positif dans cette histoire intense : il peut bénéficier des conseils de Strange via son corps astral, et il semblerait même que Felicia tente de renouer avec lui... verra bien qui pourra !


Encore une fois je ne suis pas vraiment fan du style graphique d'Ed McGuinness mais je dois reconnaître que pour ce second chapitre c'était moins difforme que dans le précédent, il y a des efforts de faits, peut-être en raison du caractère très filiforme de certains personnages ou de l'impression de vitesse et de distorsion que l'on veut donner dans un récit comme celui du combat face à Cyperion. Toujours est-il que le scénario de Joe Kelly reste efficace et va droit au but sans perdre la moindre minute superflue, à se demander comment Peter parvient à respirer entre deux duels !


Les enfants de Cyttorak quant à eux semblent se préparer au sein de la demeure stellaire de leur illustre géniteur, et échanger peut-être eux aussi quelques conseils au sujet de leur nouvel et si étrange adversaire. Après tout, c'est le sort de tout le royaume mortel qui est en jeu ! Est-ce que Fatalis en personne interviendra à un moment pour prêter main forte à son héraut malchanceux et débutant ? Rien n'est moins sûr, mais je reste connecté pour en savoir davantage !

La V.O. du vendredi n°276 : Justice League Unlimited #1 (DC Comics - Novembre 2024)

Variant cover by Jim Lee

Les plus grands héros de la Terre et au-delà ont finalement réussi à mettre un terme aux agissements néfastes d'Amanda Waller, qui avait tenté de tous les abattre. Désormais unis sous une même bannière faite de lumière et de justice pour toutes et tous, ces personnages hauts en couleurs agissent au sein d'une seule et même Ligue de Justice, dans des proportions illimitées et jamais vues jusque-là !


Au cœur de la Tour de Garde, le gigantesque satellite en orbite terrestre qui accueille tous les héros et leurs différents quartiers, un petit nouveau fait son apparition et est aussitôt pris par la main par Flash en personne afin de lui présenter toute l'installation dans les moindres détails. Mais ceux qui défendent la Justice pour tous ne sont pas souvent inactifs, et une nouvelle alerte en provenance d'Afrique du Sud mobilise aussitôt des gros calibres comme Superman, Wonder Woman ou Star Sapphire.


Le petit nouveau, c'est Air Wave, dont les pouvoirs semblent consister à lui donner accès à toutes formes d'ondes, même si pour le moment il n'a pu en faire la démonstration effective. Fortement impressionné par tous les héros et justiciers qu'il croise au cours de sa visite, il tente de se faire tout petit et de déranger personne durant cette situation de crise. Jusqu'au moment où il réalise qu'il pourrait leur être utile pour sauver au moins une vie !


Téléporté sur le terrain, en pleine zone de guerre face à des machines ultra-sophistiquées et sur-armées, Air Wave va décrocher l'estime de tous ses nouveaux collègues en permettant d'établir une liaison téléphonique durant la crise pour retrouver une femme bien précise ayant perdu de vue son mari, mari en passe de mourir entre les mains de Star Sapphire dont le pouvoir pourrait fonctionner si elle parvient à réunir les deux amants ensemble. Mission de recherche réussie, et une victime de moins à l'agenda macabre !


Si de nouvelles menaces ne cessent d'apparaître, comme les commanditaires de cet assaut de force sur des mines d'iridium qui se font appeler Inferno et défient ouvertement les justiciers, d'autres semblent prendre leur temps et se terrer dans les ombres loin des regards curieux, comme ces étranges œufs retrouvés ouverts dans la forêt par Batman et Blue Beetle. Et encore, ça n'est valable que pour les menaces que l'on est effectivement parvenu à identifier ou au moins à retrouver, il en existe énormément de sortes différentes et bien d'autres qui restent encore inconnues à ce jour...


C'est dans cette optique que la Ligue de Justice Illimitée a vu le jour, afin de pouvoir centraliser les décisions et de mettre en commun les pouvoirs et les ressources de chacun au service d'un idéal bien plus grand, unis face à des dangers qu'un seul ne saurait affronter. Mais s'il apprécie sa première journée sur le terrain, Air Wave semble avoir un lourd secret qu'il ne peut se résoudre à partager pour le moment. Un secret qui pourrait faire trembler la Ligue toute entière sur ses nouvelles fondations ?


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Avec ce nouveau titre consacré à la Ligue de Justice toute nouvelle version, confié à Mark Waid et Dan Mora, DC Comics veut redonner à ses héros, les plus grands comme les moins connus, leurs lettres de noblesse après le terrible coup porté par l'event récent Absolute Power. Et effectivement on constate d'emblée que l'éditeur a mis les gros moyens en action pour s'offrir un lancement de premier numéro digne d'un casting étoilé, autant dans les personnages mis en scène que par les auteurs et artistes sollicités sur le projet !


Le problème avec les titres successifs Justice League, c'est qu'avec des super-héros aussi emblématiques et surtout aussi ''parfaits'', iconiques, que ceux de DC on a bien du mal à imaginer quel genre de menace ultime pourrait les dépasser au point de toutes et tous les rassembler. On a vu ces dernières années se succéder plusieurs grands méchants de pointe comme Apex Lex ou le Batman Qui Rit, pour ne citer qu'eux, et là on découvre un univers apparemment définitivement débarrassé de Darkseid... que reste-t-il à affronter dans ce cas qui en vaille la peine ?


Pour l'heure, des menaces très terrestres, mais on nous présente aussi via l'enquête de Batman ce qui pourrait bien être le premier signe d'une invasion d'ampleur venue d'ailleurs. A suivre donc pour en savoir davantage, pour ma part je ne voulais me procurer que ce premier chapitre car il contient, en toute fin de fascicule, quatre pages de preview du dernier projet top-secret en date de Jim Lee : son retour sur la série Batman régulière avec une histoire que beaucoup attendaient sans trop oser y croire, Hush 2 !


Oui, vous avez bien lu, Batman – Silence aura droit à une suite officielle de la main de Jim Lee en personne et avec Jeph Loeb au scénario, autant dire que DC a mis les petits plats dans les grands pour s'offrir le retour inespéré du duo légendaire qui nous aura tant gâté au début des années 2000 avec la première saga du nom. Si les quatre pages présentées ici ne dévoilent pas grand chose de l'intrigue, on constate néanmoins que Jim Lee n'a absolument rien perdu de sa superbe et de son style à tomber, tout comme nous le prouvait il y a quelques temps Marc Silvestri avec son Batman & Joker souvenez-vous.


L'ancienne école est de retour, alliée aux meilleures techniques actuelles d'édition comme de narration et de travail, on devrait donc pouvoir savourer tout au long de l'année 2025 ces nouvelles séries qui promettent énormément ! Espérons simplement qu'aucune des attentes ne sera déçue justement...

Chobits tome 1 (Pika Édition - Janvier 2020)


Étudiant fauché avec un petit boulot en prime, Hideki rêve de se procurer un jour un PC, un ordinateur personnel à forme humaine, genre qui fait fureur à cette époque. Comme ça, il pourrait accéder à Internet et découvrir tout un monde passionnant en ligne, de quoi étancher sa soif d'expériences parfois interdites... mais surtout lui faciliter le quotidien on ne va pas se mentir. Avoir un PC c'est la garantie de ne plus être totalement seul chez soi et de pouvoir se reposer sur lui pour effectuer des tâches simples et répétitives. Mais sans argent, pas de PC.


C'est en rentrant du boulot un soir que Hideki va tomber parfaitement par hasard sur une jeune fille emmaillotée dans de simples rubans, dans les poubelles à même la rue. Craignant qu'il ne s'agisse d'une scène de crime sordide, Hideki s'approche tout de même pour voir s'il peut apporter une aide quelconque... et découvre alors que la jeune fille en question est en réalité un PC ! Quelle chance : si elle était avec les poubelles, c'est sûrement que personne n'en veut, donc il peut la récupérer et la garder gratis !


L'emmenant chez lui et trouvant finalement le bouton de démarrage, Hideki se retrouve face à une inconnue et demeure assez perplexe. Le PC, qu'il finit par nommer Chii en référence au seul bruit qu'elle semble capable d'émettre, n'a apparemment pas le moindre système d'exploitation en elle, et même après un examen approfondi par un camarade de la fac puis par un expert en montage d'ordinateurs, rien ne permet d'affirmer qu'un OS soit bien présent en elle. En revanche, le dernier examen montre bien que Chii possède la faculté d'apprendre et de retenir pour se développer, donc Hideki va devoir lui enseigner le plus de choses possible dans l'espoir qu'elle finisse elle-même pas lui dire de quel système elle aura besoin pour fonctionner.


Commence alors un étrange quotidien rythmé par les cours la journée, le boulot le soir et enfin l'apprentissage de Chii la nuit venue, avec quelques courses urgentes à réaliser pour elle comme par exemple lui trouver des vêtements corrects ! Hideki réalise rapidement qu'il se prend vraiment d'affection pour son PC, qui il faut bien le dire adopte des attitudes toutes plus adorables les unes que les autres dans ses tentatives de mimer la vie autour d'elle.


Mais d'importantes questions se posent néanmoins, comme qui était l'ancien propriétaire de Chii et pourquoi l'a-t-il jeté dans les ordures ? Et surtout, depuis que l'expert -un élève de 5ème- lui a donné ce qui semble être une preuve que Chii serait un de ces légendaires ''Chobits'', des PC ultra-perfectionnés et extrêmement rares, Hideki ne peut s'empêcher de craindre que quelqu'un ne vienne la lui retirer du jour au lendemain, surtout maintenant que le sujet circule sur les forums d'Internet.


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Entre joies du quotidien et attachement plus que progressif avec la jolie créature artificielle, les CLAMP nous offrent ici un manga de type seinen tout en douceur avec de très nombreux traits d'humour, parfois graveleux et des jeux-de-mots qui vont avec, avant tout une bonne excuse pour jouer sur les désirs profonds de ces ''geeks'' des premiers âges de l'informatique domestique pour toutes et tous.


Et c'est très réussi, comme toujours avec ce studio renommé pour son talent et sa vision très poétique des sujets parfois les plus difficiles à traiter, comme l'abandon ou les sentiments à sens unique et autres situations impossibles à résoudre. On voit bien que le cœur de cette série, au-delà de l'image un rien coquine qui en ressort très souvent mais qui est surtout là pour titiller les sensibilités de chacun, c'est avant tout un récit à tiroirs dont on ne fait ici que gratter la surface. Heureusement il y a huit tomes en tout, si chacun contient comme ici douze chapitres il y aura largement de quoi faire !


J'ai longtemps hésité à entamer cette série, même si je me suis aussitôt pris de passion pour la nouvelle édition de Pika en Version Française, faisant tout comme avec Magic Knight Rayearth précédemment la part belle à la mise en avant du talent graphique du studio CLAMP. Peut-être à cause de ce côté un rien coquin et voyeur, pervers même dans le sens le plus doux du terme, qui semble ressortir de la série. Il faut garder à l'esprit que ce n'est jamais que de l'humour très maîtrisé et bien dosé sur la société du début des années 2000 dans un monde alternatif !


C'est un très bel hommage à rendre aux artistes selon moi, et je pense que ces prochains mois je vais m'appliquer à dévorer les autres tomes pour vous en parler avec grand plaisir ! Ce sera notre première thématique de l'année si je puis dire.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !